samedi, juin 6, 2026
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Logements sociaux: 453 milliards de FCFA à mobiliser pour construire 3000 logements

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Dans les colonnes du journal l’Action du parti au pouvoir, Ahmadou Sardaouna, directeur général de la Société immobilière du Cameroun, s’exprime. Il a annoncé la construction de près de 3000 nouveaux logements sociaux, dans plusieurs régions du Cameroun et la réhabilition du parc immobilier, de plus en plus vétuste. Le projet qui va étendre sur trois années, nécessite une mobilisation financière de 453 milliards de FCFA et débutera avant la fin de ce mois de janvier, comme l’a indiqué le directeur général. Ce sera donc, 291 logements à la cité verte à Yaoundé, dans la région du Centre, 432 logements à Maroua, 538 à Garoua et 276 à Sangmélima. En marge de la réalisation de ces infrastructures, il est également prévu la réhabilitation des logements des cités de Kotto, Cité des Palmiers à Douala , Buéa, Garoua et Maroua. Cependant, comme dans le récent pro jet de construction de plus 2000 logements sociaux a bas prix, aucun détail n’a été donné sur l’origine des financements et les partenaires associés a la réalisation de ces infrastructures. Aussi, aucune information n’a été donnée sur le coût moyen du loyer qui sera pratiqué pour les nouveaux logements. Mais il est probable que les prix soient revus a la hausse. Car, depuis sa nomination à la tête de la Société immobilière du Cameroun, Ahmadou Sardaouna, soutient la revalorisation des coûts du loyer, pour permettre à l’entreprise de tenir face aux défis économiques.

Pour rappel, courant 2022, le directeur général a formellement soutenu la revalorisation du prix des logements. Dans une interview, il avait relevé que: « On loue un logement décent à 200 000 F dans le privé, mais à la SIC on les laisse à 50000 F et puis à 25 000 F pour les fonctionnaires. Nous avons des logements qui coûtent 11 000 FCFA ». Il avait d’ailleurs présenté à sa tutelle cette nouvelle donne, comme stratégie pour relever la Société immobilière du Cameroun, en proie à de nombreuses crises. Cette sortie du directeur général de la Société immobilière du Cameroun a exhumé le débat autour de l’acquisition d’un logement social. Des questions telles que, qui a droit à un logement social? Quels sont les prix pratiqués? Et pendant combien de temps doit on occuper un logement dans la Sic continuent à meubler les débats. Ces préoccupations qui attendent bien sûr des réponses, découlent des constats. Car il est arrivé que des personnes s’approprient des logements au point d’en faire de la sous location après leur départ ou encore que des logements soient le bien de plusieurs générations dans une famille. De plus, le sujet de la réhabilitation semble très préoccupant dans la mesure où, en plus du visage vétuste de certains logements de la Sic, le mauvais entretien des fosses sceptiques rend certains quartier insalubres du fait du débordement des matières fécales, qui polluent l’environnement.

Paludisme : Introduction du vaccin ce jour

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En tout, 331 200 doses de Vaccin antipaludique (VAP) seront administrées aux enfants de moins de 6 mois dès aujourd’hui, 22 janvier 2024. La deuxième dose sera prise à 7 mois, la troisième à 9 mois et la quatrième à 24 mois. Le vaccin sera gratuit. Il ne s’agit pas d’une campagne, prévient-on au ministère de la Santé publique : « Il ne sera pas une campagne de vaccination, il s’agit juste d’un vaccin qui vient compléter la liste des vaccins que les enfants recevaient déjà », indique Dr Tchokfe Shalom Ndoula, secrétaire permanent du Programme élargi de vaccination (PEV). Le vaccin contre le paludisme sera donc introduit dans la vaccination de routine et intègrera ainsi le calendrier vaccinal du PEV. Il sera administré par une injection intramusculaire dans la cuisse gauche dans toutes les Formations sanitaires (Fosa) qui offrent la vaccination de routine. En tout, 42 districts de santé repartis dans les 10 régions du Cameroun, soit 411 aires de santé, accueilleront cette première phase de l’introduction du vaccin contre le paludisme.

Au cours d’une séance de travail le 13 janvier dernier, Dr Tchokfe Shalom Ndoula a donné quelques généralités sur ce vaccin ce type RTS, S. Ainsi, le secrétaire permanent du PEV a précisé que ce vaccin sera donné concomitamment avec la vitamine A à 6 mois et le vaccin contre la rougeole/rubéole, la 2ème dose du vaccin anti-polio inactivé et le vaccin contre la fièvre jaune à 9 mois. Le rendez-vous de 24 mois est une opportunité pour vérifier le statut vaccinal de la 2ème dose du vaccin contre le rougeole/rubéole qui doit être pris entre 15 et 23 mois.

Ces 331 200 doses de vaccin ne concernent donc que les nourrissons de six mois. Avec possibilité de rattrapage au cours des prochains mois, pour ceux ayant raté leurs derniers rendez-vous. Dans une note du ministère de la Santé publique (Minsanté) : la fièvre, l’irritabilité, la douleur au site l’injection, le gonflement au site d’injection étaient présentés comme les effets indésirables du vaccin.

Réceptionnées le 21 novembre 2023, le vaccin antipaludique de type RTS,S est fabriqué par le laboratoire britannique GSK et approuvé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour la prévention du paludisme à plasmodium falciparum, chez les enfants en Afrique subsaharienne et d’autres régions présentant une transmission de niveaux modérés à élevés. Le Cameroun fait partie des pays ayant consenti à l’expérimenter, avec l’espoir que le vaccin réduira le taux de mortalité due au paludisme. « Aussi, les enfants vaccinés doivent continuer à appliquer d’autres mesures préventives, comme dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticides pendant la nuit », a prescrit, a prescrit Malachie Manaouda le Minsanté.

Bourse: Les dirigeants  des entreprises publiques freinent leur admission à la Bvmac

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LaBourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac) est toujours orpheline de plus de la moitié des entreprises publiques  promises à une introduction à la bourse. Les gouvernements de 5 des 6 Etats de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) ont certes transmis à la  Bvmac une liste de 17 entreprises publiques et parapubliques devant être admises à la cote, mais seules la Société Commerciale Gabonaise de Réassurance et la banque équato-guinéenne Bange Bank ont franchi le pas. A en croire Louis Mbanga Ntolo, directeur général de la Bvmac, ce processus censé dynamiser la bourse commune aux pays de la Cemac, est bloqué non seulement par les dirigeants des entreprises qui refusent d’appliquer les directives gouvernementales, mais également par les gouvernants qui se complaisent dans le laxisme. «C’est un sujet un peu sensible. Cinq Etats ont donné à la communauté 05 listes contenant 17 noms de sociétés  de leur portefeuille, susceptibles de venir à la cote. Dans cette liste, deux ont déjà franchi le pas et sont actuellement cotées, à savoir SCG-Ré et Bange. Il reste donc 15 qui peuvent potentiellement  venir sur le marché. Nous n’avons pas envie de créer des frictions entre acteurs mais il appartient d’abord aux Etats qui ont donné ces listes de sensibiliser les organes de gestion de ces société à l’effet que compte leur soit rendu de ce que les dirigeants font des instructions gouvernementales reçues de côté les sociétés en bourses»,a-t-il confié à nos confrères de Sikafinance.

Blocages

La Bvmac se heurte principalement à l’intransigeance de plusieurs dirigeants qui redoutent que la gestion des entreprises publiques dont ils ont la charge leur échappe après une introduction à la bourse. «Quand on dit que les Etats doivent être présents et demander  aux organes de gestion de rendre compte, c’est parce qu’il nous revient aussi qu’il y a certains dirigeants notamment des administrateurs qui ont l’impression que c’est une inquisition qu’on va faire sur leurs entreprises. Nous devons répéter sans relâche que les décisions de privatisations d’entreprises publiques par introduction en Bourse participent  de politiques publiques de redistribution de fruits de la croissance, opérée par un gouvernement qui par cet acte, fait participer ses citoyens à la gestion d’une entreprise», a ajouté Louis Banga Ntolo. Pour y remédier, ce dernier propose la multiplication des campagnes de sensibilisation auprès de ces dirigeants récalcitrants. «Il appartient aux sociétés de bourse d’être un peu plus présentes aux côtés des dirigeants de ces entreprises pour pouvoir discuter ensemble afin d’accélérer leur inscription à la cote. C’est dans ce cadre là qu’une équipe de la Bvmac envisage de se rendre à Bangui pour pouvoir discuter avec les dirigeants des 3 entreprises que le gouvernement  centrafricain a bien voulu déposer sur la table de la communauté» a-t-il annoncé.

Rappelons qu’après l’unification du marché financier sous régional en 2019, les 6 Etats de la Cemac ont pris l’engagement de  procéder à la «cession partielle ou totale en bourse de leurs participations dans le capital d’entreprises publiques, parapubliques, ou issues de partenariat public-privé, notamment dans le cadre de programme de privatisation ». Après moult péripéties, 5 de ces 6 pays ont tenu à respecter cet engagement. Il s’agit du Gabon (03 entreprises), du Congo (04 entreprises), la Guinée équatoriale (03 entreprises), le Cameroun (04 entreprises) et la RCA (03 entreprises). Malheureusement sur un total de 17 entreprises, seules deux sont inscrites à la bourse.

Sénégal-Cameroun : Quand El Hadji Diouf dézingue Eto’o et le Cameroun

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Peu avant le match de la deuxième journée de la CAN 2023 entre les Lions de la Téranga et les Lions indomptables, El Hadji Diouf n’est pas passé par quatre chemins pour ouvrir un autre front contre l’adversaire de son pays. Et Samuel Eto’o a été la première cible de l’homme. « J’ai parlé à beaucoup de personnes qui sont à la fédération et qui sont aussi dans l’équipe. Ils ont un problème de gestion. Le vrai problème du Cameroun ce n’est pas sur le terrain, c’est un problème de gestion », a assené l’ancien attaquant de pointe de l’équipe nationale du Sénégal, invité de soir de CAN sur les antennes de Canal+ ce 19 janvier 2024. Alors que le duel entre les deux Nations faisait rage tant à Yamoussoukro que dans les capitales des deux pays, relayé sur les réseaux sociaux. Il est clair que le Cameroun partait moins dans son embonpoint, mais essayait de garder la tête haute. Une sélection qui peine à confirmer sin statut de grande nation de football depuis plusieurs années, malgré le 5ème titre continental remporté en 2017. C’est que le football camerounais est plongé dans une crise qui perdure depuis près de vingt ans. Avec une instabilité à la tête de la fédération, qui trahit aux yeux du monde le malaise du terrain.

Dans ce contexte, le Cameroun, sous la conduite de Rigobert Song Bahanag, a pris la direction de la Côte d’ivoire où se joue la CAN 2023. Une sélection sujette à de vives critiques tant de gros noms et des talents qui essaient de sortir des griffes, manquent à l’appel. Entre autres Eric Maxime Choupo Moting, Michaël Ngadeu, Oum Gouet,… Sans que le manager sélectionneur dont le passé n’a pas toujours plaidé pour sa nomination à la tête de la sélection nationale fanion, puisse convaincre une opinion déjà renseignée sur les relations tendues entre certains joueurs et les dirigeants fédéraux. Avec Samuel Eto’o que Just Moting, le géniteur et manager de Choupo Moting a accusé ouvertement d’être à l’origine de la non sélection de son poulain, un des meilleurs artificiers camerounais de l’heure, l’un des rares footballeurs camerounais à évoluer dans un club respectable : le Bayern Munich. Diouf semble être informé de la crise managériale qui secoue le football Camerounais. Et l’homme qui, du temps de ses prouesses dans les aires de jeu, était très provocateur, n’a pas gardé sa langue sur le sujet.

L’ancien numéro 9 des Lions de la Téranga se moque d’un pays qui campe sur son passé glorieux : « Ils dorment sur leur histoire. Ils parlent de continent. Il faut qu’ils sachent qu’aujourd’hui le continent est devenu l’hôtel continental», a-t-il lâché. Les Lions indomptables, bien que brandissant cinq titres de champion d’Afrique face à un Sénégal qui a à peine arraché sa première étoile à Yaoundé lors de la dernière édition au Cameroun, est désormais un has been qui force une présence dans la cour des grands. Sans s’être débarrassé de ses tares qui l’empêchent de progresser. Pour l’ancien attaquant des Lions de la Téranga, « quand on parle de football aujourd’hui, on parle des équipes sérieuses, on parle du Maroc : ils ont travaillé et ils sont où ils sont. L’Algérie, même la Côte d’ivoire et le Sénégal». Citant les plus grandes nations du football de l’heure, qui se relaient sur la plus haute marche du podium depuis quelques années. « Ils vont à la Coupe d’Afrique et il n’y a rien devant. Vous m’avez démontré que le Cap vert est devant la Côte d’ivoire et les autres ; mais aujourd’hui le Cap vert a progressé ! Le Cameroun a régressé », rappelle le gueulard. Avant de dire sa pitié pour les fans des Lions : « aujourd’hui j’ai mal pour les supporters camerounais, parce que le Cameroun devait être aujourd’hui à…».

André Onana n’échappe pas à l’homme déchaîné : « On sait comment la Coupe d’Afrique est importante pour les Camerounais et les Africains. Ils ont un gardien qui arrive à deux jours du match. Aujourd’hui c’est inacceptable au Sénégal ! », s’exclame l’ancien attaquant des Lions de la Téranga. Le portier numéro un des Lions indomptables ayant obtenu une permission de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour rester en sélection satisfaire la demande de son employeur, à savoir jouer un dernier match de championnat anglais contre Tottenham avant de rejoindre le groupe.

Cette sortie n’en finit pas de nourrir les débats entre partisans et adversaires d’El Hadji Diouf. L’homme a ouvert le front et n’est plus présent au-devant de la scène, alors que les Camerounais s’étripent face à la défaite de leur pays (3-1) face à celui de leur provocateur.

Voie de contournement de Yaoundé: Le projet peine à séduire les investisseurs

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«Le projet va se mettre en place d’ici 2023. Nous sommes en train de remplir les conditionnalités attendues des bailleurs pour démarrer le projet». Ces paroles rassurantes, sont celles de Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du développement urbain (Mindhu). Le membre du gouvernement s’exprimait ainsi en 2022, au sortir d’un forum sur l’habitat organisé en Pologne. A l’issue  de cet événement qui rassemblait les institutions financières mondiales les plus importantes, le Cameroun a, à en croire le Mindhu, réussi à négocier des promesses de financement d’un montant de 175 milliards de F pour son projet de construction d’une voie de contournement dans la ville de Yaoundé. Une somme d’argent plus que suffisante pour amorcer la première phase de ce chantier dont le coût est estimé à 150 milliards de F.  

Toutefois, malgré les projections optimistes de Célestine Ketcha Courtès qui s’attendait à recevoir l’argent promis par les investisseurs au courant de l’année 2023, afin de démarrer les travaux pendant la même période, les bailleurs de fonds sont restés muets. A l’heure actuelle,  seul l’argent promis par la délégation de l’Union européenne au Cameroun est disponible, soit 33 milliards de Fcfa. Frilosité des partenaires financiers ou alors viabilité économique peu rassurante? Rien n’est certain. La délégation de l’Union européenne qui accompagne le Cameroun dans le processus de mobilisation des fonds et le ministère de l’Habitat parlent d’une même voix. «Les négociations se poursuivent», a indiqué Jean Marc Châtaigner, le chef de la délégation de l’UE au Cameroun  au sortir d’une récente audience que lui a accordée Célestine Ketcha Courtès.

A en croire ce dernier, «le projet de voies de contournement de Yaoundé, pour lequel l’Union européenne a bien voulu mobiliser tous les financements au côté des autres partenaires a déjà des financements de l’union européenne et il ne reste que d’autres». Cependant, le diplomate français n’a fait aucune précision  concernant l’avancée des négociations, encore moins sur les acteurs qui ont jusqu’ici, manifesté un intérêt pour le financement du projet. Au Mindhu, c’est l’omerta. Contacté par Défis actuels, les responsables de ce ministère n’ont pas souhaité s’exprimer.Toute chose qui conforte petit à petit, la thèse d’un report des travaux sine die.                                    

Pourtant, le projet de construction de la voie de contournement de la ville de Yaoundé a dévoilé des atours plutôt intéressants afin d’attirer les investisseurs.  «Le projet de construction de la Voie de contournement de Yaoundé et des quatre pôles de développements urbains permettra de dégager des avantages économiques de l’ordre de 4 145 milliards et de  générés essentiellement par le gain de temps(75 %), la réduction des coûts des d’exploitation des véhicules(14%), la plus-value foncière(9%) et finalement les taxes générées à l’état pendant la période de construction(1%)»,rassurent le gouvernement camerounais et l’Union européenne. Des assurances qu’ils tiennent des études techniques, économiques, environnementales et sociales et urbanistiques réalisées par le bureau Cira SAS de 2018 à 2021, pour un montant de 1,3 milliards de Fcfa.   

Pour mémoire, la construction de la voie de contournement de Yaoundé nécessite une enveloppe de  1 264 milliards de FCFA. Soit 794 milliards de FCFA pour la construction de la voie de contournement, dont 88 milliards de FCFA pour les indemnisations et relocalisations. Le reste, 470 milliards de FCFA, est destiné au financement des travaux de viabilisation des quatre pôles urbains de la capitale, dont 20 milliards de FCFA (pour indemnisations et relocalisations).

Taxes: Le gouvernement veut collecter 20 milliards sur les contrats des travailleurs étrangers en 2024

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Issa Tchiroma, Bakary, ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle

Fidèle aux prescriptions du président de la République, la loi de finances 2024 en vigueur depuis le 1er janvier, est tournée vers la recherche de procédés pouvant permettre d’accroître les ressources publiques.  De nouvelles taxes, parfois impopulaires (nouvelles mesures fiscales sur les salaires, ndlr) ont ainsi vu le jour, tandis que certaines, qui étaient déjà en application lors du précédent exercice budgétaire vont devoir subir un aménagement dans leur mise en œuvre, afin de renforcer leur rentabilité. C’est notamment le cas des prélèvements effectués lors de l’apposition des visas sur les contrats des travailleurs de nationalité étrangère. Le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) veut quadrupler les recettes issues de cette niche fiscale. Ce département ministériel souhaite ainsi passer d’une enveloppe de 5 milliards en 2023, à des recettes de l’ordre de 20 milliards cette année.   

Pour ce faire, le Minefop compte poursuivre, et surtout démarrer un peu plus tôt, le recensement des travailleurs de nationalité étrangère au Cameroun.  Cet appel à la rigueur et à l’efficacité a été plusieurs fois scandé lors de la 3e session du comité de travail chargé d’élaborer et d’actualiser le fichier des travailleurs de nationalité étrangère au Cameroun. Cette année, la touche particulière que le gouvernement souhaite apporter à cette initiative est le recrutement d’un expert. «Il faut mettre en place un fichier qui renseigne sur l’ensemble des étrangers qui résident dans notre pays. Jusqu’à présent, nous n’en avions pas; c’est une anomalie. C’est pour ça donc que le gouvernement a pris la décision de mettre en place cette structure-là, un cocontractant, un expert qui pendant trois ans, doit nous dire le nombre des étrangers, dire quelle est leurs origines, leur capital-savoir et leurs salaires», a confié Issa Tchiroma à nos confrères de la Crtv. Afin de faciliter le déploiement des agents de terrain, Issa Tchiroma, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, a solennellement remis des véhicules aux responsables des services centraux et déconcentrés du MINEFOP. Il a également invité  les chefs d’entreprises à se conformer à la loi en introduisant des demandes de visas pour les travailleurs étrangers recrutés dans leurs structures. 

Toutefois, ce n’est pas la première fois que le Minefop fait preuve d’autant d’enthousiasme dans la collecte de la taxe susmentionnée. En 2023, malgré un important déploiement, il n’a réussi qu’à collecter 5 milliards de FCFA, sur des objectifs de collecte de 14 milliards de FCFA. Pour mémoire, c’est lors du précédent exercice budgétaire  que le gouvernement a décidé d’instaurer une taxe au titre des frais de visa de travail apposé sur les contrats des travailleurs de nationalité étrangère. Dans le détail, le texte qui accompagnait cette nouvelle mesure indiquait que «Le prélèvement susvisé est fixé à l’équivalent de deux mois de salaire et traitement brut pour les travailleurs non africains ; d’équivalent d’un mois de salaire et de traitement brut pour tout travailleur africain, avec abattement de 50% »

Bvmac: Le mobile money et le fractionnement des actions pour booster l’attractivité de la bourse

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Bien qu’elle ait connu une embellie significative après sa fusion avec le Douala Stock Exchange,  la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac) est toujours loin de refléter les ambitions et le dynamisme qu’on lui prédisait. Certes, la place boursière commune aux 6 pays de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) compte désormais 6 sociétés cotées sur le compartiment actions, ainsi qu’une capitalisation boursière de 460 milliards, (contre moins de 150 milliards au moment de la fusion des deux bourses, ndlr), mais elle a encore de la peine à attirer  les personnes physiques. A titre d’exemple, sur un marché qui compte plus de 60 millions de potentiels investisseurs, seuls 8 512 personnes possèdent un compte-titre. Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bvmac est conscient que malgré quelques avancées significatives, de nombreux efforts doivent encore être menés pour dynamiser la bourse, mais également attirer une palette diversifiée d’investisseurs.

Pour y parvenir, ce spécialiste rompu aux subtilités du marché financier sous régional a d’ores et déjà élaboré son plan Marshall. Il compte notamment s’appuyer sur les services de mobile Money, très prisés par les populations de la sous-région. «Positionner le Wallet comme mode de paiement des actifs financiers cotés. Cela permettra de rendre accessible les actifs financiers cotés en Bourse à une large gamme de population y compris ceux ne disposant que des wallets (mobile money) comme mode de paiement. Nous souhaitons profiter du taux de pénétration du mobile qui est très élevé», a-t-il confié à nos confrères de Sikafinance. L’objectif est simple, permettre  à ceux qui ont un compte Mobile money de prendre part  à une épargne sur les valeurs mobilières. « Si on réussit cela, nous pensons que les chiffres évoqués plus haut devraient être multipliés par 1000. Nous rappelons aussi que la monnaie électronique bénéficie d’un encadrement juridique de la banque centrale, donc c’est un moyen de paiement qui est sécurisé et qui est transparent», a-t-il ajouté.

Louis Banga Ntolo a également pensé à une réforme qui, au-delà d’attirer de nouveaux investisseurs, pourrait également contribuer à rehausser de manière exponentielle l’achat des actions cotées à la Bvmac. Il s’agit  du fractionnement  de la valeur des titres, «pour permettre à ce que des personnes puissent accéder à des actifs de grandes entreprises,  à un prix d’entrée faible», a-t-il précisé. Il faut rappeler qu’à la Bvmac le prix des actions cotées oscillent entre 20 000 Fcfa et 200 000 Fcfa. Des prix qui ne sont pas toujours à la hauteur de toutes les bourses. Toutefois, pour qu’une telle réforme entre en vigueur, il faut au préalable obtenir le quitus des entreprises. Louis Banga Ntolo se propose pour cela de mener des concertations avec ces dernières, afin de faciliter l’implémentation de cette réforme qui, selon lui, participe de l’inclusion financière.  

Bien que louables, les reformes proposées par la Bvmac doivent encore être approuvées par la de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).

Sénégal-Cameroun: Les Lions indomptables vers la porte de sortie

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La bataille des Lions a été remportée par ceux de la Téranga. Les Sénégalais ont battu les Camerounais par 3-1. Buts inscrits respectivement par Ismaïl Sarr (16′), Diallo (71′) et Sadio Mane (90+5′). Deux en première mi-temps et un en seconde partie. Par cette deuxième victoire le Sénégal a son ticket pour le second tour. Suivant le Cap Vert qui a été le premier à franchir les portes du second tour.

Le Cameroun n’a plus les cartes en main car une victoire est impérative pour espérer être parmi les meilleurs troisièmes. La faute au Cameroun lui-même qui n’a pas su garder ses buts. Et pourtant les Lions indomptables avaient démarré le match sur les chapeaux de roue. Mais le Cameroun s’est contenté de dominer sans être réalistes. L’entrée d’Olivier Ntcham (en remplacement de Neyou) aura été porteuse d’espoir. C’est un centre de ce milieu de terrain que Jean Charles Castelleto concrétise, réduisant le score (2-1). Mais alors que les supporters des Lions indomptables se réveillent au stade Charles Konan Banny et espèrent une égalisation à la faveur des sept minutes accordées par le corps arbitral, c’est le Sénégal qui alourdit le score par Sadio Mane.

Plus que jamais le Cameroun est dos au mur, condamné à gagner son dernier match. Ce sera contre la Gambie qui elle aussi n’a plus rien à gagner. Après deux défaites et donc éliminée déjà. La balle est dans le camp de Rigobert Song et ses éléments.

Lions indomptables : Des nouvelles de Vincent Aboubakar

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Vincent Aboubakar s'en remet progressivement

Des images de Vincent Aboubakar pédalant du vélo dans une salle du camp d’entraînement des Lions indomptables à Yamoussoukro ont été diffusées par la communication de la sélection nationale ce 18 janvier 2024. Puis l’homme a été aperçu aux entraînements, sans être intégré au groupe. De quoi rassurer les Camerounais sur l’évolution du mal dont souffre le capitaine des Lions indomptables qui s’est blessé aux entraînements peu avant le premier match du Cameroun le 15 janvier dernier contre la Guinée.

Mais rien ne rassure que l’attaquant du Besiktas d’Instanbul sera de la partie ce soir face au Sénégal. Un match qui s’annonce comme la finale du groupe C, avec deux Lions aux prises et dont les confrontations ont toujours été des moments prisés de football. Et pour ce second match, Vincent Aboubakar était l’un des acteurs les plus attendus. «Les deux joueurs ont repris les entrainements. Sans toutefois en dire plus, je pense que demain il fera partie », a indiqué Rigobert Song Bahanag en conférence de presse d’avant-match ce 18 janvier, parlant du capitaine et de Christopher Wooh qui avait également rejoint l’infirmerie, mais qui reste « incertain». Pour autant, en ce qui concerne Vincent Aboubakar, « il y a eu plus de peur que de mal. Déjà le fait qu’il soit revenu plus tôt c’est bien pour nous », se réjouit le manager sélectionneur du Cameroun. « Maintenant, tout dépendra de l’évolution de la blessure qu’il a eue », relativise-t-il. « J’attends encore toutes les éléments du corps médical, mais apparemment ça marche, ça trottine. Il y a quelque chose de bien qui se prononce», optimise-t-il».

Entre espoirs et incertitudes

Mais Rigobert Song n’y croit pas fermement. « Ça peut être possible qu’il apparaisse avant que la compétition ne finisse », suppute-t-il. En clair, malgré le retour progressif de Vincent Aboubakar aux « entraînements », le sélectionneur sait que l’homme n’est pas prêt pour le second match des Lions.

Le capitane des Lions indomptables avait arrêté précipitamment les entrainements le 12 janvier dernier, suite à une blessure. L’IRM avait révélé « un décollement musculo-aponévrotique classé grade 1 », selon le communiqué signé du Dr Fotso Patrick, médecin de l’équipe nationale fanion masculine. L’expert avait souligné que « cette lésion sans gravité n’induit pas une indisponibilité qui soit de nature à entraver la participation du joueur à la compétition ». Sans se risquer à avancer une échéance au bout de laquelle le joueur pourra reprendre les entraînements.

Sénégal-Cameroun : duel de Lions, en guise de finale du groupe

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Pour le compte de la 2ème journée des matchs de poule, Cameroun et Sénégal se rencontrent au stade Charles Kona-Banny ce soir à 17h GMT, 18h à Yaoundé. Un duel de Lions qui s’annonce électrique. Les Lions de la Téranga partent avec les faveurs des pronostics. Si Sadio Mané et ses coéquipiers ont battu Vincent Aboubakar et les siens en match amical en septembre dernier (1-0), ils ont bien entamé la compétition, par une victoire sur la Gambie (3-0). Pendant ce temps, le Cameroun sombrait face à la Guinée ? Un nul au goût de défaite tant les poulains de Rigobert Song ont eu de la peine à dominer un adversaire léger sur papier, et qui a joué un peu plus d’une mi-temps à 10. Après avoir encaissé à la 10ème minute, les Lions indomptables auront souffert à percer le mur défensif du Syli national. Malgré l’égalisation survenue à la 51ème minute, les quintuples champions d’Afrique dont le positionnement a fait l’objet de critiques, ont eu de la peine à concrétiser leurs actions.

Pour ce retour, le Sénégal tient à arracher son ticket pour le second tour travers une seconde victoire, afin d’aborder le dernier match sans pression. En face, le Cameroun n’a pas d’autre choix que de gagner le match pur se relancer car une défaite ou même un autre nul met le fauve d’Afrique centrale plus que jamais dos au mur. Rigobert Song en est conscient. « On n’a pas concrétisé certaines actions. Le football a ses réalités. Mes joueurs ont tout fait. Mais il nous a manqué juste… de mettre les buts dans les filets », regrette le sélectionneur des Lions indomptables. « On a pu corriger nos erreurs. Je pense que demain ça va être différent», promet Rigobert Song. « Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas», philosophe-t-il.

Aliou Cissé contre Rigobert Song

Ce vendredi soir, Rigobert Song et ses poulains affrontent le champion en titre. Lequel est sur une trajectoire montante depuis une dizaine d’années, et qui a neutralisé le Cameroun il y a quelques mois seulement en amical. Et sui surtout, a trois fois trouvé le chemin des filets gambiens pendant que le Cameroun peinait à égaliser un seul ut face à la Guinée. « Ce n’est pas parce qu’on marque trois buts que ça fait peur à l’adversaire », s’en moque le sélectionneur du Cameroun. « Le plus important c’est que nous devons marquer et ne pas encaisser. On mettra toute la stratégie en place ; déjà chercher à ne pas prendre de but, mais de pouvoir marquer pour arriver à prendre les trois points», a compris le technicien en chef du banc de touche du Cameroun.

Pour celui qui a battu le Sénégal (avec en face Aliou Cissé aujourd’hui lui aussi entraîneur du Sénégal) en finale de la CAN 2000 en tant que joueur, « c’est une finale pour nous parce que je pense que de toutes les façons, on a besoin des trois points ». Lui qui rappelle que le Cameroun a toujours été supérieur au Sénégal. Les statistiques faisant état d’une domination presque sans partage du Cameroun dans les confrontations en CAN. Avec en mémoire l’élimination du Sénégal à la CAN 2017 en quart de finale par le Cameroun qui remportera le tournoi. « Au Sénégal, on est un peuple qui ne parle pas beaucoup, un peuple qui ne fait pas de bruits», a réagi Aliou Cissé qui « a énormément de respect pour le Cameroun». En tout cas « pas besoin de beaucoup parler. Le match c’est demain, et demain c’est bientôt», s’est contenté le sélectionneur des Lions de la Téranga.

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