Gabriel Mbairobe en ordre de bataille

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Le ministre en charge de l’Agriculture veut augmenter les capacités de labour de la Semry et changer l’unité de production de la Société de Développement de la haute Vallée du noun.


Il faut croire que le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) est en train de semer de bonnes graines pour sauver la filière riz. Engagé dans un vaste programme de relance de la production locale, Gabriel Mbairobe concentre son attention sur les deux établissements publics présents dans ces secteurs. Il s’agit de la Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture (Semry) de Yagoua et la Société de Développement de la Haute Vallée du Noun (Unvda). La première verra son potentiel passer de 12.000 ha de périmètres à 15.000 ha à travers le Projet d’Aménagement et de Valorisation des Investissements dans la Vallée du Logone (Viva Logone). Confrontée à plusieurs problèmes notamment celui de la faible capacité de culture, la Semry sera également bientôt dotée de tracteurs flambant neuf. L’achat de ces engins en cours au Minader, a pour objectif d’augmenter la capacité de labour de la Semry.

L’Unvda quant à elle, fait face à de nombreuses difficultés comme l’insuffisance des machines de labour, l’état défectueux de la décortiqueuse et surtout le manque de moyens financiers. Toutes choses qui expliquent la faible capacité de production réduite à 11.000 tonnes de riz par an. L’unité de transformation en place étant vétuste, car vieille de plus de 30 ans, le ministre Gabriel Mbairobe ambitionne de la changer complètement. C’est ce qu’il a indiqué vendredi dernier, au micro du Poste National de la Crtv : «Nous allons remplacer toute cette unité de transformation de riz de l’Unvda qui, du fait de sa position stratégique doit avoir un fonds de roulement pour éviter que le riz Paddy soit exporté vers les pays voisins».

Toutes ces actions visent à augmenter la production locale de riz qui est de 140.170 tonnes pour une demande évaluée à 576.949 tonnes en 2020, soit un gap estimé à 436.779 tonnes. D’où la ruée vers le riz importé. Le riz est en effet la denrée alimentaire la plus importée par le Cameroun. Officiellement, entre 2015 et 2018, les importations de riz se sont chiffrées à 652,6 milliards francs CFA, soit en moyenne 163 milliards chaque année. Au cours de l’exercice 2019, l’Institut National de la Statistique (INS) indique que le compteur des importations de riz au Cameroun a pratiquement explosé. Elles sont passées de 561.112 tonnes en 2018 à près de 894.000 tonnes en 2019, soit une hausse de 59 %. En valeur, la facture des importations du riz s’élève à 231,8 milliards de francs CFA, en hausse de 60,9 % par rapport à l’année 2018 .

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