Fecavolley: l’AG de 2013 monte aux filets contre Abouem

Une session extraordinaire de cette instance s'est tenue ce 4 janvier 2023 à Yaoundé.

La crise qui secoue la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) vient d’engager une nouvelle phase avec l’entrée en scène de l’Assemblée générale (AG) de 2013. Cette instance dont plusieurs membres étaient à l’écart des affaires de la Fecavolley, et notamment du processus électoral en cours, s’est réuni en session extraordinaire ce 4 janvier 2023 à Yaoundé. Au terme des travaux, la.lise sur pied d’une nouvelle commission électorale que présidera le magistrat Haman Bouba. Ladite commission conduira du 9 au 18 janvier 2013, un nouveau processus électoral depuis les arrondissements jusqu’au niveau fédéral.  » Les Statuts révisés, le Code électoral et la commission électorale indépendante mis sur pied par l’assemblée générale, seront déposées au ministère… pour les soumettre à la procédure du contrôle de conformité », assure Me Samba Archange, rapporteur des travaux. C’est un préalable avant le démarrage des opérations électorales.

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Les travaux qui se sont déroulés dans la salle des conférences du CH (Minsep), avec comme rapporteur Me Samba Archange, ont vu la présence d’Eric Binfon, conseiller technique numéro un de ce département ministériel, en qualité de représentant du ministre Narcisse Mouelle Kombi. Donnant un cachet républicain à la manifestation déclarée par Elias Matip et qui a vu la participation de 60 des 101 membres encore vivants de cette AG (Neuf personnes étant décédées entre temps) qui avait élu Julien Serge Abouem en 2013. Soient ses 2/3 qui ont décidé ainsi de se rebeller contre l’autorité du successeur de Louis Majoré Timba. « Les participants à ces travaux sont les membres statutaires de 2013 que le président sorti refusait d’associer au processus électoral », souligne Antoine Biyag, président de la Ligue régionale de volley du Littoral. Aussi, « tous les présidents de clubs d’élite étaient présents, à l’exception de Bafia Volleyball parrainé par le président sortant et Renaissance volleyball de Bafoussam », se vante-t-on du côté de l’organisation.

 »Pseudo assemblée générale  »

Dans un communiqué rendu public au matin du 4 janvier, Julien Serge Abouem, le président sortant de la Fecavolley, a dénoncé, une « pseudo assemblée générale », et surtout une « tentative de passage en force d’un groupe de personnes qui ont perdu leur qualité de membre de la Fédération camerounaise de volley par des décisions de l’Assemblée générale pour des détournements de fonds de plus de 900 millions FCfa, et qui tentent de se refaire une virginité par un retour au statu quo ante de 2013».  Alors Serge Abouem a demandé « à tous les membres soucieux de la légalité républicaine, de ne pas faire le déplacement…» du Minsep. Justifiant sa posture par « la non application des Statuts de la Fédération camerounaise de volleyball », « l’absence de qualité du signataire de la convocation de l’Assemblée générale » qui « n’est ni président de la Fédération, ni les 2/3 de l’Ag », « les délais de convocation de 7 jours d’une assemblée générale [qui] ne sont pas respectés » et le fait que « la présidence de l’assemblée générale est de la compétence exclusive du président de la fédération, monsieur Julien Serge Abouem, qui ne sera pas à ces assises ».

Exclusions

Cela survient le jour-même où le ministre de tutelle a autorisé la Fecavolley de « poursuivre les opérations liées au processus électoral à partir du niveau auquel elles avaient été suspendues par ma lettre (…) du 14 novembre 2022». La suspension était survenue face à la montée en puissance des tensions au sein de cette fédération. La faute à l’exécutif sortant d’avoir par le truchement des textes révisés en 2018, mis à l’écart plusieurs acteurs. Or dans le camp dissident, l’on indiqué que l’AG ayant révisé ces textes avait parmi, des personnes n’ayant pas la légitimité d’en faire partie. Et depuis lors, la contestation est permanente. Et se sont exacerbées lorsque l’exécutif sortant a convoqué l’AG extraordinaire du 27 décembre 2022 à Mbalmayo, sur la base de ces textes querellés. Entre temps, les rapports se sont davantage détériorées entre l’exécutif conduit par Serge Abouem et la tutelle. Le camp Abouem promet de poursuivre son processus électoral.

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