Entreprises : moins de 15 % de femmes à des postes de responsabilités

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Cette réalité est plus marquée dans les grandes entreprises, notamment à des postes stratégiques d’après une étude réalisée par le Gicam avec l’appui technique et financier du BIT.

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L’enquête a été menée auprès de 203 entreprises toutes tailles confondues. Les résultats publiés à la veille de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, à Douala, dévoilent des inégalités. D’après cette étude sur la représentativité des femmes dans l’économie camerounaise, la proportion des employées féminines baisse au fur et à mesure qu’on monte en catégorie dans une entreprise. Elle est estimée à 35% dans la catégorie de cadres, employés techniciens et débutants et se situe à 21,3% lorsqu’on est dans la catégorie des cadres supérieurs. Et dans les grandes entreprises, la moyenne se creuse à 12, 9% de femmes dans la catégorie des cadres supérieurs. Conclusion du rapport, les grandes entreprises emploient moins de femmes à des niveaux élevés d’encadrement. A titre d’illustration, l’étude fait remarquer que la part des femmes occupant les postes stratégiques comme PDG ou DG diminue au fur à mesure que croît la taille de l’entreprise. Elles sont à plus de 47% dans les TPE, 39% dans les PME, tandis que le chiffre passe à 21% dans les grandes entreprises. Bien plus, ces grandes sociétés, ont seulement 9% de femmes dans leurs conseils d’administration.

L’enquête révèle également divers obstacles à la progression des femmes en entreprises. Il s’agit par exemple des différences dans le traitement financier. 33% de femmes observent une différence au niveau des avantages. En outre, 68% des femmes interrogées considèrent certains postes comme acquis aux hommes, notamment des postes nécessitant un certain effort physique, des postes non compatibles avec la situation familiale comme les fonctions nécessitant des déplacements trop fréquents. D’après le consultant qui a réalisé l’étude, pour améliorer la place de la femme en entreprise, il est important de « faire comprendre aux hommes qu’il ne s’agit pas d’une question de femmes. Il s’agit de pouvoir retrouver une certaine complémentarité entre les hommes et les femmes en entreprise pour améliorer les résultats de l’entreprise. Donc il n’est pas question de faire une substitution homme femme en entreprise, plutôt de créer une symbiose qui va permettre aux entreprises de mieux se porter », a indiqué Celestin Sikube, ingénieur statisticien.

Le Gicam se veut le porte voix pour mener le plaidoyer afin d’augmenter la représentativité des femmes dans l’économie camerounaise. Car, selon plusieurs études citées dans le rapport, plus la femme est impliquée dans l’économie, plus il y a un impact sur le PIB pouvant avoisiner 1%.

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