Drame de Ngarbuh: Des militaires responsables de la tuerie

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Le communiqué du Sgpr conclut à un rapport biaisé des responsables de cette mission, lequel a servi de base aux autorités gouvernementales pour construire leurs premières sorties publiques sur cette affaire. En dénonçant Human rights watch dont le rapport sur ce drame avait permis à l’opinion nationale et internationale de se pencher sur ce drame. Le gouvernement s’en était d’ailleurs pris à certains organes de presse privés qui avaient relayé le rapport de l’Ong. Le ministre Paul Atanga Nji avait d’ailleurs menacé de fermer certains de ces titres. Deux mois après, l’enquête désavoue le Minat.

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Après des échanges de tirs au cours desquels 5 séparatistes, les militaires ont découvert le décès des femmes et enfants du fait de leur intervention. Et ont entreprise de dresser un rapport « biaisé ». Paul Biya a prescrit l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre le commandant Nyiangono Ze Charles, commandant du 52ème Bataillon d’infanterie motorisée (Bim) qui avait initié la mission, sans la superviser. Paul Biya a également prescrit l’arrestation des hommes qui ont mené les opérations de terrain qui devront passer devant le tribunal militaire. Le chef de l’Etat a ordonné l’exhumation des corps des victimes, pour une sépulture plus digne et des dédommagements des familles.

Une partie des victimes du drame

Deux mois après le massacre de Ngarbuh, l’enquête prescrite par le président de la République a rendu sa copie. Dans un communiqué de presse signé de Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la Présidence de la République, le sommet de l’Etat rend coupable les commandants de la troupe qui a mené une expédition punitive à Ngarbuh le 14 février 2020. Il s’agit Nyangono Ze Charles Eric, commandant du 52ème Bataillon d’infanterie motorisé qui n’a pas supervisé les opérations des hommes placés sous son contrôle, du sergent Baba Guida, du sergent Sanding Sanding Cyrille (auteur du rapport dit biaisé), et Haranga Gilbert et dix membres du Comité de vigilance qui ont aidé les gendarmes et militaires à mener cette opération dramatique.

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