Crise du blé. L’Etat veut créer une plateforme de promoteurs de farines locales

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Les statuts de cette organisation qui devra voir le jour d’ici le mois de juillet 2022 sont en  étude dans le cadre d’une série d’ateliers inter régionaux sur le territoire national.

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Le gouvernement camerounais a engagé un processus d’encadrement des acteurs intervenant dans la chaine de valeurs des farines locales. Il entend regrouper les producteurs, les transformateurs et les distributeurs au sein d’une plateforme.  Une initiative qui n’est pas nouvelle mais qui se voit accélérée avec la crise russo ukrainienne qui  ne permet plus au pays d’avoir la quantité de blé dont il a besoin.  En réalité, l’idée de création d’une plateforme de promoteurs de farines locales avait déjà été pensée il y a quelques années dans la démarche de la mise en œuvre de la politique d’import substitution  contenue dans la  SND30. Il était notamment question de renforcer la production et la transformation agricoles des spéculations jugées sensibles comme le riz, le mais, le soja, le mil/sorgho, le manioc à une échelle industrielle. Ceci pour d’une part éviter la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et augmenter les exportations pour un équilibre de la balance commerciale. Car seulement pour le blé, « en 2021, l’Etat du Cameroun a dépensé plus de 180 milliards pour l’importation , soit une hausse de 30% par rapport à l’année précédente », indique le Directeur Général de la Plannification et de l’Amenagement du Territoire au Minepat, Zoutene Doufene.

C’est dans ce cadre que  l’utilisation des farines locales comme substitut de la farine de blé  avait été projetée. Le MINEPAT, en  juin 2017, avait mis sur pied un Groupe de travail interministériel chargé de faire des propositions pour la création d’une plateforme des promoteurs des farines locales.  Le groupe avait ainsi à terme rédigé  un projet de statuts de la plateforme avec deux principales recommandations.  L’’organisation d’une série d’ateliers interrégionaux, en vue d’échanger sur le projet de statuts et l’organisation d’une Assemblée Générale Constitutive.   Le premier atelier  s’est tenu en février 2021 à Mbankomo,  pour les promoteurs des farines locales des Régions du Centre, du Sud, de l’Est.  Le 13 mai dernier, c’était au tour de Douala pour les acteurs des régions du Littoral et du Sud Ouest.  Les participants à cet atelier étaient notamment des filières plantain, manioc et patate.  Comme à Bafoussam, ils ont échangé sur le projet de statut de la plateforme des promoteurs des farines locales au Cameroun et les conditions d’adhésion.  Le même exercice sera répété  à Garoua pour les régions du Nord, de l’Adamaoua et de l’Extrême nord en juin prochain. Et les recommandations formulées au cours de ces différents ateliers serviront  de base pour la mise en place effective de l’instance faitière, à travers la tenue d’une Assemblée Générale constitutive  prévue au mois de juillet 2022.

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