Cemac : 80 milliards attendus des pays membres

Le président de la Commission Cemac l’a révélé samedi dernier aux cours des travaux préparatoires du Comité inter-états de la 36e réunion des ministres de l’Économie et des Finances des États membres de cette sous-région.

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le président de la Commission Cemac délivrant son discours

La Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique centrale réclame une dette de 80 milliards de francs CFA au Etats membres. Cette somme représente les arriérés de Taxe Communautaire d’Intégration (TCI). Le président de la Commission de la Cemac l’a relevé samedi 23 janvier dernier au cours des travaux préparatoires du Comité Inter- Etat de la 36e réunion des ministres de l’Economie et des Finances des Etats membres de la Sous-région. Faite par visio conférence, la rencontre a permis à Daniel Ona Ondo de rappeler au pays membres la nécessité de mettre à jour leur contribution, car a-t-il poursuivi, c’est sur la base de ces contributions que s’est conçu le budget 2021 pour la Cemac. Ainsi « le projet de budget de la Communauté, exercice 2021,a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 89, 224 milliards de francs CFA contre 88, 230 en 2020, en légère hausse de 1,13 %,sous l’hypothèse d’une amélioration des ressources propres et d’une mobilisation plus efficace et accrue des concours extérieurs » a-t-il indiqué. Pour le financer, la Commission attend près de 70 % des ressources budgétaires globales. Soit 63 milliards de TCI pour près de 28 milliards de francs CFA, au titre d’arriérés de TCI. « Compte tenu des incertitudes sur les perspectives d’amélioration significative du recouvrement de la TCI, le projet de budget de la Communauté consacre une contraction significative de certaines charges de fonctionnement des Institutions », a par ailleurs précisé le président de la Commission.

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Les travaux suivis en Visio conférence

« Afin d’atteindre les objectifs que nous nous fixons, nous avons besoin plus que jamais d’injecter davantage de ressources, en vue du fonctionnement optimal de notre communauté. À cet égard, je vous exhorte, vous les différents plénipotentiaires de nos États, à mener un plaidoyer en vue non seulement du versement de la taxe communautaire d’intégration, mais également de la réduction du stock des impayés de cette taxe », a plaidé Charles Assamba Ongodo, président du Comité inter-États, par ailleurs directeur général de la coopération et de l’intégration régionale au ministère camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat).

La TCI a été instituée en 2012 pour financer « le processus d’intégration régionale ». Elle est actuellement la principale source de financement du budget de la Cemac. Il s’agit d’un prélèvement de 1% sur la valeur imposable des importations de produits originaires des pays tiers. Chaque État membre est chargé de collecter cette taxe à ses frontières et la reverser à la Commission. Mais les Trésors publics nationaux ne le font pas systématiquement d’où l’accumulation d’arriérés

Pour 2021, les priorités de la Commission de la Cemac sont entre autres la relance éco17nomique avec le Plan de relance communautaire adopté par les instances du Comité de Pilotage du Programme des Réformes Économiques et Financières de la Cemac  (Copil-Pref Cemac). Ces  priorités ainsi que les reformes communautaires à entreprendre cette année seront davantage débattues au cours de la 36e réunion des ministres de l’Économie et des Finances des États membres de la Cemac qui se tiendra le 27 janvier prochain.

Canicha Djakba

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