samedi, juin 13, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 639

Transport maritime : Le Port de Kribi maintient ses tarifs pour accroitre sa compétitivité

0
Port de Kribi: on maintient les tarifs

il n’aura pas de hausse des tarifs au Port autonome de Kribi (PAK). Le directeur général de la plateforme portuaire, Patrice Melom, a indiqué le 16 janvier dernier que le PAK s’est « engagé à maintenir le niveau de ses tarifs homologués en 2016 ». Cette décision ne s’applique, précise Patrice Melom, sur les segments navire et marchandises en opération sur le Terminal à conteneur. Cette initiative, apprend-on, a pour but d’accroitre les performances et la compétitivité du PAK. « L’ensemble de ces mesures vise à améliorer l’offre commerciale du Port de Kribi, pour lui permettre de satisfaire les attentes croissantes des opérateurs économiques et du grand public, exportateurs et importateurs de biens », fait savoir le directeur général du PAK dans un communiqué. Et pour booster l’attractivité et accroitre le développement du trafic du PAK, Patrice Melom a mis l’ensemble des opérateurs intervenant sur la place portuaire à contribution, notamment Kribi Conteneurs Terminal, qui est manutentionnaire sur le Terminal à conteneurs ; de SMIT-Lamnalco (Opérateurs du remorquage et de lamanage ; et Kribi Polyvalent multiple operators (KPMO), manutentionnaire sur le Terminal Polyvalent. Il leur a demandé à cet effet de prendre des mesures urgentes visant à atteindre ces objectifs. Ce communiqué du directeur général du PAK intervient après que l’organisme portuaire avait annoncé en octobre 2018, dans une note de conjoncture intitulée « Cahier annexe Evolution du Trafic et indicateurs de performances », une révision de tarif sur le terminal Polyvalent. Notons que le Port Autonome de Kribi, mis officiellement en exploitation commerciale le 2 mars dernier, a réalisé son premier milliard de recettes douanières en mai 2018 contre 8,6 millions de francs CFA en Janvier, 11,1 millions en février, 94,9 millions en mars à 145 millions en avril 2018. Les statistiques montraient également que la plateforme portuaire a enregistré plus de 80 000 conteneurs pour une cadence moyenne de manutention (en progression) de 20 conteneurs par portique par heure. Les délais de séjour moyens des conteneurs au port étaient passés de -10 jours à l’import et 4 jours à l’export.
Ghislaine Ngancha

Transport routier : le gouvernement désamorce la grève des transporteurs

0
Ce n'est pas encore la grève (image d'archives)

Il n’y aura plus grève des transporteurs routiers de marchandises. C’est du moins ce qui ressort de la réunion interministérielle tenue le 17 janvier à Yaoundé. A la suite du préavis de grève déposé le 11 janvier par les responsables de la plateforme des organisations professionnelles des transports routiers de marchandises. Ceux-ci avaient avancés comme motifs : « les nombreuses tracasseries policières dont ils sont victimes, des actes de corruption et abus divers dans le contrôle des charges sur le réseau routier ». A titre d’illustration, explique l’un des transporteurs, « sur le corridor Douala-Ndjamena, chaque camionneur doit prévoir au moins 187 000 francs CFA par voyage, pour corrompre douaniers, gendarmes, policiers et autres agents de la prévention routière ». Ainsi, au terme des échanges avec le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe et Johny Rack, secrétaire général du ministère du Travail, les transporteurs ont convenu de mettre un terme à ce préavis de grève : « la plateforme syndicale, en prenant en compte les engagements du gouvernement à faire aboutir dans des délais raisonnables les doléances exprimées par celle-ci, et dans le souci de la préservation de la paix sociale, a décidé de la suspension de son préavis de grève », peut-on lire dans le communiqué ayant sanctionné les travaux.
Junior Matock

Rapport Conac : Congelcam ne doit rien à personne

0
Le journaliste prend la défense de Congelcam

Congelcam c’est une présence effective dans les marchés de nos grandes villes. Une initiative qui a fait son petit bout de chemin pour devenir aujourd’hui un mastodonte dans le secteur halieutique d’Afrique. Au delà de se ravitailler à travers les importations, la structure a développé un créneau de pêche hauturière qui porte des fruits. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Congelcam c’est plus de 2/3 de la production nationale et sous régionale du poisson et des produits de mer. Cette ascension fulgurante ne lui vaut pas que des amis. Au-delà de cette réussite dans les affaires, le promoteur de Congelcam le sénateur Ngouchinghe Sylvestre est également un homme politique bien dans le sérail. Il est le numéro 1 du Rdpc dans sa Mifi natale. C’est donc une grande figure du parti au pouvoir qui sait rentrer à la base pour battre le rappel des troupes lors des évènements politiques de grandes envergures.

Harcèlement

Depuis son entrée fracassante et réussie en politique ce mécène au cœur large, le Sénateur Ngouchinghe Sylvestre est victime d’un harcèlement moral visant à le discréditer aux yeux de l’opinion publique. Le dernier rapport 2017 de la Conac rendu public récemment en est une illustration. On y apprend que Congelcam s’illustre dans la fraude fiscale et des opérations de contrebande qui culmineraient à près de 32 milliards de F CFA. Un tel chiffre balancé par la Conac sur la base donc on ne sait quelle expertise est de nature à jeter en pâture Congelcam et son promoteur qui passerait pour un délinquant économique qui s’engraisse de la misère du peuple. Aucun crime n’étant parfait, les commanditaires de cette enquête arguent que ces fraudes constituent des détournements de deniers publics. Fidèle à notre devoir de distanciation par rapport aux faiseurs d’évènement, nous avons voulu en avoir le cœur net auprès des services de douane. Il apparait que Congelcam est plutôt un contribuable honnête qui s’acquitte normalement de ses redevances douanières sans passer par des voies parallèles ou souterraines. Pour preuve Congelcam a engrangé de multiples lauriers au rang des meilleurs contribuables nationaux et d’autres prix remis par des institutions reconnues. L’acharnement de la Conac surprend plus d’un. Sous d’autres cieux, une telle entreprise citoyenne qui produit des emplois, draine des capitaux de nos marchés et ravitaille les ménages, devrait être protégée. A-t-on idée de voir envoyer aux orties le groupe Lagardère par exemple ? Le sénateur Sylvestre Ngouchinghe est peut-être victime de sa brillante réussite. Ses détracteurs lui font le reproche d’être un militant du Rdpc le jour et un bailleur de fonds du MRC la nuit tombée. Ce qui est une véritable hérésie. La fidélité de Sylvestre aux idéaux du Rdpc est connue en très haut lieu par la haute hiérarchie du Parti. Et c’est ici qu’il faut interroger le travail et les méthodes de la Conac. Lorsque cette structure est mise sur pied avec à sa tête un homme l’Eglise connu pour sa sobriété, elle a charrié de nombreux espoirs. Mais au fil du temps le Pasteur Massi Ngams s’est avéré être homme cupide et attiré par le goût du lucre. Il a multiplié des forfaitures, accumulés hôtels et immeubles, augmenté des privilèges au point de faire passer le salaire du président de la Conac du simple au triple. Les rapports de la Conac deviennent au fil des ans un véritable recueil d’approximation, d’attaque en règle et d’instrument de chantage qui ont fini par leur ôter toute leur crédibilité. Congelcam est une entreprise citoyenne que la Conac ne saurait trainer dans la boue. Le sénateur Ngouchinghe Sylvestre ne doit rien à personne.
Source :Tribune d’Afrique

Congelcam-Conac : Les dessous de la crise

0
"Nous n'avons jamais reçu des enquêteurs de la Conac"

« Dès lors qu’on est cité dans une affaire, il ne faut surtout pas faire jouer la loi du silence : cela ne peut que renforcer la suspicion des consommateurs ». La Direction Générale de Congelcam intègre bien cette pensée de Matthieu Lambeaux, le patron de Findus en France. L’entreprise camerounaise a en effet opté pour une communication à tous crins pour répondre aux accusations de fraudes fiscales et douanières -qui culmineraient à près de 32 milliards de francs CFA- portées contre elle par la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac). Depuis, la tension est au maximum entre le sénateur Sylvestre Ngouchinghe et Dieudonné Massi Gams. L’affaire par du rapport de la Conac sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2017, publié le 28 décembre dernier. En ses pages 66 et 67, et sous la dénomination de « la société C. », Congelcam et son directeur général sont entre autres accusés pour la seule année 2015, de : fraude sur les manifestes et les enlèvements, c’est-à-dire une sortie frauduleuse de marchandises du Port ; soustraction de certaines déclarations d’apurement par les Commissaires transitaires ; fraudes sur l’application du Programme de Vérification des Importations (PVI) dont le total des amendes pour la période couverte par l’enquête s’élevait à plus de 225 millions ; transferts irréguliers à hauteur de 4,915 milliards passibles d’une amende de 9,830 milliards ; sommes transférées irrégulièrement soit 5,7 milliards passibles d’une amende de 11,4 milliards. La Conac précise que ses missions se sont déployées, du 17 février au 14 mars de cette année-là, au sein de l’entreprise à Douala et Yaoundé, mais également dans les services de la douane, des impôts, de la Société Générale de Surveillance (SGS) ou encore dans les banques domiciliaires de ses opérations commerciales.

Il y a eu fraude fiscale à Congelcam

Règlements de Comptes ?

En guise de réponse à ces accusations, le promoteur de Congelcam a rédigé une lettre d’« observations » et d’« indignation » à l’intention du président de la Commission nationale anti-corruption (Conac) qu’il accuse d’avoir « formulé des dénonciations calomnieuses et diffamatoires » à son encontre, et à celle de son entreprise. Sylvestre Ngouchinghe dénonce le manque d’objectivité de la Conac et se dit victime de « règlements de comptes »: « Nous relevons pour le déplorer qu’aucune mission d’enquête, de contrôle et d’investigation de votre institution n’a été menée dans notre entreprise, bref nous n’avons jamais été sollicité pour quoi que ce soit dans le cadre de votre travail qui a produit le rapport qui jette ce discrédit à fortes conséquences sur notre entreprise et son directeur général. Il est à noter que travailler sur la base des dénonciations non vérifiées peut être subjectif ». Basant sa ligne de défense sur l’année 2017, où il a importé les marchandises pour un montant de 111,6 milliards de francs CFA ayant généré les droits de douane d’un montant de 9,5 milliards, le patron de Congelcam insiste : « les faits de détournements de deniers publics et autres infractions allégués ne sont qu’une vue de l’esprit de la Conac et son président », le préjudice causé étant quant à lui « incommensurable et devrait engager la responsabilité de l’institution ». Dieudonné Massi Gams se défend : « La méthodologie a consisté de manière globale à l’évaluation des cinq dernières années de mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption au Cameroun, validée et adoptée par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers, soit de 2011 à 2016 ».
Arthur Wandji

Football professionnel : Semengue et Franck Happi s’accordent sur leurs désaccords

0

Il est difficile de parier que la saison 2019 démarrera le 26 janvier prochain comme annoncé au sortir du Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) du 11 janvier 2019. Au sortir d’une réunion de crise tenue ce 19 janvier à Yaoundé, le Syndicat des clubs d’élite de football du Cameroun (Sycec) laisse planer le doute sur son engagement à reprendre les chemins des stades. Si Franck Hilaire Soho Fanguem dit Franck Happi et ses camarades s’alignent sur les résolutions de la réunion tripartite Lfpc-Sycec-Fécafoot du 4 janvier dernier, duquel est issu le planning de la saison arrêté par le Conseil d’administration de la Ligue, et « prennent acte de la modification du format de la compétition, dans le souci de respecter l’arrimage du Cameroun au calendrier international de la CAF et vu le retard accusé quant au démarrage du championnat », ils continuent de poser des préalables à la relance des championnats. Notamment la tenue d’une assemblée générale de la Lfpc, préalable à la reprise des championnats, comme le prévoient les Statuts de la Ligue, et réitérés par la Tripartite. Assemblée au cours de laquelle les résolutions du Conseil d’administration devraient être entérinées, soulignent-ils. En attendant, le Sycec n’approuve pas les Règlements des championnats arrêtés par la Lfpc. Le Syndicat les trouve « caduques », à partir de la réserve émise par le Comité exécutif de la Fécafoot après l’adoption de ces règlements. Une résolution et non des moindres, la dénonciation du maintien par le général Pierre Semengue, de ses plaintes contre certains présidents de clubs qui l’auraient menacé de mort (Faustin Domkeu et Alexandre Gaspard Owona). Le Sycec croyait que le patron de la Lfpc suivrait la voie pacifiste obtenue par Séidou Mbombo Njoya, le nouveau président de la Fécafoot, lors de la tripartite. Au contraire, selon une source crédible, l’homme « a rangé les lettres d’excuses rédigées par ses adversaires, dans les pièces à convictions à remettre au procureur ». Une trahison pour ceux qui croyaient avoir fumé le calumet de la paix avec le président de la Ligue.

Radicalisation

Du coup, la hache de guerre est en cours de déterrement. Et le Sycec ouvre les tiroirs pour ressortir tout ce qui peut servir à coincer l’adversaire. Les syndicalistes qui font le constat de la présence d’intrus dans le conseil d’administration (membres ne représentant plus des clubs affiliés aux championnats professionnels), déplorent la mise à l’écart de leur président lors de la dernière assise de la Lfpc. Si le retour de Pauline Manguele, l’ex secrétaire générale, n’est plus exigé, le Sycec continue de « dénoncer le caractère non fondé du recrutement au sein du secrétariat général de la Ligue ». Ce qui à leur goût, « entraîne une modification de l’organigramme et une augmentation des charges financières malgré la santé financière fragile de la Lfpc ». Les 23 membres présents ou représentés à cette réunion sont convaincus que l’assemblée générale tant sollicitée sera l’occasion « d’assainir le climat, restaurer la confiance et assurer un fonctionnement institutionnel plus performant » à la Lfpc. L’on y programme également l’élection des délégués de la Ligue à l’assemblée générale de la Fécafoot. Ceux choisis par le général ayant été rejetés par le Comité de normalisation, au motif qu’ils n’ont pas été élus par leurs pairs, conformément aux textes de la Fécafoot. Franck Happi et Alexandre Owona désignés comme les représentants du Sycec au comité ad hoc devant réfléchir sur l’avenir de la Lfpc, ont trouvé un autre terrain de combat contre un adversaire qui recule très souvent, sans se laisser abattre.

Fécafoot : L’embarrassant cas Joshua Osih*

0

Les élus de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) sous le coup des incompatibilités et du cumul des fonctions avaient jusqu’au 15 janvier à minuit pour se conformer aux nouveaux statuts. Notamment à l’article 32 alinéa 2 qui dispose qu’« un membre du Comité exécutif ne peut être simultanément membre d’un organe juridictionnel de la Fécafoot, ni délégué à l’Assemblée générale, ni membre de la commission d’Audit et de conformité ». Mais aussi et surtout, l’article 50 des mêmes textes qui exclut du Comité d’urgence toute personne bénéficiant d’une immunité, les acteurs encore en exercice (joueur, entraîneur, arbitre, intermédiaire ou agent). Une quinzaine de cas avaient été répertoriés au terme du processus électoral achevé le 12 décembre dernier par l’élection de Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fécafoot. Et en bouclant les travaux de la première session du Comité exécutif le 14 janvier dernier, les acteurs concernés s’étaient presque tous arrimés aux statuts. Par exemple, Céline Eko a libéré le fauteuil de présidente de la Ligue régionale du Sud, pour rester au Comité exécutif ; pareil pour Alim Konaté du Nord, Saint Fabien Mvogo du Centre et Abbo Mohamadou de l’Adamaoua. Asta Yvonne, déléguée du Nord, a préféré le comité exécutif.

Il ne restait plus que Joshua Osih. Le 2ème vice-président avait pourtant donné rendez-vous cette nuit là à 23h30, pour dévoiler sa position. Lui le délégué de la Ligue régionale du Sud-ouest à l’Assemblée générale, qui est à la fois membre du Comité exécutif, membre du Comité d’urgence et protégé par l’immunité parlementaire. Mais jusqu’ici, rien n’a officiellement changé sur sa situation. Et rien ne devrait changer. C’est que, en interne, on ne voit plus la réalité sous le même angle. « En réalité, il n’a aucun problème d’incompatibilité », selon Parfait Siki. Pour le patron de la communication de la Fécafoot, « il faut comprendre l’esprit de la loi. L’esprit de cette loi n’était pas de pénaliser les vice-présidents ». Expliquant que « le législateur a juste voulu protéger les fonds de la Fécafoot ; et c’est le président qui gère ces fonds et est donc la personne visée par cette disposition des statuts ».

Un privilégié

Sur un tout autre plan, « M. Osih peut bien faire lever son immunité, le temps qu’il siège au Comité d’urgence », envisage Parfait Siki. La loi pose un principe. A la Fécafoot, on ne le voit pas ainsi. « Il peut également choisir de ne pas siéger au comité d’urgence, et il n’y aura rien à lui reprocher », suppute-t-on. Encore que « le comité d’urgence ne s’est pas encore réuni », rappelle Parfait Siki. Avant de conclure à « un cas de droit qui se pose ». Aux spécialistes de s’y pencher donc, esquive-t-il. Au passage, le « cumulard » garde encore la main sur Kumba lakers, le club dont il est le président et qui lui a ouvert les portes de Tsinga. Une autre situation d’incompatibilité à régler. Quoi qu’il en soit, Joshua Osih est un membre pour le moins privilégié à la Fécafoot. Puisque la même loi qui frappe entre autres Alim Konaté et Céline Eko, l’épargne. Les missions assignées à l’homme trahissent-elles cette situation de favorisé ? L’ambiguïté sur son « incompatibilité » n’a pas empêché que le 2ème vice-président soit désigné pour assurer la médiation entre les factions dissidentes du Canon et du TKC. Lui qui préside aussi le comité ad hoc chargé de réfléchir sur l’avenir et la réforme des championnats amateurs. A défaut de diriger le Cameroun, Joshua Osih qui a terminé 4ème à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, a jeté son dévolu sur la Fécafoot. Le 1er vice-président du SDF que d’aucuns perçoivent comme « un pion de Samuel Eto’o pour contrôler les pro-Iya Mohamed », semble résolu à ne fléchir face à aucun obstacle, pour redonner un sens à sa vie publique. Le score électoral (moins de 5%) ayant tué le mythe du successeur de Ni John Fru Ndi. Le parti de la Balance ayant, lui, décidé de renouer avec l’option radicaliste, contraire à la tendance modérée qu’incarne Joshua Osih.
Source : Défis actuels
*La titraille est de la rédaction.

Sérail : voici les hommes de confiance de Paul Biya

0

Ferdinand Ngog Ngoh : Il tient presque le gouvernail

Au sein d’une certaine opinion, il y a au gouvernement, des hommes et des femmes en qui le président de la République peut compter. Parce qu’ils ont de tout temps démontrer leurs capacités à produire du résultat. Au regard de l’actualité récente, certains avaient à tort ou à raison été voués aux gémonies. C’est le cas de Ferdinand Ngoh Ngoh. Le retrait de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, à livrer à « vil prix » l’ancien ministre Secrétaire général à la vindicte populaire, en le présentant comme l’homme par qui le mal est arrivé. Bref, l’homme à clouer aux piloris. Certains s’étaient d’ailleurs risqués à des pronostics selon lesquels il partirait sans aucun doute du gouvernement. Au vu des « frasques » qu’il trainerait derrière lui. L’affaire de la passation de gré à gré du marché des chantiers des infrastructures de la CAN dans la ville de Garoua avec l’entreprise Prime Potomac lui avait été imputée. Tout comme cette autre affaire de surfacturation caractérisée par ces camions de sable vendus à 700.000 francs CFA, ou encore le sac de ciment facturé à 16000 francs CFA au lieu de 6500 francs CFA. Dans l’imagerie populaire, Ferdinand Ngoh Ngoh ne méritait donc rien d’autre que la géhenne. Mais cette opinion a été prise à défaut lorsque, au soir du 4 janvier dernier, le président de la République, Paul Biya, a choisi de l’élever au non moins prestigieux rang de ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République.

Louis Paul Motaze : Poursuivre les réformes

Cependant, s’il est un autre membre du gouvernement dont les actes, d’après certaines sources, imposent l’admiration, c’est celui qu’on nomme l’argentier, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Certaines indiscrétions disent d’ailleurs qu’il faut assurément bénéficier de la haute confiance du président de la République pour occuper à deux reprises le poste de ministre de l’Economie. Il a entre-temps été nommé Secrétaire général des services du Premier ministre. A ces différentes fonctions, il a géré d’importants projets comme celui du Port en eau profonde de Kribi. Son arrivée au ministère des Finances (Minfi) a fait dire à certains observateurs qu’il était l’homme de la situation. Surtout dans un contexte de crise économique marquée par la rareté des ressources financières. Mais également par la signature en juin 2017, du Programme Economique et Financier avec le Fonds Monétaire International (FMI). A cet effet, il fallait un homme dont l’obsession a toujours été de convaincre par des résultats. Il ne sait pas fait prier pour les produire. L’on pourrait citer, à titre d’illustration, l’opération de Comptage Physique du Personnel (Coppe) de l’Etat, lancée en avril 2018 ayant conduit à la suspension de solde à 645 agents fictifs. Ce qui permettra à l’Etat d’économiser, au bout d’un an, 4,7 milliards de francs CFA. Pour un pays qui manque cruellement de ressources, un tel gain ne saurait être foulé aux pieds, estiment certains experts.

Au moment de sa nomination au ministère des Finances le 2 octobre 2015, Alamine Ousmane Mey déjoue presque tous les pronostics. En ce sens qu’il est un fruit du secteur privé. Et donc pas un habitué de l’administration comme la plupart de ses collègues ministres. C’est donc en toute confiance, dit-on, que Paul Biya lui a confié les caisses de l’Etat.

Ousmane Mey : L’expérience comme atout

Car son background de banquier, l’y prédisposait. Dès sa prise de fonction, il a à son tour inspiré confiance dans les esprits des Camerounais. Depuis sa nomination le 2 mars 2018 au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), il imprime sa marque. Programmation, diversification, investissement, sont désormais ses maîtres mots. Il a aussi fait de la maturité des projets une obsession au point d’exiger désormais le « visas de maturité » avant le lancement d’un projet. Ce sésame constitue ainsi le verrou qui réduit l’épineux problème de sous consommation du Budget d’Investissement Public lié à l’immaturité de certains projets. Entre autres faits d’arme à mettre à l’actif d’Alamine Ousmane Mey, la recherche et la mobilisation des fonds auprès des partenaires techniques et financiers pour des besoins d’investissement dans des secteurs qui constituent des niches de croissance. Les entreprises telles que la Société de Développement du Coton (Sodecoton) et la Société Nationale de Raffinage (Sonara) garde de lui l’image de celui qui a ressuscité ses structures stratégiques de l’Etat.

Libom Li Likeng : L’enjeu du numérique

Il ne fallait pas être Paul Biya, président de la République, pour apprécier et saluer les résultats engrangés par Minette Libom Li Likeng à la tête de la Direction des Douanes. Le commun des Camerounais en a pris bonne note et d’aucun lui avait prédit un destin de ministre. Des indiscrétions affirment à cet effet que c’est sur la base de ces résultats qu’elle a bénéficié, pour la nième fois de la confiance du chef de l’Etat lorsqu’il lui confiait, en 2015, le poste de ministre des Postes et Télécommunication (Minpostel). Cette confiance a été renouvelée le 4 janvier dernier lorsqu’elle a été confirmée à ce poste. A son actif, l’on cite la promotion de l’économie numérique, un secteur si cher au président de la République qui n’a de cesse d’en faire une priorité. Et c’est avec dévouement qu’elle s’attèle à la tâche.

Beti Assomo : Les actes font parler la grande muette

Les bruits de bottes au sein de ce qu’on nomme pourtant la « grande muette », on n’en a pas entendu parler au cours de cette demi-décennie. Le calme et la discipline qui y règnent sont la marque du doigté de Joseph Béti Assomo, ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense(Mindef), indiquent des sources au Mindef. On le dit proche des troupes, toujours à l’écoute et disposé à oeuvrer aux meilleures conditions de travail des hommes en tenue. Des Camerounais se souviennent d’ailleurs des nuits de la Saint sylvestre passées avec les soldats au front, plongé dans les réalités des terrains d’opération. Le dernier exemple en la matière est la descente effectuée en République centrafricaine le 31 décembre dernier.

Kilo Viviane Asheri : La révélation

0

Kilo Viviane Asheri est p l u s connue dans le domaine de la culture où elle a laissé ses marques. Formée à l’université de Yaoundé 1 et de l’université de Leeds, au Royaume-Uni où elle termine son cursus auréolée d’un doctorat en arts de la scène et arts visuels, du théâtre et du théâtre pour la communication, l’éducation et le développement, cette passionnée de théâtre s’est vue confié la fonction de secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Etat de base. Elle était avant sa promotion conseiller technique N°1 au ministère des Arts et de la Culture, poste qu’elle occupe depuis 2008. Bien avant, elle était chargée de cours en arts de la scène aux universités de Yaoundé 1 et de Buea. Elle a également été consultante en prévention du VIH / sida et en sensibilisation à l’Onusida en Sierra Leone ainsi qu’au Theatre for Education à l’Unesco Cameroun.

Animatrice de spectacles étudiants, cette passionnée de culture jouit d’une forte expérience dans le management de la jeunesse. D’ailleurs, cette mère de quatre enfants compte bien mettre cet atout au service de l’éducation. Sa méthode, « éduquer ou enseigner en s’amusant ».

Benoït Ndong Soumhet : un homme tout-terrain

0
A l'ombre, près du roi

Au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc), il traine la réputation d’homme de terrain. Il a d’ailleurs assuré la coordination des activités du Rdpc en France, en Allemagne, au Pays Bas, en Espagne, en Italie, en Belgique, en Suisse et au Vatican, lors de la dernière campagne présidentielle. Et ce n’est pas un fait du hasard, Benoît Ndong Soumhet est par ailleurs conseiller du secrétaire général du Comité central du Rdpc. Il est chargé de la commission spéciale de coordination de la campagne et de la formation politique à l’étranger.

Au sein du gouvernement, on le décrit comme un homme tout terrain. Cette assertion vient de se confirmer à l’occasion de sa nomination au poste de ministre chargé de mission à la présidence de la République, lors du réaménagement ministériel du 4 janvier 2018. A cette nouvelle fonction, il est appelé à effectuer tous les travaux et missions qui lui seront confiés par le président de la République. Autant dire qu’il est un habitué à ce type de responsabilité. Il était depuis le 9 décembre 2011, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education de base. Avant d’être porté à cette haute charge, il était directeur général de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam). Institution de formation dans laquelle il a inculqué aux étudiants la notion de « probité morale ».

Paul Ghogomu Mingo : un homme de mission

0
Le négociateur en chef dans la crise ''anglophone'' rappelé aux côtés de Biya

C’est un habitué des missions complexes qui débarque à la présidence de la République. Sa nomination au poste de ministre chargé de mission est loin d’être une surprise. Il a entre autres fait ses preuves dans les débuts de la crise dite anglophone. En conduisant plusieurs missions de terrain dans le chef de la région du Nord-Ouest. L’ancien ministre, directeur de cabinet de Philémon Yang, a personnellement effectués des échanges et autres négociations avec les avocats et enseignants grévistes, dans l’intention de parvenir à une résolution pacifique. Une telle initiative qui exigeait à la fois courage et détermination a pesé, estiment certains observateurs, en sa faveur. Ce natif de Bambalang-Ndop, département du Ngoketunjia, région du Nord-Ouest est titulaire d’un doctorat en génie des procédés obtenu en 1998. Il a aussi été enseignant à la faculté des sciences à l’Université de Yaoundé I.

Avant qu’il ne devienne en 2009, ministre-directeur du cabinet du Premier ministre, il a occupé le poste de Chef de département de Chimie inorganique (2000-2010) ; co-directeur du Laboratoire de chimie physique et théorique (1997-1988) ; animateur des séminaires bibliographiques (1993- 1988) et Coordonnateur des travaux pratiques de chimie générale pour les Sciences biologiques et de la vie.

- Publicité -
Google search engine