mercredi, mai 20, 2026
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Intégration professionnelle : Camtel épouse la vision de Paul Biya pour l’autonomisation des jeunes et des femmes

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Conformément à cette vision présidentielle visant à promouvoir l’autonomisation et la protection des jeunes et des femmes, Cameroon Telecommunications (Camtel) a accueilli 127 jeunes techniciens afin de renforcer son réseau et garantir un service de qualité. Vingt-quatre heures après l’engagement réitéré par le Président Paul Biya d’ouvrir davantage d’opportunités à la jeunesse et aux femmes, Camtel a immédiatement réagi en intégrant 127 jeunes Camerounais à la première promotion de son Programme d’Intégration Professionnelle (PIP).

 Ces jeunes professionnels ont été accueillis le mardi 25 novembre 2025, lors d’une cérémonie présidée par le Directeur Général de l’entreprise, Judith Yah Sunday Epse Achidi, au Centre National du Réseau de Télécommunications d’Urgence à Ekounou, Yaoundé. Sélectionnés dans divers établissements d’enseignement supérieur à travers le pays, ils constituent la première promotion du Programme d’Intégration Professionnelle de Camtel, qui vise à offrir aux jeunes diplômés une première expérience au sein des différents services opérationnels de l’entreprise.

 Après deux semaines d’imprégnation, les techniciens sont désormais prêts à rejoindre les équipes opérationnelles de Camtel sur le terrain, pour une durée de six mois renouvelables une fois. Avant leur prise de fonction, le Directeur Général de Camtel, Judith Yah Sunday Epse Achidi, les a exhortés à se distinguer par leur détermination, leur engagement, leur intégrité et leur compétence. « Je suis ravie de lancer le Programme d’intégration professionnelle, qui offre aux jeunes diplômés l’opportunité de démontrer leur savoir-faire et d’acquérir de l’expérience. Ce programme, entièrement conçu par Camtel, vise à offrir aux jeunes une première immersion professionnelle dans les différents secteurs d’activité de notre entreprise », a déclaré le Directeur Général. Soulignant la pertinence du dispositif, elle a indiqué que le Programme d’intégration professionnelle de Camtel s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Son Excellence le Président Paul Biya, visant à offrir davantage d’opportunités aux jeunes et aux femmes, comme l’a rappelé son discours d’investiture du 6 novembre 2025.

 Pendant deux semaines, les 127 jeunes techniciens ont été immergés dans la réalité de l’entreprise à travers plusieurs modules théoriques portant sur les valeurs, les missions et la vision de Camtel, les techniques d’exploitation et de maintenance du réseau, Fiber Connect, entre autres. Ils ont également été associés aux différentes équipes techniques sur le terrain afin de confronter la théorie à la pratique. Ces sessions leur ont permis d’avoir un premier contact significatif avec le monde professionnel, loin des salles de classe.

 Très reconnaissants, ils ont exprimé leur gratitude au Directeur Général pour cette opportunité unique. « Nous vous remercions pour cette opportunité et nous nous engageons à faire preuve de discipline et de professionnalisme, et à bannir toute forme de malversation dans l’exercice de nos fonctions », a déclaré le représentant de la promotion.

 Lancé il y a plusieurs mois, le programme avait attiré plus de 270 candidats issus d’établissements d’enseignement supérieur à travers le pays. Leurs dossiers ont été examinés avant la tenue des entretiens de sélection. Le 7 novembre, au lendemain de l’investiture du Président Biya, 127 d’entre eux ont été retenus pour bénéficier d’une expérience professionnelle de six mois, renouvelable une fois.

 PRÈS DE 600 JEUNES DÉJÀ FORMÉS

L’accueil de 127 jeunes Camerounais s’inscrit dans une dynamique plus large de recrutements rigoureux et transparents initiés par Camtel dès 2024. Le 31 octobre 2025, l’opérateur historique des télécommunications a intégré 180 jeunes agents commerciaux pour renforcer ses équipes. Ce contingent s’ajoute aux 75 ingénieurs recrutés en février 2025 et aux 180 techniciens recrutés en août 2024. Selon le Directeur Général, Judith Yah Sunday Epse Achidi, ces recrutements traduisent la volonté de Camtel d’améliorer en profondeur la qualité de service et de consolider sa position de leader du secteur.

Budget 2026 : le gouvernement propose 8 816,4 milliards FCFA, en hausse de 14 %

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Chiffré à 8816,4 milliards de francs CFA, le projet de loi de finances 2026 déposé ce 26 novembre à l’Assemblée nationale affiche une progression notable du budget de l’État, dans un contexte international toujours marqué par l’incertitude mais où le Cameroun projette un regain de dynamisme économique.

Selon l’exposé des motifs présenté aux députés, l’économie mondiale devrait connaître une croissance de 3,1 % en 2026, légèrement inférieure à celle de 2025. La zone CEMAC présente une meilleure résilience, avec une accélération annoncée de l’activité économique, le taux de croissance passant de 2,6 % en 2025 à 3,3 % en 2026.

Au niveau national, les projections sont favorables. La croissance économique du Cameroun pourrait atteindre 4,3 % en 2026 contre 3,9 % en 2025, portée principalement par les performances du secteur non pétrolier. Le secteur pétrolier connaîtrait quant à lui une légère contraction de 0,1 %. L’inflation poursuivrait sa décrue et se situerait autour de 3 %, après 3,2 % un an plus tôt.

Pour accompagner cette dynamique, le gouvernement propose un budget de 8 816,4 milliards FCFA, contre 7 335,9 milliards en 2025, soit une augmentation de 1 080,5 milliards représentant une hausse de 14 %. Le budget général atteint 8 683,9 milliards, tandis que les Comptes d’Affectation Spéciale montent à 132,5 milliards, presque le double des prévisions de l’exercice précédent. Les recettes internes sont estimées à 5 887 milliards, composées des recettes pétrolières et gazières, des recettes fiscales et douanières qui représentent la plus grande part, des recettes non fiscales ainsi que des dons.

Les dépenses publiques hors principal de la dette s’élèvent à 6 210,5 milliards en 2026, en progression de 10 %. Elles intègrent les dépenses de personnel, les biens et services, les transferts et subventions, les intérêts de la dette et les investissements publics. Le Budget d’Investissement Public représente 35,7 % des dépenses primaires mais voit sa part dans le budget global reculer à 22,8 %.

Le solde global demeure déficitaire, atteignant 631 milliards, contre 309,9 milliards en 2025. Avec l’amortissement de la dette, le remboursement des crédits de TVA, le paiement des arriérés intérieurs et les sorties de trésorerie, le besoin total de financement pour 2026 s’élève à 3 104,2 milliards, soit près de 800 milliards de plus que l’exercice précédent. Pour couvrir cet écart, le gouvernement envisage le recours aux prêts-projets, aux titres publics, aux financements bancaires, aux appuis budgétaires, aux financements exceptionnels et aux emprunts extérieurs pour un montant d’un trillion de francs CFA.

Le projet introduit également plusieurs innovations structurelles. Il supprime les chapitres communs au profit de deux dotations logées respectivement au ministère des Finances et au ministère de l’Économie, revoit la présentation budgétaire de certaines institutions de souveraineté, applique entièrement la nouvelle nomenclature budgétaire et transforme le Fonds de reconstruction des régions touchées par les crises en deux mécanismes distincts pour améliorer l’efficacité.

Conformément aux engagements du Chef de l’État lors de sa prestation de serment, un Fonds spécial dédié à l’autonomisation économique des femmes et à la promotion de l’emploi des jeunes est créé, doté d’une enveloppe de 50 milliards de FCFA.

Le gouvernement affirme que la politique budgétaire demeure alignée sur les exigences de convergence de la CEMAC et sur les objectifs de la SND30. Le texte est désormais entre les mains du Parlement, appelé à examiner les équilibres et choix stratégiques qui guideront l’action publique en 2026.

GETEC 2025 : le MINPMEESA octroie 420 millions FCFA de subventions aux junior entreprises

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Au cœur de cet événement, le MINPMEESA s’est affirmé une fois de plus comme un acteur majeur de la promotion de l’entrepreneuriat jeune, en réaffirmant son engagement à travers une subvention significative destinée aux juniors entreprises issues des universités et institutions partenaires. Ce financement vise prioritairement à renforcer les capacités productives des jeunes promoteurs, encourager l’innovation et soutenir l’émergence de solutions locales compétitives sur les marchés sous-régional, continental et international.

Dans son adresse aux récipiendaires, le Ministre des PMEESA, Achille BASSILEKIN III, a rappelé la constance de l’État dans le financement des initiatives entrepreneuriales universitaires. Il a indiqué que, jusqu’en 2024, le Ministère a transféré un montant cumulé de 2,7 milliards de FCFA aux universités d’État pour soutenir leurs incubateurs, sur la base de conventions formelles et de cahiers de charges garantissant une utilisation rigoureuse de ces ressources.

Signe fort de la volonté du Gouvernement de renforcer davantage cet écosystème, le Ministre a annoncé l’augmentation de la subvention dédiée aux meilleures juniors entreprises du GETEC 2026, portée à 450 millions de FCFA. Cette progression traduit l’ambition du MINPMEESA de stimuler la culture entrepreneuriale chez les jeunes, de consolider les modèles économiques émergents et de favoriser l’industrialisation progressive des initiatives issues du milieu universitaire.

Les bénéficiaires de cette année interviennent dans divers secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, la transformation forêt-bois, le numérique, la communication et plusieurs autres domaines porteurs. Le montant le plus élevé attribué à une junior entreprise s’élève à 45 251 400 FCFA, confirmant la volonté de l’État de soutenir efficacement des projets à fort potentiel.

Avec ce renforcement de son appui, le MINPMEESA réaffirme son rôle central dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et son ambition d’inscrire la jeunesse camerounaise au cœur de la dynamique nationale de croissance, de compétitivité et d’innovation.

Péages automatiques : l’État va payer 30 milliards FCFA à Tollcam

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C’est une autre affaire qui fait grand bruit dans les milieux d’affaires au Cameroun. Alors que le public assistait avec stupéfaction et sans la moindre information du gouvernement à la mort lente des 7 premiers postes de péage automatique construits à coût de milliards de FCFA, c’est le rapport de certification des comptes de l’État pour l’exercice 2024 de la Chambre des comptes, qui vient remettre au-devant de la scène, le contentieux autour du projet d’automatisation des péages routiers. Selon ce rapport, Tollcam Partenariat SAS, joint-venture des groupes français Fayat et Egis chargée de la construction de 14 postes de péage automatique, a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État du Cameroun, à la suite d’une rupture unilatérale du contrat de Partenariat public-privé (PPP) attribué en 2019.

Selon la Chambre des comptes, une procédure de règlement amiable a été engagée entre l’État du Cameroun et son partenaire privé. Et des informations glanées du ministère des Travaux publique, l’on apprend qu’après la résiliation du contrat avec l’entreprise Tollcam Partenariats SAS, le gouvernement a prévu dans le budget 2026, le paiement de 20 milliards de FCFA en guise de premier versement de l’indemnité due à la société de projet, les 10 milliards FCFA restants devant être soldes en 2027, conformément aux dispositions contractuelles. La résiliation du contrat ayant entraîné le paiement d’une indemnité couvrant l’encours de la dette contractée par la société de projet, y compris le capital, les intérêts et les commissions, ainsi que l’encours des fonds propres, la perte de profit du partenaire et les coûts ou réclamations liés à la résiliation.

L’on précise également que la signature du protocole d’accord avec Tollcam est en cours de finalisation. Tout en rappelant que l’État n’a jusqu’à présent engagé aucune dépense pour la construction des sept postes de péage automatisés, les travaux ayant été entièrement financés par Tollcam via des emprunts contractés auprès des banques commerciales après la signature du contrat en mai 2020.

Aux sources du différend

C’est en mai 2020 que Tollcam a signé son contrat avec l’Etat du Cameroun et a sous-traité la construction à Razel-bec, et l’exploitation à Egis Road Opération. Ce contrat portait sur la conception ; la construction ; l’équipement ; l’exploitation et la maintenance des 14 péages, en mode Partenariat public-privé. Un projet d’automatisation des postes de péage routier déclaré éligible au régime des contrats de partenariat, le 5 avril 2016, « sur la base d’une étude technico-économique à partir de l’APD ». Il avait d’ailleurs reçu la non-objection du Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (Carpa), organe expert de l’État en matière de PPP, ainsi qu’un avis favorable de soutenabilité financière du ministère des Finances (Minfi), cosignataire avec le Mintp du contrat de Tollcam. L’entrée en vigueur du contrat, précise-t-on, a été retardée par la pandémie de Covid-19 et les exigences des institutions financières, le closing financier étant finalement obtenu en juin 2022 grâce à l’intervention de GuarantCo. Les travaux ont débuté fin 2022 sur les sept premiers postes : Mbankomo, Boumnyebel, Edéa, Tiko, Mbanga, Nsimalen et Nkometou. Après divers ajustements techniques, les réserves ont été levées en janvier 2024, permettant la mise en service progressive des équipements et des systèmes automatisés.

Le projet d’automatisation des péages, rappelle-t-on, a été lancé pour moderniser la collecte des recettes routières et optimiser les performances du réseau national. Initialement confié à un partenaire privé dans le cadre d’un Partenariat public-privé (PPP), il a conduit, en février 2024, à la décision du gouvernement de reprendre directement l’exploitation des gares de péage pour le compte de l’État. Alors que ces postes de péage automatique devaient être fonctionnels dès le mois de septembre 2023, ces infrastructures ne le sont pas jusqu’à aujourd’hui, alors que les travaux sont achevés. A la grande surprise, une semaine avant leur mise en service officielle, le 2 février 2024, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a officiellement notifié à Tollcam, la résiliation de son contrat. Dans la correspondance adressée à Philippe Serain, président de Tollcam Partenariat SAS, le gouvernement annonçait la transformation du PPP en marché public, retirant à Tollcam l’exploitation et la maintenance des 14 péages, ne lui laissant que la conception, la construction et l’équipement. Ces prestations doivent désormais être rémunérées dans le cadre d’un marché public à conclure. Ce différend a déjà entraîné la suspension de paiements et le licenciement de plus de 200 salariés de l’entreprise partenaire Egis.

Zones d’ombre sur les motifs de mutation du contrat

D’après certaines indiscrétions, la décision de muter le contrat aurait été prise par le chef de l’État, Paul Biya, sur la base d’un dossier préparé par le Secrétariat général de la présidence. Ce document mettrait en exergue le niveau jugé problématique des loyers à verser au partenaire privé. Pour un investissement initial de 42 milliards FCFA, Tollcam devait percevoir, sur 18 ans, un total de 195 milliards FCFA TTC. A l’échéance du PPP en 2041, le scénario financier comparatif prévoyait que les recettes cumulées des 14 péages automatisés atteindraient 632,6 milliards FCFA, sur la base d’un tarif de péage maintenu à 500 FCFA. En versant 195 milliards FCFA au partenaire privé, le Trésor public dégagerait ainsi un gain net de 437,6 milliards FCFA (impôts, taxes et autres prélèvements non inclus), soit plus du double des 210,7 milliards FCFA attendus sur 18 ans si les péages restaient non modernisés.

Toutefois, le Mintp avait signalé une réserve majeure concernant les sept premiers postes de péage automatique déjà construits. Cette réserve portait sur l’intégrité de la connexion entre le système de collecte des recettes (paiements électroniques et espèces) et le système central de la partie publique. L’enjeu étant de permettre au Mintp et au Minfi de disposer d’une visibilité en temps réel sur les recettes collectées. Cette exigence de traçabilité et de contrôle des flux financiers constitue un point sensible dans la finalisation du dispositif.

La décision de suspendre le PPP et sa mutation en marché public dans ce projet implique donc que l’entreprise détenue par le groupement français Fayat et Egis ne devrait désormais qu’être chargée de prestations pour lesquelles il sera désormais rémunéré dans le cadre d’un marché public à conclure. Après un investissement de 42 milliards de Fcfa, Tollcam devait initialement se faire payer des loyers annuels d’un montant total de 195 milliards de Fcfa sur les 18 années d’exploitation prévues dans le contrat.

 Au Cameroun, la crise post-électorale fait 20 morts et 1 243 interpellations

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Paul Atanga Nji, a indiqué que les violences survenues après le scrutin ont causé 20 morts dans cinq régions et conduit à l’interpellation de 1 243 personnes. Ces dernières, a-t-il précisé, seront déférées devant les juridictions compétentes. Le ministre a demandé aux gouverneurs de renforcer leur présence sur le terrain aux côtés des forces de défense et de sécurité, affirmant que leur action conjointe a permis de contenir une partie des incidents. Il a également recommandé un dispositif supplémentaire pour garantir la stabilité dans les jours à venir.

Les autorités ont rappelé que les élections des conseillers régionaux prévues dimanche devront se dérouler dans un cadre sécurisé et transparent, afin de maintenir la confiance du public dans le processus électoral.

Cette rencontre vise à consolider la coordination entre les administrations territoriales et les forces de sécurité, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et judiciaires persistants liés aux violences post-électorales.

Paul Atanga Nji a profité de la séance pour réaffirmer la position institutionnelle du gouvernement face au pluralisme politique. « De manière générale, l’élection présidentielle a permis de réaffirmer l’option démocratique de notre pays, désormais irréversible, comme voulu par le président de la République, son Excellence Monsieur Paul Biya », a-t-il déclaré.

MRC : Maurice Kamto vers un retour à la présidence

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Sauf miracle, Maurice sera élu samedi prochain à la tête du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). L’ancien président, démissionnaire du parti, le temps du processus électoral en vue de la présidentielle du 12 octobre 2025, est la tête de l’unique liste en course pour le contrôle du parti. La liste est contenue dans un communiqué rendu public par Christopher Ndong, secrétaire général du parti. C’est pratiquement la même équipe qui est reconduite, sauf le Pr Alain Fogue, incarcéré. Le trésorier sortant, sera remplacé par Appolinaire Oko, trésorier adjoint par intérim, qui remplaçait lui-même Thierry Okala Ebode qui avait quitté le poste lors d’un mouvement provisoire en interne. Ainsi, Mamadou Mota qui assurait l’intérim de la présidence du parti depuis la « démission » de Maurice Kamto pour le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), le temps du processus électoral, retrouve son poste d’antan. Tout comme Tiriane Balbine Nadège Noah (2ème vice-présidente), Emmanuel Simh (3ème vice-président), Ismaël Kaigama (4ème vice-président) et Aïssatou Saadou (5ème vice-président). Quant à Christopher Ndong, lui aussi reste candidat au secrétariat général.

En clair, le débat sur le retour de Maurice Kamto au sein du parti tranché, l’avocat et professeur de droit retrouve « sa » présidence. Là où le débat sur son retour à la présidence se poursuivait encore. Et de fait, si l’homme et ses affidés clament sa régularité comme militant depuis la création du parti en 2012, ses adversaires « internes » tels Okala Ebode récemment évincé, lui dénient cette qualité, du moment où l’homme a fait un détour du côté du Manidem, pour quelques mois.

Le boulevard est ouvert pour un nouveau mandat à la tête du MRC pour Maurice Kamto. Le combat en interne est presque tranché. Okala Ebode, lui, a déjà été évincé du parti depuis quelques semaines, pour « haute trahison ». Le militant de la première heure avait déjà pris des distances sur certains espaces, avec des cadres du parti.

Economie Bleue : la filière crevettière artisanale pèse 30 milliards FCFA par an

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L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), a rendu publics les résultats d’une enquête cadre et socio-économique sur la pêche artisanale maritime crevettière au Cameroun. Les travaux, conduits du 15 au 31 mai 2024, ont mobilisé 42 enquêteurs appuyés par 18 agents de la Marine nationale déployés pour sécuriser les opérations dans le département du Ndian, épicentre de cette activité halieutique.

Au total, 60 personnes ont pris part à la collecte et au traitement des données. Environ 654 fiches ont été renseignées, saisies et analysées au CECOPAK de Kribi en septembre 2024, fournissant une base statistique inédite pour documenter l’état et les dynamiques de cette filière.

Les résultats montrent que la pêche à la crevette est pratiquée dans 77 campements, dont 49 situés dans le Ndian. Sur les 11 174 acteurs recensés, les maîtres pêcheurs et leurs aides représentent 89 % de la main-d’œuvre. Les engins utilisés sont variés : 6 302 filets maillants de fond, 6 543 filets Mousgoums, 875 nasses à crevette et 9 202 Ngotos. Le filet Mousgoum, filet dérivant utilisé en mer, est l’outil le plus productif, avec une moyenne de trois kilogrammes de crevettes par sortie en haute saison, contre un kilogramme en saison basse. Les captures suivent un cycle saisonnier lié au climat.

Les périodes de janvier à avril et décembre, correspondant à la saison sèche, enregistrent les plus faibles volumes. Les mois de mai, juin et novembre sont intermédiaires, tandis que la saison des pluies, de juillet à octobre, offre les meilleures prises. Les espèces les plus courantes sont les gambas, présentes dans 62 % des campements, les écrevisses (64 %) et, dans une moindre mesure, les crevettes roses et grises (14 %). La transformation reste marginale.

Seuls 5 % des acteurs fument poissons et écrevisses, souvent mélangés à d’autres espèces capturées par le ngoto, un filet ciblant principalement les écrevisses. Dans le Ndian et le Wouri, des crevettes apparaissent aussi sur les claies de séchage, mais la majorité des captures est vendue fraîche. Sur le plan social, la filière reste dominée par des pêcheurs d’origine nigériane.

Toutefois, la présence de Camerounais progresse, notamment parmi les utilisateurs de filets mousgoums. En 2009, ils n’étaient que 400 ; aujourd’hui, leur nombre est en hausse grâce aux politiques de repeuplement et d’installation menées dans la péninsule de Bakassi. Les Camerounais sont également actifs dans le mareyage, c’est-à-dire la commercialisation des produits de pêche, mais restent minoritaires dans la pêche elle-même.

La faible participation des jeunes dans ce secteur pose la question du renouvellement de la main-d’œuvre. Sur la base des 4 085 pêcheurs de crevette identifiés et de leurs taux de capture, les débarquements annuels sont estimés à 6 002 tonnes. La valeur économique atteint près de 30 milliards de FCFA, avec des prix moyens de 6 700 FCFA le kilogramme en basse saison et 4 800 FCFA en haute saison. Ces chiffres ne tiennent pas compte des ventes transfrontalières. Dans le Wouri, le Sud et une partie du Sud-Ouest, les captures sont écoulées sur le marché camerounais. Mais dans le Ndian, 67 % des campements déclarent vendre au Nigéria, voisin immédiat, où le carburant est moins cher et l’accès plus direct que vers Idenau.

Cette orientation vers le marché national limite la portée économique de la filière. Alors que l’exportation pourrait offrir des revenus plus élevés, la crevette artisanale reste confinée à une consommation locale ou régionale. Les contraintes sont nombreuses : coût élevé du carburant et des engins de pêche, destruction des filets par les bateaux industriels, et absence d’une organisation structurée pour l’exportation.

La filière crevette artisanale représente pourtant une valeur significative pour l’économie bleue du Cameroun, concept qui désigne l’exploitation durable des ressources marines et côtières. Avec une production annuelle de plusieurs milliers de tonnes et une valeur marchande de plusieurs dizaines de milliards de FCFA, elle illustre un potentiel encore sous-utilisé. La faible orientation vers l’exportation, combinée aux difficultés logistiques et financières, empêche les acteurs de tirer pleinement profit de cette ressource.

Cameroun: une Assemblée générale annoncée le 6 décembre pour fonder l’Académie du Bonheur

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L’Académie du Bonheur du Cameroun passe à l’étape institutionnelle. Le 6 décembre 2025, le mouvement organise sa première Assemblée générale constitutive. L’objectif affiché est simple : « Fonder officiellement l’Académie du Bonheur et définir sa stratégie pour 2026 ». Le programme s’étale l’après-midi, de l’accueil des participants à la signature de la Charte du Bonheur. Chaque séquence vise à donner un cadre clair à une initiative née en ligne et devenue, en quelques mois, un espace de solidarité.

La transition entre le groupe WhatsApp « Tout le monde a droit au bonheur », actif depuis avril 2025 et animé par Jean-Paul Tchomdou, et une structure formelle devient l’enjeu central. Près de 600 membres y échangent depuis le Cameroun, l’Europe, l’Amérique et d’autres pays africains. Les organisateurs décrivent « un laboratoire d’idées, de solidarité et de soutien quotidien ». Le passage à une association vise à stabiliser cette dynamique. « L’effervescence de ce groupe et la profondeur des échanges ont fait émerger un besoin naturel : donner une structure officielle, un cadre durable et une orientation stratégique à ce mouvement », nous confie Jean-Paul.

La démarche s’inscrit dans une tendance mondiale. Le Bhoutan s’appuie depuis plusieurs années sur le Bonheur National Brut : « Avec 33 indicateurs, le BNB guide toutes les politiques publiques. » Le Danemark suit une logique proche avec le Hygge, une culture de simplicité et d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Ces références servent de repères pour l’Académie du Bonheur, qui veut inscrire le bien-être comme valeur citoyenne.

Le contexte camerounais pèse dans cette évolution. Les organisateurs décrivent « pression économique, stress professionnel, fatigue psychologique, instabilité sociale, conflits familiaux et sentiment de solitude ». Les données internationales citées dans le document indiquent que « près d’un travailleur sur deux déclare vivre du stress quotidien ». L’Académie veut intervenir sur ces vulnérabilités en proposant des outils de gestion émotionnelle, de cohésion familiale et de qualité de vie au travail. La vision annoncée est directe : « Faire du Cameroun une société où le bien-être, la bienveillance, la responsabilité émotionnelle et l’épanouissement deviennent des valeurs citoyennes. »

L’Assemblée générale doit poser les bases juridiques le 6 décembre prochain.  Pendant ce jour, les membres vont examiner et valider les statuts et le règlement intérieur. Des masterclass vont meubler ce rendez-vous. Élise Bonga et Nelly Nana ouvrent la séquence avec « Être heureux en contexte difficile : Comment garder la lumière quand tout semble s’éteindre ? », un module centré sur la résilience. Une autre masterclass suit, « Art de vivre & Joie de célébrer », animée par Guy Guesselé, présenté comme un symbole « de l’art d’apprécier les plaisirs simples de la vie ». Il s’agira d’« un moment solennel, convivial et symbolique ».

Industries extractives : les réformes que propose la société civile pour lever  la suspension du Cameroun de l’ITIE

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Le Cameroun est suspendu de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), depuis janvier 2024 avec des mesures correctives jusqu’en 2027. Ce, à cause des faibles performances du pays en ce qui concerne le respect de la norme ITIE 2019. Concrètement: «Le pays a maintenu ses rapports ITIE et a progressivement renforcé les divulgations systématiques. Cependant, le Cameroun est suspendu jusqu’à sa prochaine validation en raison de progrès insuffisants dans l’engagement de la société civile et des contraintes gouvernementales sur les libertés d’expression et d’association de la société civile», selon les conclusions de ladite évaluation.

C’est dans ce contexte que le Cameroun doit présenter au mois de décembre prochain son rapport, lequel devrait permettre au pays de réintégrer l’ITIE, si les insuffisances relevées dans la dernière évaluation sont corrigées. C’est dans cet objectif que la société civile a fait des propositions visant l’amélioration le rapport qui doit être publié au mois de décembre 2025. Entre autres propositions, la société civile souhaite que des clarifications soient faites concernant le développement sur le transfert des quoteparts aux communes bénéficiaires. Elle appelle par ailleurs à la mention du paiement que devrait effectuer Glencore au Cameroun, suite au scandale de corruption. «Que le rapport soit complété avec les déclarations attendues de certaines sociétés qui à ce jour n’auraient pas finalisé leurs documents. A titre d’exemple, la SNH (Société nationale des hydrocarbures) et la Sonamines (Société nationale des mines)», peut-on lire dans le document de la société civile.

Egalement, la société civile demande que le gouvernement soit plus vigilant et réprime des actes de corruption, améliore le niveau des revenus des populations, et que l’Education porte davantage sur l’intégration de l’intégrité publique dans le programme scolaire des enfants au Cameroun. Car, à propos de la contribution au compte spécial de développement des capacités locales, dans le pré-rapport 2023, aucune contribution n’a été reportée par les entreprises incluses dans le périmètre ITIE, fait savoir la société civile. De plus, il n’est pas clairement établi si les accords de mise en œuvre de ce compte avaient été formellement signés. Le rapport ITIE 2023 élaboré en 2025 devrait avoir confirmation ou infirmation de cette disposition afin de situer le Comité ITIE qui pourra dès lors prendre des actions. Bien que plusieurs conventions minières prévoient des engagements sociaux pour les entreprises, aucune société n’a reporté de contribution obligatoire en 2023, note la société civile. Qui explique que s’agissant des dépenses environnementales du secteur des mines, les sociétés minières incluses dans le périmètre de conciliation n’ont déclaré aucun paiement au titre des dépenses environnementales obligatoires en 2023, comme l’exige la réglementation en vigueur.

Dans le sens de plus de transparence, la société civile souhaite que des obligations de transparence soient introduites dans le rapport, notamment, la déclaration des bénéficiaires effectifs. Tout comme il faut harmoniser le cadre pétrolier avec le Code minier ; intégrer des dispositions de prévention de la fraude, des conflits d’intérêt. Car, comme l’a fait constater l’Administrateur indépendant dans le pré-rapport ITIE 2023 : « Le Code pétrolier 2019 et son décret d’application 2023 ne prévoient pas de mécanismes anticorruptions, contrairement au Code minier. Cette asymétrie expose le secteur à un risque élevé de corruption et fragilise sa crédibilité ».

De grandes réformes annoncées dans le secteur de l’électricité

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Réviser  la loi sur l’électricité et adopter une loi spécifique sur les énergies renouvelables, numérisation de l’ensemble des infrastructures du secteur, des incitations pour les petits entrepreneurs, exporter l’énergie vers d’autres pays…le gouvernement compte lancer un grand chantier dans ce secteur stratégique.

Dans la feuille de route élaborée par le gouvernement camerounais à l’horizon 2030, il est prévu la révision de la loi sur l’électricité et l’élaboration des textes réglementaires associés. Dès 2026,  il est question de recruter des consultants pour l’élaboration des textes réglementaires ainsi que de mettre en place un comité interministériel pour le même objectif. A terme, une loi et des incitations spécifiques pour le développement des énergies renouvelables seront adoptées. Le Cameroun entend en effet augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique.  Ce qui va aider à mettre fin au gap entre le taux d’accès à l’électricité en en milieu urbain qui est de 94 % contre moins de 25 % en zone rurale.

Le pays compte aussi faire valoir son potentiel en petite hydroélectricité à travers un programme de développement de 50 petites centrales hydroélectriques (PCH) ; de développement de 10 petites centrales hydroélectriques d’ici 2030 pour une puissance cumulée de 25 MW, soit 2,5 MW/PCH. Des investissements pour lesquels les acteurs privés sont fortement sollicités y compris de petits entrepreneurs. « Un Code de l’électrification rurale sera adopté pour clarifier les procédures et définir les rôles des différents acteurs, permettant ainsi aux investisseurs privés d’intervenir en toute sécurité dans ce domaine », précise le document publié par le ministère de l’Eau et de l’Energie.

Des opportunités pour les petits entrepreneurs

D’après le constat fait par le gouvernement, le nombre d’acteurs dans la vente d’électricité en zone rurale, consacrée par la loi de l’électricité de 2011 reste très faible et essentiellement informel. Il en est de même pour les fournisseurs d’intrants.  Il est donc question de mettre en place des incitations ou des subventions à l’investissement au profit des développeurs privés intéressés.  Un environnement spécifique favorable à l’émergence de petits entrepreneurs privés est aussi envisagé. Il s’adresse notamment aux développeurs des mini-réseaux, aux distributeurs des kits solaires et autres systèmes solaires autonomes dans les zones rurales à très faible densité de population.

 Par ailleurs, une stratégie nationale de numérisation du secteur de l’énergie sera lancée, avec dès 2026 des actions prioritaires. Un consultant sera recruté afin de rédiger la stratégie, puis après soumission et validation, on aura en 2027 une cartographie et la numérisation de l’ensemble des infrastructures du secteur de l’électricité.

 Faire du Cameroun un pays exportateur d’énergie

Le pays compte opérationnaliser le volet interconnexion avec les pays voisins notamment le Tchad, le Nigéria et la République Centrafricaine. D’ici fin 2026, il sera question de mettre en place des comités de pilotage inter-Etats pour le suivi de la mise en œuvre des projets de développement des interconnexions avec le Nigeria, la République Centrafricaine, la Guinée Equatoriale, le Congo et le Gabon.  Des comités techniques inter-Etats pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations des comités de pilotage seront également définis. D’ici fin 2026, on devrait avoir une assistance technique pour l’accompagnement du gouvernement dans l’élaboration d’une tarification pour les interconnexions, la structuration commerciale et contractuelle des interconnexions et la définition d’un modèle de gestion et d’exploitation des interconnexions au niveau du Pool Énergétique d’Afrique centrale (PEAC).  Il s’agit d’une Institution Spécialisée de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) dont le Cameroun est membre. D’ici fin 2027, le pays envisage d’ achever les études d’interconnexion haute tension entre le Cameroun et le Nigéria. Pour ce faire, les termes de références liées à ces études sont en cours de discussion entre le PEAC et le WAPP.  A la même échéance, il est prévu de développer des infrastructures de production pour faire du Cameroun un pays exportateur d’énergie. En l’occurrence, achever la maturation des projets d’aménagements hydroélectriques de Chollet (600 MW), Bini à Warak (90 MW), Kikot (500 MW), Grand Eweng (1035 MW), Minkouma (300 MW), Mbakaou (200 MW). Barrages réservoirs Pont rails et Ntem ; identifier et sécuriser les financements nécessaires (prêts concessionnels, investissements privés, coopération avec les partenaires régionaux et internationaux) au développement des projets transfrontaliers identifiés.  L’Etat vise à l’horizon 2030 d’atteindre une production de 5000MW pour pouvoir revendre à ses voisins.  L’un des principaux défis dans cette ambition est de disposer d’un organe de régulation du secteur de l’électricité sous régional opérationnel pour adresser les questions d’interconnexion transfrontalière.

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