mercredi, mai 20, 2026
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Activité bancaire : Afriland First Bank en tête des banques les plus prêteuses au 1er semestre 2025

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De l’analyse globale du marché bancaire faite dans la note d’informations financières et monétaires du premier semestre, récemment produite par le ministère des Finances, il ressort que cinq banques concentrent 57% du total des bilans consolidés des banques et 59% des dépôts du secteur. Afriland First Bank, Société générale Cameroun, Atlantic Financial Group Bank, Commercial Bank Cameroun et Société commerciale de banque Cameroun sont ainsi sur le podium des banques les plus prêteuses. Et dans ce top 5, émerge au 1er rang Afriland First Bank, la 1ère banque du Cameroun en termes de dépôts était déjà au 1er trimestre 2025, avec 18,8% de crédits accordés, en tête du classement des banques ayant accordées le plus de crédit au cours de cette période, devant la SGC avec (10,3%), et la CBC (9,1%) et la SCB (8,5 %).

Dans l’ensemble, pour ce qui est des crédits, les 19 banques recensées au Cameroun ont prêté pour 6162,3 milliards de FCFA, apprend-on de cette note du Minfi. En effet, fait-on savoir, on est passé de 6057,7 milliards de FCFA à fin décembre 2024 à 6162,3 milliards de FCFA au 30 juin 2025. Dans les détails, les crédits octroyés aux particuliers ont augmenté de 0,3% en six mois pour se fixer à 1357,5 milliards de FCFA. Pour ce qui est des crédits accordés aux administrations publiques, ils sont passés de 240,5 milliards de FCFA en décembre 2024 à 340 milliards de FCFA à juin 2025.

Les créances brutes en souffrance ont aussi augmenté passant de 774,2 milliards de FCFA, il y a un an à 910 milliards de FCFA au 30 juin. Au cours de la période sous revue, le bilan consolidé des banques s’est établi à 12 070,5 milliards de FCFA contre 12 736,8 milliards de FCFA à fin décembre 2024. En glissement annuel par contre, on est passé de 11 922 milliards de FCFA à fin juin 2024 à 12 070,5 milliards de FCFA un an plus tard.

Augmentation significative des dépôts bancaires

Au premier semestre 2025, les dépôts effectués auprès des banques sont de 8843,3 milliards de FCFA contre 7922,7 milliards de FCFA un an plus tôt. D’après la note d’informations financières et monétaires du ministère des Finances, on observe une hausse par rapport à la même période l’année dernière où cette enveloppe était de 7922,7 milliards de FCFA. « A fin juin 2025, les dépôts des particuliers et des autres sociétés non financières demeurent prépondérants. Ils sont suivis par les administrations publiques et les sociétés non financières publiques », détaille le document.

Sur le plan géographique, l’activité bancaire est restée concentrée dans les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Garoua et Kribi pour ce qui est du volet crédit. Quant aux dépôts, après les deux principales villes du pays, Bafoussam, Bamenda, Kribi et Garoua sont les lieux où on enregistre le plus d’épargne. S’agissant du respect des normes prudentielles, deux banques sur 19 n’ont pas respecté le ratio de couverture des risques. La norme prudentielle étant le rapport entre le montant des fonds propres nets et celui de l’ensemble des risques encourus du fait des opérations.

D’un autre côté, trois banques sont en marge de la norme sur le ratio de la couverture des immobilisations. 17 banques contre deux ont des disponibilités à vue supérieures ou égales au minimum règlementaire de 100% des exigibilités de même terme.

Tagus Finance, une microfinance tournée vers l’innovation digitale

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En Afrique, une large partie de la population reste en marge du système bancaire classique. Les contraintes administratives, les coûts élevés et la faible couverture des services financiers limitent l’accès des ménages, des jeunes et des petites entreprises aux outils essentiels de financement. À Yaoundé, une institution de microfinance, Tagus Finance, s’est donnée pour mission de combler ce vide en proposant des solutions adaptées aux réalités locales.

Tagus Finance est une coopérative de microfinance (COOP-CA) installée dans le quartier Elig-Essono. Sa vocation est de rendre les services financiers accessibles à des catégories souvent exclues : entrepreneurs, populations rurales, jeunes actifs et petites et moyennes entreprises. La microfinance, qui consiste à offrir des services financiers de base à des personnes n’ayant pas accès aux banques traditionnelles, joue un rôle déterminant dans la construction d’économies plus inclusives et résilientes.

L’institution se fixe une trajectoire ambitieuse : devenir, dans les cinq prochaines années, l’une des microfinances les plus influentes du Cameroun, et à l’horizon dix ans, évoluer vers une banque panafricaine moderne et ouverte à tous. Cette ambition repose sur une mission simple : faciliter l’accès aux services financiers modernes grâce à des solutions inclusives, rapides et sécurisées.

Le positionnement de Tagus Finance s’appuie sur l’innovation. L’institution intègre des outils digitaux pour réduire les délais et simplifier les procédures. Elle combine proximité avec les réalités africaines et coûts compétitifs, tout en offrant un accompagnement personnalisé. Cette approche vise à répondre aux besoins concrets des populations, qu’elles soient urbaines ou rurales.

Le rôle de Tagus Finance dans l’économie africaine s’exprime à travers plusieurs actions complémentaires : l’institution facilite l’accès aux financements pour les projets portés par les entrepreneurs, accompagne le développement des petites et moyennes entreprises, accélère la digitalisation des services financiers grâce à sa solution Tagus Pay, contribue à réduire les obstacles administratifs et logistiques, et œuvre à l’inclusion financière aussi bien dans les zones rurales que dans les milieux urbains.

Tagus Pay illustre cette stratégie. Il s’agit d’une plateforme panafricaine de transfert d’argent, accessible via le web et bientôt via application mobile. Elle permet d’envoyer et de recevoir des fonds dans plusieurs pays africains. Contrairement aux services traditionnels, souvent marqués par des lenteurs et des déplacements coûteux vers les agences, Tagus Pay propose une alternative digitalisée, flexible et adaptée aux contraintes locales.

Derrière cette initiative se trouve Borel Taguia Kana, ingénieur camerounais né en 1994. Diplômé en énergies renouvelables et en génie électrique, il dirige un consortium de six entreprises, dont Tagus Drone et Tagus Engineering. Lauréat de plusieurs distinctions, dont le prix du meilleur jeune entrepreneur aux Cameroon Youths Awards 2024, il s’est engagé dans la finance et la fintech pour répondre à une question centrale : comment développer le potentiel économique du continent si l’accès aux financements reste un luxe ?

Tagus Finance et Tagus Pay s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large : contribuer à bâtir une Afrique financièrement autonome en offrant des solutions simples et accessibles. Pour les jeunes, les entrepreneurs et les PME, cette institution se présente comme un acteur stratégique du développement économique et de la résilience africaine.

Lutte contre le chômage: des avantages pour les entreprises qui recrutent en priorité des jeunes

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Le discours d’investiture prononcé par le président Paul Biya le 6 novembre 2025 à l’Assemblée nationale se voulait le signal d’une reconquête. Face à une jeunesse souvent convaincue que les politiques publiques ne la concernent plus, le chef de l’État a multiplié les promesses, notamment celle d’un mécanisme capable de réduire le coût de l’emploi pour les entreprises qui acceptent de recruter des jeunes. Quelques semaines plus tard, le projet de loi de finances 2026 en discussion au Parlement apporte une traduction concrète à ces annonces.

Le document introduit un dispositif fiscal centré sur le recrutement des Camerounais de moins de 35 ans qui arrivent sur le marché du travail. Selon le texte, les entreprises classées au régime du réel, c’est-à-dire celles soumises à une comptabilité complète et à l’impôt sur le bénéfice réel, peuvent bénéficier d’exonérations lorsqu’elles embauchent un jeune dans le cadre d’un premier emploi. Cette possibilité vaut aussi pour les entreprises adhérentes à un Centre de gestion agréé, des structures reconnues par l’État qui accompagnent les PME dans la tenue de leur comptabilité afin d’améliorer leur conformité fiscale.

Concrètement, lorsqu’une entreprise recrute un jeune diplômé en contrat à durée indéterminée ou déterminée, ou l’admet en stage pratique pré-emploi, elle peut être dispensée de charges fiscales et patronales appliquées d’ordinaire sur les salaires. Le texte précise toutefois que les cotisations sociales restent dues, car elles relèvent de la protection sociale et de la couverture retraite, et ne sont donc pas concernées par les allègements.

La durée d’application de ces avantages est fixée à trois ans à partir de la signature du contrat de travail ou de l’admission du jeune en stage ou en alternance professionnelle. Le dispositif introduit ainsi une visibilité relativement longue pour les entreprises, qui peuvent anticiper une réduction de leurs charges pendant toute la période d’intégration du jeune salarié.

À côté de ces exonérations, le projet de loi de finances 2026 ajoute un autre levier destiné à réduire le coût de l’insertion professionnelle. Les entreprises peuvent prétendre à un crédit d’impôt équivalent à vingt pour cent des dépenses engagées pour la formation, l’encadrement ou l’accompagnement professionnel des jeunes concernés. Un crédit d’impôt correspond à une somme déduite directement du montant d’impôt à payer, ce qui constitue un avantage plus significatif qu’une simple déduction de charges

Ecobank rénove et dote l’école publique de Bali d’une salle multimédia inclusive

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Ce don vise à aider les enfants en situation de handicap ou présentant des troubles d’apprentissage à accéder à une éducation de qualité.

Une salle informatique moderne entièrement équipée avec des outils et des équipements d’aide pour tous les enfants à besoins particuliers, notamment la cécité, l’autisme et la surdité. Le don est du personnel d’Ecobank Cameroun à l’École publique inclusive de Bali à Douala. En plus de  cette salle multimédia, la banque a également procédé à une rénovation dudit établissement afin de créer un environnement confortable et stimulant pour ses plus de 1000 élèves dont environ une centaine présentant des besoins spécifiques.

Le don a été rétrocédé le 26 novembre 2025 dans le cadre  du concept Ecobank Day,  l’initiative phare de responsabilité sociale du Groupe, lancée en 2013 et mobilisant les employés, la fondation et les partenaires autour de causes essentielles telles que la santé, l’éducation et l’autonomisation des jeunes. Le thème retenu cette année est : « Favoriser un apprentissage inclusif pour tous ».  L’idée étant d’utiliser l’IA et les technologies d’assistance pour offrir aux enfants en situation de handicap ou présentant des troubles d’apprentissage un accès équitable à une éducation de qualité. : « Cette année est exceptionnelle pour Ecobank : nous célébrons à la fois la 13ᵉ Journée Ecobank et les 40 ans de notre institution sur le continent. Cette double commémoration illustre la force de notre histoire et l’impact que nous continuons à créer dans les communautés dans lesquelles nous sommes installés. Sous le thème Favoriser un apprentissage inclusif pour tous, nous réaffirmons notre engagement à transformer l’Afrique par l’éducation, en mettant l’accent sur l’intégration des technologies et de l’IA pour offrir à chaque enfant, y compris ceux en situation de handicap, un accès équitable à la connaissance. », a indiqué Gwendoline ABUNAW, Administrateur Directeur Général d’Ecobank Cameroun.

Au cours des trois dernières années, Ecobank Cameroun a posé diverses actions en faveur de l’éducation des enfants. Notamment via le don de matériel informatique, en rénovant des salles de classe, en organisant des camps de lecture numérique, en soutenant les classes numériques ; en sensibilisant la communauté éducative au pouvoir de l’intelligence artificielle dans l’apprentissage des enfants. Ceci avec un impact sur 3 000 élèves, plusieurs écoles, enseignants et communautés.

Réactions

Gwendoline ABUNAW, Administrateur Directeur Général d’Ecobank Cameroun

« Nous faisons en sorte qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte »

« Trop souvent, les enfants en situation de handicap ou ayant des difficultés d’apprentissage sont laissés de côté non pas parce qu’ils manquent de potentiel, mais parce que notre monde n’a pas toujours su s’adapter à leurs besoins. Cette année, nous changeons cela. Nous faisons en sorte qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte, simplement parce qu’il apprend différemment. Grâce aux nouvelles technologies, notamment les outils d’assistance et l’intelligence artificielle, nous disposons aujourd’hui de solutions concrètes pour briser ces barrières. Ces innovations nous aident à créer des environnements d’apprentissage plus inclusifs, plus solidaires et plus épanouissants. Par exemple : • Un enfant malvoyant peut désormais suivre une leçon grâce à un logiciel de synthèse vocale. • Un élève ayant des difficultés d’écriture peut utiliser des outils de reconnaissance vocale pour exprimer ses idées. Les outils alimentés par l’IA peuvent aider les enseignant·e·s à mieux planifier leurs cours et à comprendre les besoins spécifiques de chaque apprenant·e. »

Martial MBEBI, directeur de l’école publique inclusive Bali

« Nous étions dépourvus de matériel adéquat »

 « Malgré toutes nos volontés et toutes nos connaissances théoriques, nous étions dépourvus de matériel adéquat pour pouvoir faire valoir nos compétences de façon pratique. Simplement parce que ce matériel coûte extrêmement cher, donc pas à la portée de tous.  Aujourd’hui, pour emprunter l’expression du quartier, je voudrais dire « Ecobank nous a mis en haut ».  Ecobank nous a mis en haut parce qu’il nous plonge directement dans ce que nous allons appeler le « learning by doing ».  En nous dotant d’une salle multimédia haut de gamme, avec 25 ordinateurs complets, un écran de projection, du matériel didactique concret pour des élèves à besoin éducatif spécifique, entre autres les tablettes braille, les poinçons, les prothèses auditives, les ballons Pilates, etc. Toute la communauté éducative liée à notre complexe scolaire dit merci. C’est à cœur joie que nous recevons ces bâtiments rénovés de belles couleurs et de tous ces équipements de dernière génération que nous promettons de préserver et d’utiliser à bon escient pour des générations futures. »

Tristesse: Anicet Ekang est mort

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La nouvelle est tombée comme un couperet ce 1er décembre 2025 : Anicet Ekane est mort. Rendue publique par Me Emmanuel Simh, un de ses avocats, les circonstances du décès ne sont pas encore connues. Toujours est-il que le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) était malade.

Cela survient trois jours après qu’il lui ait été restitué sa trousse médicale qui avait été confisquée après son arrestation à Douala, dans le cadre de la crise post-électorale. L’homme qui, dans le cadre l’Union pour le changement, avait adoubé Issa Tchiroma Bakary, donnant ainsi une onction populaire à cette candidature qui a finalement réussi à supplanter celle de Paul Biya, y compris dans ses  »fiefs » traditionnels.

Lorsque le conseil d’Anicet Ekane dénonçait la confiscation de sa trousse médicae.

L’homme quitte la scène alors que ses camarades de combat pour l’alternance sont dispersés : Djeukam Tchameni en détention comme lui et beaucoup d’autres dans des geôles de la République ; Maurice Kamto se bat pour retrouver la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qu’il avait quittée, pour être investi par le Manidem, avant que sa candidature ne soit invalidée); Issa Tchiroma est en cavale en Gambie, après avoir échappé à une arrestation,…

Le Comité national de la dette s’oppose à un prêt de 4 milliards FCFA pour l’embellissement du lac municipal de Yaoundé

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En visite sur le site du lac municipal en mai 2024, Célestine Ketcha Courtès, ministère de l’Habitat et du développement urbain, a instruit la réalisation de travaux complémentaires. Selon les responsables du projet, Ces travaux devaient être financés « par des fonds que le gouvernement essaie d’obtenir auprès d’un bailleur dont l’identité n’a pas été révélée ». Si à l’époque, l’identité de partenaire financier sollicité par le Cameroun était entourée d’un halo de mystère, le projet de budget du ministère de l’Habitat et du développement urbain, présenté au Parlement, révèle qu’il s’agit de la Deutsche Bank.

La banque allemande, précisément sa succursale espagnole, qui avait déjà financé les travaux initiaux à hauteur de près de 13 milliards en 2019, a demandé la signature «d’un nouveau décret d’habilitation » avant d’accorder un financement additionnel d’un peu plus de 4 milliards FCFA sollicité par le Mindhu pour les travaux complémentaires. Le Comité national de la dette publique, saisi pour avis par le Minhdu, a rejeté cette opération de prêt. Le rapport précise que l’instance « a jugé la demande non pertinente, compte tenu du montant dérisoire du financement », en ajoutant que « ce montant, soit 4,06 milliards, pouvait être supporté par les ressources propres du Minhdu.

Ce refus ferme donc la voie à un nouvel emprunt, obligeant le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) à poursuivre les travaux sur ses propres crédits. Pour éviter d’interrompre complètement le chantier, le ministère a commencé à financer la sécurisation du site. Le document transmis aux députés indique que les équipes ont engagé « le ferraillage des poteaux, le coulage du béton de propreté et des semelles isolées, le coulage du mur de sous-bassement y compris les tiges, le coulage de 112 ml de murs de sous-bassement (voile), le scellage de 56 poteaux et tubes de 80 mm en attente de grilles, l’exécution de 271 ml de fouilles et la pose de 22 grilles soit 900 ml ».

Mais sur le terrain, les aménagements déjà réalisés autour du lac n’ont pas encore permis d’ouvrir complètement le site au public. En mai 2024, l’unique restaurant construit sur les berges n’était toujours pas équipé ( une situation qui perdure,  ndlr). Le coordonnateur de l’unité opérationnelle du projet, Arnaud Philippe Ndzana, expliquait alors que « le projet du lac tel qu’il a été conçu n’avait pas les équipements du restaurant (tables, chaises et autres). Donc c’est l’acquisition de ces équipements qui est en cours à la Communauté urbaine de Yaoundé et c’est au bout de cette acquisition qu’on devrait pouvoir ouvrir le site pour accueillir les usagers ». Il ajoutait que « s’ils sont importés, ça prendra un peu de temps mais tout va être fait pour que ça se fasse vite ».

Toujours en mai 2024, il indiquait que la ministre de l’Habitat avait demandé de mettre en place une solution temporaire en attendant l’arrivée des équipements définitifs. « Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a souhaité voir une solution intermédiaire mise sur pied même par location de certains équipements pour commencer. Donc nous sommes en train d’explorer cette alternative qui permettrait d’ouvrir dans les meilleurs délais le site sans attendre ce qui pourrait être importé », expliquait-il.

Pour le moment, les travaux visibles autour du Lac municipal restent limités à ceux déjà réalisés. Le projet initial prévoyait pourtant une seconde phase comprenant de nouveaux restaurants, un centre nautique, un aquarium et un hôtel cinq étoiles. Mais en mai 2024, Arnaud Philippe Ndzana reconnaissait que « nous n’avons pas encore de visibilité sur ce sujet ». Il expliquait que l’équipe s’orientait vers « une phase intermédiaire » plus simple à financer, avec « des jeux d’enfants, des pédalos dans le lac, les petites choses comme ça qui peuvent se faire facilement ».

Financement : le Cameroun recherche 106 milliards FCFA pour soutenir les jeunes et les femmes

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Aucun engagement financier chiffré, mais un accord de principe à soutenir le Projet de promotion de l’inclusion économique et de l’employabilité des femmes (Propiej). Et surtout, comme c’est le cas avec Afreximbank par exemple, un accompagnement pour le financement des études pour que les projets soient bancables. Mais également, la mise à la disposition des banques commerciales des lignes de financement et crédit pour pouvoir octroyer des crédits à long terme dans le cadre de ce projet.

Dans l’ensemble, pour les bailleurs de fonds et partenaires au développement présents à cette conférence, il y a des synergies qui existent entre ce projet et d’autres projets existants. Il y a une nécessité de poursuivre les échanges avec ces bailleurs de fonds et partenaires au développement pour mieux préciser les attentes du projet. D’où la recommandation faite par le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) Mounouna Foutsou qui co-présidait cette conférence aux côtés du ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), représenté à cette occasion par son Secrétaire général, à la coordination de ce projet, de se rapprocher des bailleurs de fonds et partenaires au développement pour approfondir les échanges, tout en prenant compte des projets existants pour  développer des synergies.

Cette conférence des bailleurs, faut-il le rappeler, a réuni les partenaires au développement, le secteur privé, les institutions financières et les administrations publiques sectorielles, avec pour objectif de mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre de ce projet. Levier majeur de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), le Propiej vise notamment à améliorer la productivité agricole et halieutique ; renforcer le niveau de transformation industrielle conforme aux normes ; soutenir la création, la structuration et le renforcement des capacités des Très petites entreprises (TPE), des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Organisations de l’économie sociale (OES) ; faciliter leur accès au financement et leur insertion sur les marchés, ainsi que promouvoir un entrepreneuriat générateur d’emplois durables.

106 milliards de FCFA de budget

Doté d’un budget de 106 milliards de FCFA, le Propiej, matérialisation du Plan spécial pour la promotion de l’emploi des jeunes, prescrit par le président de la République, Paul Biya, dans son discours de prestation de serment du nouveau septennat placé sous le signe des femmes et des jeunes,  ambitionne, au terme de six années de mise en œuvre, de soutenir plus de 20 000 TPE, PME et OES, de contribuer à la création de plus de 65 000 emplois directs et indirects en faveur des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables, et d’accroître d’au moins 20 % la production et la transformation locale dans les filières ciblées. Parmi ces filières, l’on note l’agriculture ; l’élevage ; la pêche halieutique ; l’agro-industrie ; la transformation des produits forestiers non ligneux ; les énergies renouvelables et le numérique.

Le Propiej, explique-t-on, vise à réduire les importations de 12 milliards de FCFA,  en augmentant les exportations de 15 milliards de FCFA. Ce qui, selon le gouvernement, permet d’améliorer annuellement, la balance commerciale d’environ 27 milliards de FCFA. Ainsi,  l’impact total sur le PIB est estimé de 156 milliards environ par an, soit une possibilité de croissance additionnelle d’environ 2% à terme. Cette initiative dont les cibles principales sont les femmes et les jeunes de 15-35 ans, va se déployer en deux phases notamment, 2025-2027 et 2028-2030.

Anicet Ekane : le leader du MANIDEM meurt en détention à 73 ans

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Le président national du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), Anicet Ekane, est décédé en détention le 1er décembre 2025, a confirmé son avocat, Me Emmanuel Simh. L’opposant avait été interpellé lors des troubles liés à la contestation de l’élection présidentielle. Celle-ci portait sur la victoire que revendiquait Issa Tchiroma Bakary. Les autorités le soupçonnaient d’hostilité envers la patrie, révolution, incitation à la révolte et appel à l’insurrection. Très engagé Privé de ses équipements médicaux pendant plus d’un mois, il a succombé à la maladie.

Figure connue pour son engagement contre le parti au pouvoir, Ekane s’était illustré par ses prises de position fermes lors des séquences électorales. Notamment lors de la présidentielle 2025, après le rejet de la candidature de Maurice Kamto pour pluralité d’investiture, il avait dénoncé « une provocation manifeste et grossière faite au peuple du changement par l’alliance ELECAM-gouvernement », tout en appelant les Camerounais « au calme et à la retenue ».

Né le 17 avril 1951 à Douala, Ekane cumulait près d’un demi-siècle de militantisme politique. Formé à l’école publique d’Akwa puis au Collège Liberman, au Lycée Joss, au Collège Alfred Saker et au Collège Saint-Pierre de Lille, il obtient un baccalauréat scientifique avant de poursuivre des études supérieures en économie et en gestion à Lille. Son engagement prend forme au sein de l’Union nationale des étudiants kamerunais (UNEK) dès 1971.

Un événement fondateur marque son parcours : le 15 janvier 1971, il assiste à Bafoussam à l’exécution d’Ernest Ouandié, figure de l’UPC, scène qu’il décrira comme déterminante dans son orientation politique. Il adhère à l’UPC en 1973 et devient, après son retour au Cameroun en 1983, un cadre clandestin chargé d’implanter les structures internes du parti. À la fin de 1989, il participe à l’encadrement du groupe de démocrates patriotes autour de Me Yondo Black.

Arrêté le 19 février 1990, il est jugé par le tribunal militaire de Yaoundé et condamné à quatre ans de prison ferme, vingt millions de francs CFA d’amende, les frais de procédure et la déchéance de ses droits civiques. Sa détention se déroule successivement à la Brigade mixte mobile du Cener, à la BMM de Yaoundé puis à la prison productive de Batouri.

En 1995, il quitte l’UPC pour fonder le MANIDEM, formation qu’il dirigeait jusqu’à son décès.

Elections régionales : vers un raz-de-marée pour le Rdpc

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Sauf miracle, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) va contrôler les dix conseils régionaux du pays. En tout, 25 252 électeurs (9 677 conseillers municipaux et 15 575 chefs traditionnels de 1er, 2ème et 3ème degrés) étaient appelés dans les urnes pour élire les 900 conseillers régionaux dont 200 chefs traditionnels. Le parti au pouvoir s’est imposé sur l’ensemble des régions, de par sa majorité obèse dans les conseils municipaux, pourvoyeurs de grands électeurs pour cette élection. Dans la plupart des départements, le parti au pouvoir s’est retrouvé seul en lice et l’élection n’a été qu’une simple formalité. Y compris dans le Mayo-Kani (Kaélé) où la liste du Mouvement démocratique pour la défense de la République (MDR) ont été retirées par Elecam la veille, suite à une décision de la Chambre administrative de la Cour suprême qui pourtant ne concernait pas la faction légale du parti fondé par feu Dakolle Daïssala, le Rdpc a eu la tâche facile.

De part et d’autres, notamment dans le Grand-Nord où le Rdpc avait à sur quelques rivalités, il y a eu des éclats de voix. Comme à Mokolo où Elections Cameroon (Elecam) a dû reprendre le scrutin, face aux contestations sur le bourrage des urnes par l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp). Tout a été repris, les premiers votes annulés. A la fin, le Rdpc qui avait perdu en 2020 dans ce département de la région de l’Extrême-Nord, renverse l’Undp par 157 voix (68,86%) et l’Undp 71 voix (31,14%), sur les 288 électeurs. Aussi, des tensions à Ngaoundéré ont failli virer à une bagarre entre les mêmes partis. L’Undp qui était le seul parti d’opposition à diriger un conseil régional, celui de l’Adamaoua, n’a pas réussi cette fois-ci à séduire certains conseillers municipaux du Rdpc comme ce fut le cas en 2020, pour pouvoir remporter le scrutin. Pour autant, le parti de Bello Bouba remporte l’élection dans la Vina, avec une courte avance : 93 voix contre 91 pour le Rdpc, et 11 bulletins nuls. C’est d’ailleurs le seul département de l’Adamaoua que l’Undp remporte. Aussi, l’Union démocratique du Cameroun (Udc) effectue une razzia dans le département du Noun qu’il a toujours contrôlé, face au Rdpc.

Dans le Nord, l’on croyait à une menace réelle du Front pour le Salut national du Cameroun (Fsnc) dont le parti a surpris l’opinion en se positionnant 2ème à la dernière élection présidentielle (avec 37% contre Paul Biya, 53,66%). Le Rdpc l’a emporté dans le fief d’Issa Tchiroma, président du Fsnc, où l’on croyait à un possible retournement de situation, dans la foulée de la présidentielle. Si le mot d’ordre du boycott décidé par la direction du parti a pas officiellement suivi ici, dans l’Adamaoua où Karamoko le conseiller spécial d‘Issa Tchiroma a clairement décidé de ramer à contre-courant, le parti n’a pas également profité de I’euphorie de la présidentielle. Troublé par la crise post-électorale qui a vu son président Issa Tchiroma s’exiler, le parti semble tanguer.

C’est donc parti pour une victoire du Rdpc qui devrait contrôler l’ensemble des dix conseils régionaux. Cette tendance devrait être confirmée au plus tard demain 02 décembre. Le Code électoral prévoyant que les résultats soient rendus publics au plus tard dans les 72h qui suivent le scrutin.

Lions indomptables: Samuel Eto’o limoge unilatéralement Marc Brys

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Selon la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Marc Brys n’est plus le sélectionneur des Lions indomptables. Au cours de la première réunion de son comité d’urgence, la nouvelle direction de la Fecafoot issue de l’assemblée générale extraordinaire du 29 novembre 2025 en a décidé ainsi. Samuel Eto’o le président réélu de la Fecafoot, avait déjà donné des signaux en indiquant que  »nul n’est au-dessus du Cameroun : aucun joueur, aucun entraîneur ». Et surtout l’homme annonçait des décisions fortes. Le cas Marc Brys que le président de la Fecafoot n’a jamais accepté véritablement, était prévisible dans cette perspective révolutionnaire.

Plusieurs griefs sont reprochés au technicien belge. Entre autres,  »des propos irrévérencieux, tendancieux et d’insubordination perpétrés par monsieur Marc Brys à l’endroit de la Fecafoot, de son comité exécutif et de son président, mettant en difficulté le fonctionnement et les performances des Lions Indomptables du Cameroun, le refus manifeste d’assister à certaines séances de travail convoquées par la Fédération camerounaise de football, la publication de listes des joueurs et l’organisation de conférence de presse sans autorisation préalable, au mépris et en violation des procédures usuelles à la Fecafoot, le non respect de la chatte marketing mettant en péril les liens contractuels entre la Fédération camerounaise de football et ses sponsors, le refus de communiquer ses programmes d’entraînement, le refus de communiquer les rapports issus de rencontres internationales, le défaut de déférer aux convocations adressées par certaines organisations, le détournement des joueurs et leur incitation à la défiance vis-à-vis de la Fecafoot ».

La convention de 2015 ignorée

Autant de  »maladresses » qui pour la Fecafoot ont contribué à ternir l’image de la Fecafoot et de l’équipe nationale de football du Cameroun, contribué à baisser la côte des Lions indomptables. Alors, la Fecafoot s’appuie sur la loi de juillet 2018 qui organise les activités physiques et sportives au Cameroun, ainsi que le décret présidentiel de 2014 qui organise la gestion des équipes nationales du Cameroun, pour justifier le limogeage de Marc Brys qu’elle a par le passé limogé plusieurs fois, avant de réhabiliter. Et la dernière fois remonte au 8 mai 2024. Mais Samuel Eto’o et les siens ont esquivé la convention de 2015 qui autorise l’Etat du Cameroun à recruter un staff technique qu’il met à la disposition de la Fecafoot.

Ndtoungou Mpile et David Pagou

La Fecafoot a confié les rênes des Lions indomptables au duo qu’elle avait déjà désigné dans le staff consensuel. Il s’agit de Martin Ndtoungou Mpile, coordonnateur de la sélection, et David Pagou, entraîneur sélectionneur. Pour les postes subalternes, quelques noms sautent, dont celui d’Idriss Carlos Kameni, adjoint en charge des gardiens de buts. En revanche, Alexandre Belinga fait son entrée dans le groupe.

Le nouveau staff nommé par la Fecafoot

Il faut rappeler que si le staff que conteste Samuel Eto’o aujourd’hui est le fruit d’un consensus entre le président de la Fecafoot et le ministre des Sports et de l’éducation physique, il reste que la Fecafoot n’a jamais contresigné le contrat du technicien belge. Il est donc certain que la réaction de l’Etat camerounais ne devrait pas tarder à arriver. C’est donc la hache de guerre qui est déterrée.

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