mercredi, mai 20, 2026
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Insolvabilité : Camtel et Viettel dans le viseur de l’ART

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L’Agence de régulation des télécommunications envisage dans les prochains jours, de mettre en œuvre tous les moyens de droit et leviers d’action disponibles pour assurer le recouvrement de ces arriérés évalués à plus de 100 milliards FCFA.

Le Conseil d’administration de l’Agence de régulation des télécommunication (ART) a respectivement tenu les 9 et 10 décembre 2025, ses 57ème session ordinaire et 67ème session extraordinaire dans la ville de Kribi, région du Sud. C’était sur convocation de sa présidente, Justine Diffo.

Entre autres sujets évoqués lors des travaux, celui de la dette cumulée auprès de plusieurs entreprises. « …par ailleurs, le conseil ayant pris en compte la préoccupation de la direction générale sur l’importante dette accumulée auprès de l’ART par les opérateurs concessionnaires Camtel et Viettel Cameroun, des exploitants de réseaux et des missions diplomatiques, a fortement préconisé à la direction générale de mettre en œuvre tous les moyens de droit et leviers d’action disponibles pour assurer le recouvrement de ces arriérés qui entravent le développement du secteur » peut-on lire dans le communiqué signé de Justine Diffo.

Cette situation n’est pas nouvelle. Déjà en 2018, l’ART demandait à ces différents opérateurs télécoms et bien d’autres présents sur son marché de s’acquitter des paiements de près de 10 milliards FCFA au titre de redevance et de pénalités infligés pour différents motifs. Hier jeudi 11 décembre 2025, nous avons pu joindre par téléphone, la Présidente du Conseil d’administration (PCA) de l’ART, Justine Diffo et avons obtenir d’elle un contact téléphonique.

« Concernant les travaux des derniers conseils d’administration tenus dans la ville de Kribi les 9 et 10 décembre derniers, l’ART réclame plus de 100 milliards FCFA à Camtel et Viettel. Ces plus de 100 milliards de FCFA représentent une dette cumulée par les deux opérateurs » indique notre source.  

Les travaux tenus à Kribi ont également été l’occasion pour l’ART de se projeter sur une augmentation de ses performances financières au cours de l’année budgétaire 2026. L’entreprise prévoit porter ses performances à 77, 5 milliards FCFA au cours du prochain exercice budgétaire et envisage d’augmenter ses performances de 5,44%, incluant les quotes-parts d’un montant de 46 milliards FCFA au profit du Trésor public et des autres organisations bénéficiaires.

Lancement officiel de la 5e campagne nationale de distribution gratuite de plus 17 millions moustiquaires imprégnée

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Le ministre de la Santé publique a présenté le 11 décembre 2025 à Yaoundé la cinquième campagne nationale de distribution gratuite de 17 420 692 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Le programme est financé conjointement par l’État et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il vise une couverture intégrale des ménages, sur la base d’une moustiquaire pour deux personnes.

L’opération s’exécute en deux séquences : une première phase engagée en juin 2025 et une seconde prévue en mai 2026. Selon le ministre Manaouda Malachie, cette cinquième campagne constitue un tournant dans la stratégie nationale de prévention. Il souligne que les moustiquaires de nouvelle génération, désormais disponibles, renforcent la protection par rapport aux modèles exclusivement à pyréthrinoïdes.

L’objectif pour la période 2025-2026 porte sur une hausse du taux d’utilisation des moustiquaires, de 54 % en 2022 à 80 % en 2026, conformément aux indicateurs nationaux de lutte antipaludique.

Le paludisme reste une endémie majeure. En 2023, il a représenté 28,5 % des consultations et 7,3 % des décès, affectant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le gouvernement a inscrit la lutte contre cette maladie parmi les priorités de sa politique sanitaire.

Les campagnes précédentes ont généré des avancées mesurables. Selon l’EDS 2018, le taux de possession de moustiquaires était de 77 % contre 58 % d’utilisation. Lors de la quatrième campagne, environ 68 % des ménages dans huit régions en disposaient. Le taux de mortalité hospitalière est passé de 13,1 % à 6,3 % pour 100 000 habitants entre 2018 et 2023. Sur la même période, la morbidité liée au paludisme a fluctué, passant de 24,3 % à 29,6 %.

Le bulletin épidémiologique du troisième trimestre 2025 rapporte 2 128 394 cas confirmés sur 8 204 656 consultations entre janvier et septembre, soit une morbidité proportionnelle de 25,9 % et une incidence annualisée de 96 cas pour 1 000 habitants. Les régions du Centre et de l’Est présentent les niveaux d’incidence les plus élevés, au-delà de 135 cas pour 1 000 habitants, tandis que l’Extrême-Nord et le Nord-Ouest affichent les plus faibles, sous le seuil de 80 cas pour 1 000.

Asac : le nouveau bureau exécutif mise sur la digitalisation des services d’assurance

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C’est l’un des cinq piliers majeurs du plan d’action des deux années de mandat conféré à la nouvelle équipe dirigeante installée à la tête de l’Association des Sociétés d’Assurance du Cameroun par le ministre des Finances.

La transformation numérique est au cœur des objectifs déclinés par le nouveau bureau exécutif de l’Association des Sociétés d’Assurance du Cameroun. Le plan d’action a été dévoilé par la présidente élue, Eudoxie Douya, directrice générale de Royal Onyx Insurance lors de la cérémonie d’installation par le ministre des FinancesLouis Paul Motaze, le  4 décembre dernier à Douala.

5 leviers clés vont guider ce mandat de deux (02) ans : la digitalisation, les pools des grands risques, le développement du segment Vie, le capital humain et le dialogue institutionnel. La transformation numérique est présentée comme la clé de cette stratégie.  « Nous devons finaliser les chantiers engagés, étendre la dématérialisation à d’autres branches et faire du numérique un levier d’efficacité et de transparence » a indiqué Eudoxie Douya, nouvelle Présidente du bureau Exécutif de l’Asac. Le numérique, selon les acteurs du secteur aidera à mettre un terme à diverses mauvaises pratiques à l’instar des réseaux parallèle ou encore de fausses déclarations. Pour exemple, « la gestion manuelle des attestations d’assurance automobile doit être éliminée car les contrôles ont mis en évidence plusieurs failles : duplications, circuits parallèles, disparitions massives avec des conséquences regrettables pour le marché, l’Etat et les bénéficiaires », indique le ministre des Finances pour qui la digitalisation va aider à assainir le marché, protéger les finances publiques et renforcer la sécurité des usagers.

Pour implémenter son plan d’action, le nouveau bureau compte s’appuyer des commissions techniques et des comités ad hoc qui seront chargés de traduire en réalité les différents projets.

Le marché national des assurances a atteint 285 milliards de chiffre d’affaires à fin 2024. Globalement, le secteur connaît une croissance moyenne de 7% ces dernières années, se félicite l’équipe sortante de l’Asac conduit par Thierry Kepeden, DG d’AXA. Le secteur a enregistré une hausse de 7,14% en 2023,4,71% en 2024 et au 30 juin 2025, 4,30%.  La branche vie connaît cependant une faible évolution et moins de 2% de la population camerounaise reste couverte par une assurance. Pour le nouveau bureau, « l’assurance vie doit devenir un pilier de croissance et d’inclusion financière ».

Réaction

Louis Paul MOTAZE, ministre des Finances

 « Le nouveau bureau de l’Asac devra contribuer à l’atteinte des objectifs de la SND30 »

 « Le mandat de l’équipe sortante s’est inscrit dans la continuité de l’œuvre de leurs prédécesseurs et a contribué, sous le regard bienveillant de l’Etat, à l’amélioration de notre marché. Malgré quelques manquements, cette équipe a su accompagner la tutelle dans ses réformes structurantes, avec des résultats significatifs. Ce nouveau bureau de l’Asac devra contribuer fortement à l’atteinte des objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui vise la transformation structurelle de l’économie locale et l’accroissement de ses capacités de financement. Le nouveau bureau sera appelé à accompagner l’Etat dans la mise en place de la société nationale de Réassurance, la création d’un fonds de garantie automobile, la mise en place d’un pool de Co-assurance pour la gestion de l’assurance Location Conteneur, la réforme du Pool TPV, la poursuite du dialogue entre les acteurs intervenants dans le circuit de délivrance et de mise en œuvre de l’assurance caution, la rationalisation des plateformes numériques. Il vous revient d’intensifier la collaboration avec la tutelle, pilier de la régulation étatique d’une part, et de renforcer l’image et la crédibilité de la profession d’autres part, car servir l’assuré, c’est honorer la parole donnée »

BGFIDay 2025 : BGFIBank Cameroun renforce les capacités de l’Hôpital Régional d’Edéa

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Le BGFIDay est devenu au fil des années l’un des événements majeurs du Groupe BGFIBank, mobilisant près de 3000 collaborateurs dans douze pays. Cette journée de solidarité, organisée chaque mois de décembre, permet aux différentes filiales de poser des actions concrètes au bénéfice des populations. Après avoir consacré son édition 2024 à l’éducation, notamment à travers la rénovation complète de l’École Primaire Publique de Mboppi à Douala, BGFIBank Cameroun a choisi en 2025 de se tourner vers la santé.

C’est dans la ville d’Edéa, cœur de la Sanaga Maritime, que la délégation de la banque a posé ses valises. L’Hôpital Régional d’Edéa, structure de référence d’un bassin de population très vaste, accueille chaque jour des usagers en provenance du Littoral, du Centre, du Sud et même au-delà. Une forte fréquentation qui exige des infrastructures mises à niveau.

Le 9 décembre, en présence du Préfet de la Sanaga Maritime, Abondo Yvan Njikele, du Maire d’Edéa et de nombreux invités, l’Administrateur Directeur Général de BGFIBank Cameroun, Abakal Mahamat, a officiellement remis les travaux réalisés et les équipements médicaux acquis grâce au BGFIDay.

Dans son allocution, il a rappelé la portée sociale de cette initiative : « À travers le BGFIDay, nous réaffirmons chaque année une conviction essentielle : le développement économique n’a de sens que s’il va de paire avec le progrès social des communautés qui nous accueillent. L’année dernière, notre action portait sur l’éducation. Cette année, nous avons souhaité concentrer nos efforts sur un secteur tout aussi vital, la santé, car protéger la vie est le premier fondement de toute société durable », a déclaré Abakal Mahamat.

Les travaux réalisés touchent deux services clés de l’hôpital. Le bloc opératoire a été entièrement réhabilité. La plomberie, l’électricité, le carrelage, la climatisation et l’ensemble des surfaces ont été rénovés pour offrir un cadre plus sûr et plus hygiénique. De leur côté, les urgences ont bénéficié d’une remise à neuf des circuits électriques, du carrelage, des menuiseries, des cloisons et des plafonds.

Un appui matériel conséquent est venu compléter ces aménagements : moniteur des signes vitaux, moniteur multiparamétrique, défibrillateur externe, ventilateur de transport, tensiomètres électroniques, insufflateurs, matériel d’immobilisation, brancard pliant, chariot brancard, ECG douze pistes, lits d’hospitalisation et divers accessoires destinés à renforcer la rapidité et la qualité des interventions.

Abakal Mahamat a insisté sur l’impact direct de ces investissements : « Ces travaux et ces équipements ne sont pas seulement des améliorations matérielles. Ils permettent de réduire les risques d’infection, d’accélérer le diagnostic, de renforcer les chances de survie dans les situations critiques et d’offrir aux équipes médicales un environnement de travail digne du rôle essentiel qu’elles jouent chaque jour. Nous croyons fermement qu’en améliorant les moyens de nos hôpitaux, nous renforçons la dignité humaine et redonnons espoir aux familles », a-t-il affirmé avec gravité.

Le Directeur de l’hôpital, entouré de ses équipes, a reçu ces contributions avec reconnaissance. L’ADG de BGFIBank Cameroun a par ailleurs tenu à souligner la valeur du travail du personnel médical, rappelant que la banque souhaitait inscrire son action dans la durée.

« Monsieur le Directeur, nous vous prions de recevoir ces travaux et ces équipements comme un geste sincère de solidarité, mais aussi comme un investissement pour les générations présentes et futures. Votre engagement force l’admiration et nous sommes honorés de pouvoir vous soutenir », a-t-il ajouté.

En clôturant la cérémonie, Abakal Mahamat a réaffirmé l’engagement social de BGFIBank Cameroun. « Nous demeurerons à l’écoute des besoins des populations et continuerons, dans la mesure de nos moyens, à accompagner les initiatives qui contribuent au mieux-être collectif. Chaque vie mérite d’être protégée et soignée dans les meilleures conditions possibles », a-t-il conclu.

Avec cette action, BGFIBank Cameroun renforce une fois encore son rôle d’acteur citoyen engagé, confirmant que la RSE occupe une place essentielle dans sa vision du développement.

Lutte contre la drépanocytose : Le Cameroun va réaliser plus de 51 000 tests gratuits

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Ledit projet bénéficie de l’accompagnement de l’Agence française de développement et de la Fondation Pierre Fabre.

Entre avril 2025 et mars 2028, plus de 51 000 tests pour détecter la drépanocytose seront réalisés grâce au Groupe d’étude de la drépanocytose du Cameroun (Gedrepacam). Ce sera dans le cadre de la deuxième phase du projet d’appui à la lutte contre la drépanocytose en Afrique Centrale et en Côte d’Ivoire (Drepacci II) dont le coup d’envoi a récemment été lancé dans la ville de Yaoundé.

L’opération va impliquer 17 formations sanitaires dans les régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest Cameroun. Entre autres activités attendues : outre la réalisation de 51 000 dépistages gratuits, le projet prévoit également des tests de confirmation sur plus de 500 enfants, la formation de 240 personnels de santé au dépistage néo-natal, l’impression de 1 500 guides de prise en charge et la formation continue de plus de 500 médecins et personnels infirmiers.

Le projet s’articule autour de trois phases. D’abord le dépistage de la maladie, en suite l’accompagnement du patient à la prise en charge et en fin, l’accompagnement des structures de la société civile mais aussi le ministère de santé publique afin de mieux coordonner les activités menées autour de la drépanocytose.

Selon les données de Gedrepacam, environ 8 000 enfants sont nés avec un syndrome drépanocytaire majeur au Cameroun entre 2022 et 2025. Au Cameroun, les familles dépensent en moyenne 53 000 FCFA pour chaque épisode de crise des personnes drépanocytaires. 

Selon le ministère camerounais de la Santé publique, la gestion de cette affection est entravée par l’absence de document de référence servant de boussole et d’un cadre de coordination des activités de prévention et de prise en charge, des cas par les différentes parties prenantes. D’où̀ l’urgence de l’implémentation d’une approche stratégique et coordonnée pour lutter efficacement contre cette maladie dévastatrice.

La Fondation Orange réhabilite l’Ecole primaire publique Gardens de Limbe

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Dans la cour de l’école, devant une foule composée d’autorités administratives et traditionnelles, de parents ainsi que des représentants de le Fondation Orange, les élèves en ont, en plus de l’exécution de l’hymne national, dédié une chanson à leurs bienfaiteurs en guise de bienvenue, sous le regard paternel de M. Viang Mekala, Préfet du département du Fako qui présidait la cérémonie de restitution des infrastructures entièrement réhabilitées par la Fondation Orange, avec à ses côtés, M. Innocent Moni, Sous-Préfet de Limbé 1 et Madame Epossi, Maire de l’arrondissement de Limbé 1 qui abritait l’évènement de ce jour .La joie perceptible sur les visages est d’autant plus justifiée que les infrastructures qui allaient être réceptionnées en leur présence offertes par la Fondation Orange, visent à assurer de meilleures conditions d’étude aux élèves de l’école.

S’exprimant au nom de la Fondation Orange Cameroun pour présenter les nouvelles infrastructures à la communauté éducative et aux autorités locales, Madame Elizabeth Mabom, SG de cette institution a expliqué les raisons du choix de la localité de Limbé par la volonté de participer à la garantie d’un développement équitable qui fournit aux populations l’accès aux commodités permettant un meilleur accès à l’éducation, conformément aux 2 principaux piliers sur lesquels s’appuient les missions, axes et domaines d’intervention régissant l’action de la Fondation Orange qui sont la santé et l’éducation.

Elle ne manquera pas de sensibiliser les élèves et les enseignants sur l’importance de l’éducation et de la qualité de l’enseignement, de même qu’elle confirmera sa volonté de renforcer le partenariat entre la Fondation Orange Cameroun et les autorités locales pour le développement de l’éducation
Il s’est agi à l’école primaire publique de Limbé Gardens, de:
• La réhabilitation et l’équipement en tables bancs neufs de 6 salles de classe,
• La construction et l’aménagement des latrines pour élèves et pour les enseignants
• La construction d’un forage à l’école publique.
• La rénovation du bureau de la Directrice de l’établissement
• -La rénovation et l’équipement de la salle informatique en mobilier et ordinateurs (15 laptops et tablettes)
• -L’aménagement d’un espace destiné à accueillir les réunions des parents d’élèves et autres
• L’installation de systèmes d’éclairage et de ventilation
• La fourniture de 300 kits scolaires aux élèves


Présidant la cérémonie de rétrocession de ces infrastructures, Monsieur Viang Mekala s’est réjoui « de ce que la réhabilitation de cette école donne à voir aujourd’hui, des bâtiments rénovés, source d’inspiration et de motivations autant pour les enseignants que pour les apprenants » de même, « il convient de saluer à juste titre les actions de la Fondation Orange Cameroun qui a consenti de lourds investissements (environ 87 millions de francs CFA) pour accompagner les pouvoirs publics dans cette région dans le cadre de ce projet. Il en appellera à la conscience professionnelle des encadreurs et des élèves, de même qu’il sollicitera une plus grande implication des parents réunis en association pour rappeler à tous et chacun leur devoir de responsabilité car « il s’agit là d’un bien précieux qui devrait servir aux générations actuelles et futures »

Finance inclusive : 22 microfinances mobilisées pour booster les MPME en zone rurale

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La préparation de cette édition intervient alors que la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Stratégie Nationale de la Finance Inclusive (PASNFI) atteint une phase d’exploitation pleine. Validé en 2019 mais réellement activé en janvier 2022, le dispositif financé par le troisième Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) repose sur un financement d’environ 4 milliards de FCFA confié au ministère des Finances. Il constitue la contribution centrale du programme Transfagri , dédié à l’accès au financement pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) rurales, les coopératives et les acteurs des chaînes de valeur agroalimentaires.

La gouvernance du dispositif s’appuie sur une chaîne décisionnelle triangulaire : le MINFI comme maître d’ouvrage, le C2D comme source de financement, et deux cabinets d’assistance technique internationale chargés de l’ingénierie opérationnelle. Cette structuration a permis de réaliser en 2022 quatre diagnostics déterminants : état de l’offre et de la demande en services financiers, performance sociale et protection de la clientèle dans les EMF, état des pratiques d’éducation financière, et analyse des systèmes d’information du secteur, notamment la Centrale des Risques des EMF (CREMF) et le système de suivi CASEMF pilotés par le CNEF.

Sur cette base, la montée en charge de 2023 a vu le déploiement de l’ensemble des trois sous-composantes : développement de produits financiers adaptés, amélioration de la performance sociale et du reporting financier, puis coordination et suivi-évaluation. Le processus d’appel à projets a abouti à la réception de 36 dossiers, dont 22 ont été sélectionnés après analyse technique. Ces EMF partenaires bénéficient de conventions de partenariat et d’un appui financier total de 1,637 milliard de FCFA, dont 70% déjà décaissés pour soutenir la conception et la phase pilote de nouveaux produits.

Cinq mécanismes innovants sont testés : le warrantage (crédit adossé au stockage sécurisé), la finance islamique, le crédit-bail (micro-leasing), le cautionnement mutuel et l’agriculture contractuelle. Onze magasins de stockage ont été construits pour faciliter le warrantage, plus de 5 000 acteurs agricoles ont été sensibilisés, et une base de données de plus de 3 000 bénéficiaires potentiels a été constituée.

Parallèlement, 184 agents d’EMF, représentants du MINFI et du CNEF ont été formés, complétés par un réseau de dix consultants locaux pour l’accompagnement de terrain. Le renforcement du CNEF constitue un autre volet majeur. L’audit des applicatifs CREMF et CASEMF a ouvert la voie à leur mise à niveau, à la connexion progressive des EMF et à une amélioration attendue de la fiabilité des données financières.

L’objectif est d’accroître le nombre d’établissements transmettant régulièrement une information conforme, condition essentielle pour sécuriser le secteur et réduire les asymétries d’information qui freinent le crédit en zones rurales.

L’ensemble de ces activités s’inscrit dans les objectifs opérationnels du programme : accroître l’accès effectif des MPME rurales à des services financiers adaptés, améliorer la gouvernance sociale des EMF, structurer une éducation financière nationale et renforcer la capacité du MINFI à suivre et évaluer la SNFI. Le périmètre couvre sept régions – Adamaoua, Centre, Nord, Ouest, Nord-Ouest, Littoral et Sud-Ouest – où les tests-pilotes des nouveaux produits doivent s’achever en mars 2025.

À ce stade, la contribution du C2D et de Transfagri se matérialise par des flux financiers mobilisés, un portefeuille d’innovations en cours d’expérimentation, une infrastructure d’information financière en amélioration et une montée en compétence progressive des institutions locales.

Les travaux présentés lors des Petits Déjeuners du C2D permettront de consolider les perspectives d’accélération de la finance inclusive au Cameroun, dans un contexte où l’accès aux services financiers demeure un levier essentiel de transformation rurale.

Financement : le Japon octroie 1,5 milliard FCFA pour la 3e phase de reconstruction du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

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Dès janvier 2026, va donc démarrer la phase III du Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions su Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD). Les financements nécessaires à cet effet sont désormais disponibles. Le gouvernement du Cameroun, représenté par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey et l’Ambassadeur du Japon au Cameroun, S.E Minami Kentaro, ont en effet signé, le 11 décembre 2025 à Yaoundé, le document du projet relatif à la phase III du financement pour la mise en œuvre (PPRD).

Avec cet autre financement d’un montant de 1,5 milliard de FCFA, le Japon, dixit Alamine Ousmane Alamine Mey, apporte sa pierre à la reconstruction des régions Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise. Particulièrement, ces financements mis à disposition par le Japon, dans le cadre de la troisième phase du PPRD, vont contribuer à la construction de 12 forages à énergie solaire ; la construction de 6 centres de santé ; la reconstruction et l’équipement de 6 écoles, dans 13 communes dans la région du Sud-ouest.

Le Minepat croit donc savoir « qu’avec ces opérations, le chef de l’État, à travers les actions du gouvernement, met en œuvre les engagements qui ont été pris dans le cadre du plan présidentiel de reconstitution et de développement. Certainement, cette dynamique-là a réussi avec l’appui d’United Nations Development Programme, le PNUD, qui est l’agence d’exécution, à la satisfaction des différentes parties prenantes ».

Avant d’ajouter que, « cette signature vient une fois de plus témoigner de la solidité des relations et de la densité de cette coopération. Il vous souvient qu’en 2019, le chef de l’État, après avoir instruit l’organisation du Grand Dialogue national, a décidé de l’instauration du Plan présidentiel de reconstruction et de développement des deux régions affectées, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ».

 En rappel, le Japon, en tant que pays partenaire bilatéral, a soutenu le PPRD dans les première et deuxième phases par une contribution de 5 millions de dollars. Ces ressources, explique-t-on, ont participé à la restauration, réhabilitation, reconstruction des infrastructures essentielles aux services sociaux de base. Il s’agit de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable. Dans ces deux premières phases, 700 000 personnes ont été touchées.

Blaise Nnang

Le secteur extractif verse plus 1 232 milliards FCFA dans la caisse de l’Etat en 2023

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Le Rapport ITIE 2023, récemment publié, indique que plus de 1 232,6 milliards FCFA ont été transférés au Trésor public, correspondant aux taxes, redevances et obligations financières acquittées par les entreprises extractives. Ce montant marque un recul de 12,96 % par rapport aux 1 416,22 milliards FCFA enregistrés en 2022, en lien avec la baisse de la production pétrolière et le fléchissement des cours internationaux.

Les hydrocarbures représentent 95,12 % de ces transferts, contre 3,89 % pour le transport pétrolier et 0,99 % pour les mines et carrières, confirmant la prédominance structurelle du pétrole dans la formation des recettes publiques.

Le rapport souligne également l’impact macroéconomique : ces ressources ont contribué à hauteur de 21 % au budget de l’État, 4,15 % du PIB, 32,04 % des exportations et 6,39 % des investissements. La dynamique demeure largement portée par le pétrole, tandis que les parts du transport pétrolier et des carrières, bien que marginales, témoignent d’une diversification encore limitée.

L’État a réalisé 4,1 milliards FCFA d’économies en 2025 en optimisant sa consommation d’électricité

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Selon les données rendues publiques fin novembre par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, lors de la présentation du programme de performance 2026 devant le Parlement, les administrations publiques ont économisé 4,15 milliards FCFA sur les six premiers mois de 2025 grâce au Projet de Suivi, Contrôle et Optimisation des Factures d’Électricité (PSCOFE).

Ce programme, conduit conjointement avec le ministère des Finances dans le cadre du Programme national de maîtrise de l’énergie (Proname), vise à garantir que l’État ne paie que le coût réel de sa consommation.

Le ministre a toutefois reconnu que les gains actuels n’atteignent pas encore le niveau visé. Le taux de réduction des dépenses reste limité à 7 %, alors que l’objectif fixé dans le cadre du Proname est de 30 %. Pour combler cet écart, la stratégie engagée en 2025 doit entrer dans une phase plus opérationnelle dès 2026. Les services du ministère entendent accélérer l’assainissement des points de livraison, c’est-à-dire la mise à jour exhaustive des compteurs et installations réellement utilisés par l’État, afin d’éliminer les raccordements inactifs ou redondants.

 Ils comptent également renforcer la lutte contre les pertes techniques, souvent liées à la vétusté des équipements, et promouvoir la sobriété énergétique au sein des administrations en encourageant l’utilisation d’appareils moins énergivores. L’optimisation de l’éclairage public, un poste historiquement coûteux, est également identifiée comme un levier majeur pour atteindre l’ambition gouvernementale d’abaisser d’au moins 10 % la consommation des bâtiments publics d’ici 2026.

Les économies évoquées supra, reflètent principalement l’ajustement des « puissances souscrites », un concept technique qui renvoie au niveau maximal de puissance électrique réservé auprès du fournisseur. Lorsque ce seuil est surestimé, l’abonné paie pour une capacité qu’il n’utilise jamais.

C’est précisément ce que révélait l’audit mené en 2023. Les 267 abonnés de l’État en moyenne tension examinés cette année-là n’avaient besoin que de 17 mégawatts, alors que les abonnements contractés atteignaient 56 mégawatts. Le ministre a rappelé que cet écart de plus du triple était source d’un gaspillage financier massif. À sa demande, Eneo, l’opérateur chargé de la distribution, a ramené ces puissances à un niveau compatible avec la consommation réelle.

Cette décision a déclenché les premières économies dès la fin de l’année 2023. Entre décembre 2023 et février 2024, la facture globale de l’État s’est allégée de 624,7 millions FCFA, selon les données transmises au Parlement.

Eneo estimait alors que le montant cumulé pour l’ensemble de l’année 2024 atteindrait 2,4 milliards FCFA. Une source proche du dossier, qui a requis l’anonymat, rappelle que l’administration payait jusque-là des capacités jamais utilisées, ce qui équivalait à financer une électricité fictive.

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