mardi, mai 19, 2026
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Sous-traitance : les PME s’imprègnent de la nouvelle loi

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Les responsables des PME et des PMI ont été édifiés sur les spécificités de loi promulguée cette année, à l’occasion d’une rencontre initiée par la bourse de sous-traitance à Douala.

La loi N° 2025/010 du 15 juillet 2025 portant régime de la sous-traitance au Cameroun est vulgarisée auprès des PME et PMI. Les entreprises membres de la Bourse de Sous traitance et de partenariat du Cameroun (BSTPCmr) ont bénéficié d’une journée de sensibilisation sur cette loi le 11 décembre dernier à Douala. Ils ont eu droit à une présentation globale de la loi avec des focus sur les avantages qu’elle comporte.

En réalité, ce nouveau texte donne la priorité aux locaux dans toute activité de sous-traitance. Le recours à une entreprise étrangère ne peut être fait qu’après avoir épuisé le répertoire des entreprises et des compétences locales. Les grandes entreprises ont ainsi l’obligation de sous-traiter 40% de leurs activités aux PME,  et de leur offrir des avances de démarrage d’au moins 30% du montant total.

Les participants étaient donc de divers secteurs d’activités : BTP, mines, hydrocarbures, énergie, industrie, TIC, services… Ces secteurs sont pris en compte par la loi aussi bien que les projets structurants nationaux et internationaux impliquant le Cameroun. Le séminaire a aussi donné l’occasion d’aborder la nouvelle ordonnance sur les incitations à l’investissement dans la République du Cameroun, en présentant ses avantages. « Il y a des avantages liés aux projets nouveaux, des avantages lies aux projets d’extension ; et suivant le montant investit dans le projet, il y a des avantages appropriés, ainsi que suivant la phase dans le projet nouveau à laquelle il y a des avantages spécifiques, de même que suivant la territorialité di projet, il y a des avantages. L’objectif étant d’accorder plus d’avantages aux entreprises créés dans l’arrière-pays. Pour les projets nouveaux par exemple, un projet en installation a plus d’avantages en matière d’exonération alors qu’un projet en cours d’exploitation a plus d’avantages en termes de taux réduit d’impôts », explique Constant Lobe, l’expert commis à la tâche.

 Les PME et PMI sont ainsi invitées à saisir les opportunités qu’offre le cadre règlementaire camerounais.

Réactions

Evariste YAMENI, le Directeur Exécutif de la BSTP-CMR

« La sous-traitance offre plusieurs opportunités inscrites dans le code de l’investissement »

« Le programme prévoit également une présentation et un échange sur le code de l’investissement par ce que nous avons voulu faire d’une pierre deux coups et ainsi minimiser les dépenses, mais il faut noter que la loi portant régime de la sous-traitance au Cameroun offre plusieurs opportunités inscrites dans le dernier code de l’investissement. Elle a également prévu des mécanismes d’incitation et une fiscalité attrayante pour les différents acteurs concernés.  Ce sont donc ces avantages intégrés dans le code de l’investissement qui seront également présentés aux participants par un expert venu de Yaoundé pour la cause. Nous sommes convaincus qu’à la fin, les participants auront compris cette loi et s’engageront à la respecter et la faire respecter.  La BSTP-CMR a commis un magazine de plus de 60 pages entièrement consacrés à la loi dans lequel tout y est. La loi y a été minutieusement décortiquée. Les participants recevront des exemplaires et pourront s’en référer en cas de doute. C’est le tout premier séminaire que nous organisons depuis la promulgation de la loi. Nous organiserons plusieurs autres pour sensibiliser davantage. »

Constant Lobe, Directeur du guichet unique des incitations à l’investissement privé  

« La courbe d’évolution de la création d’entreprises est exponentielle »

« La première modification de cette loi intervient en 2017 dans l’objectif de faciliter l’accès des investisseurs aux avantages. En 2017, il était question de déléguer les pouvoirs du gouvernement a des agences, ainsi, au lieu que ce soit le Minmidt qui signe la convention d’agrément au régime de l’installation, c’est désormais l’agence de promotion des investissements pour les entreprises étrangères et les grandes entreprises camerounaises et le directeur de l’Agence de la promotion des Pme pour le reste des investisseurs. En juillet 2025, il y a eu une autre avancée. Trois éléments fondamentaux ont suscité cette modification. D’abord l’effectivité des guichets uniques. La loi prévoyait qu’il y ait des guichets uniques pour le traitement des dossiers lies aux incitations. Mais, il se trouvait que l’entreprise devait encore traverser plusieurs étapes pour pouvoir bénéficier de l’incitation. Il est donc question de rassembler tout cela pour qu’il y ait un seul et unique interlocuteur. Il y a encore la territorialité. Elle accorde plus d’avantages aux investisseurs qui vont dans l’arrière-pays qu’a ceux qui sont dans les grandes villes. Enfin, il y avait des entreprises publiques qui étaient exclues de cette loi. Il fallait les réintégrer pour qu’elles puissent en bénéficier, et ainsi, les entreprises sous-traitantes pourront également en bénéficier. Nous sommes passés d’un nombre très réduit voire 2 ou 3 Pme qui sollicitaient les agréments à une vingtaine d’agréments cette année. On s’est rendu compte que les petites entreprises ont compris et prennent la chose en main. Elles se sentent plus intéressées. La courbe d’évolution de la création d’entreprises est exponentielle ces dernières années. On est parti d’un faible taux de création d’entreprises a 18000 aujourd’hui. 18000 entreprises créées par an. »

Crevettes : Bakassi, principal bassin de production subit la contrebande vers le Nigéria

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 Une bonne partie des crevettes pêchées dans cette localité est vendue au Nigéria sans déclaration selon une enquête réalisée dans la filière par la FAO avec l’appui de l’union européenne.

L’enquête a dénombré 11 107 acteurs engagés dans des activités liées à la pêche crevettière le long de la façade maritime camerounaise, dont 4 085 pêcheurs et 5 854 aides-pêcheurs. Les quantités totales de crevettes débarquées par la pêche artisanale sont estimées à 6 002 tonnes par an, pour une valeur de près de 30 milliards de FCFA. Plus de la moitié de la production provient de la péninsule de Bakassi (3 463 tonnes) qui concentre 70 % des engins de pêche, suivie du département du Wouri (1 722 tonnes), qui concentre 19% des engins de pêche, notamment les filets mousgoums.

Cependant l’enquête confirme le résultat d’un autre travail de terrain réalisé en novembre 2023. Il faisait état de ce que dans 76 % des campements de pêche crevettière de la région du Sud-Ouest, 48 % envoient leur production de crevette au Nigéria. Cette nouvelle enquête révèle que dans le département du Ndian,  67 % des campements déclarent principalement exporter leur production vers le Nigéria,  tandis que les autres départements consomment leur production.  Dans la zone de Bakassi par exemple, une bonne partie des crevettes est vendue au Nigéria sans déclaration ni suivi, en raison de la proximité des campements avec la frontière nigériane.  Cette localité du sud-ouest qui constitue le principal bassin de production nationale est ainsi menacée par un commerce illicite vers le pays voisin. Déjà que l’essentiel de la production dans cette zone n’est pas destiné au marché local. L’enquête recommande ainsi aux pouvoirs publics de trouver des moyens pour limiter ces ventes incontrôlées.

Cette enquête a été réalisée dans le cadre de la mise en œuvre du projet FISH4ACP, une initiative de la FAO visant à renforcer la durabilité et la compétitivité du secteur crevettes. Conduite du 15 au 31 mai 2024 dans les trois régions côtières du Cameroun, elle a été menée en collaboration des autorités camerounaises avec le soutien financier de l’Union européenne et de la Coopération allemande.

Cette publication présente les résultats d’une enquête de caractérisation et de dénombrement menée sur la pêche artisanale maritime crevettière au Cameroun. Elle fournit des données détaillées sur les acteurs, les engins de pêche, les captures ainsi que sur les aspects socio-économiques liés à cette activité. L’objectif est d’offrir une base d’information structurée pour appuyer les décisions stratégiques et les investissements dans la chaîne de valeur de la crevette, principal produit halieutique d’exportation du pays.

Coupe du Cameroun de football : Et de trois pour Panthère

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Le duel entre la Panthère sportive du Ndé et la Colombe du Dja et Lobo a finalement été l’affaire du club de l’Ouest (1-1/3-1 TAB). Et Bryan Fopa n’a pas volé son titre d’homme du match de la Coupe du Cameroun de football, édition 2025. L’attaquant de la Panthère sportive du Ndé est celui qui aura très tôt ouvert la voie de la victoire pour son équipe. A peine cinq minutes de jeu dans cette 64ème finale de la Coupe du Cameroun de football, que le renard des surfaces cloue le bec à l’adversaire. Profitant d’une inattention de la défense adverse,le jeune homme armé un bolide et surprend le portier de la Colombe du Dja et Lobo. Les signaux étaient déjà clairs pour le club de l’Ouest qui court après sa troisième étoile en Coupe du Cameroun.

Il faudra attendre la 45ème minutes de jeu pour voir l’oiseau du Sud rétablir l’équilibre. Sur une faute de main dans la surface, la Colombe bénéficie d’un penalty et Edzimbi remet les pendules à l’heure. Calmant ainsi les ardeurs d’un Nzuimanto époustouflant qui a depuis multiplié les occasions de saler l’addition. Réclamation d’ailleurs un penalty à la 40ème minutes, que l’arbitre n’a pas accordé.

On en restera là jusqu’au coup de sifflet final. Mais ce n’est pas faute pour l’une ou l’autre équipe d’avoir essayé de prendre le dessus. Et c’est surtout la Panthère, dans son style à l’espagnol impulsé par son entraîneur Yves Clément Arroga, qui se livre à une attaque à outrance. En face, Richard Towa et ses poulains développent une rigueur défensive. Et Panthère bute sur une muraille dont le dernier rempart est bien adroit.

Il faudra attendre la séance des tirs aux buts pour départager les deux adversaires. Malgré les bonnes dispositions du portier de Colombe, les tireurs de la Panthère sont plus réalistes et inscrivent tous leurs trois premiers tirs alors qu’en face, on n’en a inscrit qu’un seul (1-1/3-1 TAB). Le duel tourne ainsi en faveur de la Panthère qui arrache son troisième trophée en Coupe du Cameroun. Détrônant ainsi Colombe, le détenteur du titre qui courrait après sa seconde étoile.

Nzuimanto triomphe ainsi à la 64ème édition de la Coupe du Cameroun, après 1988 et 2009. Colombe devra attendre encore pour prétendre à ce trône. En revanche, pendant que la Panthère défendra les couleurs du Cameroun en Coupe de la confédération, Colombe qui visait le doublé, le fera en Ligue des champions.

Comme l’année dernière, c’est le Premier ministre Joseph Dion Ngute qui a présidé la finale au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. La finale de la Coupe du Cameroun de football clôturait comme de tradition, l’année sportive au Cameroun.

Les points forts d’Ecobank Cameroun désignée banque de l’année 2025

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Optimisation des délais d’ouverture des comptes, promotion du commerce intra africain à travers une plateforme innovante, engagement en faveur de l’inclusion financière et soutien aux communautés sont les principales initiatives qui ont permis à la banque de se démarquer.

Pour la deuxième année consécutive, Ecobank Cameroun, est désignée « Banque de l’Année 2025 » par le prestigieux magazine britannique The Banker.  En décernant ce prix à la banque, le 3 décembre dernier à Londres, les organisateurs ont salué non pas les performances financières de cette filiale mais des critères de soutenabilité et de contribution au développement durable. 

L’une des innovations d’Ecobank Cameroun qui lui vaut cette distiction est la transformation digitale. Grâce à un groupe de travail baptisé « Transformation Squad », la banque a optimisé les délais de traitement. Le délai d’ouverture de compte a été réduit de 65%  tandis que le temps moyen de traitement des demandes de crédit a été divisé par deux, passant de six à seulement trois jours.

Un autre point fort est la simplification du commerce intra africain à travers sa plateforme « Single Market Trade Hub » qui permet de connecter les PME camerounaises et de faciliter leur expansion au-delà des frontières. A date, ce sont plus de 1200 PME qui sont inscrites au niveau du Cameroun. « L’efficacité de cette plateforme s’est renforcée  grâce à son intégration avec le dépôt numérique Mansa d’Afreximbank. Cette réalisation a été un véritable « game changer » pour Ecobank Cameroun », souligne la banque.  

The banker a également noté l’engagement d’Ecobank Cameroun en faveur de l’inclusion financière, notamment à travers le programme Ellevate, dédié à l’accompagnement des entreprises dirigées par des femmes. En étendant ce programme à plus de clients, un plus grand nombre de femmes entrepreneures ont pu bénéficier de solutions financières et non financières adaptées.  Résultat :  depuis juin 2024, plus de 2 000 entreprises dirigées par des femmes inscrites et 4,8 milliards de FCFA de prêts octroyés.

 S’agissant des investissements en faveur des communautés, ce sont plus de 300 millions de FCFA qui ont été mobilisés en 11 ans avec impacts sur plus de 3000 élèves et leurs familles pendant les 3 dernières années. Les initiatives ont porté en entre autres sur le soutien aux orphelinats, l’accès l’eau potable, la prévention du paludisme, les soins maternels, le plant d’arbres etc.  Pour l’Administratrice Directrice Générale d’Ecobank Cameroun, Gwendoline Abunaw « Cette reconnaissance consécutive souligne notre parcours de transformation, depuis la refonte des processus d’intégration des clients jusqu’à l’élargissement de notre plateforme de financement dédiée aux femmes (Ellevate) et nos investissements dans l’éducation par la technologie », a-t-elle déclaré lors de la présentation de la distinction à la presse à Douala.

En dehors du Cameroun, d’autres filiales du groupe Ecobank ont également été récompensées par The Banker. Il s’agit de la Guinée Équatoriale, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée et du Togo.

Réactions

Gwendoline Abunaw, Administratrice Directrice Générale d’Ecobank Cameroun

« Nous dédions cet award aux clients et à nos équipes » 

« Le processus de jugement enregistré par les experts mondiaux va bien au-delà de la performance financière, en cherchant l’évidence sur quatre points clés.  Le premier est sur les initiatives stratégiques. Le deuxième sur l’innovation technologique. Le troisième est la valeur ajouté d’un client. Et le dernier est l’impact sur la communauté. Après avoir revu des centaines d’entrées par catégorie, les juges ont trouvé Ecobank l’une des meilleures banques de Cameroun. Pour nous, cet award signifie trois choses majeures. Premièrement, notre dédicace aux équipes. Il reconnaît l’effort déterminé de chaque équipe d’Ecobank, de l’exécutif à l’équipe d’opérations, qui assurent un service de meilleure qualité chaque jour.  Notre dédicace aux clients. En écoutant nos clients, et en simplifiant la banque, nous avons relevé le niveau de qualité de service. L’année prochaine, nous accélérons l’innovation et renforcerons l’inclusion financière au Cameroun et dans la région. »

Aubin NOUMEGNE NANKAM, directeur de la banque commerciale Cameroun Cemac

« On a environ 12 000 entreprises enregistrées sur notre plateforme de commerce »

« Aujourd’hui, on a environ 12 000 entreprises enregistrées sur la plateforme,  globalement pour à peu près 1 300 produits.  Pour moi, c’est une excellente chose.  Ça veut dire qu’à l’échelle africaine, on a déjà 10 000 possibilités de connexion sur à peu près 1 200 produits. Si on revient au niveau de Cameroun, ici,  on était au-dessus de 900 l’année dernière, mais les derniers chiffres, nous sommes au-dessus de 1 200. Ici, au Cameroun, entreprise… On a peut-être précisé qu’on n’a pas besoin d’être client de la banque. C’est vraiment pour client et non-client. Donc, il y a à peu près 1 200 entreprises qui sont connectées. On a presque une centaine de produits enregistrés. L’impact est visible. Vous allez voir que d’une année à l’autre, la croissance est assez intéressante. Donc, à l’échelle africaine, à l’échelle locale, il y a cet impact qui est visible. Vous savez, aujourd’hui, la plupart des économies africaines, sous-régionales, et même pour l’Afrique subsaharienne en général, il y a une grosse dépendance à l’égard des exportations et des importations.  Je regarde un rapport de l’INS qui dit, par exemple, que 60% des exportations du Cameroun allaient en Asie-Afrique. Donc il y aura un impact dans l’équilibre de la balance commerciale. Pas seulement du Cameroun, pas seulement des pays de l’Afrique centrale, mais de façon générale sur les économies africaines. »

L’ITIE met en lumière l’écart entre 15 tonnes d’or informel et 22 kg déclarés en 2023 au Cameroun

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Le 28 novembre 2023, à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, un lot de 30,5 kilogrammes d’or est intercepté avant de quitter le territoire. La marchandise est saisie, puis confiée à la Caisse de dépôts et consignations pour conservation. Cet épisode, « confirme l’existence de flux physiques importants échappant au circuit légal ».

Cette saisie intervient dans un contexte où la filière aurifère camerounaise révèle une fracture profonde entre ce qui est produit dans le pays et ce qui est officiellement déclaré à l’exportation. Les chiffres du commerce international des Nations unies, compilés dans la base Comtrade, indiquent que les importations d’or déclarées comme provenant du Cameroun ont atteint 15,2 tonnes en 2023. Au même moment, la Direction générale des douanes camerounaise ne recense que 22,31 kilogrammes d’or exportés à usage non monétaire, pour une valeur de 904,14 millions de FCFA.

À partir de ces éléments, et en l’absence de données directes, le rapport 2023 de l’ITIE récemment rendu public révèle qu’on « peut raisonnablement estimer que la production informelle nationale d’or en 2023 se situe autour de 15 tonnes, soit plus de 90 % de la production totale du pays ». L’or informel recouvre ici l’ensemble des volumes extraits, achetés ou exportés en dehors des circuits agréés, sans déclaration aux administrations fiscales et douanières, et sans mécanisme de suivi officiel.

L’année 2023 ne constitue pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique plus longue. Entre 2019 et 2023, Comtrade recense plus de 30 tonnes d’or exportées depuis le Cameroun vers le reste du monde. Sur la même période, les statistiques nationales cumulées font état de moins de 200 kilogrammes officiellement exportés. Mais c’est en 2023 que l’écart atteint une ampleur inédite, avec une divergence qualifiée d’historique entre les volumes observés à l’importation par les partenaires commerciaux et ceux déclarés à l’exportation par les services douaniers camerounais.

Les routes de cet or non tracé sont connues. Près de 92 % des volumes prennent la direction des Émirats arabes unis, devenus en quelques années une plateforme centrale du commerce mondial de l’or. Environ 8 % sont destinés à l’Ouganda. L’écart persistant entre production, exportations déclarées et importations constatées ne révèle pas seulement l’ampleur du commerce informel. Il met en lumière une défaillance plus profonde : celle de la traçabilité, qui la capacité d’un État à suivre un produit depuis son point d’extraction jusqu’à sa commercialisation finale. Dans le cas de l’or camerounais, cette chaîne apparaît disloquée.

A l’observation, les exportations d’or semblent largement canalisées via des circuits non déclarés, alimentés par des réseaux d’achat parallèle et des comptoirs non agréés. Ces circuits offrent aux producteurs et aux collecteurs des conditions jugées plus avantageuses que celles du cadre légal, apprend-on. La fiscalité en vigueur — un impôt de 25 % sur les substances minières liquides, une taxe à l’exportation de 3,75 % et diverses taxes locales — s’ajoute à des procédures administratives complexes, perçues comme coûteuses et dissuasives.

Coupe du Cameroun 2025: Rude bataille entre Panthère et Colombe

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La finale de la Coupe du Cameroun de football 2025 se joue ce dimanche au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Aux prises, Panthère sportive du Ndé et Colombe du Sud. Deux vieux routiers du football camerounais qui se connaissent assez bien. Deux concurrents qui se sont particulièrement montrés affamés cette saison. Deux clubs aux destins de conquérants,qui ont connu chacun l’enfer de la deuxième division et qui désormais tiennent à reconquérir leurs places en élite.

Déjà sacrée championne du Cameroun, Colombe tient à réaliser le doublé. Le défi est possible pour une sélection qui vient d’aligner deux saisons de détermination, mais qui n’a pas pu faire mieux que le tour préliminaire de la Champions’s league. Or le Lion indomptable Léandre Tawamba et ses coéquipiers tiennent à faire voler la Colombe plus haut. Mais les poulains de Richard Towa qui sont déjà détenteurs du titre, devront déjà neutraliser la Panthère sportive du Ndé. Les Fauves de l’Ouest ont à cœur d’inscrire une troisième étoile sur leur maillot. Apres les sacres de 1988 et 2009. Et la Panthère est un habitué des grands challenges. Les hommes d’Yves Clément Arroga ont été un morceau dur tant en championnat qu’en Coupe du Cameroun.

Devant le Premier ministre, les deux clubs devraient livrer un spectacle des plus alléchants, comme le promettent leurs parcours cette saison. En championnat, le club du Sud avait laminé son adversaire (3-0) à l’aller le 9 mars 2025; au retour le 6 juillet dernier, les joueurs de l’Ouest avaient pris leur revanche sur la plus petite des marques. Même s’il est possible que l’un ou l’autre ait perdu le tempo entre temps. D’autant plus que les finalistes sont connus depuis plus de quatre mois. Toujours est-il qu’il n’y aura qu’un seul vainqueur. Soit pour une deuxième étoile, soit pour une troisième.

Ce sera aussi la fin de la saison sportive nationale. Une apothéose pour toutes les fédérations sportives civiles nationales.

Palmarès de la Coupe du Cameroun

  • 1960 :  Parthenay Lion Yaoundé      
  • 1961 :  Union Douala
  • 1962 :  Lion Yaoundé
  • 1963 : Oryx Douala   1964 :  Diamant Yaoundé     
  • 1965 :  Lion Yaoundé
  • 1966 :  Lion Yaoundé
  • 1967 :  Canon Yaoundé        
  • 1968 :  Oryx Douala 
  • 1969 :  Union Douala
  • 1970 :  Oryx Douala 
  • 1971 : Diamant Yaoundé     
  • 1972 :  Diamant Yaoundé     1973 :  Canon Yaoundé        
  • 1974 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1975 : Canon Yaoundé    
  •    1976 : Canon Yaoundé        
  • 1977 : Canon Yaoundé        
  • 1978 :              Canon Yaoundé        
  • 1979 :  Dynamo Douala        
  • 1980 : Union Douala
  • 1981 :  Dynamo Douala        
  • 1982 : Dragon Club de Yaoundé     
  • 1983 :  Canon Yaoundé        
  • 1984 :  Dihep Nkam Yabissi 
  • 1985 :  Union Douala
  • 1986 :  Canon Yaoundé
  • 1987 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1988 :  Panthère du Ndé       
  • 1989 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1990 :  Prévoyance Yaoundé
  • 1991 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1992 :  Olympique Mvolyé   
  • 1993 :  Canon Yaoundé        
  • 1994 :  Olympique Mvolyé   
  • 1995 :  Canon Yaoundé        
  • 1996 :  Racing Bafoussam    
  • 1997 :  Union Douala
  • 1998 :  Dynamo Douala        
  • 1999 :  Canon Yaoundé        
  • 2000 :  Kumbo Strikers         
  • 2001 :  Fovu Baham  
  • 2002 :  Mount Cameroun      
  • 2003 :  Cotonsport Garoua    
  • 2004 :  Cotonsport Garoua    
  • 2005 :  Impôts FC     
  • 2006 :  Union Douala
  • 2007 :  Cotonsport Garoua  
  •  2008 :  Cotonsport Garoua    
  • 2009 :  Panthère du Ndé       
  • 2010 :  Fovu Baham  
  • 2011 :  Coton Sport de Garoua         
  • 2012 :  Unisport du Haut Nkam       
  • 2013 :  Yong Sport Academy           
  • 2014 :  Coton Sport FC         
  • 2015 :  UMS de Loum          
  • 2016 :  Apejes de Mfou        
  • 2017 :   New Stars Football Club     
  • 2018 :  Eding Sport   
  • 2019 :  Stade Renard de Melong      
  • 2021 :  PWD Social Club Bamenda 
  • 2022 :  Coton Sport de Garoua         
  • 2023 :  Fovu Baham  
  • 2024 :  Colombe du Dja et Lobo      

Afriland First Bank frôle les 2 000 milliards FCFA de dépôts à fin octobre 2025

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Au 31 octobre 2025, Afriland First Bank affichait un encours de crédits de 1 627 milliards de FCFA et des dépôts proches de 2 000 milliards de FCFA, soit précisément 1 840 milliards de FCFA, selon des données communiquées par la banque. À fin octobre 2025, Afriland First Bank déclarait un total d’actifs de 2 489,5 milliards de FCFA, c’est-à-dire l’ensemble de ce que la banque possède et contrôle, incluant les crédits, les titres financiers et la trésorerie.

À la même date, la banque indiquait également détenir plus de 488 milliards de FCFA de financements accordés aux États et aux institutions sous-régionales, principalement via des obligations et des bons du Trésor assimilables (BTA). Ces instruments sont des titres de dette émis par les gouvernements pour emprunter sur les marchés financiers, généralement à court ou moyen terme. Ils constituent une source de financement budgétaire pour les États et un placement pour les banques

Cette dynamique prolonge une trajectoire déjà observée l’année précédente. D’après des données consultées par News du Camer et arrêtées au 31 décembre 2024, Afriland First Bank affichait alors un encours de crédits de 1 382 milliards de FCFA, soit 22,8 % de part de marché du secteur bancaire camerounais. En un an, l’encours avait progressé de 345 milliards de FCFA par rapport à 2023, ce qui correspond à une hausse annuelle de 33 %).

Les dépôts s’élevaient à 1 557 milliards de FCFA fin 2024, correspondant à 18,6 % du marché national. Sur la base de ces indicateurs, Afriland occupait déjà la première place du classement bancaire au Cameroun à cette période.

Fondée en 1987 par l’entrepreneur camerounais Paul Fokam Kammogne, sous le nom de Caisse commune d’épargne et d’investissement, Afriland First Bank revendique aujourd’hui plus de 710 000 clients, 89 agences et 231 guichets automatiques.

SND 30 : des retards dans l’atteinte des objectifs à mi-parcours

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Des efforts sont donc à faire pour rattraper les retards pris dans l’atteinte de certains objectifs fixés dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Du bilan fait lors de la session du 12 décembre 2025 du Comité national de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SND, il ressort que le taux de croissance par exemple qui avait été envisagé à 8,5% en 2025 n’a pas été atteint. L’évaluation révèle que la croissance est demeurée positive sur la période 2020-2025, mais en deçà des ambitions de la stratégie. Les taux de croissance sur la période 2020 à 2025 ont respectivement été de 0,3% ; 3,3% ; 3,7% ; 3,2% ; 3,5% et 3,8%. Cependant le déficit global a pu être maitrisé à -1,4% du PIB, mais les finances publiques suggèrent qu’une attention particulière soit accordée aux ratios de liquidité de la dette, et à la question des Soldes Engagés Non Décaissés (SENDs). Le déficit courant de la balance des paiements s’est amplifié jusqu’en 2023 atteignant -5,2% du PIB. La masse monétaire a légèrement dépassé les prévisions atteignant 27,7% du PIB. Par contre, le niveau de crédit est resté en dessous des attentes. En 2025, le crédit à l’économie devrait s’établir de 17,5% contre une prévision initiale de 23,2%, apprend-on du rapport d’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la SND30.

La pauvreté reste un phénomène persistant

S’agissant de la réduction de la pauvreté, le gouvernement s’était fixé pour objectif, de ramener le taux de pauvreté monétaire à 25% en 2030, tout en réduisant de manière significative les inégalités. Mais des résultats issus de la 5e Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM5), principale opération statistique de mesure de la pauvreté au niveau national, publiée en mars 2024,  le taux de pauvreté en 2022, c’est-à-dire la proportion des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (813FCFA par jour) est de 37,7%. Ce niveau de pauvreté, correspond à environ 10,1 millions de personnes, réparties dans l’ensemble du pays. La pauvreté reste un phénomène persistant, plus important en milieu rural qu’en milieu urbain. En effet plus de la moitié de la population (56,3%) en milieu rural vit en dessous du seuil de pauvreté et cette proportion est de 21,6% en milieu urbain.

Des efforts encore à faire dans le secteur des industries et services

Dans le secteur des industries et services, la stratégie envisageait un relèvement de la part des industries manufacturières de 17,7% en 2020 à 19,9% en 2025. Sur la période d’évaluation, cet indicateur est resté inférieur à 14%. Par ailleurs, la part des industries manufacturières dans les exportations devrait passer de 23% en 2020 à 30% en 2025. L’évaluation révèle que l’indicateur est resté en deçà de 23,3% sur la période soumise à évaluation. Dans le secteur des infrastructures, la stratégie a prévu que la proportion du réseau bitumé passerait de 6% en 2020 à 12% en 2025. Les réalisations montrent que cette proportion a atteint 9,5% en 2025. Le taux d’accès à l’électricité devrait passer de 64,7% en 2020 à 95% en 2025. La réalisation est de 77,8% en 2025. Quant à la capacité de production énergétique, elle devrait passer de 1516 Mw en 2020 à 3500 Mw en 2025. La réalisation estimée en 2025 est de 2 280 Mw en 2025.

Changement climatique : Le Fonds vert va injecter 1,5 milliard FCFA dans un nouveau programme

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Ce projet va essentiellement consister au renforcement des capacités des acteurs

L’initiative d’une durée de 36 mois vise à arrimer le Cameroun aux priorités de la SND30.

1,5 milliard FCFA. C’est le montant de l’enveloppe que le Fonds vert envisage d’injecter dans un nouveau projet au Cameroun, dans le cadre de la lutte conte le changement climatique. Ledit projet a été dévoilé lors d’un atelier de lancement du projet d révision du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (Pnacc) le 04 décembre dernier à Yaoundé.

D’une durée de 36 mois, ledit projet vise à arrimer le Cameroun aux priorités de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et s’oriente vers une mobilisation des financements d’adaptation. Ce projet va essentiellement consister au renforcement des capacités des acteurs et l’accent sera mis sur les groupes vulnérables, les femmes et les jeunes entre autres.

Le projet va clairement définir les responsabilités des parties prenantes. Il s’agit aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et opérer graduellement la transition énergétique, s’adapter efficacement aux effets des changements climatiques en renforçant la résilience des sociétés, des systèmes agropastoraux et des infrastructures, protéger les écosystèmes naturels et accroitre les potentiels de séquestration et renforcer les capacités institutionnelles à diverses échelles. Il s’agira aussi de mobiliser les financements nationaux et internationaux, en particulier ceux dits innovants ou alternatifs.

Tradex SA. enregistre un bénéfice net de 16,7 milliards FCFA en 2025

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Tradex Cameroun présente une trajectoire bénéficiaire confirmée à l’issue de la 77e session ordinaire de son Conseil d’administration tenue le 11 décembre 2025 à Yaoundé. Les administrateurs, présidés par Nathalie Moudiki, ont approuvé les comptes arrêtés au 31 octobre 2025, avec un résultat net de 16,7 milliards FCFA pour un chiffre d’affaires de 452,1 milliards FCFA.

Le Conseil a adopté le budget 2026, arrêté à 37,5 milliards FCFA en ressources et emplois, et validé le Plan de passation des marchés 2026. La gouvernance interne se renforce avec l’entrée de Charles-Henri Blanchot comme administrateur représentant GEOGAS Entreprise SAS.

La filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), spécialisée dans la distribution de produits pétroliers et le soutage maritime, a dévoilé son projet d’investir 10 milliards de FCFA dans ses activités en Guinée équatoriale au cours de l’année 2026. « Ces 10 milliards de FCFA vont nous permettre de construire quatre stations-service et un dépôt de stockage », a déclaré Emmanuel Patrick Mvondo, président du conseil d’administration de Tradex Guinée équatoriale.

 Selon la direction, ces investissements visent à accroître les capacités de stockage de la société, afin de soutenir l’augmentation des volumes d’importation de produits pétroliers destinés au marché équato-guinéen. Ils permettront également de densifier le réseau de distribution et de renforcer l’approvisionnement énergétique dans la sous-région.

Entre 2019 et 2024, le groupe a engagé 8,2 milliards FCFA pour moderniser et étendre son réseau, ouvrant 17 nouvelles stations-service et portant son implantation à 90 points de vente dans les dix régions du pays. Les parts de marché ont évolué de 22,4 % en 2019 à 28 % en 2024.

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