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Agro-industrie : 51,8 milliards de FCFA pour moderniser les unités de transformation de la CDC

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C’est un autre véritable coup  de pouce du gouvernement en faveur de la Cameroon Development Corporation (CDC). Après l’apurement de sa dette salariale vis-à-vis de ses employés pour la période 2018-2022, avec le déblocage par le ministère des Finances au mois de septembre 2025 d’un montant de 15,75 milliards de FCFA, après 20 milliards de FCFA débloqués par le gouvernement en décembre 2024 sur une dette globale estimée à 35,75 milliards de FCFA.

Le gouvernement vient donc d’engager la relance industrielle de cette agro-industrie. Le gouvernement vient en effet de mobiliser 51,8 milliards de FCFA pour la modernisation des unités de transformation de la CDC. Les accords de prêt relatifs au financement du projet de fourniture et d’installation d’usines modernes de transformation d’huile de palme, de margarine et d’hévéa au profit de la CDC, ont en effet été signés, le 19 décembre 2025, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.

Ce financement, précise-t-on, s’inscrit dans la dynamique de relance économique de la CDC, entreprise publique, stratégique, située dans la région du Sud-ouest. Fleuron agro-industriel du Cameroun et deuxième employeur national après l’État, la CDC a vu sa capacité de production et ses équilibres financiers gravement affectés par une crise sécuritaire depuis 2016, affectant les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Ce projet de relance économique est donc adossé à un montage financier structuré par Standard Chartered Bank Londres, comprenant un crédit acheteur de 71,7 millions d’euros, garanti par BPI France, et un crédit commercial de 7,1 millions d’euros. L’exécution de ce projet de relance économique de la CDC a été confiée à la société française Tyllium, et est prévue pour une durée de 25 mois, sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), avec la CDC comme maître d’ouvrage délégué.

Comme l’a rappelé Alamine Ousmane Mey, « le rôle de la CDC est central. Elle est un agent de développement incontestable de notre pays. Sa santé demeure au cœur des préoccupations des pouvoirs publics. Aussi pouvons-nous nous féliciter du montage financier et des deux facilités complémentaires structurées par Standard Chartered Bank.L’appareil productif de la CDC va ainsi être relevé, renforcé, au grand bonheur, bien entendu, de ses employés, de son management et de l’ensemble des populations ».

Au-delà de son importance financière, ce projet de relance économique de la CDC, précise le Minepat, constitue un levier stratégique de transformation économique, en cohérence avec la Stratégie nationale de développement (SND30). Il permettra notamment la création de milliers d’emplois directs et indirects, la valorisation locale des matières premières agricoles par la CDC, la réduction de la dépendance aux importations conformément à la politique d’import-substitution, ainsi que  la stimulation de la croissance locale et régionale, en particulier dans la région du Sud-ouest.

Budget 2026 du FEICOM : une enveloppe de 367,2 milliards de FCFA au service des collectivités

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Au cours de la session, les administrateurs ont examiné le projet de rapport annuel de performance arrêté au 31 octobre 2025. Les discussions ont également porté sur les principaux instruments de programmation budgétaire, parmi lesquels le Projet annuel de performance, le Cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028, le Cadre de dépenses à moyen terme 2026-2028, ainsi que le projet de budget 2026. Les travaux ont enfin intégré l’analyse du document budgétaire sensible au genre, destiné à renforcer l’inclusion dans la planification financière.

À l’issue des échanges, le Conseil a adopté le budget du FEICOM pour l’exercice 2026, équilibré en ressources et en emplois à 367,225 milliards de FCFA. Ce budget est en hausse de 18,88 %, correspondant à une augmentation de 58,315 milliards de FCFA en valeur absolue.

Le Conseil d’administration a salué les performances enregistrées dans la mobilisation et la mise à disposition des ressources financières en faveur des collectivités territoriales décentralisées, ainsi que dans le financement des projets communaux et régionaux. Au 19 décembre 2025, le recouvrement s’établissait à 235,749 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 118,44 % des objectifs annuels. Par ailleurs, 177,789 milliards de FCFA ont été répartis au profit des communes, 214 concours financiers accordés à 154 communes et régions pour un coût global de 23,993 milliards de FCFA, et 337 infrastructures et équipements réceptionnés.

Les administrateurs se sont également félicités des avancées réalisées dans le processus d’accréditation du FEICOM au Fonds d’adaptation au changement climatique, ainsi que de l’exécution des programmes de partenariat financés notamment par la coopération allemande à travers la KfW, l’Union européenne, la Banque africaine de développement et le Crédit foncier du Cameroun.

Au terme de la session, le Conseil a félicité le directeur général pour la qualité des documents soumis, les résultats obtenus, le bon fonctionnement de l’institution et le climat social qui y prévaut. Il a également salué la bonne organisation de la dernière édition du Prix national FEICOM, l’aboutissement du projet de constitution d’un parc intercommunal d’engins de génie civil et d’hydraulique, la reconduction des certifications ISO 9001 et 14001 version 2015, ainsi que la certification de l’institution à la norme ISO 45001 version 2018.

Corridor rail/route Douala-N’Djamena : Plus de 11 milliards FCFA prévus pour les interventions en 2026

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le projet est financé par la Banque mondiale à travers le guichet IDA pour un montant total de près de 181 milliards FCFA.

Le Cameroun compte investir 156 milliards FCFA dans ce projet dont l’enveloppe globale est estimée à 181 milliards FCFA.

La ville de Yaoundé a abrité hier jeudi 18 décembre 2025, la première session du comité de pilotage national du Projet régional pour l’amélioration de la performance du corridor railroute Douala-N’Djamena (PCDN). Les travaux se sont tenus sous la présidence de Ernest Massena Ngallé Bibéhè et par ailleurs ministre des Transports.

Le projet est financé par la Banque mondiale à travers le guichet IDA pour un montant de 181 milliards FCFA, une enveloppe dans laquelle le Cameroun envisage de contribuer à hauteur de 156 milliards FCFA. Le budget des interventions à mettre en œuvre en 2026 est de 11,12 milliards FCFA, soit environ 6,2% du financement du projet.

« Il importe de noter qu’entre le port de Douala et la ville de N’Djaména se trouve l’un des rares corridors intermodal opérationnels en Afrique, à savoir le corridor Douala-Koutéré-Moundou-Ndjamena, devenu le couloir de transit le plus sûr et le plus viable pour le Tchad pour atteindre les routes maritimes. La zone d’influence de ce corridor stratégique pour le Cameroun et le Tchad, est un important générateur d’activité économique et abrite une part importante de la population des deux pays. Elle concentre une part importante du produit intérieur brut des deux pays » a indiqué Ernest Massena Ngallé Bibéhè.

Pour ce dernier, le potentiel économique dudit corridor ne pourra toutefois être pleinement libéré tant que des goulots d’étranglement subsisteront. Le diagnostic est donc clair : des infrastructures routières ferroviaires vieillissantes limitent la vitesse et la charge utile, tandis que la lourdeur des procédures administratives entre les frontières et ledit port ralentit le flux des marchandises.

Mis en vigueur le 13 juin 2024 pour une fin prévue le 30 juin 2032, le projet est financé par la Banque mondiale à travers le guichet IDA pour un montant total de près de 181 milliards FCFA. Ledit projet finance l’amélioration des infrastructures de plusieurs tronçons clés du corridor de transport entre les deux villes camerounaise et tchadienne, contribuant ainsi à la réhabilitation complète à long terme de l’ensemble du corridor rail/route.  

Concrètement, le plan de travail budgétaire annuel 2026 soumis à l’examen du copil PCDN hier à Yaoundé avait pour objectif de financer dans le cadre de la composante ferroviaire : l’acquisition des équipements nécessaires à la réhabilitation des 238km de la voie ferrée entre Douala et Yaoundé.

Le plan va aussi financer les services de consultant en vue de la maîtrise d’œuvre sur les fournitures rail 54kg et des appareils de voie et des appareils de dilatation et les services de consultant en vue d’une assistance technique pour le contrôle des travaux de renouvellement de la voie ferrée entre Douala et Yaoundé.

Dans son volet facilitation le plan 2026 va financer la réalisation des activités à l’instar des études, les acquisitions prioritaires portant notamment sur la réhabilitation de la plateforme rail/route de la ville de Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua. L’acquisition des équipements pour le renforcement de la sécurité routière à l’instar des radars de contrôle de vitesses avec véhicules y afférents et la facilitation du transit, du commerce et de la modernisation des acteurs des douanes et des transports dans le but d’améliorer considérablement l’efficacité et la performance de la chaîne de transit.

Plus de 200 personnels d’Orange Cameroun décorés

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Ils ont reçu des médailles d´honneur du travail en reconnaissance de leur engagement et de leur professionnalisme, lors d’une cérémonie le 17 décembre dernier à Douala.

Dans la continuité de la célébration de ses 25 ans de présence au Cameroun, Orange Cameroun a décidé de d’honorer ses collaborateurs les plus méritants.   Ils ont été auréolés lors de la 6ème édition de la cérémonie de remise des médailles d´honneur du travail au personnel d´Orange Cameroun qui s’est tenue le 17 décembre dernier au Palais de la Culture Sawa, à Douala.

Sur les 770 employés d’Orange au Cameroun, ils sont au total 252 travailleurs qui ont été décorés avec 27 médailles d’Or pour les travailleurs de plus 25 ans de service, 84 médailles de vermeil pour les salariés de plus de 15 ans de service et 163 médailles d’argent pour les salariés de plus de 10 ans de service. Cette cérémonie de remise de distinctions était présidée par Grégoire Owona, le ministre du travail et de la sécurité sociale.

Pour le Directeur Général d’Orange Cameroun, ces médailles marquent la reconnaissance de l’audace, l’innovation et le professionnalisme de ces employés. Il est question d’honorer ceux dont « l’engagement et la constance contribuent à la performance et à la pérennité de l’entreprise, leader des télécommunications », a-t-il indiqué.

En 25 ans de présence au Cameroun, l’opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès internet revendique des investissements d’au moins 1 500 milliards de FCFA.  L’entreprise dit avoir fourni ses produits et services à 4 millions d’abonnés et généré plus de 700 emplois directs et 210 000 emplois indirects.

Réaction

 Patrick BENON, Directeur Général Orange Cameroun

« Depuis plus de 25 ans, ils ont construit cette entreprise »

« Aujourd’hui, nous rendons hommage à des hommes et des femmes qui ont fait, bien plus que remplir une mission. Depuis plus de 25 ans, ils ont construit cette entreprise, l’ont portée, l’ont défendue. Ils continuent encore aujourd’hui à payer à ce que le client puisse communiquer à ce qui lui ai essentiel. Ils ont accompagné la croissance d’Orange Cameroun et ont, chacun à leur manière, contribué à faire d’Orange Cameroun, une entreprise forte. Grâce à eux nous restons fidèles à notre ambition d’être une entreprise citoyenne qui tient ses promesses et vise l’excellence notamment au service de ses clients, de ses partenaires et de toutes ses parties prenantes. Chers médaillés, vous avez traversé des transformations technologiques majeures, des évolutions organisationnelles profondes parfois des périodes de bouleversement. Beaucoup d’entre vous ont connu Orange Cameroun quand le seul réseau que nous avions était le réseau 2G, après il y a eu la 2,5G, la 3G, la 4G et récemment la 5G. On espère qu’on aura également la 6G. Vous étiez là quand nous avons eu toutes les évolutions technologiques, l’essor des réseaux sociaux, le cloud…Et aujourd’hui nous sommes dans la révolution artificielle et vous êtes encore là. »

MUFID Union : Plus de 350 milliards FCFA de crédits déjà octroyés aux coopérateurs en 33 ans

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L’encours de crédits est actuellement de plus de 36 milliards FCFA contre 20,5 milliards en 2020, soit plus de 43% de croissance.

Le réseau des Mutuelles financières de développement (MUFID) a tenu hier jeudi 18 décembre 2025 à Yaoundé, les travaux de son assemblée générale. Cette rencontre a rassemblé les délégués du réseau pour faire le bilan d’une année de transformations, adopter des documents stratégiques majeurs et procéder, de manière démocratique, au renouvellement de ses instances dirigeantes.

De ces travaux tenus au Palais des congrès de Yaoundé, il en ressort en substance que le nombre de MUFID opérationnelles est passé de 91 à 95, avec 122 points de service répartis dans les dix régions du Cameroun, contre 110 en 2020. On note une hausse significative des principaux indicateurs : le nombre est passé de 252 000 en 2020 à plus de 363 000 au 30 septembre 2025, soit une croissance de 30%, tandis que pour le capital, de 6,1 milliards FCFA en 2020, est passé à 8,9 milliards, soit un  taux  de  croissance  de  31,4%.

Le total bilan a franchi le cap des 108 milliards FCFA, il était de 65 milliards en 2020. Les dépôts sont en progression constante 84 milliards FCFA en septembre 2025 contre 51,7 en 2020. L’encours de crédits est de plus de 36 milliards FCFA contre 20,5 milliards en 2020, soit plus de 43% de croissance.

« Ce que nous pouvons retenir c’est que MUFID Union a réalisé des bénéfices au cours de l’année dernière et c’est satisfaisant et encourageant et ce d’autant plus que les rapports montraient que beaucoup de réseaux des établissements de microfinance ne se portaient pas bien, donc c’est un bon résultat que nous saluons. En revanche, lorsque nous le disons, nous ne devons perdre de vue qu’il faudrait améliorer encore et davantage la gouvernance au sein de certains établissements affiliés au réseau MUFID Union. Tout à l’heure nous avons donné le volume des dépôts, le volume des crédits, le taux de transformation des dépôts en crédits n’est pas suffisant, cela devrait être amélioré en donnant de bons crédits et non des crédits pour juste respecter la réglementation » a indiqué Blaise Kounchou, inspecteur principal du Trésor, chef de la brigade de contrôle des établissements de microfinance au ministère des Finances.

Lors des travaux, il a également été question de planification, notamment le Business plan 2025-2029, le schéma directeur informatique et la nouvelle politique de développement des agences dans les grandes villes. Pour ces volets, la MUFID compte renforcer la gouvernance avec l’adoption du dispositif disciplinaire du réseau et d’Administration. Sur le plan social et patrimonial, les projets du Fonds d’assistance Sociale (FAS) et de la société civile immobilière seront présentés pour approbation.

Depuis la création de la première MUFID en 1992, plus de 350 milliards FCFA de crédits, de manière cumulée ont été octroyés aux coopérateurs dont environ 30% aux filières et chaînes de valeurs agropastorales. Le réseau collabore avec le ministère en charge de l’Agriculture et du développement rural depuis 2006, les organisations des producteurs, les sociétés agro-industrielles et divers autres partenaires techniques et financiers dans le cadre de la promotion du financement agricole et rural.

Réaction

Justin Bonda, Directeur général MUFID Union : « Nous sommes à plus de 1 300 000 personnes touchées »

C’est exceptionnel. Nous avons un réseau qui a été résilient. Nous avons un réseau qui a fait une transition assez difficile mais lorsque nous voyons le résultat aujourd’hui, nous sommes assez satisfaits. Nous avons un bilant qui a doublé en à peine 5 ans. Nous sommes déjà à presque 110 milliards FCFA de total de bilan. La plupart de nos principaux agrégats ont doublé sur la période de cinq ans et nous avons un taux de croissance moyen annuel de 15 à 20%, que ce soit des dépôts ou en total de bilan.

Pour ce qui est nombre de membres, nous allons bientôt atteindre 400 000 membres directs. Lorsque nous comptons les populations touchées à travers les coopératives, les associations, nous sommes à plus de 1 300 000 personnes touchées.

C’est aussi exceptionnel parce que les divers partenaires nous font confiance. Au mois d’août dernier, le ministère de l’Agriculture a signé une convention avec le réseau MUFID parce que nous nous sommes données pour ambition d’être leader dans le financement agricole et rural au Cameroun et cette convention était extrêmement importante.

La Sodecoton (Société de développement du coton Ndlr) a aussi signé une convention avec le réseau MUFID pour la bancarisation des producteurs de coton dans les trois régions septentrionales et dans la même foulée, les producteurs de coton ont aussi signé une convention avec le réseau MUFID pour apporter les meilleurs services dans les zones rurales. Nous avons des conventions avec pratiquement toutes les agro-industries au Cameroun. Avec l’Uccao (l’Union Centrale des Coopératives Agricoles de l’Ouest Ndlr) les discussions sont en cours et nous travaillons déjà ensemble pour la signature d’une convention.

Toutes les banques de la place nous font confiance, nous sommes en partenariat avec les compagnies d’assurance et nous avons adhéré à l’alliance coopérative internationale et en moins d’un an, nous avons été acceptés à l’International Banking Association et le 03 juillet dernier à Manchester nous avons été élus au conseil d’administration.

Cela fait une visibilité importante en très peu de temps. Nous avons engagé quelque chose d’extrêmement important. Sur le territoire national actuellement nous sommes à 75 points de service interconnectés dans les dix régions du pays. Au cours de l’année 20226, nous comptons connecter environ 125 points de service et ce sera le réseau le plus interconnecté du Cameroun. Cela va permettre aux MUFID qui étaient essentiellement locales de pouvoir servir nos membres dans les grandes villes (Douala et Yaoundé) et même à la diaspora.

Présidentielle 2025 : Des promesses non tenues

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Pas de promesse forte au meeting du 7 octobre 2025 à Maroua comme il en avait l’habitude à chacun de ses déplacements dans la capitale régionale de l’Extrême-Nord pour ses campagnes électorales en vue de l’élection présidentielle. Cette fois-ci, Paul Biya s’est contenté de quelques annonces, sans précisions, sur la formation professionnelle et l’appui aux jeunes, les projets énergétiques comme le barrage de Bini à Warak à lancer « incessamment », ou même le bitumage des axes tels que Mora – Dabanga – Kousseri et Ngaoundéré – Garoua. Le chef de l’Etat n’a dit mot sur la construction du chemin de fer qui devait relier Ngaoundéré et Ndjamena en passant par Kousseri.

Ce dernier projet par exemple, était pourtant porteur d’espoir pour les populations des régions septentrionales, au regard de son potentiel estimé pour l’économie locale. Plus important, le projet de construction de 3000 forages dont les travaux étaient annoncés dès 2019 sur l’ensemble des trois régions septentrionales, pour améliorer l’accès des populations à cette denrée rare dans tout le pays mais particulièrement dans cette partie du pays, et ainsi mieux combattre les épidémies de choléra et autres maladies hydriques. Annoncé par Paul Biya dans son discours de campagne électorale à Maroua en 2011, le projet réactivé à plusieurs reprises a disparu des pipes du gouvernement depuis quelques temps. Après un rappel de cette promesse par le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, dans son allocution 7 ans plus tard dans les mêmes circonstances, le dossier des 3 000 forages a refait surface le 10 octobre 2018 à la faveur d’une correspondance adressée par le ministre de l’Eau à son collègue de l’Economie.

Quelques mois plus tôt, un atelier a été organisé, le 4 juillet, en vue de la relecture. Selon L’œil du Sahel dans son édition du lundi 29 octobre 2018, les travaux avaient révélé beaucoup d’imperfections dans le montage du projet. Et depuis l’échange épistolaire qui a suivi entre les membres du gouvernement, rien n’est perceptible concernant le dossier, encore moins sur le terrain. Une occasion manquée, au regard de l’importance de cette ressource rare que constitue l’eau potable pour les populations du Grand-Nord en proie aux maladies hydriques.

La digue-route de Maga annoncée depuis 2012 par le président de la République lors de son déplacement dans cet arrondissement à la suite des inondations, reste toujours attendue. D’après le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, suite à une visite interministérielle en 2020, l’étude de faisabilité a été réalisée et les partenaires au développement du Cameroun ont été saisis par le gouvernement. Les populations du Mayo-Danay et du Logone et Chari continuent cependant de subir les inondations causant d’importants dégâts humains et matériels.

Hydrocarbures : le PAK, la SCDP et le consortium PARLYM/EJN posent les bases du futur terminal hydrocarbures

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C’est donc une étape décisive du projet de mise en œuvre d’un terminal hydrocarbures au Port de Kribi qui vient d’être franchie. Le Port Autonome de Kribi (PAK), la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) et le Consortium PARLYM/EJN, ont signé, le 18 décembre 2025, un protocole d’accord d’une durée de 12 mois pour consolider la conception technique de ce projet, avant les décisions d’investissement. Ensemble, ils ont donc posé les bases du futur terminal hydrocarbures de Kribi, une infrastructure appelée à transformer le paysage énergétique du Cameroun. Une démarche collective qui traduit la vocation du Port de Kribi de bâtir des infrastructures d’envergure pour soutenir le développement du Cameroun. 

Le terminal hydrocarbures de Kribi s’articulera autour d’un quai pétrolier en eau profonde, de cuves de stockage à grande capacité et d’un réseau de pipelines interconnecté.  Cette architecture intégrée, précise-t-on, permettra d’accueillir de plus grands navires, d’optimiser les chaînes d’approvisionnement et de réduire significativement les coûts logistiques.  Le projet contribuera à sécuriser les flux d’hydrocarbures et fiabiliser les approvisionnements ; renforcer le stock stratégique national pour faire face aux fluctuations du marché mondial et stimuler la compétitivité de la filière énergétique nationale grâce à une logistique modernisée. 

Le terminal hydrocarbures du PAK est un projet stratégique majeur, géré en partie par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), pour faciliter l’exportation d’hydrocarbures (pétrole, gaz) et de minerais, complétant les terminaux existants à conteneurs et polyvalent, avec des travaux de développement en cours et planifiés, transformant Kribi en un hub énergétique et logistique clé en Afrique centrale, avec des projets de stockage et de transport par pipeline.

D’une capacité de 230 000 m3 de produits blancs (super, pétrole, gasoil, etc.) et de 40 000 tonnes métriques (TM) de gaz domestique (GPL). Baptisé THK, la construction de ce terminal hydrocarbures annoncée démarrer courant 2026, sera réalisée dans la zone industrialo-portuaire de Kribi. A terme, il permettra au stockeur public de doubler ses capacités actuelles sur les produits blancs, officiellement estimées à 245 500 m3, et de multiplier pratiquement par dix ses capacités sur le gaz domestique, qui sont de 5005 TM actuellement.

Cameroun-Autriche : les secteurs pour renforcer la coopération économique identifiés

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Production de l’énergie renouvelable, gestion des déchets, industrialisation. Ce sont-là entre autres les secteurs par l’Autriche pour renforcer sa coopération économique avec le Cameroun. Ces secteurs ont été explorés lors de l’audience accordée, le 18 décembre 2025 à Yaoundé, par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey au nouvel Ambassadeur de l’Autriche au Cameroun, Son Excellence, Peter Guschelbauer.

« Je pense que nous avons eu une réunion fructueuse et cordiale, dans le but de faire avancer les relations économiques entre le Cameroun et mon pays, l’Autriche. Nous avons identifié plusieurs secteurs dans lesquels nous pouvons renforcer notre coopération. De la production de l’énergie renouvelable, en passant par la gestion des déchets, à l’industrialisation. Nous sommes très confiants à l’idée de renforcer notre collaboration et les échanges économiques entre nos deux pays de manière substantielle », a indiqué Son Excellence, Peter Guschelbauer au sortir de cette entrevue avec Alamine Ousmane Mey.

En rappel, l’Autriche avait déjà débloqué environ 13 milliards FCFA pour construire des logements sociaux et réduire le déficit, avec un objectif de 350 unités. Aussi, près de 33 milliards FCFA sont prévus pour la construction de centres de formation professionnelle, renforçant les compétences locales. Tout comme l’Autriche souhaite investir dans l’énergie, la santé, l’agriculture, l’environnement et la filière bois, en partageant son savoir-faire.

Toujours dans l’objectif de renforcer la coopération économique entre l’Autriche et le Cameroun, des Camerounais résidant en Australie et réunis au sein de la Cameroon Knect ont organisé du 18 au 19 septembre 2025 à Sydney, la première édition des Journées économiques du Cameroun en Australie (JECA). Un événement qui avait pour objectif de promouvoir les opportunités d’investissement et d’affaires au Cameroun, de renforcer les relations économiques et diplomatiques avec l’Australie, et de développer des partenariats stratégiques. Les secteurs présentés lors de ces journées et qui pourront faire l’objet de partenariats étaient notamment l’agriculture et l’agro-industrie, les mines et l’énergie, les infrastructures et le BTP, les technologies et l’innovation, ainsi que le tourisme et les services.

Ainsi, les JECA 2025, organisées en partenariat avec First Nation Economics et l’Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun, ont constitué une plateforme de référence pour des rencontres B2B, G2G et G2B, des présentations sectorielles ciblées, ainsi que la signature d’accords de coopération, réunissant décideurs publics, investisseurs privés et parties prenantes internationales, espèrent les promoteurs.

Dieudonné Hervé Ayissi nommé Directeur général adjoint d’Afriland First Bank Cameroun

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Yaoundé, 18 décembre 2025 — Afriland First Bank Cameroun a annoncé la nomination de Ayissi Dieudonné Hervé au poste de Directeur général adjoint, à l’issue de la session ordinaire de son Conseil d’administration tenue ce jeudi 18 décembre 2025 à Yaoundé. Cette décision marque une étape importante dans le renforcement de la gouvernance exécutive de l’institution bancaire.

La nomination du nouveau Directeur général adjoint est intervenue au cours d’une réunion au cours de laquelle le Conseil d’administration a également examiné et validé le budget de l’exercice 2026 soumis par la Direction générale. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à consolider l’équipe dirigeante, à soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement et à accroître l’efficacité opérationnelle de la banque.

Titulaire d’un Executive MBA de la Southern Polytechnic State University d’Atlanta (États-Unis) et du PKFOKAM Institute of Excellence, Ayissi Dieudonné Hervé totalise seize années d’expérience dans les métiers de la finance et de la banque. Il a accompli l’essentiel de sa carrière au sein d’Afriland First Group, dont dix années à des fonctions stratégiques à Afriland First Bank Cameroun, une trajectoire qui lui confère une connaissance approfondie des enjeux du groupe et du secteur bancaire national.

Selon le Conseil d’administration, cette nomination traduit la volonté de renforcer durablement la gouvernance exécutive, au bénéfice de la clientèle, des partenaires institutionnels et de l’ensemble des parties prenantes, dans un contexte de croissance et de transformation du marché financier.

Conformément à la réglementation en vigueur, la prise de fonction de M. Ayissi Dieudonné Hervé demeure subordonnée à l’approbation préalable des autorités administratives et de supervision compétentes. Un communiqué complémentaire sera diffusé dès l’obtention des autorisations requises.

Afriland First Bank Cameroun a par ailleurs tenu à rassurer ses clients, partenaires institutionnels et le public quant à la continuité normale de ses activités, à la solidité de sa gouvernance et à son engagement constant en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la création de valeur durable.

Leader du marché bancaire camerounais et acteur financier de premier plan en Afrique centrale, Afriland First Bank affichait, au 31 octobre 2025, un total de bilan de 2 489,5 milliards de FCFA, un encours de crédits de 1 627 milliards de FCFA et des dépôts de 1 840 milliards de FCFA. La banque revendique également plus de 488 milliards de FCFA de financements accordés aux États et institutions sous-régionales à travers des titres obligataires et des bons du Trésor assimilables, confirmant son rôle moteur dans le financement de l’économie et le développement de solutions financières innovantes adaptées à tous les segments de clientèle.

La start-up kenyane Farmer Lifeline, lauréate 2025 du programme africain de mentorat de Qualcomm

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La distinction a été rendue publique lors de la finale virtuelle du programme, organisée depuis Johannesburg. Farmer Lifeline a été sélectionnée parmi dix startups africaines accompagnées en 2025, issues du Kenya, de la Tunisie, du Nigéria, du Bénin et du Sénégal. Ces entreprises ont été retenues à l’issue d’un appel à candidatures ayant enregistré plus de 400 dossiers provenant de 19 pays africains.

La startup kényane développe des dispositifs agricoles autonomes, alimentés à l’énergie solaire, capables de détecter la présence de parasites et de maladies dans les champs. Les informations collectées sont transmises directement aux agriculteurs via leurs téléphones mobiles. L’objectif affiché est d’améliorer les rendements agricoles et de renforcer la sécurité alimentaire au niveau local.

« Farmer Lifeline s’est distingué par une technologie innovante permettant aux exploitants locaux de scanner leurs champs pour protéger leurs cultures, augmenter leurs rendements et améliorer leur sécurité alimentaire », a déclaré Erica Ciaraldi, vice-présidente de Wireless Reach chez Qualcomm Incorporated. Elle précise que le fonds attribué permettra à l’entreprise « d’amplifier davantage son impact ».

Le Fonds Wireless Reach, attribué chaque année dans le cadre du programme, combine un appui financier et un accompagnement technique. Qualcomm indique que Farmer Lifeline bénéficiera d’un soutien dédié pour étendre le déploiement de sa solution. Par ailleurs, l’ensemble des dix startups finalistes de l’édition 2025 recevront chacune une allocation de 5 000 dollars, destinée à soutenir leur développement stratégique et la protection de leur propriété intellectuelle.

Le programme Qualcomm Make in Africa, lancé sans prise de participation au capital des startups, propose un accompagnement structuré comprenant mentorat individuel, appui commercial, consultations techniques et conseils en propriété intellectuelle. Les entreprises sélectionnées ont également accès gratuitement à la formation en ligne L2Pro Africa, développée par Qualcomm.

« La cohorte de cette année a fait preuve d’une ingéniosité remarquable, en apportant des réponses technologiques à des défis concrets », a déclaré Elizabeth Migwalla, vice-présidente des affaires gouvernementales internationales de Qualcomm.

Qualcomm a par ailleurs confirmé, le lancement d’une quatrième édition du programme en 2026, avec un accent mis sur le prototypage rapide et l’intégration de solutions technologiques ouvertes. Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes via le site internet du groupe américain.

Entreprise américaine spécialisée dans les semi-conducteurs et les technologies de connectivité, Qualcomm précise que ses activités de produits, de recherche et développement sont principalement portées par sa filiale Qualcomm Technologies, Inc., tandis que Qualcomm Incorporated conserve son activité de licences de brevets. Avec la désignation de Farmer Lifeline, le groupe met en avant une solution agricole au cœur des enjeux de productivité et de sécurité alimentaire sur le continent africain.

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