mardi, mai 19, 2026
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Can 2015: fin de parcours pour le Cameroun

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Ça y est! Le Cameroun n’ira pas plus loin que les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Le bataille des Lions a profité à ceux de l’Atlas. Deux coups de crocs ont suffi à ramener sur terre une des sélections les moins attendues au second tour mais qui a déjoué les pronostics pour atteindre ce niveau de compétition.

Nouhou Tolo tire les leçons de l’élimination

Une bataille initialement à la portée des poulains de David Pagou tant le Cameroun avait remporté sept de leurs 13 dernières rencontres. Et le pays des Lions indomptables avait la réputation d’éliminer les pays organisateurs. C’était déjà le cas en 1988 en demi-finale du même tournoi. Le Cameroun l’emportera finalement. 37 ans après, Bryan Mbeumo et Kofane n’ont pas réussi là où Milla et Abega avaient eu la tâche facile. Eux qui n’étaient pas attendu à ce niveau de compétition car David Pagou a officiellement hérité de l’équipe à trois semaines du tournoi et a dû se séparer des cadres.

Nécrologie : Disparition de Nelly Chatue-Diop, figure de l’innovation financière en Afrique

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Dans leur message, Ejara.io et Makeda Asset Management ont exprimé leurs pensées émues à l’endroit de la famille de la défunte, de ses proches et de l’ensemble de ses collaborateurs, leur adressant leur solidarité et leur soutien dans cette épreuve douloureuse.

Entrepreneure visionnaire, Nelly Chatue-Diop s’était imposée comme l’une des figures majeures de l’innovation financière sur le continent africain. Cofondatrice et dirigeante d’Ejara.io, une fintech spécialisée dans l’accès simplifié à l’investissement, elle a porté avec conviction une vision centrée sur la démocratisation de la finance et la promotion de l’éducation financière. Son ambition : rendre les outils d’investissement accessibles au plus grand nombre, au-delà des cercles traditionnellement privilégiés.

Elle était également cofondatrice de Makeda Asset Management, une structure engagée dans l’investissement responsable et l’inclusion financière en Afrique. À travers cette initiative, Nelly Chatue-Diop défendait une approche éthique et durable de la gestion d’actifs, alignée sur les réalités économiques et sociales du continent.

Tout au long de son parcours entrepreneurial, elle s’est distinguée par un engagement constant en faveur d’une finance plus juste et plus inclusive. Elle a notamment œuvré pour faciliter l’accès à l’investissement pour les femmes, les jeunes et les populations historiquement exclues des circuits financiers traditionnels, faisant de l’inclusion un pilier central de son action.

La disparition de Nelly Chatue-Diop laisse un vide profond au sein de l’écosystème fintech africain. Elle y était reconnue pour son leadership inspirant, sa rigueur professionnelle et sa vision stratégique, mais aussi pour sa capacité à fédérer autour de projets porteurs de sens et d’impact.

Au-delà de l’entrepreneure, c’est une voix engagée pour l’avenir financier de l’Afrique qui s’éteint, laissant en héritage des initiatives durables et une inspiration forte pour toute une génération d’innovateurs africains.

Vœux à Paul Biya : Niat Njifenji et Cavaye Djibril absents, Bello Bouba réapparait

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Paul Biya a reçu les vœux du corps diplomatique et des corps constitués nationaux ce 8 janvier à Yaoundé. Rare moment où Paul Biya a l’occasion de voir et serrer la main à nombre de ses collaborateurs, c’est aussi l’occasion pour certains de démontrer leur proximité avec un président devenu de plus en plus rare et mystérieux. Les conseils de ministres étant devenus des plus rares, voire inexistants. Et pourtant Marcel Niat Njifenji et Cavaye Yeguié Djibril, présidents du sénat et de l’assemblée nationale (PAN), 2ème et 3ème personnalités de la République, n’y étaient pas. S’il est un secret de polichinelle que le président du sénat est malade, celui de l’assemblée nationale, lui, fait quelques infidélités à la cohérence de son discours comme on l’a constaté officiellement lors du meeting de Paul Biya, candidat à la présidentielle 2025, en octobre dernier à Maroua. Officiellement, rien n’a été dit de ces deux absences, et surtout de celle du PAN. Toujours est-il qu’un communiqué du secrétariat général de l’assemblée nationale, annonce les vœux dans cette institution demain 9 janvier 2026. Avec une indication particulière que la cérémonie se déroulera sous un « format court ». Le PAN ne recevra que les vœux des députés et du personnel de l’assemblée nationale, jusqu’au rang de directeur.

En revanche, Bello Bouba Maïgari, ministre démissionnaire du Tourisme et des loisirs, a bel et bien assisté à la cérémonie. Annoncé dans les jardins du palais présidentiel au moment où l’on attendait l’arrivée du président de la République, celui qui s’était présenté à la dernière életion présidentielle, est effectivement apparu au-devant de la scène. Mais pas parmi les membres du gouvernement. L’ancien Premier ministre n’a pas été présenté sur les antennes de la télévision nationale qui retransmettait la cérémonie, mais il s’est présenté dans les rangs des partis alliés au gouvernement. Du moins, c’est sous cette casquette également que Robert Bapooh Lipot qui revendique le secrétariat général de l’Union des populations du Cameroun (Upc), a conduit la délégation des partis alliés au gouvernement. Lui dont la légitimité n’est pas reconnue par la justice, continue de se présenter es qualité dans divers espaces publics nationaux.

Bello Bouba avait certes été annoncé démissionnaire du gouvernement, mais n’a jamais clairement démontré cela. Interrogé par la presse, l’homme avait indiqué que cette démission s’adressait à Paul Biya et non à la presse. Et dans ses rangs durant sa campagne électorale, aucun de ses militants qui avaient également bénéficié du décret présidentiel, n’avait démissionné, et le candidat à la présidentielle avait refusé de les retirer de ses équipes de campagne, comme l’exigeaient ses militants de base qui avaient exigé sa démission à lui.

Diplomatie : Paul Biya dénonce l’érosion du droit international et réaffirme le multilatéralisme

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu le 8 janvier 2026, au Palais de l’Unité à Yaoundé, les vœux du corps diplomatique accrédité au Cameroun. En réponse à cette traditionnelle adresse, le Chef de l’État a livré un discours à forte teneur géopolitique, marqué par une dénonciation des crises internationales, du terrorisme, des atteintes à la souveraineté des États et de l’affaiblissement du droit international.

D’emblée, Paul Biya a remercié le corps diplomatique pour les vœux formulés à son endroit et à celui du peuple camerounais, avant de revenir sur l’un des faits majeurs de l’année écoulée : l’achèvement, le 9 septembre 2025, du mandat du Cameroun à la présidence de la 79ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Un mandat conduit, selon lui, « avec succès », grâce au soutien de l’ensemble de la communauté internationale.

Dans un contexte mondial qualifié de « particulièrement difficile », le président camerounais a souligné l’engagement constant de son pays en faveur du multilatéralisme et de la solidarité internationale. Il s’est félicité des avancées enregistrées au sein du système onusien, notamment l’adoption, le 22 septembre 2024, du Pacte pour l’Avenir et de ses annexes relatives au numérique mondial et aux générations futures.

Paul Biya a également mis en exergue l’adoption, à Yaoundé en juillet 2025, de la Déclaration sur l’Économie Bleue Durable, issue d’une conférence internationale organisée au Cameroun, y voyant une illustration concrète de l’implication de son pays dans les débats globaux sur le développement durable.

Sur le plan institutionnel, le Chef de l’État est revenu sur le plaidoyer conduit par le Cameroun en faveur de la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Une question jugée cruciale par les pays en développement, en particulier africains. Les progrès enregistrés sur ce dossier durant la présidence camerounaise de l’Assemblée générale ont été présentés comme un motif de satisfaction collective.

Abordant les tensions internationales persistantes, Paul Biya a dressé un constat préoccupant. « Notre monde continue d’être confronté aux affres du terrorisme, aux multiples atteintes à la souveraineté des États et au recul du droit international », a-t-il déclaré, soulignant que la prolifération des crises et des conflits, avec leur lot de pertes humaines et de destructions, affecte toutes les régions du monde et compromet le développement ainsi que le bien-être des populations.

Le président camerounais a mis en garde contre le risque d’effondrement du système international si cette spirale de violence se poursuit, rappelant son appel récurrent au dialogue et à la conciliation. Pour lui, « la voie des armes et de la violence est très souvent une voie sans issue », seule une paix durable et juste pouvant garantir la survie de l’humanité.

Dans cette perspective, Paul Biya a réaffirmé la responsabilité centrale des Nations unies et la nécessité de renforcer leur rôle, en leur donnant les moyens et le soutien requis pour remplir leurs missions. Il a assuré que l’engagement du Cameroun en faveur de la paix, du développement et de la concorde entre les peuples demeurera constant.

Illustrant cette orientation, le Chef de l’État a annoncé que le Cameroun abritera en 2026 la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce. Un rendez-vous international qu’il a présenté comme une opportunité de promouvoir les vertus du multilatéralisme, à l’heure où les tentations unilatéralistes gagnent du terrain.

Paul Biya a enfin salué la qualité des relations de partenariat entre le Cameroun, les pays représentés et les institutions internationales, réaffirmant la volonté de son pays de renforcer ces liens dans un esprit de confiance et de respect mutuels, avant d’adresser ses vœux de santé, de prospérité et de paix pour l’année 2026.

Cameroun-Maroc : duel de Lions à Rabat

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Le 23 mars 1988, le Cameroun battait le Maroc en demi-finale de CAN à Casablanca

Qui des Lions de l’Atlas ou des Lions indomptables ira en demi-finale demain ? Difficile de parier sur ce duel de fauves prévu demain au stade de Rabat. Vainqueurs respectivement de l’Afrique du Sud (2-2) et la Tanzanie (1-0), les deux sélections se retrouvent ainsi pour la 14ème fois. Sur les treize premières confrontations, le Cameroun a largement pris le dessus : sept victoires contre deux pour le Maroc et quatre matchs nuls. Et la suprématie des Lions indomptables est particulièrement marquée en Can : En 1986 en Egypte, les deux sélections avaient fait match nul (1-1). Deux ans après, en terre marocaine même, le Cameroun avait damé le pion au pays organisateur sur la plus petite des marques. Et sur les six derniers matchs entre les deux pays, chacun signe deux victoires, pour deux nuls. En clair, le Cameroun part avec les faveurs des pronostics.

Duel en perspective

Mais David Pagou, le sélectionneur des Lions indomptables, refuse de s’en prendre la tête : « Est-ce qu’on vient avec cet avantage psychologique ? Je ne pense pas », s’en garde-t-il. Surtout que c’est un Maroc d’un autre jour qui attend le Cameroun. Sur ses vingt derniers matchs, le Cameroun a enregistré 11 victoires, trois défaites et six matchs nuls ; en face, c’est 17 victoires contre trois matchs nuls. Du coup, « ce genre de match, je ne sais pas quel discours on va tenir aux gars. Ce sont les quarts de finale. On joue le pays organisateur, une grosse équipe. Ça fait quand même longtemps que le Maroc n’a pas perdu à la maison», reconnaît David Pagou. En face, Walid Regragrui, son alter égo, a du respect pour le Cameroun : « Le Cameroun est au rendez-vous de la CAN 2025 comme on les attendait ; ça va être un gros match on espère un match au visage du football africain et on va tout donner pour aller en demi-finale». C’est donc un match pour le moins difficile que s’apprêtent à jouer les deux pays. Mais le Cameroun part avec deux « malades » : Darling Yongwa sorti sur blessure dans le match des 8ème de finales contre l’Afrique du Sud, et Mahamadou Nagida.

Paiements en ligne : MTN Mobile Money lance la première carte virtuelle du secteur télécom au Cameroun

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Dans un environnement où l’économie numérique s’impose comme moteur de croissance, la virtual card by MoMo powered by Mastercard se présente comme une réponse concrète aux difficultés encore rencontrées par de nombreux Camerounais pour effectuer des paiements en ligne absence de carte bancaire, non-bancarisation ou accès limité aux services internationaux. Accessible sans compte bancaire ni carte physique, la solution respecte les standards de sécurité internationaux.

Concrètement, elle permet aux utilisateurs de réaliser des achats sur des plateformes d’e-commerce locales et internationales, de s’abonner à des services numériques mondiaux (Netflix, Canva, Amazon Prime, Google Play, Apple Services), d’accéder à des outils professionnels et éducatifs (formations en ligne, logiciels SaaS) et d’effectuer des paiements sécurisés en toute simplicité.

Propulsée par Mastercard et soutenue par Access Bank, la carte intègre des technologies de pointe en matière de sécurité : création instantanée, authentification par code OTP, notifications en temps réel et plafonds de dépenses configurables. La recharge se fait directement depuis le compte MoMo, tandis que l’acceptation s’étend à un large réseau de commerçants en ligne, au niveau national comme international.

Le partenariat avec Access Bank garantit un cadre bancaire conforme et robuste, aligné sur les meilleures pratiques internationales. « La virtual card by MoMo powered by Mastercard illustre notre engagement à démocratiser l’accès aux services financiers et à accélérer la transformation digitale du Cameroun », a déclaré le Directeur général de Mobile Money Corporation, soulignant une étape clé vers une économie plus ouverte et inclusive.

Des retombées économiques et sociales attendues Au-delà de l’innovation technologique, l’initiative entend stimuler l’économie numérique, encourager l’entrepreneuriat digital, faciliter l’accès aux plateformes éducatives et créatives, renforcer la compétitivité des entreprises locales grâce aux outils internationaux et réduire les inégalités d’accès aux paiements en ligne. Pour Mastercard, ce partenariat s’inscrit dans une vision de long terme. « En facilitant l’accès à l’économie numérique mondiale, nous créons des opportunités pour des millions de personnes », a indiqué Mohamed Benomar, Directeur général pour l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest francophone.

De son côté, Access Bank Cameroon met en avant une innovation inclusive. « La virtual card by MoMo powered by Mastercard introduit une nouvelle manière pour les Camerounais d’effectuer leurs transactions en toute confiance et de participer pleinement à l’économie numérique », a affirmé Ellis Nzo Asu, Directeur général de la banque.

La virtual card by MoMo powered by Mastercard est d’ores et déjà accessible à tous les abonnés disposant d’un compte MoMo actif. L’activation s’effectue via la nouvelle application MoMo ou en composant le *126*43#. Avec ce lancement, Mobile Money Corporation renforce sa position de leader des services financiers mobiles et s’aligne sur les priorités nationales en matière de digitalisation, d’innovation et d’inclusion financière, ouvrant de nouvelles perspectives pour les particuliers, les entrepreneurs et les entreprises camerounaises.

Construction routière : Le projet d’usine de bitume bloqué par des contraintes énergétiques et financières

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Malgré son positionnement stratégique dans la zone industrialo-portuaire de Kribi et le soutien affiché de l’État camerounais, actionnaire à hauteur de 15 %, le projet de première usine locale de production de bitume peine encore à franchir le cap décisif de la construction. Le constat ressort du dernier rapport de la Direction générale du budget sur le suivi des recommandations parlementaires issues du débat d’orientation budgétaire 2025. Premier obstacle concret : la mise en état du site destiné à accueillir l’unité industrielle.

Les 60 hectares concédés par le Port autonome de Kribi sont loin d’être prêts pour accueillir des installations lourdes. Si le défrichage a été amorcé, les travaux structurants — décapage intégral, nivellement, remblais et rehaussement du terrain — restent à exécuter. Ces opérations, essentielles pour respecter les exigences techniques du projet, nécessitent un financement public dont la mobilisation tarde encore. Sans cette étape préalable, aucun démarrage effectif des travaux de génie civil n’est envisageable.

UN MONTAGE FINANCIER ENCORE EN RECOMPOSITION

Au-delà du foncier, la viabilité financière du projet demeure un chantier à part entière. Initialement évalué à un peu plus de 100 milliards de FCFA, l’investissement global est désormais réajusté à environ 161 milliards de FCFA, intégrant les coûts additionnels liés aux infrastructures annexes et aux contraintes logistiques. Depuis la fin de l’année 2024, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) s’est vue confier un rôle d’arrangeur principal, avec pour mission de structurer le financement et de fédérer d’autres partenaires. En parallèle, des discussions avancées sont menées avec des établissements bancaires locaux, dont Afriland First Bank et Société Générale Cameroun.

Mais à ce stade, aucun closing financier définitif n’a encore été annoncé. Autre point sensible : l’accès sécurisé aux ressources énergétiques. Le modèle industriel d’All Bitumen Cameroon repose sur l’approvisionnement en gaz naturel local pour alimenter l’usine et la mini-raffinerie adossée au projet. Cela suppose non seulement la signature d’accords structurants avec la Société nationale des hydrocarbures (SNH), mais aussi la réalisation d’un pipeline dédié. À cela s’ajoute la question de l’accès garanti aux bruts camerounais, un engagement clé attendu de l’État dans le cadre du partenariat stratégique conclu avec l’entreprise. Sans visibilité sur ces intrants, l’équilibre opérationnel du projet reste fragile.

DES AVANCÉES CÔTÉ PORT, MAIS PAS ENCORE DÉCISIVES

Sur le plan logistique, des progrès ont toutefois été enregistrés. En décembre 2025, le Port autonome de Kribi et la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) ont officialisé un partenariat avec le consortium français Parlym-Negri pour la conception et la construction du futur terminal hydrocarbures. Bien que ce projet soit prioritairement destiné aux besoins de la SCDP, les infrastructures prévues — quai en eau profonde et installations de transfert — pourraient également bénéficier à All Bitumen Cameroon, en facilitant l’importation et l’exportation de produits pétroliers. Malgré ces lenteurs, le projet n’a pas perdu son importance stratégique.

Lancé à la suite du Conseil de Cabinet du 23 mai 2019, il s’inscrit pleinement dans la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 (SND30). À terme, l’usine de Kribi devrait produire jusqu’à 250 000 tonnes de bitume par an, tout en couvrant environ un quart des besoins nationaux en produits pétroliers grâce à une mini-raffinerie de 10 000 barils par jour. Les études de faisabilité, validées dès janvier 2022, ont confirmé la solidité technique et économique du projet et permis d’obtenir l’ensemble des autorisations environnementales et administratives requises.

Le Prolog et l’INS s’associent pour évaluer les services offerts par les communes

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Le gouvernement affine son dispositif de gestion des finances publiques locales en conditionnant une partie substantielle des transferts aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) à des critères mesurables de performance. Cette orientation est formalisée par un protocole d’entente signé le 6 janvier 2026 à Yaoundé entre le Projet de gouvernance locale et communautés résilientes (Prolog) et l’Institut national de la Statistique (INS), selon des informations communiquées par les deux institutions.

Doté d’un financement global de 189 milliards de FCFA, le Prolog est une initiative du gouvernement camerounais mise en œuvre avec l’appui financier de la Banque mondiale. Le programme cible 187 communes réparties dans six régions — Adamaoua, Est, Extrême-Nord, Nord, Nord-Ouest et Sud-Ouest — et vise à renforcer l’accès des populations à des infrastructures dites résilientes aux effets du changement climatique, tout en améliorant la gestion locale des ressources publiques.

Dans un contexte de pression budgétaire et de surveillance accrue des bailleurs internationaux, ce programme introduit une logique de sélectivité budgétaire : les financements ne sont plus attribués uniquement sur une base administrative, mais en fonction des résultats observables des collectivités bénéficiaires.

La « subvention basée sur la performance », un instrument budgétaire incitatif

L’accès aux ressources du Prolog est conditionné à un mécanisme conçu par le ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), dénommé « subvention basée sur la performance ». Concrètement, il s’agit d’un système dans lequel les communes et régions sont évaluées sur la qualité des services publics rendus aux populations — gestion des infrastructures, capacité administrative, utilisation des ressources — avant l’octroi des allocations financières.

Ce type d’outil, déjà utilisé dans plusieurs programmes soutenus par la Banque mondiale, vise à améliorer l’efficacité de la dépense publique locale et à limiter les risques de mauvaise allocation des fonds.

Le rôle central de l’INS dans l’évaluation indépendante

Le protocole signé confie à l’INS la mission technique d’évaluer la performance des CTD. Selon son directeur général, Joseph Tedou, l’Institut devra « identifier les indicateurs de mesure de la performance, collecter les informations qui vont permettre de les élaborer, puis les confronter et les partager avec les différents acteurs sur le terrain », a-t-il déclaré lors de la signature, le 6 janvier 2026.

L’INS précise que l’évaluation reposera sur une approche participative, associant les acteurs locaux, afin de garantir la transparence et l’acceptabilité des résultats. Les données seront collectées directement sur le terrain par les équipes de l’Institut, qui agiront de manière « indépendante et neutre », sur la base d’éléments vérifiables.

Discipline budgétaire et allocation plus fine des ressources locales

Pour le coordonnateur du Prolog, Hervé Jackson Ngwa Edielle, l’enjeu est de s’assurer que « les règles strictes de la statistique soient appliquées de façon à ce que la mesure soit acceptée par les CTD évaluées et que les rapports soient les plus transparents et fiables possibles ». Il précise que ce dispositif doit permettre au Minddevel d’accorder les subventions « en fonction de la capacité réelle des collectivités à absorber les ressources et à fournir des services de qualité aux populations ».

À travers ce mécanisme, l’État camerounais et la Banque mondiale cherchent à renforcer la discipline budgétaire locale et à orienter les ressources publiques vers les collectivités les plus performantes, dans une logique de rendement économique et social mesurable des investissements publics.

Remaniement ministériel : le piège de l’illusion

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La mise en place du nouveau gouvernement, annoncée par le Président Paul Biya le 31 décembre dernier, suffira-t-elle à régler tous les problèmes des Camerounais ? Tout porte à croire que nos compatriotes en sont convaincus, ou du moins qu’ils en nourrissent l’espoir, si l’on en juge par l’engouement de l’opinion pour cet événement qui se fait désirer. La radio nationale, canal traditionnel de publication des remaniements ministériels, bat désormais des records d’audience — des écoutes vaines pour l’instant. Fébrilité, angoisse, excitations : les citoyens traversent toutes sortes d’émotions. C’est la preuve qu’ils attendent énormément de ce mouvement ministériel qu’ils espèrent, en réalité, depuis sept ans. C’est surtout la preuve qu’ils attendent sans doute trop de ce simple changement d’hommes, comme si ce jeu de chaises musicales suffisait à guérir la nation de ses nombreux maux ou à soulager les Camerounais de leurs misères, frustrations et déconvenues quotidiennes.

Au risque de doucher les espérances d’une opinion suspendue à l’attente d’un décret, il est loisible de constater que, jusqu’ici, les remaniements ministériels n’ont que peu changé le cours de notre histoire, d’autant plus que le choix des heureux élus obéit bien plus souvent à la logique politicienne qu’aux exigences de patriotisme et de compétence. Certes, le départ de quelques personnalités qui cristallisent l’acrimonie ou symbolisent l’échec peut apaiser la colère de certains ; de même, l’apparition de nouveaux visages peut créer un émerveillement passager et redonner de l’espoir. Mais il faut reconnaître que les maux profonds de notre pays datent de plusieurs décennies, et qu’aucun remaniement n’y a jusqu’ici rien changé. Il y a longtemps, par exemple, que le Chef de l’État dénonce l’inertie qui plombe la réalisation des projets de développement. Il y a longtemps qu’il pointe du doigt la corruption qui siphonne les maigres ressources publiques tout en enfonçant les classes populaires dans une précarité croissante. Il y a longtemps que le Président dénonce le tribalisme et le népotisme, qu’il prône la paix, ou qu’il fustige l’affairisme et la course à l’enrichissement illicite de l’élite administrative. Force est de reconnaître que des dizaines de remaniements n’ont rien inversé. Au contraire, certains soutiendraient que ces maux se sont aggravés.

 Ce n’est donc pas cet énième remaniement qui accomplira le miracle que plus personne de sensé n’attend. Le peu d’empressement du Chef de l’État à rendre public son « casting » depuis sa prestation de serment le 6 novembre 2025 en est d’ailleurs une preuve supplémentaire. De fait, s’il est utile pour donner un nouveau souffle à la vie nationale et alimenter la chronique, un nouveau gouvernement ne suffit pas à impulser l’élan de mieux-être social, de modernisation et de développement dont rêvent les Camerounais. On pourrait même, au grand regret de tous, se retrouver avec une nouvelle caste d’insatiables, plus occupés — comme nombre de leurs prédécesseurs — à se remplir les poches et à plastronner qu’à servir ce peuple qui crie désormais son ras-le-bol à la moindre occasion.

 Pour faire simple : en plus de changer quelques femmes et hommes, le Chef de l’État, s’il veut enfin donner corps à ses promesses, devra combattre le mal absolu qui freine toute action publique depuis des décennies : la bureaucratie. Cette bureaucratie broussailleuse qui bloque les projets, qui nourrit la corruption et s’en nourrit en retour. Sans une réforme fondamentale de l’État visant à réinstaller la culture du résultat et du service rendu, l’administration restera cet adversaire redouté du citoyen lambda, une administration qui s’est donnée pour mission sacrée de n’apporter que mépris, tracas et brimades à sa population. Et à moins de nommer des martiens, mille nouveaux gouvernements n’y changeront rien.

Assainissement urbain: Genelcam décroche un contrat pour la collecte des déchets à Douala

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Au terme d’un appel d’offres, Genelcam a obtenu un contrat de 954 millions de FCFA pour la gestion d’ordures ménagères dans la ville de Douala. L’information a été publiée par le maire de la ville, Roger Mbassa Ndine, lors de la session ordinaire de la Communauté urbaine de Douala (CUD) consacrée au vote du budget 2026.

 Ce contrat court à partir de janvier 2026. Le périmètre d’intervention affecté à Genelcam est le 4e arrondissement de Douala. Cette entreprise camerounaise spécialisée dans les services d’assainissement, va travailler aux côtés de Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam), qui s’occupera des autres arrondissements.

 D’après les données de la Communauté Urbaine de Douala (CUD), la capitale économique produit 2 700 tonnes d’ordures ménagères par jour. Seulement environ 70 % de ce volume est collecté par la société Hysacam.  Les 30 % restants mettent toute la ville sous un tas d’immondices.

Pour maintenir l’assainissement, la mairie de la ville a décidé de mettre en place l’année dernière un plan d’urgence impliquant les autres collectivités. Le maire de la ville avait ainsi annoncé la mise à disposition d’une dotation financière pour renforcer les capacités de pré collecte des six communes d’arrondissements. « Les 200 millions sont une première enveloppe. Nous avons signé des ordres de virements au Trésor, et donc les représentants municipaux des mairies recevront cet argent dans les jours qui viennent. Ça fait partie de ces dispositifs d’urgence que nous mettons en place », avait indiqué Roger Mbassa Ndiné.

  Cette fois, le super maire annonce une dotation de 100 millions de FCFA aux communes d’arrondissement. Des fonds qui seront affectés aux associations ou PME pour l’achat du matériel et équipements de pré-collecte des ordures ménagères, jusqu’aux points de collecte.

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