mardi, mai 19, 2026
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Sodecoton : un bénéfice en hausse de 63 % malgré une chute de production de 76 %

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Le géant de l’agro-industrie du Grand Nord camerounais, la Sodecoton, traverse une zone de fortes turbulences en ce début d’année 2026. Alors que l’entreprise vient de passer sous le contrôle quasi total de l’État, elle doit jongler entre des prévisions de croissance ambitieuses et les réalités brutales d’un climat de plus en plus imprévisible.

UN COUP D’ARRÊT CONJONCTUREL

Après une année 2025 marquée par une reprise de la dynamique de production, les chiffres du deuxième trimestre de la campagne 2025/2026 affichent un effondrement spectaculaire de 76 % de la production de coton. Cette chute n’est pas le fruit d’une mauvaise gestion interne, mais la conséquence directe des inondations dévastatrices qui ont frappé les bassins de production de l’Extrême-Nord et du Nord fin 2025. Des milliers d’hectares de plantations ont été submergés, emportant avec eux les espoirs d’une campagne record qui visait initialement la barre des 350 000 tonnes.

LA STRATÉGIE DES 400 000 TONNES MAINTENUE

Malgré ce revers, la direction générale de la Sodecoton ne compte pas revoir ses ambitions à la baisse sur le long terme. Le cap reste fixé : atteindre une production annuelle de 400 000 tonnes d’ici 2027. Pour soutenir ce passage à l’échelle, le programme de modernisation industrielle se poursuit. Les 10e et 11e usines d’égrenage, fleurons technologiques destinés à désengorger les capacités de traitement, sont désormais opérationnelles ou en phase finale de tests. L’engagement des producteurs reste également une priorité. Pour la campagne 2025/2026, l’entreprise a mobilisé environ 40 milliards de FCFA pour l’acquisition de 52 000 tonnes d’intrants (engrais et pesticides). Cette anticipation vise à garantir un rendement à l’hectare optimal, capable de compenser, par la productivité, la réduction des surfaces cultivables dans certaines zones à risques.

UN NOUVEAU VISAGE ACTIONNARIAL

L’année 2026 marque également l’an I de la « nouvelle » Sodecoton. En juillet 2025, l’État camerounais a finalisé le rachat des parts de Geocoton pour un montant de 46 milliards de FCFA. Désormais détenteur de 89 % du capital, l’État a les mains libres pour piloter la restructuration du secteur. Si ce mouvement consacre la souveraineté nationale sur l’« or blanc », il impose également à l’entreprise une obligation de performance accrue dans un contexte de forte volatilité des cours mondiaux. Fin 2025, les voyants financiers étaient au vert avec un bénéfice net de 5,4 milliards de FCFA, en hausse de 63 %. Un matelas financier salutaire pour absorber le choc des inondations actuelles.

LES DÉFIS DE LA TRANSFORMATION

Pour les observateurs économiques, le défi de 2026 ne sera pas uniquement quantitatif. La Sodecoton doit accélérer sur le volet de la transformation locale. L’huile de coton et les tourteaux pour le bétail, sous-produits essentiels à l’économie régionale, sont plus que jamais attendus sur le marché national pour stabiliser les prix des produits de première nécessité. En somme, si la Sodecoton entame 2026 blessée par les éléments naturels, elle dispose d’une structure financière et industrielle renforcée. La résilience de ses 200 000 producteurs encadrés sera, cette année encore, le véritable moteur de la relance.

Les performances du secteur des Douanes de l’Ouest saluées par le Minfi

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L’édition 2026 de la Journée internationale de la douane (JID est donc lancée. Les activités de cette célébration ont été officiellement lancées, le lundi 19 janvier 2026 au stade Tocket de Bafoussam, dans la région de l’Ouest, Sous le thème : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », cette célébration vise à mettre en exergue le rôle de la Douane en tant que « protecteur de la société et démontrer par là son engagement en faveur de la sûreté et de la sécurité », au service du commerce international et du bien-être des citoyens.

Pour Louis Paul Motaze, « Ce thème nous interpelle à plusieurs égards. Il nous rappelle une vérité fondamentale : la Douane n’est pas seulement une administration fiscale chargée de la collecte des recettes pour le Trésor public. La Douane est avant tout une administration de protection, une sentinelle au service de la sécurité et du bienêtre de nos concitoyens ». Cette mission de protection rappellera le ministre des Finances, « exige de nos douaniers une vigilance permanente aux frontières, sur les axes routiers, dans les ports et aéroports. Cette mission de protection exige également un engagement total à servir avec probité et honneur, à résister aux tentations de corruption, à accomplir leur devoir malgré les difficultés, les risques, et parfois l’incompréhension. C’est cet engagement que nous célébrons aujourd’hui ».

LE SECTEUR DES DOUANES DE L’OUEST SE DISTINGUE

 La célébration de l’édition 2026 de la JID a également été l’occasion pour le ministre des Finances, Louis Paul Motaze de saluer les performances du Secteur des Douanes de l’Ouest. Selon les chiffres communiqués par le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, les recettes budgétaires du Secteur des Douanes de l’Ouest ont connu ces dernières années, une évolution ascendante. Elles sont passées de 72 millions de FCFA en 2025 à un peu plus de 915 millions de FCFA en 2025. Cette progression est la plus forte enregistrée sur l’ensemble des structures de production des recettes budgétaires précise-t-on.

Pour le DGD, « Ces performances remarquables en matière de mobilisation des recettes douanières interviennent dans un contexte économique parfois difficile, marqué par les fluctuations des cours mondiaux et les défis logistiques. Toute chose qui traduit de la vigilance et de l’engagement permanents des Services des Douanes de la Région de l’Ouest ».

Le Secteur des Douanes de l’Ouest qui, selon le Directeur général des Douanes, est « un territoire caractérisé par une intense activité économique, une forte densité de la population, et une position stratégique au carrefour de plusieurs corridors commerciaux importants », s’est également illustré par une protection de la société grâce à une vigilance et à un engagement permanent, qui se traduisent par des saisies diverses : produits pharmaceutiques périmés ou contrefaits, munitions, drogues, produits cosmétiques dangereux, produits alimentaires, marchandises de contrebande, boissons et cigarettes non estampillées, etc.

Cette montée en puissance, explique Fongod Edwin Nuvaga, « est le corollaire de l’innovation technologique à travers la mise en service de CAMCIS et de l’application COSMOS qui permet de traquer des véhicules non dédouanés d’une part, et la mise sur pieds d’une politique managériale qui implique tous les personnels, associée à une approche incitative fondée sur la motivation des agents d’autre part ».

Cette performance a été saluée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui a adressé ses félicitations au Chef du Secteur des Douanes de l’Ouest et ses collaborateurs, pour les missions bien assumées et les résultats consolidés en 2025. Le Minfi rappellera par la suite que la mission fiscale de l’Administration des Douanes n’éclipse pas les autres missions dévolues expressément à cette administration. « Bien plus, au-delà des chiffres et dans un contexte de tensions et de pressions diverses, les personnels du Secteur des Douanes de l’Ouest sous la conduite de leur Chef de Secteur ont gardé un comportement exemplaire et un professionnalisme remarquable qui méritent nos applaudissements », a précisé le Minfi.

Tout en encourageant les partenaires et les populations à œuvrer durablement et en synergie en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité du Cameroun. La mission de la Douane ne peut s’accomplir efficacement que dans un cadre de collaboration étroite avec les autres forces de défense et de sécurité, et avec les autres administrations publiques.

APPEL À UNE COLLABORATION PLUS ACCRUE

Les résultats positifs engrangés par l’Administration des Douanes est résultante de l’interaction de plusieurs administrations. Et le Minfi d’ « exprimer la gratitude du gouvernement aux forces de défense et de sécurité pour le soutien constant qu’elles apportent à l’Administration des Douanes dans l’accomplissement de sa mission. Les opérations conjointes que nous menons ensemble, le partage d’informations, la coordination des actions, tout cela contribue à renforcer l’efficacité de notre dispositif national de sécurité. Je voudrais également saluer la collaboration entre la Douane et les administrations sectorielles comme le ministère du Commerce, le ministère de la Santé Publique, le ministère de l’Environnement, et bien d’autres. Cette collaboration inter administrative est essentielle à l’efficacité de l’action publique ».

En ouvrant le bal des prises de parole, le maire de la ville de Bafoussam, lui-même Commandant des Douanes, dans son mot de bienvenue, Roger Tafam, a loué la place prépondérante de l’administration douanière dans la protection de la société et dans le développement local. Tout en mettant en exergue les bonnes relations entretenues entre la Ville de Bafoussam et la Direction Générale des Douanes, dans une perspective de garantir les équilibres nécessaires au bien-être des populations et de l’Etat. Des initiatives sont envisagées pour consolider cette relation privilégiée. C’est le cas du projet de création d’un port sec, et du projet de construction des magasins et aires de dédouanement, pour faire de Bafoussam, une ville de plus en plus attractive.

Recettes douanières : 1 200 milliards FCFA attendus de la Douane en 2026

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La Douane camerounaise devrait franchir en 2026 un nouveau palier dans la mobilisation des recettes publiques. L’annonce a été faite le 19 janvier 2026 à Bafoussam, dans la région de l’Ouest, par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Le membre du gouvernement s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de lancement des activités de célébration de la Journée internationale de la Douane, édition 2026.

 Selon les chiffres rendus publics à cette occasion, l’administration douanière est attendue à plus de 1 200 milliards de FCFA de recettes pour le compte de l’exercice budgétaire 2026. Cette projection confirme le rôle central de la Douane dans le financement du budget de l’État. Elle traduit aussi la confiance des pouvoirs publics dans la capacité de cette administration à maintenir, voire à accentuer, la trajectoire haussière observée ces dernières années.

 D’après les prévisions officielles de la Direction générale des Douanes, rendues publiques en amont de l’exercice budgétaire 2026, les recettes attendues s’établissent précisément à 1 243,2 milliards de FCFA. Ce niveau est en hausse de 7,97 % par rapport aux prévisions de l’année 2025, qui étaient fixées à environ 1 144 milliards de FCFA.

L’annonce de Bafoussam intervient dans un contexte où la Douane camerounaise affiche des performances jugées solides, même si les chiffres consolidés de l’ensemble de l’exercice 2025 ne sont pas encore officiellement communiqués par l’administration. Des indicateurs partiels permettent toutefois de mesurer la tendance.

Le 26 novembre 2025, lors de la présentation du Programme économique et financier du Cameroun, le Premier ministre a indiqué que les recettes douanières avaient atteint 830,1 milliards de FCFA au 30 septembre 2025. Ce montant représentait alors 73,05 % de l’objectif annuel fixé dans la loi de finances. Ces données officielles plaçaient déjà la Douane sur une trajectoire compatible avec l’atteinte, voire le dépassement, de la cible annuelle, confirmant la dynamique haussière observée depuis le début de l’exercice budgétaire 2025.

Appel du Gecam : pour un Gouvernementd’action et la restauration de la confiance

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L’élection présidentielle constitue, pour chaque Nation, un moment majeur de respiration démocratique, en ce qu’elle permet aux citoyens d’accorder leur confiance à une personnalité appelée à conduire les destinées de l’État. Une fois ce choix souverain exprimé, s’ouvre naturellement le temps de l’action, de la clarification des orientations et de la refondation du pacte social et économique entre l’Exécutif et le peuple.

C’est dans cette perspective que, s’adressant à la Nation le 31 décembre 2025, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a annoncé un prochain réaménagement du Gouvernement.

 À l’orée de cette nouvelle séquence politique, le GECAM n’a pas l’intention de préempter les pouvoirs constitutionnels du Chef de l’État concernant la formation du Gouvernement. Pour important que soit la désignation des membres du Gouvernement, le véritable enjeu réside dans l’action qu’il sera capable de conduire : seule une gouvernance claire et résolument orientée vers le bien-être des Camerounais pourra restaurer la confiance, stimuler l’investissement et bâtir une croissance durable et inclusive.

 Le contexte économique international est imprévisible et demeure particulièrement contraignant. L’économie mondiale continue d’évoluer dans un environnement marqué par la persistance des tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières, la volatilité des marchés des matières premières et le ralentissement de la croissance globale. Ces facteurs exogènes exercent une pression accrue sur notre économie, fragilisant nos équilibres macroéconomiques.

Sur le plan national, bien que les perspectives de croissance demeurent globalement positives, le GECAM rappelle néanmoins que l’économie camerounaise fait face à des défis structurels persistants. Le secteur privé, moteur essentiel de la création de richesse et d’emplois, évolue dans un environnement des affaires encore marqué par des lourdeurs administratives, une pression fiscale élevée, un accès limité au financement, un déficit énergétique important, une dégradation des infrastructures, des coûts logistiques importants et une instabilité réglementaire qui freine l’investissement.

À ces contraintes structurelles, se sont ajoutées les séquelles de la période post-électorale, dont les effets se font encore sentir sur le climat des affaires et sur le moral des acteurs économiques. À cet égard, le GECAM aimerait rappeler qu’à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, il avait déjà souligné avec force que les entreprises ont besoin de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l’action publique pour pouvoir investir durablement. L’incertitude prolongée, les tensions observées, et le statu quo, continuent de peser sur la confiance des entrepreneurs, comme sur celle des ménages, entraînant une attitude de prudence accrue, des décisions d’investissement différées et une consommation retenue.

C’est dans ce contexte que le GECAM adresse un appel solennel à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour la mise en place d’un gouvernement de rupture, d’action et de restauration de la confiance. Le patronat plaide pour la mise en place d’une équipe gouvernementale resserrée, et résolument orientée vers l’action, à même de prendre en compte les doléances qu’il a formulées dans son appel d’août 2025, en prélude à l’élection présidentielle ainsi que de nombreuses propositions adressées au Gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

En dépit des difficultés actuelles, le GECAM demeure profondément convaincu du potentiel économique du Cameroun. Notre pays dispose en effet d’atouts considérables : une population jeune et entreprenante, des ressources naturelles abondantes, une position géographique stratégique et un secteur privé résilient. Mais ces atouts ne permettront de porter notre pays vers le développement que si les réformes nécessaires sont menées avec courage, constance et détermination, dans un esprit de justice sociale. Dans cet esprit, le GECAM réaffirme sa disponibilité totale à accompagner les pouvoirs publics, dans un cadre de dialogue constructif et de responsabilité partagée.

Fait à Douala, le 19 janvier 2026, Célestin TAWAMBA, Président du Gecam

Yaoundé : le journaliste Brand Kamga jeté en prison

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La nouvelle est tombée comme un couperet ce soir du 20 janvier 2026. Brand Kamga est en prison. Alors que nul ne le savait poursuivi dans une affaire qui l’exposerait à une peine privative de libertés, le journaliste de Naja TV a sonné l’alerte étant dans dans les locaux de la prison centrale de Yaoundé à Kondengui. Dans un premier temps, dans l’urgence, la rédaction vous livre la version des faits de l’ancien employé de Canal 2 international, dans l’affaire qui m’oppose à une certaine Annette Wandji.

 »Je suis écroué à la prison centrale de Yaoundé depuis hier soir.
Une dame dont notre média a fait son portrait d’athlète, me poursuit pour tentative d’enlèvement de sa fille, en complicité avec son « fiancé » en France.
Le Monsieur m’avait contacté pour dénoncer l’escroquerie de sa fiancée. Je n’ai pas realisé le reportage faute de preuves suffisantes.
Après audition et confrontation en mai, il était question qu’elle apporte les preuves que je suis passé dans l’école de sa fille que je ne connais pas au passage.

Par mesure de sécurité craignant une affaire montée de toute pièce pour me nuire, le procureur du TGI Mfoundi a adressé une requête aux fins d’intervention pour accusations mensongères, en vue de contraindre la plaignante à prouver qu’il s’agissait de moi. Je me suis personnellement déplacé pour la brigade de Nkolmesseng lundi pour le suivi, l’affaire amenée au parquet m’a conduit à la prison centrale de Kondengui.

L’audience de ce mardi n’a pas permis ma libération. Malgré l’absence de la plaignante représentée par sa tante sans procuration et dont elle justifie sa sortie du pays des menaces de ma part, le procureur a requis et obtenu le renvoi dans deux semaines, afin d’apporter ses réquisitions sur la demande de libération.
Sur les soit disantes menaces, je n’ai jamais échangé par quelque canal que ce soit avec la dame, depuis la confrontation en mai 2025. Fait curieux, sa fille qui serait la cible de la tentative d’enlèvement est restée au pays.
Il se dégage fièrement une volonté de ne pas juger l’affaire en l’absence de la plaignante, je dois donc attendre en prison pour une accusation donc je ne me reconnais point.

En dépit des dispositions en matière de flagrant délit, je reste écroué à Kondengui, sans voix.

Merci de m’aider à sortir de cette injustice, alors même que je dois me trouver un travail. Je ne connais ni la fille ni son école, prisonnier d’un acte criminel traité au TPI d’Ekounou au lieu du TGI Mfoundi. Je sais compter sur votre bonne compréhension »

Nous y reviendrons avec de plus amples informations. Les syndicats de journalistes annoncent un déploiement dès ce mercredi aux côtés de son conseil qui comprend Me Meli Hyppolite, afin que Brand Kamga recouvre sa liberté.

Le Minepat oriente les financements BAD vers l’emploi des jeunes et des femmes

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Pour 2026, « nous avons reçu des instructions du gouverneur pour mettre un accent important sur tous nos programmes de financement au Cameroun : les jeunes, les femmes et la création d’emplois », a déclaré Léandre Bassole, directeur général de la BAD pour la région Afrique centrale. Cette orientation s’inscrit dans la ligne des priorités fixées par le chef de l’État, Paul Biya, face à une dynamique démographique marquée par une population majoritairement jeune et une forte demande d’insertion économique.

Le Cameroun occupe une place centrale dans les opérations de la BAD en Afrique centrale. Selon Léandre Bassole, le pays dispose du portefeuille le plus important de la région, estimé à environ 2,5 milliards de dollars. Ce portefeuille regroupe des projets en cours dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’éducation ou encore le développement social. « Nous avons échangé avec le ministre et ses équipes sur les défis que nous rencontrons et sur les options de solutions pour accélérer la cadence de mise en œuvre », a-t-il précisé, faisant référence aux lenteurs administratives et aux contraintes opérationnelles qui affectent souvent l’exécution des projets financés par les bailleurs.

L’orientation vers l’emploi se matérialise déjà dans certains financements récents. Le 20 mai 2025, à Abidjan, la BAD a approuvé un prêt de 136 millions d’euros, soit environ 89,2 milliards de FCFA, pour le projet de Capacités et compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat (CAP2E) dans la région de l’Extrême-Nord. D’une durée de cinq ans (2025-2029), ce programme vise à améliorer l’employabilité des jeunes, à soutenir l’entrepreneuriat — notamment féminin — et à moderniser des infrastructures éducatives et sociales.

Dans une région où le taux de pauvreté atteint 74 %, CAP2E entend également renforcer la résilience économique et climatique. Le financement combine des ressources du guichet ordinaire de la BAD, à hauteur de 85,3 milliards de FCFA, et du Fonds africain de développement, son guichet concessionnel destiné aux pays à faible revenu, pour un montant de 3,8 milliards de FCFA. Le projet sera déployé dans les six départements de l’Extrême-Nord selon une approche intégrée, associant formation, accompagnement entrepreneurial et équipements collectifs.

Au-delà de l’emploi, la BAD intervient aussi sur le financement du commerce, un levier indirect mais déterminant pour l’activité économique. Le 1er décembre 2025, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque a approuvé une facilité de plus de 16 milliards de FCFA en faveur de Crédit communautaire d’Afrique-Bank. Ce mécanisme vise à améliorer l’accès des entreprises, en particulier des PME, aux instruments de financement du commerce extérieur. Concrètement, ces garanties sécurisent les opérations comme les lettres de crédit, facilitant les importations d’équipements pour l’industrie, l’agro-industrie et les télécommunications.

Les infrastructures lourdes restent un autre pilier de l’intervention de la BAD au Cameroun, avec des effets attendus sur l’emploi et l’intégration régionale. Selon le ministre des Travaux publics,Emmanuel Nganou Djoumessi, l’institution vient de débloquer 182 milliards de FCFA (environ 317 millions de dollars) pour la reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, longue de 278 kilomètres. Cet axe stratégique s’inscrit dans le corridor économique Douala-Ndjamena, reliant le Cameroun au Tchad et facilitant les échanges commerciaux en Afrique centrale.

Finale de la Can 2025 : pluie de condamnations contre le Sénégal

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La finale a failli ne jamais se terminer

En ramenant ses joueurs sur la pelouse pour terminer le match de la finale, Pape Thiaw n’a pas manqué de dire sa désolation en regrettant son acte : « je ne veux pas revenir sur les faits de match. Après réflexion, je n’ai pas du tout apprécié d’avoir dit à mes joueurs de sortir. Je m’excuse pour le football. Après réflexion, je les ai fait revenir», a-t-il reconnu au micro de beIn sports. « On peut se demander ‘’est-ce que ce penalty existait ?’’ Parce que juste avant, on a marqué un but qui n’a pas été accordé. Maintenant, on accepte les erreurs de l’arbitre, ça peut arriver. On n’aurait pas dû le faire, mais c’est chose faite. Maintenant, on présente nos excuses au football», a réitéré Pape Thiaw

Peine perdue, tant le monde du football est unanime à condamner cette issue. En commençant par la CAF, organisatrice de la Can : « La Confédération africaine de football condamne le comportement inacceptable de certains joueurs et officiels lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. La Caf condamne fermement tout comportement inapproprié pendant les matchs, en particulier ceux visant l’équipe arbitrale ou les organisateurs du match », a écrit la Caf sur son site internet. Le président de la Fifa, présent au stade et donc témoin de la scène, n’y est pas allé de main morte. Gianni Infantino dénonce des « scènes inacceptable » survenues durant cette finale de Can. Le patron de la Fifa dénonce notamment « le fait de quitter le terrain de cette manière ». Et d’ajouter que « la violence ne saurait être tolérée dans notre sport. Elle est tout simplement inacceptable…les scènes déplorables dont nous avons été témoins aujourd’hui doivent être condamnées et ne jamais se reproduire», a-t-il écrit. Appelant « les instances disciplinaires compétentes de la Caf à prendre des mesures appropriées ».

Samuel Eto’o

Ça y est ! « Il faut s’attendre à des sanctions », a prévenu Joseph Antoine Bell. L’ancien gardien des buts des Lions indomptables aujourd’hui consultant de Rfi, partage la condamnation de l’attitude du Sénégal, indiquant que « de toutes les façons, ils allaient finir par revenir au stade».   

Moins dur, Samuel Eto’o le président de la Fécafoot, regrette l’attitude du Sénégal qu’il comprend, pour y être passé à côté : « j’ai été sanctionné à quatre matchs parce que j’ai refusé de prendre cette décision parce que les émotions parfois ne sont pas contrôlables. Et à un moment donné, pendant notre rencontre Cameroun-Maroc, il y avait beaucoup d’émotions et un de mes compatriotes m’a suggéré de retirer l’équipe ; mais sur un coup de tête j’aurais pu prendre cette décision-là», avoue-t-il. Face au Maroc en quart de finale, le Cameroun a accusé l’arbitrage autant que l’a fait le Sénégal, mais a tenu. « Je ne pense pas que je vais accuser le sélectionneur sénégalais. Au contraire, il a eu le courage de défendre son équipe. Il a eu le courage. Il a pris un risque Il faut prendre ces risques-là », défend-il Pape Thiaw sur les antennes de France 24. « Au final, le Sénégal gagne. Et c’est ce que je vais retenir», souligne-t-il. En rappel, la sanction infligée par le jury disciplinaire de la Caf à Samuel Eto’o concerne le match Cameroun-Maroc. Contestant certaines décisions de l’arbitre, le président de la Fédération camerounaise de football s’est levé en tribune officielle, pour le faire savoir bruyamment aux hautes autorités du football africain et mondial.

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CAN 2025: la finale sombre dans le chaos et la violence

Énergie, Mines et IA : les secteurs prioritaires de l’offensive émiratie au Cameroun

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Les échanges ont porté sur la mise en place d’un cadre structuré de coopération bilatérale, destiné à offrir davantage de lisibilité aux investisseurs émiratis intéressés par le marché camerounais. Ce cadre vise notamment à réduire les incertitudes réglementaires, à clarifier les modalités de partenariat public-privé et à faciliter l’implantation d’entreprises étrangères. Plusieurs instruments concrets ont été évoqués : l’augmentation des volumes de financement, la création de joint-ventures — des entreprises détenues conjointement par des partenaires camerounais et émiratis —, l’organisation de missions économiques sectorielles et le développement de zones économiques dédiées. Ces zones ont pour vocation de concentrer les infrastructures, les services et les incitations nécessaires à l’accueil des investisseurs.

La rencontre s’inscrit dans une séquence diplomatique ciblée, centrée sur l’attractivité du pays et la sécurisation des investissements directs étrangers (IDE). Les IDE désignent les capitaux injectés par des entreprises ou des États étrangers dans l’économie d’un pays, avec un objectif de contrôle durable et de création de valeur locale. Pour le Cameroun, ils constituent un levier central de financement du développement, dans un contexte de besoins d’investissement élevés et de marges budgétaires contraintes.

Des secteurs ciblés à forte intensité capitalistique

L’agenda sectoriel discuté couvre des domaines à forte intensité. Parmi lesquels ; l’énergie, les télécommunications, la logistique, les mines, l’agriculture, le logement, mais aussi numérisation, l’intelligence artificielle et les services numériques. Ces secteurs sont identifiés comme prioritaires par les autorités camerounaises en raison de leur potentiel de création d’emplois, de substitution aux importations et de montée en gamme de l’économie. « Nous avons échangé sur de nombreux projets, dont certains relèvent de partenariats avec le gouvernement, avec pour objectif de mettre en place un cadre clair destiné aux investisseurs et aux entreprises souhaitant venir investir », a déclaré Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, précisant que plusieurs domaines d’investissement avaient été examinés, de l’énergie aux technologies numériques, en passant par l’agriculture et le logement.

La coopération économique entre le Cameroun et les Émirats arabes unis ne part pas de zéro. Elle repose notamment sur le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement, institution publique de financement du développement avec laquelle le Cameroun dispose d’un portefeuille actif comprenant un projet en cours d’un montant de 15 millions de dollars américains. Ce type de financement concessionnel vise à soutenir des projets structurants, souvent à long terme, dans les infrastructures et les secteurs productifs.

L’audience de Yaoundé intervient également dans le prolongement de la signature récente d’un mémorandum d’entente entre l’État du Cameroun et SGC Group of Companies Investment LLC. Cet accord ouvre la voie à des investissements multisectoriels émiratis, en combinant capitaux privés, expertise technique et partenariats locaux.

Une cohérence avec la trajectoire macroéconomique

L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020–2030 (SND30), dont les besoins de financement sont estimés à 8 000 milliards de FCFA, soit environ 13,95 milliards de dollars américains. Pour les autorités camerounaises, l’enjeu est de diversifier les sources de financement, d’attirer des capitaux stables et de les orienter vers des projets à impact économique mesurable. « Cette rencontre marque le début d’une relation solide et durable entre nos deux nations », a affirmé le ministre émirati du Commerce extérieur, indiquant que des projets à fort impact portés par les Émirats arabes unis étaient appelés à se concrétiser au Cameroun, en coordination avec les différentes administrations sectorielles.

CAN 2025 : Apothéose dans le chaos et l’irrationnel

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Le Sénégal a remporté le trophée de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2025. En neutralisant le Maroc, pays organisateur, sur la plus petite des marques. Il a pourtant fallu aller aux prolongations, après un nul vierge au terme du temps réglementaire. Puis attendre la 94ème minute de jeu pour voir Pape Gueye crucifier Yacine Bono par un tir tendu asséné des trente mètres. Cette fois-là était la bonne car les Lions de la Téranga s’étaient vu refuser un premier but. Et c’est là que se sont exacerbées les tensions entre les deux adversaires. Tensions déjà perceptibles peu avant la rencontre. Après avoir invalidé un but sénégalais pour une légère poussette d’Abdoulaye Seck sur un joueur sénégalais, à 90’+2, l’arbitre congolais Jean Jacques Ndala Ngambo a accordé six minutes plus tard un penalty aux Lions de la Téranga. Provoquant l’ire des supporters sénégalais. Alors que Pape Thiaw le sélectionneur sénégalais exhortait ses joueurs à abandonner la partie, les supporters sénégalais engageaient une autre partie dans les gradins : cassant les sièges, ces derniers menaçaient d’envahir l’aire de jeu. Dépassés, les stadiers seront soutenus par les forces de l’ordre. En vain. Il aura fallu une quinzaine de minutes pour ramener les parties à la raison. Resté seul sur le stade, Sadio Mané sollicitera les conseils de Claude Le Roy, un entraîneur très connu des arènes africaines, ainsi qu’à ses devanciers en sélection dont El Hadj Diouf. Puis Pape Thiaw reviendra à la raison et, avec le concours de son leader sur le terrain, demandera à ses joueurs de reprendre la partie.

Déjà à la quête du penalty qui a mis le feu aux poudres, Brahim Diaz manquera sa panenka. Le portier sénégalais a capté le cuir sans difficulté. Le Maroc venait de perdre l’ultime occasion de soulever le trophée qui lui échappe depuis cinquante ans. Les deux sélections seront appelées à trente minutes de prolongation. C’est là que Pape Gueye assomme le Maroc et offre la deuxième étoile au Sénégal.

C’est un match qui s’est joué sur plusieurs fronts. Avant le déchaînement des supporters sénégalais, ce sont des Marocains qui avaient déjà engagé des hostilités avec Edouard Mendy le portier sénégalais. Chipant la serviette de Mendy, Brahim Diaz la jeta aux supporters marocains, avant qu’un joueur sénégalais n’aille la récupérer de force. Un membre du staff sénégalais sera obligé de veiller sur cette serviette pendant que son gardien joue. S’en suivra une partie de dispute entre marocains et sénégalais, qui n’entendent pas céder comme le gardien nigérian, qui a plusieurs fois perdu sa serviette du fait des Marocains, en demi-finale.

Bataille autour de la serviette de Mendy

La guerre psychologique avait déjà commencé à l’arrivée de la délégation sénégalaise à Rabat. Aucune mesure sécuritaire n’avait été prise pour accueillir les Sénégalais. Les joueurs se sont retrouvés coincés au milieu d’une foule compacte au sortir de l’aéroport. Pour par la suite réclamer urbi et orbi d’être logés dans un hôtel digne de leur standing. La Caf et le comité local d’organisation n’ont pas jusqu’ici communiqué sur cette question. Mais Pape Thiaw avait dénoncé cela en conférence de presse d’avant match.

Mané et le Sénégal sacrés fois d’Afrique après tout.

La revanche se jouera dans les quartiers. Des nouvelles venant du Maroc parlent d’actes de vandalisme contre des boutiques et commerces de Sénégalais. Ainsi, la CAN 2025 qui a commencé par une belle parade, s’est achevée dans le chaos, aux yeux du monde. Le gardien des buts nigérians qui a perdu plusieurs de ses serviettes lors de la demi-finale face au Maroc, du fait de joueurs Marocains, n’a pas manqué l’occasion de leur retourner l’ascenseur : « utilisez mes serviettes pour essuyer vos larmes », a-t-il lancé sur ses plateformes numériques. Les Super Eagles se targuent d’être revenus avec la médaille de bronze arrachée devant l’Egypte.

Marché financier : le Cameroun veut lever 1 165 milliards FCFA sur un marché de la dette

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Première économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le Cameroun s’apprête à revenir sur le marché régional des titres publics en 2026 avec un objectif de mobilisation fixé à 1 165 milliards de FCFA. L’information ressort des programmes annuels d’émissions rendus publics par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui assurent la régulation et l’organisation du marché des valeurs du Trésor dans la sous-région. Ce volume place à nouveau le Cameroun en tête des émetteurs de la zone, devant le Gabon et le Congo. Il reste toutefois inférieur aux montants effectivement levés par les États de la Cemac en 2025, traduisant une certaine retenue dans un environnement financier devenu plus contraignant depuis la fin de l’année.

À l’échelle régionale, les six pays de la Cemac prévoient de lever 3 906,5 milliards de FCFA en 2026, contre des volumes nettement plus élevés mobilisés sur le marché entre septembre 2024 et octobre 2025. Le programme de Yaoundé en 2026 repose essentiellement sur les instruments de court terme. Sur les 1 165 milliards de FCFA attendus, 765 milliards devraient être mobilisés via des bons du Trésor assimilables, tandis que 400 milliards de FCFA sont programmés sous forme d’obligations du Trésor assimilables destinées au financement du déficit budgétaire. Une structure qui reflète la volonté de conserver une certaine flexibilité de trésorerie, dans un contexte monétaire plus resserré.

UN MARCHÉ ACTIF MAIS PLUS EXIGEANT EN 2025

Ce retour du Cameroun s’inscrit dans la continuité d’une année 2025 marquée par une activité soutenue sur le marché des titres publics de la Cemac. Selon les données de la BEAC, entre septembre 2024 et septembre 2025, les Trésors publics de la sous-région ont mobilisé 6 157,2 milliards de FCFA sur le marché primaire, contre 5 001,3 milliards sur la période précédente. L’encours global des valeurs du Trésor a progressé de 33,5 % en un an, pour atteindre 9 234,2 milliards de FCFA à fin septembre 2025. Cette dynamique a concerné aussi bien les bons du Trésor que les obligations.

Les émissions de bons ont totalisé 3 218,1 milliards de FCFA sur la période, dominées par les maturités à 26 et 52 semaines, largement utilisées par le Cameroun, le Gabon et le Tchad. Les obligations ont représenté 2 939,1 milliards de FCFA, principalement concentrées sur les maturités de deux à cinq ans, qui ont capté plus de 80 % des volumes levés. Le Cameroun a figuré parmi les contributeurs réguliers de ce marché, même si ses volumes sont restés inférieurs à ceux du Gabon sur le segment obligataire. Cette présence constante a permis d’ancrer le pays comme un émetteur récurrent, mais elle s’est accompagnée d’un renchérissement progressif des conditions de financement.

 LE COÛT DE L’ENDETTEMENT, UN SUJET CENTRAL

L’année 2025 a en effet été marquée par une hausse du coût des ressources mobilisées par les États de la Cemac. D’après la BEAC, le taux moyen pondéré des émissions de bons du Trésor s’est établi à 6,93 % entre septembre 2024 et septembre 2025, contre 6,61 % un an auparavant. Sur le segment des obligations, le rendement moyen est passé de 9,11 % à 9,61 % sur la même période. Ces évolutions traduisent un environnement monétaire plus restrictif, lié notamment au resserrement opéré par la BEAC afin de préserver les réserves de change de la zone. Elles reflètent aussi une perception accrue du risque, dans un contexte où les besoins de financement demeurent élevés et où les investisseurs se montrent plus sélectifs.

Au Cameroun, cette réalité est reconnue de longue date par les autorités. Le directeur général du Trésor, Moh Sylvester Tangongho, l’a rappelé lors du colloque international sur la dette souveraine des États de la CEMAC tenu les 10 et 11 avril à Yaoundé. « Les taux d’intérêts sont élevés. Il y a deux ans, on levait les bons du Trésor de 3 à 6 mois à 2,2 %. Actuellement, on est à 6 %, 6,5 % », a-t-il souligné. Plus inquiétant encore, les taux de couverture se sont effondrés. « Avant, on avait des taux de couverture qui allaient jusqu’à 300 %. Aujourd’hui, on peine parfois à lever la totalité des montants sollicités », a-t-il conclu.

 UNE BASE D’INVESTISSEURS ENCORE ÉTROITE

La structure des détenteurs de titres publics reste par ailleurs un facteur déterminant dans la formation des taux. À fin septembre 2025, les spécialistes en valeurs du Trésor détenaient près de 65 % de l’encours total des titres de la Cemac, selon la BEAC. Les investisseurs institutionnels représentaient 18,6 %, tandis que les établissements de crédit non-SVT en détenaient 12,3 %. La part des personnes physiques demeurait marginale. Cette configuration limite la profondeur du marché et contribue à maintenir une pression sur les rendements exigés par les investisseurs dominants, essentiellement bancaires. Les contraintes prudentielles applicables à certains acteurs, notamment les compagnies d’assurance, ainsi que la faible diffusion de la culture financière, freinent l’élargissement de la base d’investisseurs à moyen terme.

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