Le maire de la commune de Logone-Birni dans la région de l’Extrême-Nord est mort ce 21 janvier 2026. Abakar Brahim s’est éteint des suites de maladie à Ndjamena au Tchad où il se trouvait en évacuation sanitaire depuis quelques jours. C’est une disparition qui affecte grandement cette commune du département du Logone et Chari. « C’est une très grosse perte pour la commune. Il était un acteur de développement et voulait faire de Logone Birni une commune résolument tournée vers la modernité et la prospérité », témoigne Mahamat Bahar Marouf, sénateur et sultan de Logone-Birni, dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel. « Le maire Abakar Brahim était un homme de paix. Il ne faisait aucune différence entre les tribus. Pour lui, nous étions tous des enfants de Logone Birni. Il a laissé ses traces dans tous les villages de la commune. Quand il y avait un problème, il venait lui-même sur le terrain. Sa mort est une grande perte pour nous », regrette pour sa part un habitant de Logone-Birni, dans les mêmes colonnes de L’œil du Sahel.
C’est donc un homme de consensus qui quitte la scène. Dans un contexte où les conflits intercommunautaires ne sont pas encore définitivement éteints. Mais aussi, dans un contexte marqué par une perte de vitesse du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir dont le défunt maire était jusqu’à sa mort président de la section de Logone-Birni. C’est pourquoi « on aura de la peine à le remplacer, c’est sûr. Nous le pleurons tous et regrettons énormément son départ si précoce », se lamente Mahamat Bahar Marouf le sénateur sultan de Logone-Birni.
Ce d’autant plus qu’au moment du décès de chef de l’exécutif municipal, sa première adjointe, Fanné Ehmat Gargoum, est portée disparue depuis le 5 janvier dernier. Celle qui aurait dû assurer l’intérim du maire jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal. Pour l’heure, nul ne sait s’il s’agit d’un enlèvement comme une bonne partie de la région de l’Extrême-Nord en est exposée, ou d’une simple hibernation décidée par Fanné Ehmat Gargoum. Des sources rapportées par le quotidien régionaliste L’œil du Sahel, font état de ce que le climat au sein du conseil municipal n’était pas des plus sereins tel que dénoncé par la disparue, d’après certaines indiscrétions.
Pour l’exercice 2026, le montant total affecté aux départements ministériels pour les transferts en capital aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) s’élève à 143,79 milliards de FCFA, dont 9,7 milliards de FCFA destinés aux régions et 134,09 milliards de FCFA aux communes. Mais, la budgétisation des ressources transférées aux CTD prévoit un volume global de 1 106,22 milliards de FCFA, réparti entre 804,11 milliards de FCFA pour l’investissement et 302,11 milliards de FCFA pour le fonctionnement, dans le cadre de la Dotation générale de la décentralisation (DGD) Sur le dernier quinquennat 2020- 2024, la DGD, volet investissement, observe-t-on, a connu une augmentation continue, passant de 97,9 milliards de FCFA en 2020 à 149,1 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 51,2 milliards de FCFA (+52,3%).
Mais dans l’ensemble, sur la même période, DGD a connu une progression remarquable, passant de 111,8 milliards de FCFA à 292,7 milliards de FCFA. Les dotations sectorielles et multisectorielles ont également suivi cette dynamique, précise-t-on, atteignant respectivement 89,1 milliards de FCFA et 60 milliards de FCFA, contre 61,9 milliards de FCFA et 36 milliards de FCFA précédemment.
LA DGD, SOURCE PRIORITAIRE DE FINANCEMENT DES CTD
La DGD, rappelle-t-on, est mise à disposition des CTD sous forme de dotation multisectorielle et de dotation sectorielle. La dotation multisectorielle, portée par le ministère de la Décentralisation et du développement local (Minddevel), précise-t-on, finance les projets issus de tous les secteurs d’activité dans le respect des domaines de compétence, tandis que la dotation sectorielle, inscrite dans les budgets sectoriels des autres administrations finance les projets d’investissement publics relevant exclusivement des domaines de compétence desdites administrations.
La dotation sectorielle qui était de 61,9 milliards de FCFA en 2020 est passée à 89,1 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 27,2 milliards de FCFA (+43,9%). De même, la dotation multisectorielle est passée de 36 milliards de FCFA en 2020 à 60 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 24 milliards (+66,7%). La DGD désigne la fraction des recettes de l’État destinée au financement partiel de la décentralisation sous forme de dotations budgétaires. Le décret du 05 août 2009 portant modalités d’évaluation et de répartition, qui décrit le concept et précise les emplois, subdivise la DGD en deux principales composantes : le fonctionnement et l’investissement.
Conformément à ce décret, les emplois de la DGD sont principalement le traitement des salaires des élus locaux, les charges résultant de l’exercice des compétences transférées, ainsi que les organes de suivi, de coordination et d’évaluation de la décentralisation, à l’instar du Conseil national de la décentralisation (CND), du Comité interministériel des services locaux (CISL), du Comité national des finances locales (CONAFIL) et la Commission interministérielle de la coopération décentralisée (CICOD).
Dans un échiquier mondial où la captation des flux financiers ressemble de plus en plus à une bataille de haute intensité, le Cameroun vient de marquer des points décisifs. Le bilan de l’exercice 2025 de l’Agence de Promotion des Investissements (API), sous la houlette de son Directeur Général par intérim, Boma Donatus, révèle des indicateurs en forte progression, selon les statistiques consultées par Défis Actuels. Avec 7 400 milliards FCFA d’investissements projetés et une promesse de création de 350 000 emplois directs, l’API s’affirme plus que jamais comme le catalyseur central de la stratégie de croissance et de compétitivité du pays.
UNE DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE DE COMBAT SUR TROIS CONTINENTS
L’époque où l’on attendait l’investisseur derrière un guichet est définitivement révolue. En 2025, l’API a opté pour une présence offensive sur la scène internationale, participant à 15 événements promotionnels de haut niveau. De l’Annual Investment Meeting (AIM) d’Abu Dhabi à l’Africa CEO Forum d’Abidjan, en passant par l’India–Africa Business Conclave de New Delhi et le forum WCAF IV au Togo, le drapeau camerounais a flotté sur les plateformes les plus influentes.
Cette « diplomatie de terrain » ne s’est pas limitée à de la simple visibilité. Elle a accouché de résultats tangibles : 368 investisseurs étrangers ont été formellement enregistrés dans la base de données de l’Agence. Plus encore, l’API a sécurisé son réseau d’influence mondial par la signature de quatre protocoles d’accord stratégiques avec des géants de la finance internationale tels que l’AIM Foundation, AIMA, l’Indian Global Investment Consortium et Cobo Square. Ces alliances constituent désormais des autoroutes pour l’acheminement des capitaux étrangers vers les projets structurants nationaux.
LE BOOM DES CONVENTIONS : 7 400 MILLIARDS FCFA POUR TRANSFORMER LE PAYS
La mesure réelle de l’attractivité d’une destination se lit dans la signature des conventions. Sur ce front, l’année 2025 affiche un cru exceptionnel. L’API a paraphé 70 conventions d’investissement, se décomposant en 56 nouveaux projets et 14 extensions de capacités. « Ces chiffres ne sont pas que des statistiques, ils représentent une force de frappe financière de 7 400 milliards FCFA qui va irriguer nos secteurs prioritaires », analyse un expert financier, spécialiste du climatcdesvaffaires et des investissements étrangers. En complément de ces nouvelles signatures, 26 avenants ont été conclus, signe que l’Agence assure un suivi de proximité pour sécuriser et adapter la mise en œuvre des projets existants aux réalités du marché.
350 000 EMPLOIS : L’INVESTISSEMENT AU SERVICE DU SOCIAL
L’impact macroéconomique de cette performance est colossal. La projection de 350 000 emplois directs portés par ces projets représente une bouffée d’oxygène majeure pour le marché du travail camerounais. Pour fluidifier l’arrivée de cette main-d’œuvre et de ces capitaux, l’API a modernisé son accueil : 250 investisseurs ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé dès leur descente d’avion aux aéroports de Douala et Yaoundé, réduisant ainsi les frictions administratives qui, par le passé, décourageaient les plus téméraires. Synergie institutionnelle : Ports et Zones Industrielles en première ligne Pour Boma Donatus et ses équipes, l’investissement ne peut prospérer sans un écosystème logistique performant.
C’est le sens des partenariats stratégiques renforcés en 2025, avec le Port Autonome de Douala (Signature d’un protocole d’accord pour faciliter l’installation des entreprises dans le principal hub logistique du pays), et avec la MAGZI : Adoption d’un plan d’action triennal pour optimiser l’aménagement et l’occupation des zones industrielles.
RÉFORMES INTERNES : LA MUTATION VERS LA CULTURE DU RÉSULTAT
L’API a également entamé sa propre révolution de palais. Pour s’aligner sur les standards internationaux de redevabilité, l’institution a créé deux directions clés : la Direction du Suivi-Évaluation et de la Stratégie et la Direction de la Promotion des Investissements. Cette restructuration administrative, qui intègre désormais des pôles spécialisés en communication institutionnelle et en bilinguisme, vise une professionnalisation accrue. Enfin, la gouvernance sociale n’a pas été oubliée. Dès janvier 2025, l’immatriculation de l’ensemble du personnel à la CNPS et la souscription à une assurance santé universelle pour les agents et leurs familles ont permis de stabiliser le capital humain de l’Agence, garantissant une continuité de service et un engagement sans faille des équipes.
UN SIGNAL FORT ENVOYÉ AUX MARCHÉS
À la connaissance de ce bilan — 7 400 milliards FCFA projetés, 70 conventions et 368 investisseurs mobilisés — le constat s’impose : le Cameroun est redevenu une destination prioritaire. Dans un monde où la crédibilité économique se gagne par la transparence et la force des données, l’API fait le choix de parler par les chiffres. Ce signal fort envoyé aux partenaires internationaux confirme que le pays est résolument engagé sur la voie d’une transformation économique profonde et durable.
L’architecture financière combine prêt souverain concessionnel, subventions ciblées et affectations de ressources issues du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’ensemble est aligné sur les priorités publiques camerounaises, dans un contexte de pression urbaine croissante, de vulnérabilités climatiques, de contraintes budgétaires et de poursuite du processus de décentralisation.
Un prêt souverain de 98,4 milliards de FCFA pour la lutte contre les inondations
Le principal instrument signé est une convention de prêt de 150 millions d’euros, soit 98,4 milliards de FCFA, destinée au financement du Projet de lutte contre les inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY). Autorisé par décret présidentiel le 9 décembre 2025, ce prêt est contracté sur une durée de remboursement de 20 ans.
Le PLIDY est conçu comme un programme d’investissement de six ans. Il cible plus de deux millions de personnes vivant dans des zones urbaines exposées aux inondations récurrentes. Les interventions prévues couvrent l’aménagement et la réhabilitation des canaux de drainage, la restauration de zones naturelles d’absorption des eaux, l’amélioration de l’accessibilité des quartiers, l’accès aux services urbains de base — notamment la gestion des déchets solides — ainsi que le renforcement des données et outils de connaissance sur la vulnérabilité urbaine.
« La mise en œuvre de ce projet à Douala et à Yaoundé va réduire durablement la vulnérabilité des populations urbaines face aux inondations, renforcer la résilience climatique et améliorer le cadre de vie », a déclaré le ministre Alamine Ousmane Mey. Pour l’AFD, l’ambition dépasse la seule réalisation d’infrastructures. « Le programme PLIDY vise à répondre de façon globale et intégrée à un défi environnemental, social et économique, afin de faire émerger des villes plus résilientes, plus inclusives et plus durables », a précisé Virginie Dago, indiquant que les ressources de l’AFD seront complétées par une subvention de 4 millions d’euros déléguée par l’Union européenne pour renforcer les actions à Douala.
Douala et Yaoundé concentrent à elles seules plus de 30 % de la population nationale, soit environ 9,1 millions d’habitants. Selon les analyses de l’AFD, ces deux métropoles font face à un déficit structurel d’infrastructures et de gouvernance foncière, dans un contexte d’urbanisation rapide et d’intensification des aléas climatiques.
Deux subventions de 6,56 milliards de FCFA orientées vers la sécurité alimentaire et le genre
Deux conventions de subvention, pour un montant cumulé de 10 millions d’euros (6,56 milliards de FCFA), ciblent des enjeux sociaux et productifs en milieu rural et dans les zones fragiles. La première porte sur un financement additionnel du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux du Cameroun (SECAL), à hauteur de 5 millions d’euros, soit 3,28 milliards de FCFA. Lancé initialement en 2023-2024 avec un financement de 16 millions d’euros sur ressources du 3ᵉ C2D, le SECAL vise le renforcement de l’écosystème des entreprises rurales à travers l’accompagnement technique, le conseil agro-pastoral, la formation et l’accès au financement.
« Le financement additionnel permettra d’étendre le périmètre du projet et de densifier les activités d’accompagnement, notamment par les prêts et la fourniture de petits équipements », a expliqué le ministre de l’Économie. Le programme, initialement déployé dans cinq bassins de production, est étendu au département du Fako, dans la région du Sud-Ouest. En 2024, plus de 8 400 entreprises rurales avaient déjà été identifiées comme bénéficiaires.
La seconde subvention, également de 5 millions d’euros (3,28 milliards de FCFA), est consacrée au Projet de renforcement des capacités des femmes entrepreneures des régions du Septentrion et de l’Est, dénommé « Septentrion-Est ». Il vise à améliorer l’accès des femmes aux financements, à l’accompagnement technique et à l’insertion économique dans des zones marquées par des vulnérabilités structurelles. « Ce projet s’appuie sur une phase pilote mise en œuvre avec succès dans l’Extrême-Nord et permettra de soutenir l’entrepreneuriat féminin dans quatre régions cibles », a indiqué la directrice de l’AFD.
18,37 milliards de FCFA issus du 3ᵉ C2D pour la santé, l’éducation et la décentralisation
Trois conventions supplémentaires portent sur l’affectation de ressources du troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D), pour un montant total de 28 millions d’euros, soit 18,37 milliards de FCFA. Deux de ces conventions concernent des appuis budgétaires sectoriels pour la période 2026-2027. Le secteur de la santé bénéficie d’une dotation de 12,5 millions d’euros (8,2 milliards de FCFA), destinée à améliorer l’accès équitable aux soins essentiels et à réduire la mortalité maternelle et infantile. L’éducation de base reçoit un appui de 11 millions d’euros (7,216 milliards de FCFA), dans la continuité des appuis budgétaires sectoriels engagés depuis 2017, avec un accent sur les standards de construction scolaire, la maîtrise d’ouvrage communale et la stabilisation des ressources humaines enseignantes.
Le troisième instrument C2D concerne le financement du Projet de renforcement de la décentralisation au Cameroun (REDECA), à hauteur de 4,5 millions d’euros, soit environ 2,95 milliards de FCFA. L’objectif est d’améliorer la gouvernance locale et la capacité des communautés urbaines à délivrer les services publics de base, notamment à travers le renforcement de la transparence, de la participation citoyenne et des capacités institutionnelles.
« Il s’agit d’approfondir le processus de décentralisation consacré par la Constitution, en dotant les collectivités des outils nécessaires à l’exercice effectif de leurs compétences », a souligné Alamine Ousmane Mey. Le projet s’inscrit en complémentarité avec d’autres programmes urbains financés sur ressources C2D, dont le programme des Capitales régionales.
Une coopération structurée autour des priorités nationales
Mis en place en 2006, le C2D constitue l’un des principaux instruments de la coopération financière entre le Cameroun et la France. Il permet la conversion de créances de dette bilatérale en financements de projets de développement. Trois phases successives ont été déployées, couvrant des secteurs tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, la justice, la sécurité et le développement urbain.
Selon le Minepat, « à terme, plus de 1 000 milliards de FCFA auront été injectés dans l’économie camerounaise grâce à ce mécanisme ». L’ensemble des conventions signées le 21 janvier traduit une concentration des financements sur les risques urbains, la sécurité alimentaire, l’autonomisation économique des femmes, les services sociaux de base et la décentralisation. Pour l’AFD, ces engagements s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). « L’enchaînement de ces signatures illustre la cohérence des interventions autour des priorités camerounaises et la confiance renouvelée des partenaires dans la trajectoire économique et institutionnelle du pays », a déclaré Virginie Dago.
C’est bientôt la fin de l’ère de l’insalubrité dans les grandes villes du Cameroun et particulièrement Douala et Yaoundé. C’est du moins ce que laisse entendre Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) qui a donné une conférence de presse ce jour à Yaoundé. Le patron de l’administration territoriale annonçait officiellement le lancement d’une campagne spéciale de lutte contre l’insalubrité dans le pays et particulièrement dans les grandes villes. « Récemment, le chef de l’Etat a doté chaque commune d’arrondissement des engins, camions bennes et matériels légers pour l’enlèvement des ordures dans le département du Mfoundi. Le maire de la ville a déjà mis à la disposition des communes d’arrondissement cette importante dotation spéciale du chef de l’Etat en matériel dédiée pour la campagne ‘‘Yaoundé ville-propre’’», annonce-t-il. « Dans un délai de 72h, et en guise de contribution pour cette campagne ‘‘ville-propre’’ instruite par le chef de l’Etat, le ministre de l’Administration territoriale va mettre à la disposition des sept (07) communes de la ville de Yaoundé, 700 brouettes, 700 pelles, 700 balais et 700 râteaux à raison de 100 brouettes, 100 pelles, 100 balais et 100 râteaux par commune », ajoute-t-il.
Constat amer
C’est que le gouvernement a (enfin) compris le cri de révolte du peuple, amplifié l’année dernière par des lanceurs d’alertes, influenceurs et autres leaders d’opinion, qui ont décidé de se faire photographier sur des immondices, afin d’éveiller les consciences des autorités engluées dans une interminable querelle autour du financement du ramassage d’ordures dans les grandes villes. « Le chef de l’Etat, le Premier ministre, les Diplomates résidents dans notre pays, les populations dans nos villes, ont souvent fait la remarque triste des décharges des ordures presque partout dans certaines de nos grandes métropoles», confesse le Minat. Et de confesser que « sur un périmètre de 2 kilomètres de la Cathédrale Notre Dame des Victoires en passant par la Montée Anne rouge, marché des vivres, Direction des Impôts, carrefour Nlongkack, supermarché Bastos, SRC Bastos, Luc’s pressing Bastos, carrefour Hôtel Diplomates, il y a plus de 30 bacs à ordures ou décharges des ordures visibles en route », pour le regretter. L’homme y inclut le département de la Mezam dont la capitale est Bamenda, en même temps celle de la région du Nord-Ouest empêtrée dans une crise de sécession qui ne facilite pas le travail des structures chargées du ramassage des ordures.
C’est donc face à ce constat alarmant que le gouvernement a décidé de saisir le taureau par les cornes. Et désormais, la question du ramassage des ordures ne relèvera plus seulement de la compétence des communes. « Certes, l’enlèvement des ordures ménagères relève de la compétence de certaines administrations. Mais, la coordination du travail de toutes les administrations dans la région est placée sous l’autorité du gouverneur, dans le département, elle est assurée par le préfet et dans l’arrondissement par le sous-préfet», souligne-t-il. D’autant plus que « quand nos villes sont sales, c’est une responsabilité collective et la honte est collective », a-t-il indiqué. En clair, « le débat de qui aurait dû faire quoi, qui ne fait pas quoi, n’a plus de sens », interpelle-t-il les différents services de l’Etat.
Préfets et sous-préfets gendarmes
Au cours du mois de février prochain, l’on annonce que les bacs à ordures visibles sur les axes principaux ou en bordure des routes principales devraient être enlevés, et les maires, en collaboration avec les préfets et sous-préfets, se chargeront d’identifier et d’aménager des sites où les ordures seront désormais déposées sans encombrer les chaussées dédiées à la circulation des véhicules. Les populations, principales productrices des ordures, sont particulièrement interpellées par le Minat. Des plaques portant la mention « Interdit de jeter les ordures ici sous peine de poursuites judiciaires » sont prévues sur certains sites. Pour ce qui est des sites agréés, non seulement elles devront déposer leurs ordures dans les sites identifiés, « même si cela implique une petite marche de 100 à 700 mètres », prescrit le Minat. Et Atanga Nji de servir une dose de ce qu’il sait faire : « Désormais on t’attrape en train de jeter les ordures au sol, la police t’interpelle et on te met en garde à vue», menace-t-il. Pour leur part, « les sociétés de ramassage des ordures doivent travailler entre minuit et 6h», prévoit-il.
Toute cette campagne sera menée sous la supervision des préfets et des sous-préfets qui effectueront des descentes sur le terrain chaque semaine, pour les contrôles, l’évaluation et éventuellement des corrections.
Le rideau s’est levé ce matin à l’Hôtel Toumaï Palace sur une édition historique du Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA Tchad). Dans une salle de cérémonie parée aux couleurs de l’émergence, le gouvernement tchadien, entouré de délégations de plus de 45 pays, a lancé un signal fort au monde : le Tchad ne se contente plus de son pétrole, il ambitionne de devenir le hub minier de l’Afrique Centrale.
N’Djamena est devenue, pour trois jours, la capitale mondiale des ressources extractives, où l’expertise technique rencontre la volonté politique pour forger l’Afrique de demain. Le Tchad possède l’un des sous-sols les plus riches et les moins explorés de la région, avec des gisements d’or, de natron et de terres rares qui sont au centre des discussions de cette édition 2026.
L’ouverture du SEMICA a été marquée par des allocutions d’une rare intensité. Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, Ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, a captivé l’audience en déclarant :
« Le SEMICA n’est pas qu’un salon d’affaires, c’est le lieu où se dessine le futur contrat social entre l’industrie et le peuple tchadien. Nos ressources doivent cesser d’être des promesses pour devenir des richesses tangibles dans le panier de la ménagère. »
À ses côtés, la présence remarquée de M. Mohamed Arkab, Ministre d’État algérien de l’Énergie et des Mines, représentant le Président Tebboune, a souligné la dimension panafricaine de l’événement. Il a insisté sur la nécessité d’une « intégration énergétique régionale » pour briser la dépendance technologique du continent.
Les temps forts de la première journée
Cette journée inaugurale a été riche en symboles et en décisions : avec la visite inaugurale des stands par les membres du Gouvernement a illustré un soutien politique total à la Vision 2030 ; Un panel poignant qui a réuni des experts de la SONIDEP (Niger) et de la société Essakane (Burkina Faso) pour discuter du partage des bénéfices avec les communautés locales ; Les débats ont mis en avant la transition de l’exploitation artisanale vers une industrie structurée, plus respectueuse de l’écosystème sahélien.
Partenaires et Médias
Une résonance mondiale. La force d’un tel événement se mesure aussi à l’épaisseur de son carnet d’adresses. Parmi les grands partenaires stratégiques présents, on note : des Sponsors et Institutions comme l »Association des Hommes d’Affaires Égypto-Africains (L’EABA) Orishas Finance, et de grands groupes miniers internationaux ; Une couverture médiatique d’envergure avec la présence de Tchad24 TV, Toumaï Web Médias, Tribune Echos, ManaraTV, et bien d’autre ainsi que des agences internationales comme Algérie Presse Service (APS).
Un tournant décisif
L’importance de cette première journée réside dans le changement de paradigme. Le Tchad affirme haut et fort sa volonté de diversifier son économie. Ce qu’on retient de bénéfique, c’est avant tout cette volonté de transparence et de modernisation législative pour rassurer les investisseurs tout en protégeant les intérêts nationaux.
Je vous écris à genoux, non pas en tant que politicien ou comme quelqu’un d’aveugle à la douleur qui frappe notre peuple depuis le début de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en octobre 2016, mais comme quelqu’un qui partage votre réalité.
Nos préoccupations légitimes avaient un poids moral et ont attiré l’attention partout dans le monde. Mais neuf ans plus tard, j’en appelle à votre conscience ; faites une pause et examinez ce que sont devenus notre peuple et nos communautés.
Notre peuple est devenu plus pauvre, plus affamé, plus traumatisé et plus perdu. Les personnes mêmes pour lesquelles vous avez entrepris de vous battre sont aujourd’hui des réfugiés et des personnes déplacées internes (PDI), dont beaucoup peuvent à peine survivre.
Est-ce ainsi qu’ils vivaient avant que la crise n’éclate en 2016 et ne se transforme en conflit armé en 2017 ? Certainement pas. Exploiter le peuple, le mutiler et le tuer au nom de la lutte pour la liberté ne nous a menés que dans l’abîme. Nous semblons commettre plus d’erreurs que celles que nous avions entrepris de corriger.
Le bilan de « la lutte » montre que nous sommes du côté des perdants sur le plan éducatif, économique et social. Parmi d’autres indices, nous sommes dans une situation bien pire qu’avant 2016. Il est inimaginable que nous, les Anglophones autrefois fiers, respectés et civilisés, soyons ceux qui nous détruisons nous-mêmes au nom de la « lutte pour l’indépendance ».
Ne vous y trompez pas ! Les Anglophones paient un prix énorme pour une cause dont on leur a fait croire qu’elle améliorerait leur situation. Il est temps d’arrêter le bain de sang et la destruction aveugle. Considérez le passé, le présent et réimaginez l’avenir. Il n’est pas trop tard pour arrêter la violence.
Mes chers frères et sœurs,
Nous avons perdu toute une génération à cause du boycott des écoles. Nous avons paralysé nos entreprises et d’autres choses qui faisaient de nous ce que nous sommes censés être. Des Anglophones, en plein jour, ont été dépouillés de l’éducation, qui était leur pilier et leur fierté.
Des écoles de renommée telles que le Sacred Heart College, Our Lady of Lourdes, Saker Baptist College, CPC Bali, Sasse College, CCAS Kumba, CCAST Bambili, Bishop Rogan College, St. Augustine College, Progressive, Nacho et Longla Comprehensive Colleges… ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.
De plus, certains des meilleurs enseignants dont ces écoles s’enorgueillissaient ont fui le conflit armé vers les régions francophones, où leurs services sont mieux rémunérés. Les Anglophones n’étaient pas destinés à vivre comme des esclaves ou des fugitifs sur leur terre. Permettons à notre peuple de respirer et de s’épanouir à nouveau.
Se tuer, se traumatiser ou transformer notre peuple en instruments de cruauté est-il le prix ultime de leur indépendance ? Certainement pas.
Regardons-nous dans le miroir et demandons-nous si, honnêtement, c’est la liberté qui leur avait été promise au début de la crise.
En quoi l’enlèvement ou le meurtre d’enseignants, d’élèves, d’étudiants, de médecins, de parents, de prêtres, de commerçants, d’agents en uniforme et d’enfants a-t-il amélioré la situation des Anglophones ?
Nous avons sombré dans une souffrance et un découragement indicibles.
Encore une fois, pourquoi ne le serait-ce pas, quand depuis plus de neuf ans, nous imposons à notre peuple des villes mortes (« ghost towns ») le lundi et des confinements qui n’ont aucun rapport avec la « lutte pour l’indépendance anglophone ».
Mes chers frères et sœurs,
Nous enlevons et massacrons nos propres frères et sœurs au moindre retard de paiement de rançon ; pourtant, pour enterrer leurs restes, les familles concernées doivent payer une « taxe funéraire » aux combattants !
Je crains qu’étant donné ce que les Anglophones ont vécu aux mains des combattants Amba, 99,9 % d’entre eux voteraient pour rester dans un Cameroun un et indivisible si un référendum était organisé aujourd’hui.
L’histoire nous sourira-t-elle à tous malgré le bilan de ce conflit ? Corrigeons les torts dès maintenant et évitons de vivre dans les regrets en embrassant le chemin de la paix.
Si vous aimez vraiment les Anglophones et que vous vous battez pour améliorer leur situation, prouvez-le en abandonnant les stratégies anti-peuple. Utilisons des méthodes pacifiques pour surmonter l’oppression, au lieu de perpétuer le mal.
Je conclus mon appel par cette citation du célèbre avocat et éthicien indien Mahatma Gandhi : « Je m’oppose à la violence parce que lorsqu’elle semble faire du bien, le bien n’est que temporaire ; le mal qu’elle fait est permanent ».
Le coût de l’endettement reste un indicateur central pour apprécier la capacité des ménages et des entreprises à financer leurs projets. En zone CEMAC, il est mesuré à travers les taux débiteurs, c’est-à-dire les taux d’intérêt effectivement appliqués par les banques sur les crédits accordés à leurs clients.
Ces taux sont exprimés sous forme de TEG (taux effectif global), qui intègre non seulement l’intérêt nominal, mais aussi l’ensemble des frais liés au crédit. D’après la note sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit dans la CEMAC au premier trimestre 2025, publiée le 19 janvier 2025 par la BEAC, le TEG moyen régional s’est établi à 10,51 % entre janvier et mars 2025.
Ce niveau est pratiquement inchangé par rapport au premier trimestre 2024, où il ressortait à 10,50 %. En valeur relative, la variation annuelle est donc quasi nulle. Sur une base trimestrielle, la détente est plus perceptible. Par rapport au quatrième trimestre 2024, où le taux moyen atteignait 11,23 %, le coût du crédit a reculé de 72 points de base, soit une baisse relative d’environ 6,4 %. Cette évolution reflète l’impact progressif de l’orientation plus accommodante de la politique monétaire régionale et le poids des grandes banques, qui concentrent l’essentiel des volumes de crédits et ont maintenu des TEG proches de 10,47 %, quasiment stables sur un an. Derrière cette moyenne régionale, les situations nationales restent contrastées.
Au Cameroun, premier marché bancaire de la zone, le taux débiteur moyen a reculé à 8,26 % au premier trimestre 2025, contre 8,88 % un an plus tôt, soit une baisse annuelle de 62 points de base. En termes relatifs, cela représente une diminution d’environ 7 %.
La République centrafricaine suit une trajectoire différente. Les taux débiteurs moyens y ont augmenté sur un an pour atteindre 15,62 %, contre 15,25 % au premier trimestre 2024, soit une hausse relative de près de 2,4 %. Toutefois, comparés au pic de 18,44 % observé fin 2024, ils ont fortement reculé au premier trimestre 2025.
Au Congo, le TEG moyen s’est établi à 9,74 %, en hausse de 64 points de base sur un an, mais en baisse de plus de 1,2 point par rapport au trimestre précédent.
Le Gabon affiche l’un des ajustements les plus marqués : avec un taux moyen de 16,45 %, le coût du crédit a reculé de 74 points de base sur un an et surtout de près de 10 points par rapport au quatrième trimestre 2024, où il avait atteint un niveau exceptionnellement élevé.
En Guinée équatoriale, la dynamique est inverse sur un an. Les taux débiteurs moyens ont bondi à 15,64 % au premier trimestre 2025, contre 10,71 % un an plus tôt, soit une hausse relative de plus de 45 %, même si un repli trimestriel est observé depuis fin 2024.
Au Tchad, enfin, les taux hors engagements par signature sont restés proches de l’équilibre, autour de 10,18 %, tandis que l’intégration de ces engagements, caractérisés par des volumes élevés et des taux faibles, ramène le TEG moyen à 5,88 %.
Il faut éviter une crise financière majeure dans la sous-région Afrique centrale. Ce, face à l’érosion rapide des réserves de change et aux lourdes échéances de dette extérieure. C’est le challenge qui attend les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui se réunissent, le 22 janvier prochain à Brazzaville au Congo, pour un sommet extraordinaire, à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État.
Selon des sources concordantes, il sera question d’anticiper un choc économique et monétaire majeur dès le premier trimestre 2026, alors que la sous-région fait face à une combinaison périlleuse de baisse des cours des matières premières, d’érosion des recettes budgétaires et de déficits publics croissants. Comme principal facteur de vulnérabilité, l’on cite le poids des remboursements de la dette extérieure.
Au Cameroun par exemple, le seul mois de janvier 2026 représente près de 250 milliards FCFA à rembourser, et la sous-région dans son ensemble pourrait voir ses réserves de change tomber à des niveaux critiques. Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, avait déjà alerté en décembre 2025 sur la chute des réserves à 6 377,3 milliards FCFA, contre 7 624,6 milliards six mois plus tôt, avec un taux de couverture extérieure désormais estimé à 67 % seulement.
À Brazzaville, les dirigeants de la Cemac devront donc arbitrer entre pression de la dette, raréfaction des financements extérieurs et impératif de stabilité monétaire, dans un contexte qui ravive le spectre d’une crise comparable à celle de 2016Et surtout, à l’exception du Tchad, aucun autre pays de la Cemac ne bénéficie actuellement d’un programme actif avec le Fonds monétaire international (FMI).
Après l’achèvement de son dernier accord, le Cameroun n’a pas encore conclu un nouveau programme financier avec l’institution de Washington, tout comme le Congo et le Gabon. L’absence de ce matelas financier limite fortement la capacité de la sous-région à absorber un choc de liquidité externe.
LA DOMICILIATION À LA BEAC DES RES SUR LA TABLE DES DISCUSSIONS
C’est une mesure qui pourrait renforcer les réserves des pays de la zone Cemac. Mais, elle rencontre l’opposition des multinationales, notamment soutenues par les États-Unis. Néanmoins, la question délicate de la domiciliation à la BEAC des Fonds de restauration des sites (RES) des compagnies extractives, évalués à près de 6 000 milliards FCFA, sera une fois de plus sur la table des Chefs d’Etat de la Cemac, le 22 janvier prochain à Brazzaville.
Il y a une dizaine d’années, très précisément lors de la campagne 2015/2016, le kilogramme de café se négociait entre 300 et 400 FCFA bord champ et cela était considéré comme une faveur des acheteurs à l’endroit des producteurs ». Ce rappel de Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce, est à l’opposé de la situation actuelle de la caféiculture au Cameroun. Les signaux sont donc désormais au vert. Sur le plan international, le marché du café connait actuellement une embellie des cours, du fait notamment d’une demande en forte croissance, face à une offre en retrait, contrariée par les aléas du changement climatique.
Une situation qu’avait déjà prédit une étude du Pr Jeffrey D. Sachs, enseignant à l’Université de Columbia, aux États Unis, économiste de réputation mondiale et ancien conseiller spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, à l’occasion du Premier Forum Mondial des producteurs de café à Medellin, en Colombie, au mois de juillet 2017. Selon lui, du fait du changement climatique, l’avenir de la caféiculture en Afrique se fera avec un nombre limité de pays, parmi lesquels, le Cameroun, considéré par lui comme une terre de café, tandis que les grands pays producteurs actuels seront sur le déclin. Et, « cette prévision est en train de se réaliser sous nos yeux », a reconnu Luc Magloire Mbarga Atangana.
REBOND DE LA PRODUCTION NATIONALE
Cette embellie de la caféiculture est ressentie sur le plan national, par un relèvement significatif de la production commercialisée, qui est passée de 10 592 à 11 637 tonnes entre les campagnes 2023/2024 et 2024/2025, soit un rebond de 9,8%. Une tendance contraire au déclin connu ces dernières années de la production nationale du café. S’agissant des prix au producteur, ils ont suivi la même tendance haussière. Ces prix ont progressé de 2 375 à 2 854 FCFA/kg, pour ce qui est de l’arabica et de 1 500 à 1 959 FCFA/kg, en ce qui concerne le robusta, représentant une hausse de 20,16 et 30,6%. Pour le ministre du Commerce, cette embellie n’est pas le fruit du hasard. « Si la situation est reluisante aujourd’hui, au-delà de tout autre facteur, c’est le fait d’un homme, d’une vision politique, celle du Président Paul Biya qui a mené un plaidoyer sur le plan international pour une amélioration des revenus des producteurs, tous pays confondus », a-t-il affirmé.
Ce combat mené au plus haut sommet de l’État a permis de rééquilibrer la chaîne de valeurs et d’assurer une répartition plus équitable des bénéfices. « Au fur et à mesure, l’on retrouve un certain équilibre au bénéfice de l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur », s’est félicité le membre du gouvernement. Au-delà donc de la consolidation des acquis, il s’agit pour le gouvernement, au cours de cette nouvelle campagne, de mettre le curseur sur le renforcement de la transformation et de la consommation locales dans le droit fil de la SND30 et afin de tirer le meilleur parti des opportunités de marché offertes par la Zone de libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF).
CAP VERS LA QUALITÉ
L’occasion faisant le larron, Luc Magloire Mbarga Atangana a profité du lancement officiel de la campagne caféière 2026- 2026, pour inaugurer le Centre d’excellence café robusta de Baditoum. Implanté au cœur d’un terroir réputé pour la qualité de sa production, ce centre de pointe utilise des processus innovants permettant de produire un café d’excellence, sans défaut, qui aiguise d’ores et déjà l’appétit des marchés à l’international, avec des prix à la pointe, compris entre 3500 et 4000 FCFA/kg en fonction du type de café et des commandes difficiles à honorer, de loin supérieures à la capacité du Centre.
Appréciant cette infrastructure de nouvelle génération, réalisée par le gouvernement au bénéfice des producteurs, à travers le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), le Ministre du Commerce a indiqué que c’est la voie du futur, à l’instar de ce qui se fait désormais dans le cacao, avec la généralisation des Centres d’excellence sur l’ensemble des bassins de production et la construction des unités de transformation sur site. Il en sera ainsi aussi pour le café.