mardi, mai 19, 2026
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Ilnet Telecom : le réveil numérique de l’Afrique

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Par-delà les frontières du Tchad, une révolution technologique portée par la jeunesse africaine est en marche. Au cœur de ce séisme positif, Ousmane Abdelmoumine Béchir et son entreprise, Ilnet Telecom, prouvent que le salut numérique de l’Afrique ne viendra pas d’Occident, mais de ses propres fils.

En investissant massivement dans des infrastructures de pointe, Ilnet Telecom a brisé le mythe selon lequel l’expertise technologique serait une exclusivité occidentale. Sa croissance fulgurante de 113,1 % n’est pas un hasard, mais le résultat d’une stratégie patriotique : offrir aux populations une connexion stable, rapide et, surtout, adaptée aux réalités locales.

L’audace d’un leader et le pari de la souveraineté
Alors que le marché des télécommunications en Afrique a longtemps été le terrain de chasse gardé des multinationales européennes, le Tchad voit émerger un titan local. Ousmane Abdelmoumine Béchir, promoteur visionnaire d’Ilnet Telecom, n’est pas seulement un chef d’entreprise ; il est le symbole d’une Afrique qui refuse de consommer ce qu’elle ne produit pas.

Un pont numérique pour le Cameroun et l’Afrique Centrale


Le succès d’Ilnet dépasse désormais les frontières tchadiennes. Pour le Cameroun voisin et l’ensemble de la zone CEMAC, Ilnet représente une opportunité stratégique majeure. En fait, l’entreprise trace les base d’une intégration sous-régionale .Elle facilite l’interconnexion avec le réseau camerounais, créant un corridor numérique fluide entre N’Djamena et Douala. En soutenant Ilnet, l’Afrique centrale réduit sa dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères, sécurisant ainsi ses données.

Pour de nombreux experts économiques, cette entreprise tchadienne participe à la réduction des coûts. En effet,l’émulation créée par un acteur local puissant force les tarifs vers le bas, bénéficiant directement aux consommateurs de toute la sous-région.

Pourquoi l’Afrique doit regarder chez elle


Il est temps de rompre avec le complexe de l’importation. Le parcours d’Ilnet Telecom nous enseigne que l’entrepreneur jeune africain possède un avantage majeur , la connaissance intime du terrain.

Soutenir Ilnet, c’est investir dans une éducation africaine, dans des emplois locaux et dans une technologie qui répond aux besoins réels de nos populations plutôt que de copier des modèles venus d’ailleurs.

Regarder vers l’Europe pour nos solutions numériques est une erreur du passé. L’Occident vend des produits standardisés ; les jeunes entrepreneurs africains, comme ceux d’Ilnet, créent des solutions sur mesure. Encourager ces talents, c’est s’assurer que les bénéfices de la croissance restent sur le continent pour construire l’avenir.

Le numérique comme levier de développement inclusif


La connexion produite par Ilnet n’est pas qu’une question technique. C’est un outil de désenclavement total qui pourra et permet même déjà à l’agriculteur du Logone de consulter les cours du marché, à l’étudiant de l’Extrême-Nord du Cameroun d’accéder aux mêmes ressources qu’à Paris, et aux start-ups locales d’exporter leur génie sans craindre l’instabilité du réseau.

Le parcours d’Ilnet Telecom et d’Ousmane

Abdelmoumine Béchir est une leçon de courage. À l’heure où l’Afrique centrale cherche son nouveau souffle économique, ce modèle s’impose comme la voie à suivre. Soutenir nos champions nationaux n’est plus un choix, c’est un impératif.

Le Tchad a montré la voie. Il appartient désormais aux décideurs et aux citoyens d’Afrique centrale de privilégier le génie local, car c’est en faisant confiance à notre jeunesse que nous transformerons le potentiel numérique en une richesse partagée.

Le Président Directeur Général d’Ilnet Télécom au Tchad est M. Ousman Abdel Moumine Bechir. Reconnu comme un acteur clé de l’économie numérique et des médias au Tchad, il a reçu plusieurs distinctions honorifiques et prix d’excellence pour son leadership et son impact entrepreneurial.

Prix BEST LEADER

En août 2023, Ousman Abdel Moumine Bechir a reçu ce prix international en Arabie Saoudite. Cette distinction salue ses capacités managériales et son rôle de leader dans le secteur technologique en Afrique Centrale.

African Press Awards

Bien qu’il dirige Ilnet Télécom, il est également une figure majeure des médias. Ce prix d’excellence lui a été remis pour son travail à la tête de groupes audiovisuels tels que :Tchad 24 Télévision,Tchelou TVRadio et N’Djamena 2.

Prix de Mérite

Il a également été honoré par l’organisation Graphhady Global, qui distingue les meilleurs entrepreneurs du continent africain pour leur contribution au développement économique et à l’innovation.

Galim-Tignère : Décès du sous-préfet, des questions…

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La ville de Ngaoundéré s’est réveillée sous le choc ce 24 janvier 2026. Le sous-préfet de Galim- Tignere est mort nuitamment dans un incendie. Les informations des services de sécurité font état d’un incendie dont  »l’origine se situe vraisemblablement dans la cuisine » du domicile du sous-préfet. Si la cause de cet incendie n’est pas encore connue, le bilan est lourd. Patrice Joël Nariki et son épouse Marie Solange Beyimba, ainsi que trois de leurs enfants, ont également péri. La mère de famille transporté à l’hôpital régional de Ngaoundéré, n’a pas survécu à ses brûlures. Deux enfants de la famille âgés de deux et 22 ans, ont été sauvés par le voisinage.

…Et des arrestations

Des informations crédibles font état d’arrestations en cours, sans préciser si elles se font à Galim-Tignere ou à Ngaoundéré. Des soupçons d’une main criminelle pesant sur ce drame. C’est que cela survient dans un contexte tendu à Galim-Tignere où Patrice Joël Nariki était patron de l’administration territoriale. En effet, la journée de jeudi 22 janvier 2026 a été marquée par des affrontements sanglants entre gendarmes conduits par le commandant de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua et populations de Legalgoro, au sujet d’une crise autour de l’exploitation du site minier de cette localité du Faro et Déo. Les populations soupçonnant les autorités administratives locales de vouloir les écarter au profit d’exploitants chinois qui détiennent un permis d’exploitation sur ledit site. Le sous-préfet n’a pas pu se faire entendre et a rebroussé chemin. Autant pour le commandant de légion par la suite. L’on apprend de sources informelles que les populations soupçonnent le gouverneur de pactiser avec les Chinois pour empêcher les riverains de poursuivre l’exploitation artisanale sur le site. Le dialogue était devenu impossible avec les riverains. Jusqu’à cet incident dramatique. Une source informelle redoute une main criminelle dans cet incendie.

PachiPanda Challenge 2026 : les trois pépites technologiques pour booster l’économie verte locale

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Près de 400 candidatures ont été enregistrées au lancement du challenge. Dix projets ont été retenus pour la finale nationale après présélection, avant d’être évalués par un jury pluridisciplinaire associant administrations sectorielles, partenaires techniques et experts indépendants. Les critères retenus ont combiné impact environnemental, faisabilité technique et viabilité économique, intégrant explicitement les notions de modèle d’affaires, de capacité de mise à l’échelle et de cohérence financière. « Il s’agissait d’apprécier si chaque projet apportait une réponse concrète à un problème réel, tout en intégrant les dimensions de viabilité financière et de scalabilité », explique Olivier Nyako Wadjoré, ingénieur en télécommunications, sous-directeur de la promotion et de la vulgarisation des TIC, et président du jury.

Recyclage et fabrication numérique : le pari industriel de Nton Stem Kit

Récompensé par le premier prix, doté de 3 millions de FCFA, nTron Stem Kit se positionne à l’intersection de deux marchés distincts. Ces kits électroniques constituent une innovation verte portée par des jeunes, qui associe le recyclage des déchets plastiques, la fabrication locale et l’apprentissage pratique des disciplines STEM afin de répondre aux défis liés au changement climatique. La solution a permis de développer un système de recyclage du plastique qui transforme les déchets plastiques post-consommation en filament pour impression 3D. Ce filament est ensuite utilisé pour fabriquer des composants des kits STEM électroniques nTron. Les kits STEM nTron conçus permettent aux apprenants de concevoir, assembler et expérimenter des systèmes électroniques, robotiques et d’énergies renouvelables. Grâce à cette approche, les jeunes acquièrent des compétences pratiques vertes dans les domaines des STEM, de l’ingénierie durable et des systèmes énergétiques. Cette innovation contribue à la réduction des déchets, soutient l’entrepreneuriat vert à travers une production locale et renforce les capacités des jeunes en matière d’éducation STEM.

Sur le plan économique, le modèle repose sur l’approvisionnement en déchets à faible coût, une transformation semi-industrielle et une clientèle institutionnelle ou éducative. Les principaux défis identifiés concernent la standardisation de la qualité des filaments et l’extension des capacités de production à l’échelle nationale.

FurahaTalla, une réponse numérique aux défis climatiques

La startup FurahaTalla s’est distinguée lors du PachiPanda Challenge en décrochant la deuxième place et une dotation de 2 millions de FCFA. Portée par une équipe de jeunes innovateurs, elle propose une solution numérique pensée pour anticiper les effets du dérèglement climatique sur l’agriculture camerounaise.

Accessible via USSD ou application mobile, la plateforme permet aux producteurs de vendre à l’avance leur récolte future à un prix garanti. Un algorithme, alimenté par des données climatiques, des prévisions saisonnières et les tendances du marché, calcule une tarification ajustée aux risques liés au climat. Les acheteurs institutionnels – hôtels, écoles ou transformateurs – s’engagent par contrat numérique et versent un acompte dès le début de la saison. Ce mécanisme offre aux agriculteurs un capital initial pour investir dans des semences résistantes, l’irrigation ou la conservation des sols, et sécurise ainsi leur production.

Dans un contexte marqué par l’irrégularité des pluies et l’imprévisibilité des saisons, les petits exploitants restent particulièrement vulnérables. Faute de stockage, les excédents de tomates, d’oignons ou de maïs se dégradent rapidement, contraignant les producteurs à vendre dans l’urgence à des intermédiaires, souvent à des prix dérisoires. Jusqu’à 40 % des revenus potentiels s’évaporent ainsi, alimentant la précarité rurale et accentuant la volatilité des prix alimentaires en milieu urbain.

Une solution climatique qui facilite l’accès aux intrants sans avance de trésorerie

AgriCheck a décroché le troisième prix, doté de 1,5 million de FCFA. Il s’agit d’une plateforme numérique d’agriculture intelligente face au climat, qui permet aux petits exploitants agricoles d’accéder à des intrants agricoles de qualité sans paiement initial, tout en réduisant les risques pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. La plateforme exploite des images satellitaires, des données sur l’aptitude des sols, des informations météorologiques et climatiques, ainsi que les tendances des prix des marchés, afin de générer des scores de risque à l’échelle des exploitations. Ces scores servent à orienter l’allocation des intrants, la conception des contrats et les modalités de remboursement.

Au-delà des primes, un test de crédibilité économique

Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse la récompense financière. « Ce n’est pas seulement l’argent. Les finalistes ont bénéficié de formations pour maturer leurs projets et les rendre plus compétitifs », souligne Edouard Tamba, représentant de MTN Cameroon, rappelant que les trois lauréats représenteront le pays lors de la finale panafricaine à Johannesburg en février 2026.

Du côté de WWF Cameroon, l’accent est mis sur la cohérence entre innovation et impact environnemental. « La plus-value, ce sont les idées que ces jeunes apportent en matière de conservation, de protection de l’environnement et de création digitale. Nous sommes intéressés par leur mise en œuvre concrète sur le terrain », indique un responsable de l’organisation.

À l’issue de cette édition, les trois lauréats présentent des profils économiques contrastés mais complémentaires. Recyclage industriel, agriculture de précision et logistique post-récolte répondent à des besoins identifiés de l’économie nationale. Leur capacité à passer du stade de prototype à celui d’entreprise opérationnelle dépendra désormais de l’accès au financement, de partenariats structurants et de leur aptitude à s’insérer durablement dans les chaînes de valeur locales.

Olam Agri désignée Top Employer au Cameroun en 2026

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Évaluant 131 pays/régions, le Top Employers Institute, autorité mondiale en matière de certification, de benchmarking et de conseil en ressources humaines a désigné Olam Agri comme Top Employer au Cameroun en 2026. Ce programme questionne la stratégie RH, l’environnement de travail, l’ acquisition des talents, l’apprentissage, la diversité équité inclusion et le bien être. Sur ces six domaines, l’entreprise agro industrielle s’est fortement démarquée.

Il s’agit d’ailleurs de la troisième année consécutive qu’Olam Agri décroche ce titre. « Cette distinction souligne l’engagement d’Olam Agri en tant qu’employeur de choix, où les collaborateurs sont encouragés à développer des carrières enrichissantes au sein d’une organisation guidée par un objectif clair et fondée sur la performance, l’inclusion, la collaboration et un impact durable », se félicite l’entreprise. Pour Olam Agri, le renforcement de la valeur ajoutée pour ses employés repose sur des piliers essentiels.

Entre autres, la promotion de la culture d’excellence, l’esprit entrepreneurial et la prise de risques réfléchie, l’autonomie et un accès ouvert au leadership ; des opportunités de développement grâce à des parcours de carrière variés, une exposition internationale et un apprentissage continu. S’exprimant sur cette reconnaissance, Briginette Abega, Directrice des Ressources Humaines d’Olam Agri au Cameroun, soutient qu’ « obtenir la certification Top Employer pour la troisième année consécutive, avec un score amélioré, renforce notre engagement à bâtir un environnement de travail performant, soutenu par des stratégies RH pilotées par les données. Cela reflète notre volonté continue de mettre en place des pratiques qui stimulent la performance de l’entreprise, l’engagement des collaborateurs et leur développement professionnel. » Olam Agri filiale du groupe singapourien Olam est un géant du marché de l’agro-alimentaire, de l’alimentation animale et de la fibre alimentaire.

Elle commercialise des produits tels que les céréales et les oléagineux, les aliments intégrés pour animaux et les protéines, le riz, les huiles comestibles, les céréales et les graines spécialisées, le coton, les produits du bois, le caoutchouc et les services financiers liés aux produits de base. Olam Agri est au cœur des flux commerciaux mondiaux de produits alimentaires et agroalimentaires, avec un volume de 39,6 millions de tonnes échangées en 2023.

Pour le Directeur General d’Olam Agri au Cameroun, la distinction de Top Employer est la preuve qu’il ne s’agit pas seulement de garantir la sécurité alimentaire mondiale, mais aussi de veiller au bien être des gens qui y travaillent. « Que notre formidable personnel trouve un réel épanouissement dans ses fonctions. Être certifiés pour la troisième année consécutive en tant que Top Employer au Cameroun démontre notre volonté de créer un environnement où nos employés se sentent valorisés, soutenus et encouragés à s’épanouir. », a indiqué Veeresh Mallikarjun Hiremath.

Electricité : les producteurs indépendants plombent la production au premier semestre 2025

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La dynamique de la production d’électricité s’est nettement détériorée au Cameroun au premier semestre 2025. D’après la Note de conjoncture économique du deuxième trimestre 2025 publiée par le ministère des Finances, l’activité du sous-secteur « production et distribution d’électricité » affiche un repli de 8,3 % au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre de la même année.

Cette évolution négative est directement attribuée à la baisse de la production des infrastructures énergétiques exploitées par Eneo (-2,2 %) et, plus encore, à la chute de la production des producteurs indépendants dont l’électricité est rachetée par le concessionnaire (-15,7 %).

Cette forte baisse chez les producteurs indépendants est très probablement la conséquence directe de l’arrêt prolongé, de septembre 2024 à février 2025, des centrales opérées par Globeleq. Ce producteur indépendant britannique qui gère la centrale à gaz de Kribi (216 MW) et la centrale à fioul de Dibamba (88 MW), dont la capacité combinée s’élève à 304 MW, avait suspendu ses activités en raison d’impayés de 137 milliards de francs CFA réclamés à Eneo, le distributeur exclusif d’électricité dans le pays. Un accord pour le paiement partiel de ces arriérés, a finalement été trouvé sous l’égide de l’État.

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, l’a confirmé le 26 février 2025, lors des premières Rencontres économiques du Cameroun, au cours desquelles le membre du gouvernement a également révélé que la centrale de Kribi avait été remise en service depuis le 21 février. Cependant, aucune information officielle ne permet d’affirmer que ces installations injectent depuis leur redémarrage l’intégralité de leur capacité de production installée dans le Réseau Interconnecté Sud (RIS). D’autant que Globeleq continue d’exercer une pression soutenue sur les autorités pour obtenir le paiement intégral des arriérés qui lui sont dus.

Pour recouvrer ses créances, le producteur britannique n’hésite pas, le cas échéant, à fragiliser la chaîne de production électrique, en procédant à des interruptions totales ou partielles de ses centrales, comme ce fut le cas entre septembre 2024 et février 2025. Si l’usage de cette stratégie au-delà de février 2025 ne peut être formellement établi, son éventuel redéploiement ne saurait être écarté, d’autant que des rumeurs persistantes font état d’une possible cession de ses actifs au Cameroun.

À l’origine, le règlement de ces impayés relevait de la responsabilité d’Eneo. Mais, comme à l’accoutumée, l’État camerounais est intervenu pour en assurer la prise en charge, une pratique récurrente destinée à préserver l’équilibre déjà fragile du secteur énergétique. Du côté d’Eneo, la légère baisse de sa propre production (-2,2%) a également impacté la baisse de la production nationale d’électricité au premier semestre 2025.

La Direction de la Production de l’entreprise exploite un parc diversifié, comprenant trois grands ouvrages hydroélectriques : Songloulou (384 MW), Édéa (276 MW) et Lagdo (72 MW). Ces barrages, qui représentent plus de 76% de la production nationale d’électricité, sont complétés par des centrales thermiques (à Limbe, Bafoussam, Oyomabang, Bassa et Logbaba) et une quarantaine de groupes électrogènes de secours d’une puissance totale de 157 MW.

 La production hydroélectrique est naturellement vulnérable aux conditions climatiques. Ainsi, la baisse enregistrée pourrait être attribuée, en partie, à des périodes de sécheresse affectant les débits des cours d’eau. Un débit plus faible réduit mécaniquement la capacité de production des barrages. Eneo gère d’ailleurs des réservoirs comme ceux de Mbakaou, Bamendjin et Mapé sur la Sanaga pour réguler ces débits, mais leur efficacité reste tributaire de la pluviométrie.

zones économiques et réforme foncière pour renforcer l’industrialisation de la Sanaga-Maritime

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Cette orientation sera au centre du Forum « Invest in Sanaga », prévu les 27 et 28 mars à Édéa. Le tournant annoncé, se veut une forme de continuité. En effet, l’installation du complexe d’aluminium d’Édéa à la fin des années 1950, adossée au potentiel hydroélectrique de la Sanaga, avait déjà fait de la zone un symbole précoce de l’industrialisation au Cameroun. D’après les acteurs locaux, cette expérience a montré à la fois la capacité du territoire à accueillir de grandes unités industrielles et les limites d’un modèle trop dépendant d’un nombre restreint d’activités.

Aujourd’hui, l’objectif est de diversifier, ancrer la production dans les ressources locales et mieux répartir les activités économiques à travers ́le département. La stratégie défendue par les promoteurs du concept appelé « CILIS » repose sur une organisation fonctionnelle du territoire. Selon les documents préparatoires du forum, plusieurs zones à vocation économique distincte sont envisagées afin de créer de véritables chaînes de valeur locales. Les zones rurales de Ndom, Ngambe, Nyanon et Massock sont présentées comme des espaces dédiés à une production agricole intensive, destinée à alimenter directement les futures unités de transformation.

Pouma, Ngwei et surtout Édéa sont décrits par les initiateurs du projet comme le cœur industriel, où devraient se concentrer l’agro-industrie, la transformation du bois et certaines industries de base. Les promoteurs évoquent notamment des activités liées aux oléagineux, en lien avec des plantations existantes comme celles de Safacam et Socapalm, afin d’alimenter une industrie de transformation locale. Sur le littoral et autour des zones lagunaires, Mouanko et Dizangué sont identifiés, selon les organisateurs, comme des espaces à forte vocation halieutique.

L’idée est de structurer une filière autour de la pêche, du traitement, du froid et du transport, pour réduire les pertes et mieux valoriser la production avant l’exportation. Plus au sud, Dibamba est présenté comme un futur nœud de distribution et de services, connecté aux infrastructures portuaires et aux grands axes routiers, avec un rôle d’entreposage et de réexpédition. Au cœur de ce schéma, la question foncière et l’aménagement urbain apparaissent comme un levier central.

Les porteurs de la vision estiment que le Plan d’Occupation des Sols de la commune d’Édéa I, historiquement orienté vers l’habitat et les fonctions administratives, doit évoluer. Ils plaident pour l’introduction de zones franches industrielles modulaires, de couloirs logistiques et d’espaces dédiés aux services industriels, à la formation technique et à l’innovation. D’après eux, cette révision permettrait de mieux utiliser les réserves foncières stratégiques et d’assurer une continuité entre production, transformation et logistique.

Le Forum « Invest in Sanaga », organisé par le FEJEM et l’Association des Petites Entreprises du Cameroun, se présente, selon ses initiateurs, comme un espace de mise en relation entre pouvoirs publics, entreprises, acteurs locaux et diaspora. Les échanges annoncés porteront sur la structuration des filières, l’accès au foncier, la sécurisation de l’investissement, la transformation locale, l’emploi des jeunes et les partenariats économiques. Les organisateurs disent viser la constitution d’un portefeuille de projets jugés bancables et la formulation de recommandations opérationnelles.

Crise post-électorale: des nouvelles du photographe de Tchiroma

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« Le photographe de Tchiroma arrêté à Garoua se trouve au SED». La nouvelle a été rendue publique hier 22 janvier 2026 par Guibaï Gatama sur sa page Facebook. Le journaliste est allé un peu plus loin dans l’annonce :« Mon jeune frère,  »Alpha », photographe d’Issa Tchiroma lors de la dernière élection présidentielle, que je connais depuis fort longtemps, m’a appelé hier depuis le Secrétariat d’État à la Défense (SED), à Yaoundé. Il utilisait un téléphone de service. Il s’y trouvait, m’a-t-il dit, et se préparait à être conduit au Tribunal militaire de Yaoundé pour une audience».

Des informations rassurantes pour les proches de ce photographe dont l’on était sans nouvelles depuis plusieurs semaines, depuis son arrestation dans la ville de Garoua. Des soupçons d’une déportation sur Yaoundé pesaient, d’autant plus que la plupart des personnes interpellées dzns le cadre de la crise née de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, ont été convoquées sur Yaoundé. Mais rien ne rassurait, d’autant plus que ni le gouvernement,ni la justice, encore moins les services de sécurité qui l’avaient enlevées en pleine rue à Garoua, n’ont daigné en faire une communication.

A l’occasion de son annonce, le directeur de publication du journal L’œil du Sahel, indiqué qu’Alpha déclare ne bénéficier d’aucune assistance juridique,  »faute de moyens. Et pourtant, le tribunal militaire choisi pour le juger est un signe que les charges retenues contre Alpha relèvent certainement de la sûreté de l’Etat.
Ainsi, après Anicet Ekane (déjà décédé en détention), Aba’a Oyono (libéré), Djeukam Tchameni (encore en détention), et des centaines de jeunes interpellés à travers le territoire national et particulièrement dans les régions septentrionales, c’est au tour du photographe d’Issa Tchiroma de subir les foudres de Yaoundé devant le tribunal militaire. Pour le moment, l’on ne sait pas encore quelles sont les charges retenues contre Alpha.

Le seul membre de l’entourage d’Issa Tchiroma Bakary encore en liberté est Me Alice Nkom qui est porte-parole du candidat arrivé officiellement 2ème à cette élection dont il continue de revendiquer la victoire. Ce qui lui a valu des persécutions, avant son exil opéré dans des conditions jusqu’ici non élucidées. Lui qui a transité par le Nigeria avant de chuter en Gambie.

Éducation numérique : la Fondation Orange équipe 33 écoles primaires pour près de 100 millions FCFA

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La Fondation Orange Cameroun poursuit le déploiement de son programme « Écoles numériques » au profit de 33 écoles primaires publiques réparties sur l’ensemble du territoire national. Dans ce cadre, le président du conseil d’administration de la Fondation a procédé, le jeudi 22 janvier 2026, à la remise officielle d’un important lot d’équipements numériques au ministère de l’Éducation de base, destinés aux établissements bénéficiaires du programme. Ces équipements visent à améliorer les conditions d’apprentissage de plus de 10 000 élèves et enseignants au cours de l’année scolaire 2025-2026.

Lancé en Afrique en 2014, le programme « Écoles numériques » constitue l’initiative phare de la Fondation Orange en matière d’inclusion digitale. Il ambitionne d’accélérer l’accès au numérique des élèves issus de milieux défavorisés en Afrique et au Moyen-Orient, en accompagnant les écoles primaires dans un processus structuré d’intégration des technologies numériques. À court terme, l’objectif est de réduire la fracture numérique éducative en agissant simultanément sur l’équipement des établissements en matériels numériques et sur la formation des enseignants et des élèves à l’usage des TIC, afin de promouvoir des méthodes pédagogiques innovantes et d’améliorer les performances scolaires grâce à des contenus éducatifs digitalisés et ludiques.

D’un montant global de 99 593 230 francs CFA, le matériel remis comprenait notamment des valises pédagogiques, des casques, des tablettes, un vidéoprojecteur, un écran de projection, des multiprises à cinq ports, des câbles HDMI, des équipements numériques tels que des Raspberry Pi 3 B+, des enceintes JBL Flip Essential Black et Charge 4, des ports USB multiples, des kits solaires, des ordinateurs de type Acer Aspire, ainsi que des contenus éducatifs numériques.

Réaffirmant l’engagement d’Orange Cameroun en faveur d’une éducation inclusive et de qualité, Patrick Benon a rappelé que depuis sa création en 2009, la Fondation Orange œuvre à faire du numérique un levier d’égalité des chances, notamment au profit des jeunes et des femmes. Selon lui, le programme « Écoles numériques » contribue non seulement à faciliter l’accès au savoir, mais aussi à encourager de nouvelles pratiques pédagogiques, en classe comme à domicile, tout en améliorant sensiblement l’assiduité et les résultats scolaires dans les établissements bénéficiaires.

Inclusion numérique féminine : la Fondation Orange Cameroun dote le MINPROFF en équipements pour les Maisons Digitales

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A travers cette cérémonie que présidait le Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, la Fondation Orange confirme son engagement à promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes filles par le numérique. Les « Maisons Digitales », lieux dédiés à l’inclusion, fruit du partenariat avec ce département ministériel, est destiné à sortir les femmes de la dépendance et leur garantir une meilleure insertion sociale par leur appropriation des opportunités offertes par le numérique.

Le matériel réceptionné par la Ministre servira à équiper 05 nouvelles maisons digitales à créer au cours de cette année, mais aussi à compléter le parc des 23 maisons digitales déjà existantes. Le programme Maisons Digitales lancé en 2015 par la Fondation Orange vise à autonomiser les femmes vulnérables en leur offrant des formations numériques et des compétences techniques pour favoriser leur insertion socio-professionnelle, leur indépendance économique et leur inclusion dans le monde numérique. Cela inclut la formation aux compétences numériques essentielles, l’insertion professionnelle, l’autonomie économique, la réduction de la fracture numérique et le renforcement de l’écosystème local, avec pour objectif final de donner aux femmes les outils pour surmonter les barrières sociales et devenir économiquement indépendantes et plus  autonomes, particulièrement les femmes vulnérables qui se voient doter de compétences numériques et entrepreneuriales  dans ces espaces équipés en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), très actif dans la lutte pour la réduction de la fracture numérique et la promotion de  l’inclusion sociale et professionnelle des femmes

En capitalisant sur le numérique pour contribuer à transformer les réalités locales et créer des activités génératrices de revenus, la Fondation Orange Cameroun confirme l’importance et la place de la femme camerounaise dans la stratégie de développement du numérique initiée par l’opérateur pour qui l’indépendance économique de la femme en particulier, passe par la formation et la maitrise des outils bureautiques et numériques.

Pour Patrick Benon, il était question de confirmer l’engagement d’Orange Cameroun et sa Fondation à former des femmes vulnérables, sans qualification et sans emploi pour en faire dans une période allant de 6 mois à 1 an maximum durant laquelle il leurs seront dispensées les rudiments indispensables quelques soit leur niveau dans le but d’acquérir des connaissances et qualifications pour lancer des activités génératrices de revenus, des actrices de premier rang, contributrices aux efforts déployés par les pouvoirs publics pour le développement de leurs familles et de leurs régions.

Pour Mme Marie-Thérèse Abena Ondoa, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille « Ce nouvel apport pour les « Maison Digitales » et les technologies dont elles sont porteuses, les groupes d’intérêt comme les associations de femmes bénéficiaires de ces équipements se sentent plus valorisées. Ce don permettra le développement d’échanges dans plusieurs domaines et cela est d’autant bénéfique qu’il est aujourd’hui nécessaire dans notre pays, de développer les capacités de chacun par l’enseignement et la formation pour exploiter les merveilles du numérique garantissant une ouverture sur le monde».

Initié par la Fondation Orange au Cameroun, le programme « Maisons Digitales », déployé en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille à travers ses Centres de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF), cet outil qui se veut inclusif, s’appuie sur les ONG et associations locales de femmes, principales bénéficiaires de cette initiative.  A ce jour, c’est plus de 10 000 femmes qui ont bénéficié des  cours qui y sont dispensés, soutenus par des modules axés sur la promotion de l’inclusion économique, l’initiation à l’outil informatique en se familiarisant avec les outils et logiciels de base.  Au terme du temps fixé pour leurs formations, la bureautique, la gestion financière par le biais des logiciels et applications adaptés et les TIC n’auront plus de secret pour les pensionnaires des « Maisons Digitales Orange » , logées dans l’enceinte des Centres régionaux de Promotion de la Femme et de la Famille, ouverts aux associations et réseaux des femmes adhérentes.

Ces partenaires joueront un rôle d’encadrement essentiellement axé sur le suivi et l’évaluation de ce dernier. Il leur sera octroyé à chacune une subvention pour l’organisation de sessions de formations des formateurs, dont les missions principales seront d’assurer des formations basiques en gestion financière à l’attention des femmes et jeunes filles exerçant des activités génératrices de revenus. Ces structures d’accompagnement s’assureront de l’appropriation véritable des outils et formations dispensées à leurs apprenantes de même qu’elles se chargeront d’assurer le suivi sur le terrain de l’implémentation des contenus des formations et du développement des projets présentés des bénéficiaires.

Le programme de construction des « Maisons Digitales Orange » consistant à l’équipement en matériel informatique, la formation aux TIC appliquées à la gestion des projets et la création des activités génératrices de revenus, fait la fierté de la Fondation Orange qui manifeste ainsi sa détermination à accompagner les pouvoirs publics dans la mise en place d’une économie véritablement numérique.

Télécommunications : Camtel obtient 44,884 milliards de la CBC pour son projet de Mobile Network Expansion

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La première phase du projet Mobile Network Expansion (MNE) de la Cameroon Telecommunications (Camtel) peut donc être activée. Des financements sont désormais disponibles à cet effet. La Camtel et la Commercial Bank Cameroon (CBC) ont en effet signé, le 21 janvier 2026 à Yaoundé, un partenariat financier syndiqué de 44,884 milliards FCFA, pour le financement de la première phase du projet MNE. Un projet qui se veut une réponse au défi de saturation des pôles urbains étouffés, homogénéiser la qualité de service et, enfin, porter l’étincelle du numérique dans ces « zones blanches » que le marché a trop longtemps ignorées. Des chefs-lieux régionaux aux zones rurales les plus reculées, c’est tout le territoire qui s’apprête à passer sous un nouveau régime de connectivité.

De manière concrète, le projet MNE vise à densifier, désaturer et étendre le réseau mobile ; améliorer la qualité de service ; renforcer l’inclusion numérique sur l’ensemble du territoire. Le projet cible prioritairement les chefs-lieux régionaux et départementaux, les villes universitaires, les zones économiques stratégiques et les zones rurales encore peu couvertes. Au-delà des infrastructures, le projet MNE, précise-t-on, se veut un levier de transformation économique, au service de l’innovation, des entreprises, des start-ups et des services publics numériques. En ciblant prioritairement les zones économiques stratégiques et les cités universitaires, Camtel veut irriguer les centres névralgiques de la croissance de demain.

En rappel, un pool bancaire formé par Commercial Bank Cameroun (CBC), Afriland First Bank, Union Bank of Cameroon (UBC) et National Financial Credit (NFC) a été retenu pour accompagner Camtel, opérateur historique des télécoms au Cameroun, dans la réalisation d’un programme d’investissement de 52,2 milliards de FCFA. Le plan vise le déploiement des réseaux 2G, 3G et 4G dans les capitales régionales et départementales, les villes universitaires et les grandes écoles du pays.

Pour mobiliser cette enveloppe de 52,2 milliards de FCFA.la CBC, chef de file du pool, a sollicité la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) d’activer son guichet B, désormais appelé guichet spécial de refinancement, dédié au refinancement des crédits à moyen terme destinés à l’investissement productif. Le texte qui l’organise précise que ce refinancement ne peut excéder 60 % du montant global du projet.

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