mardi, mai 19, 2026
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Study Scholarships in China: China For Education Supports Cameroonian Youth for the 2026 Academic Year

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As the September 2026 academic intake approaches, many young Cameroonians are considering pursuing higher education in China. In this context, the partner network China For Education stands out as a strategic support structure facilitating access to study scholarships offered by the Chinese government.

With offices in several Cameroonian cities, including Yaoundé, Douala, Bafoussam and Maroua, and a permanent representation in China, notably in Nanjing, China For Education ensures both local guidance and international follow-up. This dual presence allows for close monitoring of applications and smooth integration of Cameroonian students into Chinese universities.

China For Education’s main objective is to make studying in China accessible to a wide range of young people. Through personalized support, candidates are guided toward the various scholarship programs available, particularly the Chinese Government Scholarship. These programs generally cover all essential study-related costs, including tuition fees, university accommodation, medical insurance and a monthly allowance.

The network primarily targets motivated and determined young people willing to turn their academic ambitions into reality. Students, recent graduates and professionals seeking career transitions benefit from a reliable framework to understand procedures, prepare strong application files and meet the deadlines set by universities and Chinese authorities.

For the 2026 academic year, China For Education supports applicants in accessing several funding opportunities, including government scholarships, university-based scholarships and programs specifically designed for African and French-speaking students. Special attention is given to application deadlines in order to maximize candidates’ chances of success.

In a context where questions often arise regarding the credibility of agencies facilitating studies in China, China For Education emphasizes transparency, proximity and experience to reassure both applicants and their families. Its institutional anchoring and network of partners serve as strong indicators of reliability in a field sometimes affected by misinformation.

By promoting access to quality international education, China For Education actively contributes to the academic openness of Cameroonian youth and to the training of future skilled professionals. As the September 2026 academic year approaches, the network positions itself as a key reference for anyone seeking to study in China under secure and financially accessible conditions.

Lutte contre la corruption : Face à l’afflux des plaintes, la Conac prépare la loi anticorruption

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« Nous retenons du bilan réalisé que 89,99% des dossiers reçus ont fait l’objet d’un traitement dans nos divisions et nos services. » D’emblée, le ton est donné par le président de la Commission nationale anticorruption (Conac), le Révérend docteur Dieudonné Massi Gams, le 2 février 2026 à Yaoundé, lors de la cérémonie de présentation des vœux du personnel et des institutions partenaires.

Ce chiffre, en léger recul par rapport aux 92,5 % enregistrés un an plus tôt, n’en constitue pas moins un indicateur de performance, au regard du contexte. Le nombre de plaintes a fortement augmenté en 2025, alors même que les effectifs de la Commission ont diminué. « Ce taux demeure satisfaisant », insiste le président, soulignant une capacité de résistance institutionnelle dans un environnement de contraintes accrues. Sur le terrain, cette résilience s’est traduite par une activité soutenue. Des équipes ont été déployées à travers le pays pour conduire 30 actions d’intervention rapide (AIR), neuf enquêtes approfondies et deux Cliniques anticorruption. Une présence opérationnelle qui confirme le positionnement de la Conac comme un acteur central de la régulation de la gouvernance publique, au-delà du simple traitement administratif des dénonciations.

Dans le détail, 8 148 dénonciations ont été enregistrées en 2025, par courrier postal et électronique, via le numéro vert 1517 et la ligne WhatsApp de l’institution. Ces flux traduisent à la fois une montée de la vigilance citoyenne et une pression croissante sur les capacités de traitement de la Commission. Pour le président de la CONAC, l’étape suivante est clairement identifiée. « Nous poursuivrons les démarches entreprises en vue du renforcement du cadre juridique de la lutte contre la corruption au Cameroun », affirme-t-il, évoquant explicitement l’instauration attendue d’une loi anticorruption. L’objectif est de consolider l’action opérationnelle par un verrou juridique plus robuste et d’améliorer le suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Les priorités arrêtées pour 2026 s’inscrivent dans cette logique. La multiplication des enquêtes fondées sur les plaintes reçues, l’intensification des campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’intégrité et le renforcement du mécanisme d’intervention rapide figurent au cœur de la feuille de route. À cela s’ajoute une dimension diplomatique et institutionnelle, avec l’organisation annoncée de la 16ᵉ Conférence régionale du Commonwealth des chefs des agences anticorruption d’Afrique. Sur le plan organisationnel, la Commission entend également lever certains goulots d’étranglement. Un terrain d’environ 3 000 mètres carrés a été acquis pour la construction d’un siège, et des véhicules de service ont été achetés et livrés afin de renouveler un parc automobile devenu obsolète. Des investissements jugés nécessaires pour soutenir l’action de terrain et améliorer la mobilité des équipes.

La crédibilité de l’institution passe aussi par l’exemplarité interne. Trois agents de la CONAC ont été sanctionnés pour leur implication dans des pratiques liées à la corruption. « Avec une collaboration et une synergie accrues, nous pouvons faire davantage et dépasser les performances enregistrées », soutient le Révérend docteur Dieudonné Massi Gams, inscrivant cette exigence dans la droite ligne de l’engagement du président de la République, Paul Biya, en faveur d’une intensification de la lutte contre la corruption.

L’appui des forces de sécurité a par ailleurs été salué, notamment pour le déploiement d’éléments ayant facilité les interventions rapides et les enquêtes approfondies. Autant de leviers que la Conac entend actionner de manière coordonnée en 2026, avec l’ambition de transformer des résultats opérationnels solides en un dispositif juridique et institutionnel durable.

CEMAC : La Commission suspend ses activités face à une crise financière historique

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Choc au cœur de l’intégration régionale en Afrique centrale. La Commission de la CEMAC a annoncé la suspension provisoire de la quasi-totalité de ses activités, faute de liquidités suffisantes. Une situation qui met en lumière les fragilités structurelles du financement communautaire.

Une note circulaire qui sonne l’alarme

Le 5 février 2026, le Président de la Commission de la CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o, a signé une note circulaire qui agit comme un électrochoc. Le document, rendu public à l’ensemble des services de l’institution, dénonce une situation financière critique, au point de « mettre en asphyxie le fonctionnement régulier des Institutions ». Cette note ordonne la suspension provisoire de presque toutes les activités de la Commission, un tournant historique pour l’organe central de l’intégration régionale en Afrique centrale.

Un paradoxe budgétaire mortifère

À première vue, les projections budgétaires pour 2026 semblaient prometteuses. Le budget adopté fin 2025 s’élevait à 85,92 milliards de FCFA, en légère hausse de 2,4 %. Mais cette augmentation n’était que théorique. Selon les services comptables, la Commission subit depuis plusieurs années une « dégradation continue » de ses finances. Le décalage entre ambitions budgétaires et réalité financière met en évidence un paradoxe. Sur le papier, les chiffres étaient rassurants, mais la trésorerie reste insuffisante pour assurer le fonctionnement quotidien.

Le financement au cœur de la crise

Le problème est structurel. La Commission dépend essentiellement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), prélevée à hauteur de 1 % sur les importations hors zone. Le Président de la Commission a dénoncé publiquement le faible taux de reversement de cette taxe par les pays membres. Une mission de haut niveau, menée par le Vice-Président de la Commission dans les six États membres, devait sécuriser ces fonds. Quatre pays ont été visités, mais les résultats escomptés tardent à se matérialiser. Sans ces ressources, la Commission ne dispose que d’un très faible niveau de trésorerie disponible, compromettant ses opérations quotidiennes.

Une institution à l’arrêt

Les mesures d’urgence prises par la Commission sont radicales. La suspension de toutes les missions a été décidée, seules celles jugées d’importance hautement stratégique sont maintenues. Le suivi du plan CAP 2025 et les réformes institutionnelles prévues sont bloqués. Cette paralysie intervient alors que la région subit une chute importante de ses réserves de change, avec une perte estimée à 1 300 milliards de FCFA fin 2025, exposant la zone à un risque de choc monétaire. Cette situation met en lumière une crise de crédibilité majeure pour la Commission et pour l’intégration régionale.

Vers une faillite annoncée ?

Le mot faillite n’est plus tabou. Si la Commission ne parvient pas à sécuriser le reversement de la TCI, son existence même comme moteur de l’intégration régionale pourrait être compromise. L’institution se retrouve incapable d’honorer ses engagements et dépend entièrement des bailleurs de fonds internationaux pour le financement des grands projets d’infrastructure.

Un sursaut politique nécessaire

La Commission de la CEMAC se trouve aujourd’hui dans une impasse. La sortie de cette asphyxie passe par un sursaut politique immédiat des chefs d’État membres lors du prochain sommet extraordinaire, afin que les promesses budgétaires se traduisent enfin en liquidités réelles.

Qualité de la dépense publique : chaque franc soit être dépensé utilement selon le ministre Motazé

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À l’ouverture de la conférence annuelle du ministère des Finances, le ministre Louis Paul Motazé a insisté sur l’importance cruciale de la qualité de la dépense publique dans le contexte actuel. « Face à des ressources limitées, chaque franc mobilisé doit être utilisé de manière optimale, pour soutenir les secteurs prioritaires et renforcer la résilience économique du pays », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, il ne s’agit plus seulement de mobiliser des fonds, mais de s’assurer que chaque dépense ait un impact tangible et durable sur l’économie et la société. Cette approche concerne en particulier les investissements dans l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures, qui doivent être soigneusement ciblés pour générer un retour significatif.

Louis Paul Motazé a également souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation. La digitalisation de la gestion budgétaire et l’utilisation d’outils de traçabilité permettront de suivre l’exécution des dépenses en temps réel, de détecter les gaspillages et d’améliorer la transparence.

Le ministre a rappelé que cette stratégie est aussi un signal fort pour les partenaires internationaux et les investisseurs, montrant que le Cameroun maîtrise l’usage de ses ressources et s’engage dans une gestion responsable et efficace de ses finances publiques. « Une dépense bien ciblée est un levier de développement : chaque franc investi correctement peut générer un retour multiplié sous forme de croissance économique, de création d’emplois et de réduction des inégalités », a-t-il ajouté.

Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires, le message du ministre est clair : chaque franc dépensé doit compter et produire un effet concret pour le développement du pays. La qualité de la dépense devient ainsi un instrument stratégique, essentiel pour maintenir la stabilité économique et renforcer la confiance des citoyens et des partenaires.

Douala: une guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi paralyse le volley-ball

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Le 2ème regroupement du championnat national de volleyball initialement prévu du 31 janvier au 1er février 2026 et qui n’a pas pu se tenir suite à l’interdiction des autorités administratives de la région du Littoral, n’est pas prêt de se tenir très bientôt. Après concertation avec les parties en conflit à la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), Samuel Dieudonné Ivaha Diboua le gouverneur du Littoral a maintenu sa position. Mieux, sur son territoire de commandement, l’homme ne veut plus aucun événement organisé par la Fecavolley, tant qu’elle à sa tête Bello Bourdanne. Malgré un courrier de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) en date du 2 février dernier, clarifiant s’il en était encore besoin, la situation de la légalité à la tête de cette fédération.

Malgré la collaboration, la Fecavolley ne trouve pas la paix.

Le gouverneur du Littoral avait déjà empêché la tenue de La Ligue des clubs champions de volleyball de la zone 4 (Afrique centrale) en novembre dernier, alors que les délégations étrangères étaient déjà sur place à Douala. Il aura fallu l’intervention de Yaoundé, pour que Samuel Dieudonné Ivaha Diboua laisse la composition pour laquelle le gouvernement avait donné son accord.
En clair, la guerre Abouem-Bello s’est muée en guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi. Le gouverneur, au prétexte de sa mission de garant de l’ordre public dans le Littoral, sape le travail de la tutelle des sports. Au bonheur d’un Julien Serge Abouem, ancien président de la Fecavolley, qui refuse de tourner la page d’une élection passée il y a quatre ans et à laquelle il n’a pas pris part, obstiné par un bras de fer qu’il a engagé avec la tutelle.

C’est une situation qui semble avoir des ramifications au-delà du simple gouverneur du Littoral. D’autant plus que le gouverneur, représentant de l’exécutif dans la région, n’a pas à s’immiscer dans le fonctionnement interne d’une association, mais en cas de litige, est tenu de suivre la direction que lui indique l’autorité de tutelle du secteur et encadrer les activités du domaine.

PME, jeunesse et inclusion féminine portés au premier plan de la coopération entre le MINPMEESA et les Nations unies

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« Nous sommes à une étape charnière où il est essentiel d’aligner nos interventions sur les priorités du gouvernement, notamment en faveur des jeunes, des femmes et des petites et moyennes entreprises. », a déclaré le Représentant résident du Système des Nations Unies au Cameroun, Issa Sanogo. C’était à l’occasion de l’audience accordée le jeudi 5 février 2026 par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III.

Une rencontre au cœur d’un agenda économique structurant

La rencontre s’inscrit dans une séquence stratégique pour les deux parties. Côté onusien, le Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2022-2026 arrive à son terme, tandis que s’ouvrent les travaux préparatoires du cycle 2027-2031. Côté camerounais, le début du Septennat présidentiel place l’entrepreneuriat, l’emploi et la transformation structurelle de l’économie au centre de l’action publique.

Face à son interlocuteur, le ministre a rappelé le rôle central des PME, des organisations de l’économie sociale et des artisans dans le tissu productif national. Création d’emplois, croissance inclusive, import-substitution et structuration des chaînes de valeur figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer la trajectoire économique du pays.

Jeunes et femmes au centre de la convergence stratégique

Pour Issa Sanogo, l’alignement est déjà engagé. « Lorsque l’on regarde la contribution des jeunes et des femmes à l’économie, ainsi que celle des PME, il est évident que nous devons renforcer notre collaboration avec le ministère », a-t-il souligné. Le futur cadre de coopération des Nations unies entend ainsi placer l’autonomisation économique des jeunes et des femmes au cœur de ses priorités opérationnelles.

Le Représentant résident a salué l’impulsion donnée au plus haut niveau de l’État. « La promotion de l’entrepreneuriat et de l’employabilité des jeunes et des femmes est aujourd’hui une priorité clairement affirmée par le Président de la République », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour les partenaires techniques et financiers d’ajuster leurs interventions à cette orientation.

Au-delà du constat, le MINPMEESA a exprimé des attentes précises. Le ministère plaide pour un dépassement des appuis ponctuels au profit de mécanismes plus structurants. Financements adaptés, fonds de garantie, appuis en équipements, accès élargi aux marchés locaux, régionaux et internationaux figurent parmi les chantiers jugés prioritaires pour accompagner la montée en gamme des PME, des acteurs de l’économie sociale et des artisans.

« Si nous voulons atteindre les objectifs de la SND30, ce secteur est fondamental », a insisté Issa Sanogo, rappelant le poids économique des jeunes et des femmes dans le produit intérieur brut national. Une transition maîtrisée du secteur informel vers le formel constitue également un axe partagé, perçu comme un levier de compétitivité et de résilience économique.

Une coalition onusienne en perspective

Dans cette logique de renforcement, le ministre a invité le Système des Nations Unies à intensifier son plaidoyer en faveur de la mise en place d’une coalition dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat au Cameroun. Il a également rappelé l’engagement d’associer, de manière plus régulière, le MINPMEESA aux travaux de l’Équipe pays des Nations Unies afin d’assurer une meilleure prise en compte des enjeux entrepreneuriaux dans l’agenda onusien.

Présent au Cameroun à travers plusieurs agences actives dans les domaines de l’emploi, de l’industrialisation, de l’inclusion économique et du développement social, le Système des Nations Unies réaffirme ainsi son positionnement comme partenaire stratégique de la transformation économique nationale, à un moment où l’alignement des politiques publiques et des cadres de coopération apparaît comme un facteur clé d’efficacité.

Éclairage public : 21,4 milliards FCFA pour 100 000 lampadaires solaires dans les communes

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L’entreprise française Sunna Design se rapproche de la signature d’un important contrat public au Cameroun dans le domaine de l’éclairage solaire. Le projet porte sur la fourniture et la pose de 100 000 lampadaires solaires dont 21 500 pour la première phase, répartis dans 360 communes, pour un coût global estimé à 21,4 milliards de FCFA toutes taxes comprises. L’information découle d’une correspondance officielle datée du 28 janvier 2026.

Dans cette lettre adressée au ministre délégué à la présidence chargé des Marchés publics, Ibrahim Talba Malla, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, fait état de l’aval du chef de l’État. Ce feu vert permet à la ministre de l’Habitat et du Développement urbain d’engager la procédure contractuelle avec l’entreprise retenue, sous la forme d’un marché passé de gré à gré. L’opération constitue la première phase du programme envisagé.

 Au-delà de l’aspect contractuel, l’initiative s’inscrit dans une tendance plus large de recours aux solutions solaires pour l’électrification et l’éclairage public, en particulier hors des grands centres urbains. Bien que cette source d’énergie reste encore très peu représentée dans la production nationale — autour de 1 % du mix énergétique — elle est de plus en plus utilisée comme réponse technique dans les zones difficiles d’accès ou non raccordées au réseau classique.

Les données du ministère de l’Eau et de l’Énergie illustrent l’ampleur du défi. Sur les 13 104 localités recensées dans le pays, environ 9 000, soit près de sept sur dix, ne disposent toujours pas d’accès à l’électricité. Le déploiement d’équipements autonomes comme les lampadaires solaires apparaît ainsi comme un levier rapide pour améliorer les services de base, en attendant l’extension des réseaux conventionnels.

Hydroélectricité : 4 milliards FCFA pour stabiliser le barrage de Memve’ele

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L ’exploitant public Electricity Development Corporation (EDC) veut muscler la fiabilité du barrage hydroélectrique de Memve’ele, dans le sud du Cameroun. L’entreprise a lancé le 28 janvier 2026 un appel d’offres national ouvert pour recruter une société chargée d’assurer la maintenance industrielle des équipements de l’aménagement, avec une enveloppe prévisionnelle de 4 milliards de FCFA TTC. L’opération, financée sur le budget autonome d’EDC (exercices 2026 et suivants), porte sur un lot unique et vise à garantir la disponibilité d’une infrastructure stratégique, dont la production reste étroitement dépendante du niveau du fleuve Ntem.

UN BARRAGE CLÉ MAIS STRUCTURELLEMENT EXPOSÉ À L’ÉTIAGE

Implanté dans le département de la Vallée du Ntem, région du Sud, le barrage de Memve’ele affiche une puissance installée de 211 MW. Il alimente le réseau interconnecté Sud, qui dessert les régions du Centre, du Sud, du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest — le cœur démographique et économique du pays. Mais, contrairement aux barrages de Songloulou (384 MW) et d’Edéa (276,4 MW) construits sur la Sanaga, Memve’ele n’est pas adossé à des ouvrages de retenue d’appoint capables d’amortir les périodes de basses eaux.

Selon les explications de l’opérateur Eneo, le site est ainsi confronté deux fois par an à une baisse marquée du niveau du Ntem. Dans ces phases d’étiage, la production peut chuter jusqu’à 0 MW, créant un déficit immédiat dans l’offre d’électricité. À l’inverse, en période de forte hydrologie, l’ouvrage injecte plus de la moitié de sa puissance installée sur le réseau. Cette alternance entre pics de contribution et quasi-arrêts rend la performance globale du site particulièrement sensible à la qualité de son exploitation et de sa maintenance.

OBJECTIF : DISPONIBILITÉ MAXIMALE DES ÉQUIPEMENTS

C’est dans ce contexte que s’inscrit le marché lancé par EDC. Le Directeur général de l’entreprise publique entend recruter une société capable d’assurer une gamme complète de services de maintenance industrielle afin de garantir la pleine disponibilité de l’aménagement. Les prestations attendues couvrent : la disponibilité mécanique des ouvrages, pour permettre la production de la puissance maximale en fonction des conditions hydrologiques et des besoins du réseau ; l’ensemble des opérations de maintenance prédictive, préventive et curative des équipements ; la mise à disposition d’agents de sécurité, chargés d’assurer la protection des personnes et des biens, de jour comme de nuit.

Le prestataire devra travailler avec le personnel d’exploitation d’EDC « dans un esprit d’équipe et de franche collaboration », souligne le dossier. La participation est ouverte aux entreprises ou groupements installés au Cameroun disposant des compétences requises. Toutefois, pour prévenir les conflits d’intérêts, sont exclues les sociétés actives au Cameroun dans la production, le transport ou la distribution d’électricité.

Aluminium : Naxya Holding, Eagle Eye et Bathco se bousculent pour le rachat d’Alucam

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Le rachat des actifs de la Compagnie camerounaise de l’aluminium (Alucam) fait donc courir les investisseurs. Au cours de la seule année 2025, trois propositions ont été faites dans ce sens au gouvernement camerounais. La dernière en date est celle de Naxya Holding, maison-mère de la société Proalu, qui propose 100 milliards de FCFA à l’État du Cameroun pour reprendre et moderniser Alucam.

En effet, selon une note confidentielle reprise par nos confrères d’Investir au Cameroun, arrivée au cabinet du Premier ministre, le 30 décembre 2025, Naxya Holding écrit que « Faisant suite à notre manifestation d’intérêt pour une prise de participation dans la société Alucam SA, en date du 05 juin 2024, dans le cadre des négociations relatives aux synergies de fourniture de la matière première par Alucam à Proalu, nous, Naxya Holding, maison-mère de la société Proalu, venons par les présentes faire à l’Etat du Cameroun, notre offre de partenariat stratégique et capitalistique pour la restructuration et la modernisation d’Alucam, dans la perspective de faire de cette dernière la première industrie industrialisante de la sous-région sur la chaîne de valeur bauxite-alumine-aluminium, pour la conquête réussie du marché de la Zlecaf – Zone de libre-échange continentale africaine, NDLR», peut-on lire.

Naxya Holding ne précise pas le volume d’actions qu’elle souhaite acquérir dans le cadre de ce « partenariat stratégique et capitalistique » avec l’État du Cameroun. En revanche, la maison-mère de Proalu SA indique être disposée à injecter 100 milliards de FCFA et plaide pour « un actionnariat mixte avec la partie publique, nécessaire pour une efficacité, une efficience stratégique et opérationnelle en cohérence avec la politique industrielle choisie par le gouvernement de la République… ».

Avant Naxya Holding, c’est le trader suisse Bathco, présent sur les marchés de l’aluminium et des métaux stratégiques et Eagle Eye, véhicule d’investissements immatriculé à Singapour et appartenant au groupe Arise IIP du milliardaire indien Gagan Gupta, qui a fait part de son intention d’acquérir 70 % des actifs d’Alucam, qui ont présenté leur intention de racheter Alucam. Bathco, par exemple veut prendre le contrôle de 80 % d’Alucam, pour un investissement estimé à plus de 78 milliards de FCFA.

Andreas Schwarz, CEO de Bathco qui nous confirmait avoir soumis une proposition au gouvernement camerounais afin d’accompagner la relance d’Alucam, et indiquait par exemple que « Bien que nous ne puissions pas commenter les modalités détaillées dans le cadre de discussions en cours, nous pouvons affirmer clairement que notre proposition ne requiert pas que le gouvernement cède une participation majoritaire. Alucam resterait un actif national.

Notre proposition vise à protéger et à créer des emplois, à préserver un savoir-faire industriel critique et à positionner la production camerounaise sur des marchés où la demande d’aluminium bas carbone connaît une forte expansion. L’investissement est axé sur le renforcement de la base industrielle du Cameroun et la revitalisation d’Alucam en tant qu’actif d’importance stratégique et pilier central de la chaîne de valeur intégrée de l’aluminium du pays ». Avant d’ajouter que « Bathco et ses partenaires industriels sont prêts à mobiliser les ressources techniques, financières et opérationnelles nécessaires à une relance réussie. L’ensemble du financement provient de partenaires privés, sans recours à des subventions publiques. La structure est transparente et fondée sur le marché, afin de garantir la discipline financière et la durabilité à long terme ».

 En rappel, Bathco est un leader mondial dans les matières premières, les solutions technologiques et l’aluminium bas carbone, agissant comme partenaire stratégique de fonderies à travers le monde. « Nous fournissons des solutions sur mesure qui améliorent la performance opérationnelle, soutiennent une croissance durable et développent la production d’aluminium bas carbone. Bathco entretient un partenariat de longue date avec Alucam et continue de soutenir la fonderie à travers diverses initiatives », précisait Andreas Schwarz.

PROALU DÉJÀ PARTENAIRE D’ALUCAM

Cela peut donc constituer un avantage pour Naxya Holding dans cette course pour le rachat d’Alucam. « Pour mémoire, notre filiale Proalu s’est déjà engagée à travers une avance de trésorerie à Alucam de FCFA 10 milliards, afin de faciliter la relance de ses activités, contre une garantie de fourniture de produits, et nous nous sommes également engagés à garantir à Alucam un off-take de plus de FCFA 48 milliards minimum par an. A ce titre, nous sommes la première garantie de la relance de la société Alucam et de sa crédibilité bancaire à date », rappelle la holding dans sa note au chef du gouvernement.

Depuis le 13 août 2024, Proalu SA et Alucam sont liés par un contrat commercial garantissant l’achat par Proalu SA de 2 500 tonnes d’aluminium par mois. Ce volume représente environ 4 milliards de FCFA de revenus mensuels, soit 48 milliards de FCFA par an. Le contrat prévoit aussi une facilité de trésorerie de 10 milliards de FCFA au profit d’Alucam, mobilisable par Proalu SA en cas de nécessité. Dès l’année 2024, cette facilité a été activée, permettant à Alucam d’oxygéner sa trésorerie via une avance de 10 milliards de FCFA. Un mécanisme qui sécurise une part du chiffre d’affaires annuel et apporte une liquidité jugée significative, dans un contexte où l’entreprise peinait à attirer des repreneurs.

Ce contrat semble avoir relancé l’appétit d’investisseurs pour Alucam, recherchée en vain depuis la sortie de Rio Tinto de son tour de table en 2014. Dix ans ont ainsi été nécessaires, malgré le lancement en 2015 d’un appel d’offres visant à recruter une banque d’affaires pour aider l’État à trouver un partenaire stratégique, et un accord commercial avec Proalu S.A, pour que l’unique producteur d’aluminium dans la zone Cemac redevienne courtisé.

 ALUCAM, UNE ENTREPRISE EN DIFFICULTÉ DEPUIS PLUS D’UNE DÉCENNIE

Alucam, faut-il le rappeler accumule des pertes depuis plus d’une décennie, selon ses états financiers : -23,7 milliards de FCFA en 2024, -23,6 milliards de FCFA en 2023, -8 milliards de FCFA en 2022, -14 milliards de FCFA en 2020, -23 milliards de FCFA en 2019. Le Trésor public est par ailleurs souvent sollicité pour payer les consommations d’électricité, selon le même ensemble de documents.

Selon un rapport d’audit publié en novembre 2024 par la Chambre des Comptes de la Cour suprême, la restructuration nécessite une recapitalisation de 43 milliards de FCFA. Cet apport, précise l’institution, doit permettre de « remettre à niveau son outil de production de fonderie et de revenir à une production annuelle d’aluminium primaire de l’ordre de 110 000 à 120 000 tonnes ». C’est le niveau de production sur lequel s’aligne l’offre de Naxya Holding, qui met aussi en avant « l’avantage de ne pas solliciter des capitaux directs de l’Etat » dans le cadre de la modernisation.

Conflits agropastoraux : le Cameroun, le Tchad et la RCA recherchent une stratégie pacifique

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Douala a accueilli une rencontre interministérielle dans le cadre d’une série de concertations visant à valider le principe d’une adhésion officielle à la stratégie régionale de gestion apaisée de la transhumance par chacun des trois pays.

Au Tchad, en République centrafricaine (RCA) et au Cameroun, la transhumance transfrontalière génère des tensions récurrentes autour des ressources naturelles. Ce, alors que cette mobilité pastorale saisonnière contribue à la sécurité alimentaire et à la résilience économique des communautés rurales. Depuis 2020, le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) accompagne un processus de dialogue politique et technique entre la RCA, le Tchad et le Cameroun en lien étroit avec la FAO et la Minusca afin de promouvoir une gestion apaisée et coordonnée de la transhumance transfrontalière.

En effet, lors des pourparlers de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, les parties avaient relevé que l’une des dimensions de la crise centrafricaine était les violences liées à la transhumance et surtout la transhumance transfrontalière, qui serait, selon elles à l’origine de la détérioration des relations intercommunautaires, notamment entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs. Ensuite, reconnaissant aussi le potentiel économique et les retombées sociales d’une transhumance apaisée, les parties s’étaient engagées à faire de la transhumance une activité pacifiée et sécurisée, en associant les communautés d’agriculteurs et éleveurs. Cependant, des initiatives de résolution restent disparates. Il est désormais question de mettre en place une stratégie de gestion commune aux trois pays.

Trois rencontres interministérielles sont prévues afin de valider le principe d’une adhésion officielle à la stratégie régionale de gestion apaisée de la transhumance,par chaque pays. Douala a accueilli la première fin janvier dernier. Les principaux objectifs de cette rencontre étaient entre autres d’examiner la stratégie commune de gestion de la transhumance transfrontalière ; d’analyser les progrès, défis et perspectives de mise en œuvre du plan d’action conjoint RCA–Tchad et identifier les ajustements nécessaires pour son opérationnalisation, avec l’inclusion du Cameroun. Il était également question de définir les rôles, responsabilités et contributions de chaque ministère et institution nationale concernée (Élevage, Agriculture, Environnement, Sécurité, Affaires étrangères, Directions nationales des frontières, etc.) dans la mise en œuvre coordonnée du plan d’action et de la stratégie.

Réactions

Abdou jonathan,  coordonnateur Parttac FAO

 « La transhumance est aujourd’hui confrontée à de multiples contraintes »

 « Le Cameroun, le Tchad et la République Centrafricaine disposent d’un potentiel pastoral et d’un cheptel d’importance stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la création de revenus et la lutte contre la pauvreté. La transhumance, en tant que mode ancestral et rationnel de gestion des ressources pastorales, contribue significativement à la durabilité des systèmes d’élevage et à l’accroissement des productions animales. Cependant, cette pratique est aujourd’hui confrontée à de multiples contraintes : l’insécurité liée à l’activisme de groupes armés et terroristes, la réduction progressive des couloirs de passage et des aires de pâturage, l’insuffisance des points d’eau, ainsi que la pression croissante sur les ressources naturelles. Ces facteurs concourent à l’exacerbation des conflits entre éleveurs, agriculteurs et autres usagers de l’espace rural, fragilisant ainsi la cohésion sociale et la stabilité des zones concernées. Face à ces défis complexes et interdépendants, la FAO réaffirme sa détermination à accompagner les États et les acteurs concernés dans la promotion d’une transhumance transfrontalière apaisée, durable et mieux intégrée à l’échelle sous-régionale. »

Annie Claire Ngo Ongla, Directeur des pâturages, Minepia

« L’approche concilie préservation des ressource, sécurité des populations et équilibre socio-économique »

« Notre sous-région dispose d’un cheptel parmi les plus importants d’Afrique subsaharienne, véritable pilier de nos économies et de nos cultures. Le pastoralisme transhumant, pratiqué depuis des siècles, demeure un vecteur de sécurité alimentaire, de développement rural et d’adaptation aux changements climatiques, tout en favorisant un équilibre écologique durable. Le Projet PARTTAC, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la FAO en partenariat avec les gouvernements concernés, constitue une réponse concrète à ces enjeux. Il vise à renforcer la gouvernance et la gestion de la transhumance entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine, dans une approche intégrée de développement durable conciliant préservation des ressources naturelles, sécurité des populations et équilibre socio-économique. Avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire, quelques leçons apprises, issues des dialogues communautaires et inter-états seront partagées afin de capitaliser les acquis et adapter les approches. Cela permettra de mettre en place des mécanismes de coordination efficaces pour une gestion durable et pacifique de la transhumance transfrontalière. »

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