mardi, mai 19, 2026
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« Un plus grand nombre de jeunes se verront progressivement confier des responsabilités élevées »

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Mes chers jeunes compatriotes,

La célébration de cette soixantième édition de la Fête de la Jeunesse m’offre, une fois de plus, l’agréable opportunité de m’adresser à vous, pour évoquer les problématiques nombreuses, qui vous préoccupent.

Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations.

Mes chers jeunes compatriotes,

Ces problématiques qui vous préoccupent, je les connais. Je les connais d’autant plus que sous mon Autorité, les pouvoirs publics déploient inlassablement, des efforts méritoires, pour y apporter des solutions appropriées.

A cela, rien d’étonnant. Je n’ai en effet jamais cessé, et je ne cesserai jamais, de me soucier de vous. 

Mes chers jeunes compatriotes,

M’adressant à vous ce soir, quelques mois à peine, après ma réélection au poste de Président de la République, je ne puis manquer, de vous exprimer toute ma satisfaction, pour la part que vous avez prise à cette élection et surtout de vous remercier du fond du cœur, pour votre précieux soutien, sans lequel rien n’aurait été possible.

J’en suis conscient, ce qui aura sans doute été déterminant dans cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant.

Mes chers jeunes compatriotes, 

Lors de ma prestation de serment, j’ai pris un engagement solennel devant vous et devant la nation tout entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère.

Cet engagement, j’entends l’honorer, quels que soient les difficultés et les obstacles suscités par un environnement international de plus en plus contraignant. Je suis persuadé que nous parviendrons, ensemble, à cet objectif. Ma détermination sans faille, votre courage et vos multiples talents, en sont l’assurance.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et tentés de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse.

Cela ne saurait, en aucun cas, être la solution. Je les encourage plutôt à persévérer. Je les encourage à continuer d’avoir confiance en leurs capacités. Je les encourage à continuer d’entreprendre et d’avancer, quelles que soient les difficultés et les obstacles. C’est le secret de la réussite.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je vous ai promis, lors de mes récentes prises de parole, que votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers de ce septennat.

Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes.

Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat.

Tous ces efforts, chers jeunes compatriotes, sont un début de concrétisation des engagements, que j’ai pris récemment, à votre égard.

Mes chers jeunes compatriotes,

Les pouvoirs publics, sous mon Autorité, continueront, par ailleurs, à consentir d’importants moyens au renforcement et à l’amélioration de notre système éducatif.

Mon objectif est d’offrir au plus grand nombre d’entre vous, la possibilité d’accéder à une formation de qualité, vous permettant, par la suite, non seulement de trouver des emplois, mais également d’en créer.

Ainsi que vous le savez, les recrutements dans le secteur public ou les entreprises ne peuvent, à eux seuls, résorber totalement l’épineux problème du chômage des jeunes. C’est la raison pour laquelle, je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes et de veiller à ce qu’ils puissent bénéficier d’un encadrement adéquat des pouvoirs publics à cette fin.

Je me réjouis de constater, à cet égard que malgré un contexte difficile, nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole, de la construction, des services et du numérique, et y créent, au quotidien, des entreprises et des emplois. Chaque jour qui passe, vous vous illustrez, avec audace et compétence, dans tous les secteurs de la vie de la nation.

Je voudrais saluer à cet égard votre précieuse contribution au sein de nos Forces de défense et de sécurité en vue de notre protection commune. Je voudrais vous rendre hommage, à vous tous, jeunes du secteur informel, qui avez choisi de tourner le dos aux activités criminelles et délictuelles, et de vous battre au quotidien pour nourrir vos familles. Sachez qu’à mon sens, il n’y a pas – et il ne saurait y avoir –  de petit métier. Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays.

C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques.

Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue, mais aussi la tenue des élections législatives et municipales. Même si le calendrier afférent à ces dernières devrait, au vu de certaines contraintes impérieuses, connaître un léger réajustement, dans le respect des dispositions pertinentes de nos lois, et tout particulièrement de la Loi fondamentale.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais également vous rappeler, ce soir, que vous avez certes des droits, mais également des devoirs, à l’égard de vos parents et de la communauté nationale. J’en appelle tout particulièrement à votre sens des responsabilités. L’avenir de notre cher et beau pays, le Cameroun, repose entre vos mains. Vous devez en être conscients. Vous devez donc résolument tourner le dos aux excès, dans lesquels certains d’entre vous ont malheureusement tendance à se perdre ces temps derniers : la délinquance, l’abus d’alcool, l’usage des stupéfiants, la dépravation des mœurs, l’usage excessif et abusif des réseaux sociaux, etc.

J’en appelle également au sens des responsabilités de vos parents et de vos éducateurs. Ils doivent jouer pleinement leur rôle auprès de vous et s’abstenir de tolérer, de faciliter ou d’encourager vos dérives. J’ai à cet égard, donné des instructions fermes aux administrations compétentes, pour une meilleure protection, en milieu scolaire, familial ou professionnel, des jeunes filles, qui sont trop souvent victimes de harcèlements et d’abus de toutes sortes.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais vous réitérer mon engagement à ne ménager aucun effort, pour créer les conditions les plus favorables à votre épanouissement.  C’est le sens des instructions que j’ai données au gouvernement pour une action plus efficace de celui-ci. C’est le sens des réformes que j’entends engager prochainement en vue d’un meilleur fonctionnement de l’Etat. C’est également le sens de la lutte acharnée que j’entends mener contre la corruption et les détournements de deniers publics.

Mes chers jeunes compatriotes,

Au moment où vous vous apprêtez à célébrer les 60 ans de la fête qui vous est dédiée, je voudrais saluer la maturité dont vous faites si souvent preuve, en toutes circonstances. Je voudrais, une fois de plus, saluer votre contribution déterminante à l’édification de notre grande et belle nation.

Je vous engage à continuer d’œuvrer à la préservation de nos précieux acquis que sont la paix, l’unité nationale et la stabilité de nos institutions.

Bonne Fête de la Jeunesse à chacun de vous !

Vive le Cameroun !

Paul Biya promet plus de jeunes aux commandes de l’État

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Le 10 février 2026, lors de son traditionnel discours à la jeunesse, Paul Biya a repris un engagement déjà formulé à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Cette fois, le propos se voulait plus direct, presque programmatique. « Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays. C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques. Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue».

Cette insistance n’est pas nouvelle. Le 31 décembre 2025, dans son message de fin d’année, Paul Biya affirmait déjà : « Je veillerai également à l’application des mesures visant à améliorer la promotion des femmes et à garantir une plus grande participation des jeunes dans la gestion des affaires publiques. ». Quelques semaines plus tôt, lors de sa prestation de serment à Yaoundé le 6 novembre, après sa réélection pour un huitième mandat consécutif, le président camerounais avait placé cette question au cœur de son nouveau septennat. « La situation des jeunes et des femmes sera au cœur de mon action tout au long de ce septennat et  l’un des principaux objectifs que je me suis fixé à cet égard, est de promouvoir une meilleure responsabilisation des jeunes », déclarait-il.

Les jeunes encore marginaux dans l’appareil gouvernemental

Dans les faits, la représentation des jeunes au sommet de l’appareil d’État demeure limitée. L’un des exemples régulièrement cité est celui du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie. Âgé de 52 ans, il figure parmi les plus jeunes membres du gouvernement depuis sa nomination le 4 janvier 2019. Cette relative exception met en lumière la faible présence des générations intermédiaires dans les cercles décisionnels.

Le contraste est d’autant plus observé que le Cameroun présente une démographie majoritairement jeune. Pourtant, plusieurs postes stratégiques sont occupés par des responsables dont la longévité institutionnelle est remarquable. Dans la sphère civile, Marcel Niat Njifendji, 91 ans, a été réélu à la présidence du Sénat. Cavaye Yeguie Djibril, 85 ans, préside l’Assemblée nationale depuis 1992. Adolphe Moudiki, 86 ans, dirige la Société nationale des hydrocarbures depuis la même année.

Au sein des institutions judiciaire et diplomatique, ainsi que dans divers postes ministériels et parlementaires, on retrouve Laurent Esso, 82 ans, Clément Atangana, 84 ans, Laurentine Koa Mfegue, 88 ans, ou encore Madeleine Tchuente, 76 ans, toujours en fonction. L’armée n’échappe pas à cette configuration. Les nominations intervenues en juillet 2025 ont confirmé la reconduction de figures âgées telles que Martin Mbarga Nguelé, 93 ans, René Claude Méka, 89 ans, et Emmanuel Amougou, 73 ans.

À 93 ans en février 2026, Paul Biya incarne lui-même cette longévité au sommet de l’État. Au pouvoir depuis 1982, il continue de gouverner entouré d’un cercle restreint de collaborateurs dont plusieurs cumulent des décennies à des postes clés.

Dans ce contexte, les engagements répétés en faveur d’une plus grande implication des jeunes prennent une résonance particulière. Au-delà de la dimension symbolique, ils interrogent l’évolution de la gouvernance publique et la capacité des institutions à intégrer progressivement une nouvelle génération de décideurs.

Les prochains mois offriront des indicateurs concrets. La composition du gouvernement en préparation et les choix opérés à la tête des sociétés d’État permettront d’apprécier la traduction effective des orientations exprimées.

Cimencam : Rachid Yousry prend fonction comme nouveau DG

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Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale du groupe Lafarge-Holcim Maroc Afrique annonce la prise de service effective de son nouveau Directeur Général. Rachid Yousry avait en effet été désigné à l’issue du Conseil d’Administration de décembre 2025 pour succéder à Xavier Legrand, qui a dirigé Cimencam au cours des trois dernières années.

Dans un communiqué de presse publié le 6 février dernier, Cimencam évoque les attentes liées à cette nouvelle ressource humaine. « Cette nomination s’inscrit dans une nouvelle phase stratégique pour l’entreprise, dans un contexte de marché marqué par une concurrence accrue et des exigences croissantes en matière de performance, de service client et d’excellence opérationnelle », écrit l’entreprise.

Pour cette mission, Rachid Yousry va faire valoir sa riche expérience de plus de 35 années d’expérience accumulée à travers le monde. Analyste en informatique de formation et titulaire d’un MBA de l’École des Ponts Business School de Paris. Il a notamment occupé des fonctions de direction et de leadership stratégique en Afrique et au Moyen-Orient. On lui reconnaît une expertise avérée en développement commercial, supply chain et logistique, ainsi que dans la conduite de transformations organisationnelles dans des environnements industriels exigeants. Avant sa nomination à la tête de Cimencam, il occupait depuis juin 2021 le poste de Directeur Général de LafargeHolcim Côte d’ivoire.

Cimencam est présente sur le marché des matériaux de construction au Cameroun depuis plus de 60 ans. L’entreprise qui emploie plus de 380 personnes aujourd’hui, exploite quatre unités industrielles à savoir deux stations de broyage, une cimenterie intégrée et une usine de mortiers, à travers ses filiales Cimencam Figuil et QuarryCam. Cette industrie s’est relevée après une hausse vertigineuse des coûts du clinker et autres matières premières qui entrent dans le processus de fabrication du ciment. Cette situation liée à la crise russo-ukrainienne avait occasionné une augmentation de près de 1.200 francs CFA du prix de revient du sac de ciment, avec des pertes mensuelles estimées à un peu plus de 2 milliards de Francs CFA.

Métallurgie : Prometal, une industrie industrialisante au cœur de la transformation économique du Cameroun

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Dans le paysage industriel camerounais, peu d’acteurs peuvent revendiquer un impact qui dépasse largement leur seul champ d’activité. PROMETAL s’impose comme l’un de ces piliers discrets mais essentiels de l’économie nationale, donc l’impact irradie sur l’ensemble de l’écosystème économique. Considérée par les experts comme une « industrie industrialisante », l’entreprise sidérurgique qui maîtrise désormais à la perfection la production de l’acier et toutes ses déclinaisons, s’impose dans un rôle structurant, en parfaite cohérence avec la politique d’industrialisation du Cameroun et les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

 En tant qu’industrie lourde, PROMETAL contribue par des investissements conséquents à la transformation de l’ensemble de l’appareil productif national. Ainsi, l’entreprise produit des biens d’équipements et des intrants indispensables à d’autres secteurs industriels et aux grandes infrastructures, créant ainsi un puissant effet d’entraînement sur l’économie. Cette dynamique irrigue aussi bien les grandes entreprises que les petites et moyennes unités de transformation. 

LA SIDÉRURGIE COMME FONDEMENT DE LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE

 La production de structures métalliques illustre pleinement cette logique. Elle permet aux industries qui s’installent au Cameroun de s’approvisionner localement pour la construction de leurs hangars et infrastructures à base d’acier. Ce choix réduit la dépendance aux importations, améliore les délais de réalisation des projets et renforce la compétitivité des investissements industriels. Dans le même temps, le fil machine produit localement constitue une matière première essentielle pour de nombreuses PME, notamment celles spécialisées dans la fabrication de pointes et de produits dérivés, favorisant l’émergence d’un tissu industriel de proximité. Les citernes, cuves de stockage, silos, ainsi que les activités de chantier naval et de réparation industrielle, trouvent également leur matière première auprès de PROMETAL. 

Le secteur du BTP bénéficie directement de cette production locale tant pour les constructions courantes que pour les grands travaux d’infrastructures structurants tels que les barrages, les ponts ou les complexes sportifs. À travers les poutrelles et les tôles, le fer à béton, l’acier produit localement devient un élément central de la modernisation du pays. 

UNE INDUSTRIE LOURDE QUI STRUCTURE L’APPAREIL PRODUCTIF

 Au-delà des infrastructures, PROMETAL intervient aussi sur des segments à fort impact social. La production de bouteilles de gaz domestique au Cameroun a permis d’améliorer sensiblement la disponibilité de ce produit stratégique fortement sollicité par les ménages et indispensable à la paix sociale. Pour les marketeurs, cette capacité industrielle nationale garantit une meilleure couverture du territoire et une plus grande régularité de l’approvisionnement, contribuant ainsi à la stabilité du marché et au quotidien des ménages.

 Ici, l’unité de production PROMETAL 5 à travers sa marque PROGAZ dédiée à la production de bouteilles de gaz domestique affiche une capacité annuelle de 900000 bouteilles, de quoi anticiper la croissance du marché national, dont le besoin actuel est de 450000 bouteilles. L’impact de PROMETAL se mesure également à travers sa contribution directe à l’économie nationale. Sur les trois dernières années, l’entreprise a versé 45 milliards de francs CFA d’impôts, s’est acquitté de 20 milliards de francs CFA de droits de douane et réglé 21 milliards de francs CFA au titre de l’énergie. À cela s’ajoutent 8 milliards de francs CFA consacrés à l’approvisionnement en gaz, 11 milliards de francs CFA de contributions à l’activité portuaire et 51 milliards de francs CFA payés aux PME et soustraitants locaux.

 Ces montants traduisent une redistribution substantielle de la valeur créée localement. Ils soutiennent les finances publiques, dynamisent l’économie portuaire et renforcent la trésorerie des entreprises locales, participant ainsi à la stabilité de l’écosystème industriel. Ces flux financiers témoignent du rôle central de PROMETAL dans la création de valeur ajoutée locale et le renforcement du contenu local. De nombreuses PME et grandes entreprises trouvent dans le groupe un acteur majeur de leur performance, de leur équilibre financier et de leur potentiel de croissance. 

Cette interdépendance alimente une dynamique élargie de création d’emplois et de chaînes de valeur, au bénéfice de l’économie nationale. Les capacités industrielles installées confirment cette position structurante. PROMETAL dispose aujourd’hui d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes, alors que la consommation nationale est estimée à quatre 400 000 tonnes. Ce différentiel traduit non seulement une autosuffisance nationale sur plusieurs segments de l’acier, mais aussi l’existence d’un excédent exportable, ouvrant des perspectives pour le ‘’Made in Cameroon’’ sur les marchés régionaux avec en ligne mire le marché commun de la ZLECAF. 

UNE PLUS-VALUE INDUSTRIELLE DURABLE 

Sur le plan sectoriel, la plus-value apportée par PROMETAL est significative. Aux côtés des autres acteurs, l’entreprise a contribué à la constitution d’un tissu industriel solide dans la transformation de l’acier, garantissant l’autosuffisance nationale et la possibilité d’exportations. Il a également participé à la standardisation et à la normalisation des produits, tout en incitant à l’amélioration continue des pratiques industrielles. 

La diversification de l’offre constitue un autre marqueur fort, avec déjà 52 références d’acier produites localement. Cette dynamique a favorisé la structuration d’un réseau de PME actives dans la transformation artisanale de l’acier et le développement de métiers spécialisés, notamment les soudeurs, artisans et producteurs de pointes. Elle a également contribué à l’amélioration de la balance commerciale sur les produits à base d’acier et à l’amorçage des exportations, en particulier sur les segments des bouteilles de gaz domestique et du fer à béton. 

Comme le souligne un analyste de l’économie camerounaise, PROMETAL a fait le choix de se concentrer sur son cœur de métier, la production, afin de permettre à l’ensemble de l’écosystème industriel de jouer pleinement son rôle. Cette approche explique en grande partie la profondeur de son impact et la solidité de l’écosystème qu’il contribue à structurer. Au final, PROMETAL incarne concrètement le concept d’industrie industrialisante. Une entreprise dont l’activité dépasse la simple production pour devenir un levier de transformation économique, de création d’emplois décents et de montée en compétence de la main-d’œuvre locale.

 Dans un contexte où le Cameroun ambitionne d’accélérer son industrialisation, le parcours du groupe démontre que la souveraineté industrielle se construit aussi par des acteurs capables d’entraîner durablement tout un pan de l’économie nationale. 

Prometal et la souveraineté industrielle en CEMAC : un levier stratégique d’intégration régionale

Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts des importations, la souveraineté industrielle s’impose comme un impératif pour les économies de la CEMAC. La dépendance structurelle aux intrants industriels importés fragilise les projets d’infrastructures et alourdit durablement les balances commerciales des États de la sous-région. Acteur central de la sidérurgie en Afrique centrale, PROMETAL illustre cette capacité à internaliser des fonctions industrielles stratégiques. 

En développant localement la transformation de l’acier, le groupe contribue à sécuriser l’approvisionnement en matériaux essentiels pour le bâtiment, l’énergie, les travaux publics et l’industrie, tout en limitant les sorties de devises liées aux importations. Le positionnement industriel du Cameroun, porté notamment par PROMETAL, dépasse le strict cadre national. Avec des capacités installées supérieures à la consommation locale, l’industrie sidérurgique camerounaise dispose d’un potentiel d’offre excédentaire susceptible d’alimenter les marchés voisins de la CEMAC. 

Cette dynamique ouvre la voie à un renforcement des échanges intra-communautaires, encore insuffisamment exploités au regard des besoins régionaux. Au-delà des volumes produits, l’enjeu est également qualitatif. La normalisation, la standardisation et la régularité de l’offre industrielle constituent des conditions essentielles à l’émergence d’un véritable marché commun des produits sidérurgiques. 

En structurant une offre conforme aux exigences techniques, normatives et règlementaires, PROMETAL participe à la consolidation d’un espace industriel régional plus intégré et plus compétitif. Ainsi, la souveraineté industrielle portée par des entreprises comme PROMETAL s’inscrit dans une logique de développement partagé. Elle ne se limite pas à la satisfaction des besoins nationaux, mais contribue à bâtir les fondations d’une autonomie productive à l’échelle de la CEMAC, condition indispensable à une intégration économique plus profonde et plus résiliente.

Classement COBAC : Prometal, un acteur industriel de référence en zone CEMAC

Le 2 janvier 2025, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a classé PROMETAL parmi les entreprises de grand standing et d’importance nationale en zone CEMAC. Cette reconnaissance, accordée dans le cadre de l’exercice 2025, repose sur des critères stricts liés à la solidité financière, au volume d’activité, à la gouvernance, à la capacité de remboursement et à l’impact macroéconomique.

 Pour PROMETAL, ce classement constitue un signal fort de crédibilité financière. Il facilite l’accès au financement bancaire, améliore les conditions de crédit et renforce la confiance des partenaires financiers locaux et sous-régionaux. Dans un secteur industriel à forte intensité capitalistique, cette reconnaissance est déterminante pour soutenir les investissements lourds, sécuriser les cycles d’exploitation et accompagner les projets structurants de long terme.

 Sur le plan opérationnel, le statut conféré par la COBAC permet au groupe de structurer durablement ses relations avec les établissements de crédit, tout en bénéficiant d’une lecture plus favorable de son profil de risque. Il conforte également PROMETAL dans son rôle de locomotive industrielle, capable d’entraîner dans son sillage un réseau étendu de PME, de sous-traitants et de prestataires locaux, contribuant ainsi à la création de valeur ajoutée nationale.

 Pour l’État camerounais, ce classement est tout aussi stratégique. Il atteste de l’émergence d’acteurs industriels nationaux suffisamment robustes pour répondre aux standards prudentiels du régulateur bancaire sous-régional. Il renforce la crédibilité économique du pays, améliore l’attractivité du Cameroun auprès des investisseurs et contribue à la stabilité du système financier de la CEMAC. 
Dans une perspective de souveraineté industrielle, la reconnaissance de PROMETAL par la COBAC illustre le rôle central des industries industrialisantes dans la transformation structurelle des économies de la sous-région. Elle confirme que l’industrialisation locale constitue non seulement un levier de production et d’emploi, mais aussi un pilier de stabilité financière, de résilience économique et d’intégration régionale.


Infrastructures routières : Un kilomètre de route coûte entre 409 et 864 millions FCFA

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Infrastructures : le Mintp évalue l’évolution des chantiers routiers dans le sud

C’est une question qui anime le débat au Cameroun : les coûts de construction et réhabilitation des infrastructures routières au Cameroun. Et, lors de la conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du ministère des Travaux publics, les 5 et 6 février 2026 à Yaoundé, cette question a été abordée par l’ingénieur de l’Etat. Ce, en donnant des indications précises sur les coûts de construction et réhabilitation d’un certain nombre de routes. 

Au ministère des Travaux publics, l’on précise qu’il est désormais question de faire plus ou moins. Pour cela, les constats et observations sur les dernières attributions des marchés, permettent de relever une tendance à la baisse des coûts, liée en grande partie à la compétitivité et à la forte concurrence qui caractérisent les entreprises de BTP. Les données recueillies par le MINTP renseignent donc que le coût le moins élevé du kilomètre bitumé est de 358 068 778 FCFA. S’agissant par exemple des travaux de reconstruction de la route Ngaoundere-Garoua, le coût moyen est globalement de 409 842 355 FCFA au kilomètre. 

S’agissant de ce projet, précise-t-on, les coûts oscillent entre et 358 068 778 FCFA et 772 463 644 FCFA en fonction des ouvrages à construire et du linéaire. Sur la section Ngaoundére-Carrefour Malang y compris le renforcement de la section carrefour Malang-Bas de la Falaise de Mbé (36 km) où il est prévu 14 km en 2×2 voies et 2 échangeurs, sur un linéaire total de 50 km, le coût au km est de 772 463 644 FCFA. Sur la section Bas de la Falaise-Pont de Keroua, longue de 39 km avec la construction de 232.55 ml d’ouvrages, le coût au kilomètre est de 748 432 860 FCFA. 

Le coût au kilomètre sur la section Pont Salah-Entrée village Ouro Andre (56 km) est de 358 068 778 FCFA en raison d’une offre au prix préférentiel faite par l’entreprise qui a soumissionné pour deux lots, explique-t-on, tandis que sur la section Entrée village Ouro Andre-Pont sur la Benoué, longue de 56 km, le coût au kilomètre est de 465 576 058 km. S’agissant des travaux de réhabilitation et d’élargissement de la chaussée des sections Maroua-Moutourwa, Magada-Guidiguis et Guidiguis-Yagoua, le coût en moyenne est de 498 970 267 FCFA au kilomètre. 

De manière précise, sur la section Maroua-Moutourwa, longue de 36 km, le coût au kilomètre est de 492 325 264 FCFA. Sur la section Magada-Guidiguis, d’un linéaire de 68.7 km, le coût des travaux au kilomètre est de 493 456 971 FCFA. Pendant que sur la section Guidiguis-Yagoua, longue de 68.3 km, les travaux ont été attribués au coût de 508 018 342 FCFA au kilomètre. Les travaux de construction de la route Ngatt-Febadi-Likok, longue de 144,30 km coûtent pour leur part 410 596 743 FCFA au kilomètre, soit 395 936 261 FCFA sur la section Ngatt-Tekel, d’un linéaire de 68.4 km et 423 756 547 FCFA au kilomètre sur la section Tekel-Likok, longue de 76.2 km. 

MORA DABANGA-KOUSSERI, ROUTE LA PLUS CHÈRE 

Pour le projet de reconstruction de la route Mora Dabanga-Kousseri, le coût est actuellement le plus élevé, avec une moyenne de 864 694640 FCFA au kilomètre. Ce, en raison de la structure de la chaussée et de ses constituants, d’une part, et de l’environnement sécuritaire, d’autre part, infome-t-on. Sur la section Mora-Tchakamari qui s’étend sur 22 km, le coût au km est de 557 293 245 FCFA, et sur la section Tchakamari-Waza, longue de 41 km, les travaux coûteront 923 292 338 FCFA, le kilomètre.

 Entre Waza et Zizague, sur un itinéraire de 46,575 km, le coût au kilomètre est de 1 022 89239 FCFA. Tandis que sur la section Zigague-Kabo, longue de 53.425 km, y compris la construction du pont de Tildé, le coût au kilomètre est de 631 715 055 FCFA. Les travaux de la section Tilde-Kousseri, d’un linéaire de 37 km, y compris la voie de contournement de Kousséri coûtent 1 145 743 046 FCFA au kilomètre.

Exploitation aurifère : des nouvelles mesures pour capter davantage de recettes de l’or

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L’annonce a été formalisée dans un communiqué publié à l’issue des concertations tenues le 21 janvier entre le ministère, la SONAMINES et les opérateurs miniers. Le document acte le retrait imminent des autorisations d’exploitation artisanale semi-mécanisée pour les titulaires n’ayant pas respecté les obligations réglementaires. Selon le ministère, le délai de cinq jours accordé pour le paiement de la caution de remise en état des sites et la signature des cahiers de charges a été largement dépassé. À compter du 20 février 2026, les autorisations concernées seront retirées et les sites fermés, conformément au Code minier en vigueur.

Assainir le secteur pour protéger les recettes publiques

Pour les exploitants encore en règle, les autorités accordent un délai de trois mois. Ils devront soit mettre en place un système d’exploitation dit en vase clos, soit conclure un partenariat avec un opérateur disposant déjà de ce dispositif. Ils devront également produire une étude de faisabilité sommaire précisant la teneur moyenne du site et le seuil minimal de production attendu. L’objectif affiché est de permettre à l’État d’anticiper les volumes réellement exploitables et de mieux contrôler les déclarations de production.

Le ministère précise que toute nouvelle demande d’autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée sera désormais conditionnée à une autorisation préalable d’accès au site délivrée par le délégué régional compétent. Cette étape vise à encadrer les sondages nécessaires aux études de faisabilité. Les dossiers devront aussi inclure un cahier de charges signé par l’ensemble des parties prenantes et les justificatifs de paiement aux fonds de restauration des sites miniers.

Les autorités rappellent par ailleurs l’interdiction du travail de nuit et de toute activité d’exploitation artisanale semi-mécanisée à l’intérieur des permis de recherche. À partir de la notification de l’autorisation, les exploitants disposeront de trois mois pour se conformer au système en vase clos, présenté comme un outil central de suivi de la sincérité des déclarations et de contrôle effectif de la production.

Une réponse à une fraude massive et coûteuse

Dans son communiqué, le gouvernement replace ces mesures dans un contexte régional marqué par l’ampleur de l’informel. Il évoque des volumes d’or exportés sans déclaration estimés à 29 tonnes au Soudan, 18 tonnes au Tchad, 19 tonnes au Rwanda ou encore 52 tonnes au Togo. Au Ghana, près de 80 pour cent de l’or artisanal exporté échapperait aux circuits officiels.

Le Cameroun n’échappe pas à cette dynamique. Les autorités soulignent toutefois des progrès, affirmant qu’environ 1 500 kilogrammes d’or ont été canalisés vers le Trésor public ces dernières années, contre seulement 37 kilogrammes cumulés entre l’indépendance et les années 2000. Un gain encore modeste au regard des écarts mis en évidence par les statistiques internationales.

La décision gouvernementale intervient dans le sillage d’un rapport récent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, qui pointe un écart de 15 tonnes entre les exportations officielles du Cameroun et l’or importé depuis le pays, notamment par les Émirats arabes unis. En 2023, le Cameroun n’a officiellement exporté que 22,3 kilogrammes d’or, alors que les données douanières internationales font état de 15,2 tonnes importées depuis le Cameroun la même année, dont plus de 90 pour cent par les Émirats arabes unis.

Dubaï, plaque tournante et défi pour la traçabilité

Avec le marché de l’or à Dubaï, les Émirats arabes unis se sont imposés comme un hub mondial du négoce du métal jaune. Une partie de ces flux provient de sources peu traçables. Selon l’ONG SWISSAID, s’appuyant sur des statistiques onusiennes, le pays a importé 748 tonnes d’or africain en 2024, soit plus de la moitié de ses importations totales.

Pour le ministre Fuh Gentry, le problème est structurel. « L’or produit au Cameroun provient essentiellement de l’artisanat minier et de l’artisanat semi-mécanisé, sans étude de faisabilité préalable permettant à l’État d’anticiper la production attendue », explique-t-il. Il souligne également la porosité des frontières terrestres, qui facilite la contrebande d’or produit dans les pays voisins et exporté « au nom du Cameroun comme pays d’origine ».

Mieux capter la valeur à la source

Au-delà des sanctions, le gouvernement veut renforcer son emprise économique sur la filière. Il envisage d’intensifier le contrôle de la production via la SONAMINES, chargée d’acheter l’or local. Alors qu’aucune mine industrielle d’or n’est actuellement en activité dans le pays, les autorités affichent leur volonté de promouvoir l’exploitation industrielle, jugée plus facile à contrôler et plus contributive aux finances publiques.

Des discussions sont également engagées avec des partenaires privés afin de canaliser l’or dès les sites de production. Cette approche vise à améliorer la maîtrise des volumes extraits et à renforcer la collecte à la source de l’impôt synthétique de 25 pour cent et de la taxe à l’exportation de 5 pour cent, sur la base de la production réelle.

Le gouvernement appelle enfin l’ensemble des acteurs du secteur à se conformer strictement à ces nouvelles règles. Il les présente comme un levier essentiel pour protéger l’environnement, renforcer la traçabilité de l’or et maximiser les retombées économiques du secteur minier au bénéfice de l’État.

Fécavolley : Bello Bourdane smache ses adversaires

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L’assemblée générale de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) a reconduit Bello Bourdanne à sa présidence, ce 7 février 2026 à Yaoundé. 61 voix sur les 68 suffrages valablement exprimés ont ainsi permis au président sortant de bénéficier de quatre nouvelles années de confiance à la tête de la Fécavolley. « Le volleyball camerounais est une famille. Nous manquons de ressources et les divisions ne servent à rien », a lancé le président réélu. Regrettant que l’ancien exécutif dirigé par Julien Serge Abouem continue d’entretenir polémiques et divisions au sein du volleyball camerounais. Bénéficiant du soutien de certaines autorités administratives. Et le processus électoral a été émaillé de fortes perturbations. Les autorités administratives ayant très souvent empêché la tenue des assemblées générales électives aux niveaux régionaux. Et même cette dernière étape ne s’est tenue que grâce à une feinte organisée contre ces autres adversaires coiffées de la casquette de l’administration, pourtant chargée de veiller à la bonne tenue des manifestations, et non à prendre position dans des conflits internes aux organisations. Aboubakar Garba le sous-préfet de Yaoundé II, avait signé un arrêté interdisant la tenue de cette assemblée générale élective, évoquant un défaut de déclaration préalable et des risques de troubles à l’ordre public. Les travaux se sont tenus finalement au siège du Conseil économique et social.

Liste complète des nouveaux dirigeants de la Fécavolley

C’était sans compter avec la détermination d’un Bello Bourdanne déjà habitué à ces interdictions des manifestations organisées par la Fécavolley. Avec l’aval de la Confédération africaine de volley-ball (Cavb). L’instance continentale de gestion du volleyball avait envoyé ses émissaires superviser les travaux. Une équipe dirigée par le Zimbabwéen Ringisai Hilaro Mapondera, président de la commission juridique de la Cavb, qu’accompagnait le Libérien Moiffie Kanneh, membre de la même commission juridique de la Cavb. Mais loin d’une bravade de l’autorité administrative, la Fécavolley suit la ligne directrice de la tutelle, le ministère des Sports et de l’éducation physique. « La seule autorité compétente en matière de sport, c’est le ministère des Sports, et en matière olympique, c’est le Comité national olympique et sportif », a rappelé Bello Bourdanne. Et d’ailleurs, le Minsep était représenté aux travaux, par Gaston Ndjoume.

Réconciliation

Bello Bourdanne a été élu la première fois en janvier 2023, pour un mandat transitoire, dans un contexte de crise interne à la Fédération. L’ancien premier vice-président qui s’était brouillé avec sa hiérarchie, aura été exclu de l’exécutif, autant que d’autres cadres de la Fécavolley. Alors que la crise s’enlisait et que la famille du volleyball se divisait, l’homme a été propulsé à la tête de la Fécavolley en janvier 2023. Son ambition déclarée était la ‘réconciliation » de la famille du volleyball. Il butera contre un ancien président résolument déterminé à ne pas céder son fauteuil. Aujourd’hui, le volleyball vit une division de fait, et Julien Serge Abouem continue de se considérer comme le président de la fédération, soutenu en cela par certaines autorités de la République, malgré la reconnaissance de son successeur par les instances continentales et mondiales du volleyball. Abouem, lui, a opté pour les tribunaux civils, plutôt les juridictions sportives où il a essuyé un échec face à la Fédération internationale de volley-ball (Fivb) devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Infrastructures routières : Le relèvement du réseau routier, priorité du MINTP en 2026

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Plusieurs axes routiers du réseau national connaissent actuellement des dégradations importantes qu’il importe de contenir. Notamment Yaoundé-Douala ; Bekoko-Pont du Nkam-Bandjoun ; Yaoundé-Ayos-Bonis ; Bertoua-Garoua-Boulaï ; Edéa-Kribi et Bekoko-Limbe-Idénau. Aussi, comme l’a annoncé Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux publics, à l’ouverture de la conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du ministère des Travaux publics, l’action de son département ministériel visera tout au long de l’année 2026, à privilégier des interventions d’urgence sur ces axes prioritaires, tant en ce qui concerne les actions immédiates liées à l’amélioration de leur praticabilité que pour leur reconstruction avec le concours des partenaires techniques et financiers. Néanmoins, du bilan fait le Mintp, au 31 décembre 2025, 2 442 km de nouvelles routes ont été livrées sur un objectif intermédiaire de 3 600 km dans le cadre de la SND30, soit un linéaire de 1 158 km restant à bitumer.

 Parmi les axes achevés figurent Batchenga-Ntui-Yoko-Lena–Tibati-Ngatt ; Olama-Bingambo ; Sangmélima-Bikoula-Djoum ; Maroua-Mora ; Mintom-Lele-Ntam ; Maroua-Bogo et Grand-Zambi-Kribi. Par ailleurs, 832,54 km de routes bitumées ont été réhabilités sur un objectif intermédiaire de 1 800 km, laissant un écart de 967 km à rattraper. Des sections telles que Yaoundé-Bafoussam-Babadjou-Bamenda figurent parmi les axes livrés. Des travaux sont en cours sur des corridors stratégiques comme Mora-Dabanga-Kousseri et Ngaoundéré-Garoua.

LES MATÉRIAUX LOCAUX POUR RÉDUIRE LES COÛTS DES TRAVAUX ROUTIERS

La nécessité de l’utilisation des matériaux locaux dans l’entretien routier également était également l’un des sujets abordés au cours de la conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du Mintp. De l’exposé du Pr Joseph Yéné Atangana, chef de la Division d’appui aux études techniques au Mintp, l’on a appris que l’utilisation des matériaux locaux dans l’entretien routier est à la fois économique et technique, mais apporte également une réponse aux exigences environnementales actuelles.

En effet, précise-t-on, la réduction des coûts de construction et d’entretien passe par un choix adapté des matériaux et par un dimensionnement optimal des structures de chaussée. Le pays regorge en effet de ressources naturelles locales, meubles ou rocheuses, pouvant être utilisées dans les différentes couches des chaussées selon le trafic et les conditions climatiques. Mais, dans le but d’améliorer les performances mécaniques des matériaux locaux, on recommande de recourir à des techniques de stabilisation, notamment par les liants hydrauliques, la chaux, la litho-stabilisation, les produits stabilisants ou encore les géosynthétiques.

Ces matériaux ne servent pas uniquement pour les chaussées bitumineuses ; ils sont également utilisés dans les chaussées en béton, notamment en dalles, en béton armé continu ou en béton compacté au rouleau. Pour optimiser l’usage des matériaux locaux dans la construction et l’entretien du réseau routier national, l’on apprend qu’il est essentiel d’approfondir les connaissances sur ces ressources, d’actualiser le catalogue des structures de chaussées, de renforcer les capacités techniques des acteurs et de développer la recherche appliquée. Des programmes de recherche-développement, menés en partenariat avec les parties prenantes, permettront de tester et d’adapter les formulations de stabilisation aux réalités des matériaux disponibles au Cameroun.

 AMÉLIORER LES PERFORMANCES DANS LA RÉALISATION DES PROJETS ROUTIERS

De l’exposé du Conseiller technique No2, le Pr Corine Esse sur le thème, amélioration des performances dans la réalisation des projets routiers : méthodes et outils de pilotage, inventivité et bonne gouvernance, l’on apprendra que les méthodes améliorées de suivi et de pilotage des projets routiers mettent en évidence, le renouvellement des paradigmes et des connaissances liés au suivi des projets. Elles allient les outils modernes de suivi, les outils numériques, le renouvellement des compétences, la gestion des risques et le monitoring en temps réel, dans le but d’optimiser les délais et les coûts. Lesdites méthodes incluent le contrôle qualité strict, la gestion de la valeur acquise et la prise en compte des indicateurs de performance.

 Le Pr Corine Esse a également insisté sur l’inventivité pour amener les collaborateurs à être inventifs et créatifs pour une réalisation réussie des projets routiers. Comment rester inventif dans un environnement complexe ? Pour le Conseiller technique No2 au Mintp, l’inventivité consiste précisément à faire bouger les lignes face à la complexité et les contraintes d’un projet. Elle se traduit par des solutions créatives dans la résolution des problèmes, la gestion intelligente des équipes et l’optimisation des impacts techniques, financiers, environnementaux et sociaux du projet. En conclusion, l’appel à l’inventivité, la créativité et l’amélioration permanente des outils de pilotage efficaces et de gouvernance des projets s’imposent comme un impératif dans la réalisation des projets routiers.

Une approche intégrée qui combine des méthodes et outils de pilotage des projets, une culture d’inventivité, une maîtrise des compétences clés liés au génie-civil et une bonne gouvernance s’avère aujourd’hui indispensable pour la réussite des projets routiers. En adoptant ces pratiques, il est possible de surmonter les défis associés aux projets routiers et de garantir les infrastructures de qualité qui répondent aux besoins des populations et soutiennent le développement économique de notre pays S’agissant de la bonne gouvernance des projets routiers, l’autre point évoqué dans l’exposé du Pr Corine Esse, elle repose sur les principes et outils qui participent à leur bonne réalisation. Il s’agit entre autres de la transparence ; la responsabilité ; la participation des parties prenantes ; l’efficacité dans la gestion des ressources en termes de principes et le compte rendu ; la fluidité du circuit de décision ; l’amélioration des conditions de travail et le suivi-évaluation s’agissant des outils.

UN BUDGET 2025 REVU À LA BAISSE

De l’exposé du Directeur des Affaires générales, Joseph Abanda, sur la problématique de l’exécution budgétaire, l’on apprendra qu’à la suite de l’ordonnance du 11 juillet 2025 modifiant la loi de finances, le budget du Mintp est passé de 638,576 milliards de FCFA à 611,488 milliards FCFA, soit une baisse de 4,42 %. Toutefois, cette réduction, qui a concerné uniquement les ressources externes, n’a pas eu d’incidence majeure sur la mise en œuvre des activités.

Ainsi, le budget définitif comprenait 110,736 milliards FCFA pour le fonctionnement, dont 50 milliards de FCFA de provision au Fonds Routier et 44 milliards de FCFA pour les loyers des projets PPP, tandis que l’investissement public s’élevait à 500,752 milliards FCFA, répartis entre ressources internes et externes. Et au 31 décembre 2025, les ressources internes à gestion centrale ont été engagées à hauteur de 235 milliards FCFA sur une dotation de 235,7 milliards, soit un taux d’exécution de 99,7%, ce qui traduit une bonne maîtrise des procédures.

De même, la Direction des Affaires Générales dit avoir reçu 164 projets de contrats pour un montant global de 164,79 milliards FCFA ; parmi eux, 133 contrats ont obtenu le visa budgétaire pour 156,95 milliards FCFA, alors que 31 contrats, d’un montant de 7,84 milliards FCFA, sont restés sans visa. Dans le même temps, les décomptes en attente d’engagement sur le budget 2026 s’élèvent à 83,76 milliards FCFA, ce qui appelle une gestion rigoureuse des priorités.

Finances publiques : Priorité à la trésorerie et à la dette intérieure

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Dès les premières heures de la matinée, le Palais des Congrès s’est rempli de responsables venus de toutes les régions du pays et des représentations à l’étranger. Une scène désormais familière pour le ministère des Finances, qui tient là l’un de ses rendez-vous institutionnels majeurs. L’édition 2026 de la conférence annuelle des services centraux, déconcentrés et extérieurs s’est ouverte sous la présidence de Louis Paul Motaze, entouré du ministre délégué Yaouba Abdoulaye, en présence du ministre de l’Économie Alamine Ousmane Mey et du ministre délégué à la Présidence chargé des Marchés publics Ibrahim Talba Malla.

Au fil des années, cette conférence s’est imposée comme un temps fort de la vie administrative. Plus qu’une simple rencontre entre collaborateurs, elle est un moment d’arrêt, de bilan et de projection. On y évalue l’action passée, on confronte les pratiques et on trace les lignes directrices de l’année. Cette fois, le thème donne le ton. La gestion optimale de la trésorerie de l’État s’invite au centre des débats. Dans un environnement international marqué par l’incertitude économique, les tensions commerciales et les mutations rapides des circuits financiers, le ministère des Finances affiche sa volonté de revoir ses méthodes et d’affiner ses outils.

Derrière cette orientation, une préoccupation simple et tangible. S’assurer que l’État dispose, à tout moment, des liquidités nécessaires pour fonctionner. La trésorerie n’est plus présentée comme une affaire de comptables. Elle est décrite comme la respiration même de l’action publique. Quand elle est maîtrisée, les dépenses sont payées à temps, les projets avancent et la confiance se maintient. Lorsqu’elle se tend, les retards apparaissent, les Restes à payer s’accumulent et la machine administrative ralentit. Pour structurer la réflexion, les travaux de la conférence s’articulent autour de trois axes. Le premier dresse l’état des lieux des finances publiques du Cameroun. Il s’agit de regarder la situation en face, d’identifier les marges de manœuvre mais aussi les fragilités qui pèsent sur l’équilibre budgétaire.

Le deuxième axe s’intéresse aux réformes budgétaires et à leur impact sur la gestion de la trésorerie, avec l’objectif de rendre les flux financiers plus prévisibles et les paiements plus fluides. Le troisième aborde de manière frontale la question des crises de liquidité, leurs causes et les pistes de solutions. Ces échanges se veulent pratiques. Ils cherchent à renforcer la capacité de l’État à absorber les chocs, qu’ils soient internes ou externes, tout en préservant la continuité du service public et la crédibilité financière du pays. L’enjeu est d’autant plus important que le budget de l’État pour l’exercice 2026 est arrêté à 8 816,4 milliards de FCFA.

À ce niveau, chaque décalage de trésorerie a des répercussions immédiates sur les investissements, la croissance et, à terme, les conditions de vie des populations. La maîtrise des flux financiers devient alors un levier central du pilotage économique.

 Les débats sont nourris par trois exposés thématiques, modérés par le secrétaire général du ministère Gilbert Didier Edoa. Le premier, consacré à l’état des finances publiques, est présenté par Gabriel Ngakoumda. Le deuxième, dédié à la réforme budgétaire et à sa contribution à l’amélioration de la trésorerie, est porté par Sophie Boumsong. Le troisième, centré sur la crise de liquidité, ses raisons et ses solutions, est exposé par Samuel Tela.

Pris ensemble, ces exposés composent un même diagnostic. Celui d’une trésorerie qui ne peut plus être gérée au jour le jour, mais qui doit être anticipée, coordonnée et sécurisée. Le message qui se dégage de cette ouverture est sans détour. La performance financière de l’État repose sur une responsabilité collective.

 De la qualité de cette gestion dépend la stabilité sociale, la confiance des investisseurs et la transformation structurelle de l’économie. Pour le MINFI, la conférence annuelle 2026 s’annonce ainsi comme un moment charnière, où la trésorerie cesse d’être un sujet technique pour devenir un enjeu politique au sens noble du terme.

Management : À Yaoundé, un loyer de 540 millions FCFA par an plombe les finances de la SRC

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Au Cameroun, la Société de recouvrement des créances (SRC), entreprise publique détenue à 100 % par l’État, se retrouve au cœur d’un sévère constat dressé par la Chambre des comptes de la Cour suprême. Dans un rapport couvrant la période 2018-2022, la juridiction financière épingle une charge locative « disproportionnée » qui pèse lourdement sur les finances de cette structure stratégique, pourtant chargée de sécuriser des recouvrements au profit du Trésor public.

Selon les magistrats, la SRC loue pour ses services centraux un immeuble situé dans le quartier huppé de Bastos, à Yaoundé, pour un loyer mensuel de 45 millions de FCFA. Sur la durée du bail, fixée à cinq ans, le coût total atteint 2,7 milliards de FCFA. Un niveau de dépense jugé excessif au regard des moyens réels de l’entreprise.

La Chambre des comptes souligne que le contrat est d’autant plus défavorable qu’il ne prévoit pas de possibilité de résiliation anticipée sans pénalités jugées « excessives ». En clair, la SRC est enfermée dans une dépense rigide, difficilement compressible en cas de tension budgétaire, ce qui accroît sa vulnérabilité financière.

Une charge qui absorbe près d’un tiers des revenus

L’impact de ce bail sur les comptes de la SRqc est évalué à 540 millions de FCFA par an, la charge locative absorbe près du tiers du produit global d’exploitation de l’entreprise, qui s’élevait à 1,82 milliard de FCFA en 2022. Pour la Chambre des comptes, le coût de la location est jugé « disproportionné par rapport aux besoins réels et aux moyens financiers de la SRC ».

Cette pression sur les ressources se traduit par des pertes qualifiées de « considérables ». Le rapport fait état de déficits financiers importants, dont un déficit de plus de 1,06 milliard de FCFA en 2022, malgré des pratiques comptables contestées. Les magistrats relèvent en effet des « reports irréguliers des charges de fonctionnement » sur les comptes de liquidation, une méthode qui permettrait de différer artificiellement certaines dépenses, sans pour autant redresser la situation de fond.

Au total, sur les exercices 2018, 2020 et 2022, la SRC affiche un déficit cumulé de plus de 2 milliards de FCFA, une trajectoire jugée préoccupante pour une entité publique dont la mission est précisément de renforcer les recettes de l’État.

Un choix immobilier vivement critiqué

Au-delà des chiffres, la Chambre des comptes s’attarde sur la logique ayant conduit la SRC à s’installer dans un immeuble loué à un coût aussi élevé. Le rapport rappelle que l’entreprise occupait auparavant un bâtiment situé en centre-ville, appartenant à l’État camerounais. Pour les magistrats, ce départ ne se justifiait pas dans les conditions observées.

« La SRC n’aurait dû libérer l’immeuble, propriété de l’État, qui abritait ses services, que pour s’installer dans un bâtiment dont elle est propriétaire », estime la juridiction. En optant pour la location d’un immeuble de plusieurs niveaux dans un quartier huppé, les organes dirigeants auraient, selon les termes du rapport, entraîné l’entreprise « dans une opération manifestement ruineuse ». Cette décision immobilière est ainsi présentée comme l’un des facteurs structurants de la dégradation financière de la SRC, dans un contexte où chaque charge pèse directement sur sa capacité à remplir sa mission de recouvrement.

L’audit ne se limite pas à la question du loyer. La Chambre des comptes relève de nombreuses irrégularités dans la gestion de l’entreprise sous la direction de Marie-Rose Messi, en poste depuis 2013. Le rapport évoque notamment l’octroi d’avantages indus à des dirigeants, le non-reversement intégral à l’État des sommes effectivement recouvrées, ainsi qu’une surévaluation du montant des créances à récupérer.

Pris ensemble, ces éléments renforcent le constat d’une gouvernance jugée défaillante, alors même que la SRC joue un rôle sensible dans l’architecture financière de l’État camerounais. Pour la juridiction, cette situation est « de nature à entraîner des risques budgétaires pour l’État », dans un contexte où la maîtrise des finances publiques demeure un enjeu central.

Construire ou acheter, plutôt que louer


Face à ce diagnostic, la Chambre des comptes formule une recommandation claire. Dans sa recommandation n°9, elle invite les organes dirigeants à « envisager la construction ou l’acquisition d’un immeuble siège de la SRC ». L’objectif est de mettre fin à une charge locative jugée insoutenable à moyen terme et de doter l’entreprise d’un actif immobilier plus cohérent avec sa situation financière.

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