mardi, mai 19, 2026
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Mouvement : Paul Mahel rejoint le MP3

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« Ce mercredi 11 février 2026, j’ai pris part au défilé marquant la célébration de la fête de la jeunesse, dans mon arrondissement d’origine la Dibamba. Pour la première fois de ma vie, je battais le pavé pour le compte d’une formation politique aux côtés d’une centaine de jeunes militants». Le message est de Paul Mahel, sur ses plateformes numériques. Le journaliste n’a pas fait que défiler: « depuis quelques semaines en effet, j’ai librement décidé d’adhérer au MP3 de Hiram S. Iyodi», clarifie-t-il. « Mon choix pour cette formation politique se justifie par plusieurs raisons, notamment une convergence idéologique avec son leader et une vision partagée sur la gestion des affaires publiques et l’implication de la jeunesse dans le jeu politique», justifie Paul Mahel. Mieux, « le choix du MP3 apparaît logique dans ma démarche. Je connais le président Iyodi depuis bientôt 10 ans, nous avons travaillé ensemble en 2018 pour Akéré Muna, j’ai été associé à la création du MP3. Le président Iyodi et moi avons une vision commune de la gestion des affaires publiques et de l’implication des jeunes en politique », précise-t-il. On peut comprendre la présence du porte-parole d’Akéré Muna à la conférence de presse de présentation du candidat Iyodi par le Front des démocrates camerounais (Fdc) de Denis Emilien Atangana, qui avait investi le plus jeune candidat de la présidentielle du 12 octobre 2025.

Lien ombilical tenace

L’ancien présentateur télé a donc définitivement embrassé la politique, après avoir sillonné pendant près de dix ans les couloirs de la politique, notamment en étant le porte-parole de Me Akéré Muna, le champion de la lutte contre la politique qui s’est présenté deux fois à l’élection présidentielle, en 2018 et en 2025, sous diverses chapelles empruntées. Mais c’est un chemin que l’homme envisageait déjà emprunter depuis longtemps, de façon plus directe : « depuis 2017, j’ai voulu quitter ma posture de simple observateur de la scène politique et devenir un acteur. J’ai traduit cet engagement en accompagnant le bâtonnier Akere Muna lors de ses campagnes présidentielles… », souligne-t-il. Comme un temps d’apprentissage des premiers pas. « Le temps est venu aujourd’hui pour que je passe un nouveau cap dans cet engagement», martèle l’homme qui aura la charge de conquérir l’arrondissement de Dibamba, et même l’ensemble de la Sanaga maritime. « Je serai candidat aux municipales à Dibamba», annonce celui qui indique que « le parti m’a chargé de la consolidation de notre base militante dans l’arrondissement de Dibamba, en particulier d’apporter mon soutien aux équipes qui sont déjà à pied d’œuvre dans la Sanaga maritime en général».

Mais le cordon ombilical n’est pas rompu : « il n’y aura jamais de rupture entre le bâtonnier Akéré Muna et moi », assure Paul Mahel. « Notre collaboration va au-delà de la politique en plus de la forte relation humaine», souligne-t-il. Ajoutant que « Akéré Muna est comme un père pour moi et il me traite comme un fils. Il m’a encouragé dans cette démarche, m’a donné sa bénédictin et m’a assuré de son soutien».

Double scanning au PAD : le Gecam donne un ultimatum au gouvernement

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Le patronat menace de suspendre à partir du 16 février 2026, les déclarations d’importation et d’exportation ainsi que des déclarations en douane si les autorités ne mettent pas fin à la double facturation.

Le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) se montre exacerbé par le préjudice causé par les perturbations autour des opérations de scanning des marchandises au port de Douala. Une réunion de crise s’est tenue à cet effet ce jeudi 12 février 2026 au siège du patronat à Douala. La rencontre à laquelle ont pris part des représentants des principaux acteurs de la place portuaire de Douala a débouché sur des recommandations fermes de la Communauté des affaires.

Les opérateurs économiques exigent du gouvernement « la normalisation immédiate de la situation en consacrant une seule opération de scanning et de paiement ; la mise en place d’une Commission mixte (administration-secteur privé) chargée d’évaluer les surcouts subis par les Entreprises et de procéder au remboursement intégral ; le gel des augmentations tarifaires décidées par le PAD jusqu’a I ‘évaluation de l’impact sur les coûts de passage et leur incidence sur les entreprises ».

 Le Gecam poursuit avec un ultimatum en cas de non résolution définitive de cette crise. « Les entreprises n’auront d’autre alternative que de mettre en œuvre dès le lundi 16 février 2026, une suspension temporaire des levées de déclarations d’importation et d’exportation ainsi que des déclarations en douane », écrit le patronat. Une menace qui pèse désormais sur les recettes de l’Etat. Pour les hommes d’affaires, la coexistence de 2 opérateurs (SGS et Transatlantic D SA) au port de Douala a d’importantes incidences sur leurs activités. Ils dénoncent entre autres, le rallongement des délais de passage portuaire ; l’augmentation des coûts de passage du fait de la double facturation systématique des prestations et des surcouts logistiques y afférents [faxes d’encombrement, surestaries etc.)

Cette situation de dualité au port de douala est née après la signature d’un contrat entre le PAD et Transatlantic pour les opérations de scanning jusque-là assurées par SGS qui elle avait signé son contrat avec le gouvernement. Le contrat de cette dernière datant de 2015 pour une durée de 10 ans était selon le PAD arrivé à son terme. Mais l’opérateur n’a pas accepté de quitter les lieux estimant être encore dans ses droits. Face à cet imbroglio, le premier ministre a instruit le maintien du contrat de SGS expliquant que sa validité courrait à partir de la fin de l’installation de tous ses équipements, notamment le quatrième conteneur en 2022. Soit jusqu’en 2032.

 Cette sortie du Gécam intervient après celle du Syndicat des Industriels du Cameroun (Syndustricam) qui dénonçait déjà le double paiement imposé aux entreprises.

Le FMI appelle à accélérer l’investissement public pour relancer la croissance au Cameroun

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Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a reçu ce 12 février 2026 à Yaoundé la mission du Fonds monétaire international venue restituer les conclusions de sa revue macroéconomique entamée le 2 février. Après une première séquence d’échanges avec le ministère de l’Économie, les équipes du FMI ont multiplié les rencontres avec les administrations financières, la Banque des États de l’Afrique centrale, le Comité technique de suivi, ainsi qu’avec le secteur privé à Douala et à Yaoundé.

Face à la presse ce jeudi 12 février 2026, Christine Dieterich, cheffe de mission du FMI, a dressé un constat sans détour. « Nous sommes d’accord sur le fait que la situation budgétaire est globalement stable ». Elle rappelle toutefois que « l’année 2025 a été difficile pour la croissance, avec un ralentissement observé ».

Pour l’institution de Bretton Woods, la stabilité budgétaire constitue un acquis, mais elle ne suffit pas à enclencher une dynamique plus forte. « Pour l’avenir, il est essentiel d’améliorer la situation des infrastructures, qui sont déterminantes pour la croissance. Elles constituent un obstacle majeur à son accélération », affirme Christine Dieterich.

Routes, énergie, télécommunications, ces secteurs ont fait l’objet d’échanges nourris, notamment lors des deux journées passées à Douala avec les entreprises. « Les besoins en investissements sont considérables afin de libérer l’énorme potentiel du Cameroun », avait-elle indiqué en début de mission.

Transformer les financements en réalisations concrètes

L’enjeu dépasse la seule question des volumes financiers. Le FMI insiste sur la qualité de l’exécution. « Les discussions ont porté sur les mesures nécessaires pour accroître les investissements, notamment à travers la mise en œuvre de projets avec les différents partenaires, de manière plus efficace et plus rapide ». La cheffe de mission ajoute que la capacité de l’administration à transformer les financements en réalisations concrètes reste un déterminant central de la performance économique. « En matière de gestion des investissements, nous devons encore améliorer la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les projets d’investissement de manière à atteindre les résultats escomptés ».

Dans un contexte de ressources limitées, la soutenabilité financière encadre toute stratégie de relance. « Nous sommes convenus avec le gouvernement que la mobilisation des recettes est très importante pour les finances publiques et constitue une base essentielle pour financer des investissements solides », souligne Christine Dieterich. Elle rappelle que le Cameroun fait face à « certaines contraintes pour accroître son endettement sans compromettre la stabilité macroéconomique ».

La mission du FMI insiste également sur la nécessité d’un financement structuré et maîtrisé des infrastructures. « Les infrastructures sont essentielles pour créer des emplois et réduire la pauvreté. Des infrastructures financées de manière soutenable ».

Amplifier l’impact économique par des réformes structurelles

Au-delà des investissements physiques, le FMI évoque des réformes structurelles susceptibles d’amplifier l’impact économique. « L’une des plus importantes, en termes de cadre réglementaire, concerne les télécommunications », estime Christine Dieterich. Elle observe que « les télécommunications constituent une source considérable de croissance dans de nombreux pays et, malheureusement, elles sont très fortement réglementées ici au Cameroun ».

La mission a par ailleurs examiné les projections de recettes fiscales et non fiscales pour la période 2025-2028, l’évolution du déficit, la situation des arriérés intérieurs ainsi que les dépenses exécutées selon des procédures exceptionnelles. Les échanges avec la direction nationale de la BEAC ont porté sur les agrégats macroéconomiques et monétaires, les réserves de change et le fonctionnement du marché régional des titres publics, des paramètres directement liés à la stratégie d’endettement à moyen terme.

Christine Dieterich note toutefois des avancées sur le terrain institutionnel. « Nous nous accordons aussi sur plusieurs points, notamment les progrès significatifs réalisés dans l’administration fiscale, qui ont amélioré l’environnement du secteur privé ainsi que la gouvernance dans ce domaine ».

Le dialogue entre le Cameroun et le FMI devrait se poursuivre. « Le gouvernement est actuellement en train d’examiner les prochaines étapes d’engagement dans le cadre d’un programme ». Elle rappelle qu’un sommet des chefs d’État s’est tenu récemment à Brazzaville et que « les pays membres de la CEMAC ont exprimé un fort intérêt pour la poursuite d’une relation programmatique ». Les discussions doivent se poursuivre, y compris sur le calendrier.

Electricité : La fraude cause 60 milliards FCFA de pertes par an

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Le ministère de l’Eau et de l’énergie sera donc aux trousses des fraudeurs à compter du 15 mars 2026. Dans un communiqué signé, le 5 février 2026, le ministre de l’Eau et de l’Energie annonce le lancement d’une opération coup de poing contre la fraude à l’énergie électrique au Cameroun, à compter du 15 mars 2026. 

« Ces opérations qui s’inscrivent dans le cadre des principales mesures à prendre dans le contexte post-renationalisation d’Eneo – le distributeur de l’électricité au Cameroun, NDLR – visent principalement à réduire les pertes commerciales et à faire respecter la loi », explique Gaston Eloundou Essomba. Officiellement, la fraude à l’énergie électrique au Cameroun occasionne des pertes estimées chaque année à plus de 60 milliards de FCFA, au détriment des investissements et de l’amélioration du service public de l’électricité. Ces pertes, selon les acteurs, contribuent à fragiliser davantage un secteur déjà financièrement sinistré. 

« Par ailleurs, la fraude « est identifiée comme l’une des causes des multiples incendies et des cas d’électrocution», souligne le ministre Gaston Eloundou Essomba. Afin d’éviter de subir l’arsenal répressif dans le cadre de cette opération coup de poing, « tous les utilisateurs clandestins de l’énergie électrique» sont invités « à procéder sans délai à la régularisation de leurs compteurs et de leurs installations, afin de les rendre conformes aux normes en vigueur», prévient le membre du gouvernement.

 DÉFICIT MENSUEL ESTIMÉ À 13 MILLIARDS DE FCFA 

Lors d’une réunion à Douala, le 22 janvier 2026, le gouvernement et les chefs d’entreprise avaient posé un diagnostic clair : la crise persistante de l’électricité au Cameroun relève avant tout d’un problème de modèle économique. Selon le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Eneo enregistre en moyenne 31 milliards de FCFA de recettes mensuelles contre 44 milliards de FCFA de charges d’exploitation, générant un déficit mensuel estimé à 13 milliards de FCFA. 

La dette cumulée de l’entreprise atteindrait 177 milliards de FCFA, pesant lourdement sur la qualité du service et la production industrielle. Pour y faire face, le MINEE avait annoncé un refinancement de la dette d’Eneo via un syndicat bancaire local. Cette opération devrait permettre de dégager environ 2,5 milliards de FCFA de gains financiers mensuels. L’enjeu est majeur pour les entreprises, confrontées aux délestages et aux variations de tension qui affectent leurs coûts, leur productivité et leurs décisions d’investissement, notamment dans le bassin industriel de Douala. 

Les échanges entre le MINEE et le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) avaient mis en lumière l’ampleur du problème. Selon le président du GECAM, Célestin Tawamba, près de 80 % des entreprises identifient le déficit électrique comme leur principale contrainte opérationnelle, malgré les investissements réalisés dans les infrastructures de production. Dans sa feuille de route post-renationalisation, le gouvernement prévoit la renégociation de la dette, le règlement des arriérés publics et une réduction des coûts, couplés à une lutte renforcée contre la fraude, responsable de pertes estimées à 60 milliards de FCFA par an.

 À l’horizon 2027, ces mesures pourraient générer près de 10 milliards de FCFA de recettes mensuelles supplémentaires, sous réserve d’une mise en œuvre effective.

Marché des titres publics: Le Cameroun veut lever 574 milliards FCFA entre février et mars 2026

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Obligation du trésor : plus de 175 milliards mobilisés.

Le Cameroun prévoit de mobiliser 574,031 milliards de FCFA sur le marché des titres publics entre février et mars 2026. Le montant ressort du calendrier prévisionnel révisé des émissions du premier trimestre 2026 publié par le ministère des Finances et signé le 27 janvier 2026 à Yaoundé. Dans le détail, le mois de février concentre à lui seul 349,031 milliards de FCFA d’émissions.

 Le programme démarre le 2 février avec une adjudication de bons du Trésor assimilables à 52 semaines pour 10 milliards de FCFA, suivie le même jour d’une opération de titrisation d’une maturité de trois ans d’un montant de 19,031 milliards de FCFA. Le 9 février, une nouvelle émission de BTA à 52 semaines doit permettre de lever 20 milliards de FCFA. Une semaine plus tard, le 16 février, le Trésor prévoit une adjudication de BTA à 26 semaines pour 10 milliards de FCFA ainsi qu’une opération de syndication portant sur une enveloppe de 250 milliards de FCFA avec des maturités comprises entre un et cinq ans, pour des échéances allant de 2027 à 2032. 

Le 23 février, deux opérations figurent au programme, des BTA à 26 semaines pour 20 milliards de FCFA et des obligations du Trésor assimilables d’une maturité comprise entre un et cinq ans pour 20 milliards de FCFA, avec une échéance fixée au 25 février 2031. Enfin, une émission de BTA à 52 semaines de 20 milliards de FCFA est programmée le 2 mars, pour une date de valeur au 4 mars 2026 et une échéance au 3 mars 2027. Le mois de mars affiche un volume prévisionnel de 225 milliards de FCFA. Les opérations débutent le 2 mars avec des BTA à 26 semaines pour 20 milliards de FCFA et des OTA d’une maturité de trois à dix ans pour 60 milliards de FCFA, dont les échéances s’étalent entre 2029 et 2036.

 Le 9 mars, le Trésor prévoit une émission de BTA à 52 semaines pour 10 milliards de FCFA et une nouvelle titrisation sur trois ans pour 10 milliards de FCFA. Le 16 mars, une adjudication de BTA à 26 semaines de 15 milliards de FCFA est inscrite au calendrier, en même temps qu’une émission d’OTA de trois à dix ans pour 40 milliards de FCFA. 

Le programme du mois s’achève le 30 mars avec deux opérations, une émission d’OTA de trois à dix ans pour 40 milliards de FCFA et des BTA à 26 semaines pour 10 milliards de FCFA, avec date de valeur au 1er avril 2026. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre du marché des valeurs du Trésor de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, organisé et régulé par la Banque des États de l’Afrique centrale. 

D’après les programmes annuels d’émissions rendus publics par la BEAC, le Cameroun ambitionne de lever 1 165 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année 2026.

Le Cameroun remporte à nouveau l’Africa PachiPanda Challenge en Afrique du Sud

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Le Cameroun confirme sa dynamique dans l’innovation technologique à impact environnemental. Le 10 février 2026, à Johannesburg en Afrique du Sud, l’équipe camerounaise a été sacrée championne de l’Africa PachiPanda Challenge, un concours panafricain lancé par le MTN Group en partenariat avec le World Wide Fund for Nature.

Le Cameroun a décroché la première place grâce au projet nTron STEM Kit porté par Arnaud Njita. Cette solution entend transformer l’apprentissage des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques en mettant à la disposition des élèves des outils pédagogiques innovants adaptés au contexte local.

La compétition s’est articulée en deux phases. Une sélection nationale dans chaque pays participant, puis une finale continentale où les meilleurs projets ont été présentés devant un jury composé d’experts en finance et en développement durable.

Le pays s’est également illustré avec une troisième place remportée par Bill Agha pour son projet AgriCheck. La solution vise à optimiser la gestion agricole et à renforcer la sécurité alimentaire, un enjeu central pour les économies africaines.

Les lauréats camerounais ont respectivement reçu 3 millions et 1,5 million de francs CFA. À ces dotations financières s’ajoutent des formations, des équipements de connectivité et un accompagnement stratégique. Les porteurs de projets bénéficieront d’un appui destiné à faciliter le déploiement de leurs solutions à l’échelle du continent grâce au réseau panafricain de MTN et à ses partenaires. Des opportunités de visibilité, de mentorat et d’accès à des investisseurs sont également prévues.

Ce doublé, première et troisième places, n’est pas inédit. Lors de la toute première édition tenue également à Johannesburg l’an dernier, les représentants camerounais avaient déjà occupé ces deux positions. Cette nouvelle performance consécutive traduit la montée en puissance de l’écosystème local de l’innovation verte.

Le programme soutient les jeunes Africains âgés de 18 à 35 ans dans le développement de solutions entrepreneuriales et technologiques capables de répondre aux grands défis environnementaux du continent, en particulier ceux liés au nexus alimentation, énergie et eau.

À travers cette initiative, MTN Cameroon et WWF Cameroon affirment leur engagement en faveur de l’innovation durable. Melvin Akam, General Manager Regulatory and Corporate Affairs de MTN Cameroon, souligne que l’entreprise mise sur la jeunesse et l’innovation pour transformer les communautés et accompagner l’émergence de solutions technologiques durables.

Avec cette nouvelle consécration continentale, le Cameroun confirme la vitalité de sa jeunesse et sa capacité à proposer des réponses concrètes aux défis environnementaux et alimentaires de l’Afrique.

La Banque africaine de l’énergie, un espoir encore fragile pour financer les ambitions du Cameroun

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Le Cameroun recherche des financements massifs pour transformer son secteur énergétique, entre modernisation du réseau électrique et réhabilitation de sa raffinerie nationale. Dans cette équation, la Banque africaine de l’énergie (BAE), dont le siège a été inauguré le 3 février 2026 à Abuja, au Nigeria, apparaît comme un nouvel instrument africain susceptible, à terme, de soutenir ce type de projets stratégiques.

L’institution est une initiative conjointe de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Le secrétaire général de l’APPO, Farid Ghezali, a d’ailleurs souligné, lors de cette inauguration, que la banque aidera en priorité à mobiliser des capitaux pour l’exploration, la production et les infrastructures énergétiques dans les États membres, à savoir l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Tchad, le Congo, la RDC, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Ghana, la Libye, la Namibie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud. 

Le Cameroun a adopté en 2025 un Compact énergétique national (CEN) qui vise à transformer durablement le secteur de l’électricité d’ici 2030. L’enveloppe globale atteint 12,5 milliards de dollars (environ 7 750 milliards de FCFA), combinant financements publics, prêts concessionnels et capitaux privés. Yaoundé entend mobiliser à lui seul 6,5 milliards de dollars d’investissements privés, soit près de la moitié du total, afin de renforcer la production, le transport et la distribution, tout en accélérant le déploiement des énergies renouvelables. 

Dans le secteur pétrolier, la Sonara poursuit le Plan d’accélération des mesures de restructuration et de réhabilitation pour la reprise du raffinage sous 24 mois (Parras 24). Le coût du projet a été révisé de 300 à 291,9 milliards de FCFA. C’est dans ce contexte que la mise en place de la Banque africaine de l’énergie prend une résonance particulière pour le Cameroun. Elle vise à financer des projets pétroliers et gaziers en amont, au milieu et en aval, au moment où de nombreux bailleurs internationaux réduisent leur exposition aux hydrocarbures

 LES CONTRAINTES FINANCIÈRES LEVÉES ? 

Mais si l’institution prend forme sur le plan institutionnel, sa solidité financière demeure encore limitée. En novembre 2024, lors de la 46e session de l’APPO tenue à Yaoundé, les pays membres de la BAE indiquaient que le capital initial visé était de 5 milliards de dollars (environ 3 124 milliards de FCFA), avec une souscription théorique de 83,33 millions de dollars par pays. Cependant, en octobre 2025, des informations provenant de sources fiables soulignaient que la mobilisation du capital restait bloquée autour de 44 à 45 % du total requis. Selon les données communiquées, 99,953 millions de dollars avaient été mobilisés à l’époque grâce à trois pays pionniers : l’Angola (10 millions), le Ghana (20,83 millions) et le Nigeria (69,12 millions). Faute de réunir rapidement les 5 milliards, un seuil de démarrage de 500 millions de dollars avait été retenu. Omar Farouk Ibrahim, secrétaire général de l’APPO, indiquait qu’environ la moitié de cette enveloppe minimale serait sécurisée. 

Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, évoquait quant à lui 40 % du budget de démarrage déjà mobilisé et appelait à un effort collectif des 18 membres. Denys Denya, premier vice-président exécutif d’Afreximbank, affirmait que des discussions se poursuivent avec plusieurs États et investisseurs institutionnels pour compléter le tour de table. Mais les contraintes budgétaires nationales, les priorités économiques internes et le contexte mondial de réduction du financement des hydrocarbures pèsent sur la dynamique. 

Une promesse plus qu’un guichet 

Pour le Cameroun, la BAE représente donc moins une solution immédiate qu’une option stratégique en construction. L’institution existe désormais physiquement et politiquement. Mais tant que sa base en capital ne sera pas consolidée, sa capacité à financer massivement des projets comme le Compact énergétique national ou la réhabilitation de la Sonara restera limitée. La banque prend forme. Sa crédibilité financière, elle, reste à bâtir. Même si, lors de l’inauguration, le ministre d’État nigérian aux Ressources pétrolières (Pétrole), Heineken Lokpobiri, a indiqué, sans plus de précisions, que « les retards antérieurs sont désormais levés ».  

Soutien à l’entrepreneuriat : L’Etat finance 1000 projets jeunes

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La reconnaissance a pris une forme concrète pour 1 000 jeunes Camerounais le vendredi 6 février dernier à Yaoundé. Dans une salle attentive, des parcours souvent discrets se sont retrouvés, le temps d’une cérémonie, au centre d’un choix public assumé investir directement dans le capital humain. À travers le Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique déployé depuis 2023, l’État camerounais veut faire de la jeunesse non plus un enjeu social à gérer, mais un moteur de transformation économique et de résilience.

 La cérémonie de remise des chèques aux premiers bénéficiaires des programmes Inclusion Économique des Jeunes et Concours des Plans d’Affaires s’est tenue sous la présidence de Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. À ses côtés se trouvaient Mounouna Foutsou, ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, ainsi que Cheik Fantamady Kante, Directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun. 

À travers le sous-programme d’Inclusion économique des jeunes, l’action publique descend au plus près du terrain. Elle cible des travailleurs de 18 à 35 ans, souvent absents des statistiques mais omniprésents dans la vie économique quotidienne, notamment dans le secteur informel. Dans le prolongement, le Concours des Plans d’Affaires structure un appui plus ambitieux à l’entrepreneuriat. Il s’adresse à des promoteurs de micro, petites et moyennes entreprises, actifs dans le formel comme dans l’informel, dont les activités, âgées d’un à trois ans, ont dépassé la simple survie pour entrer dans une phase de structuration. 

Au total, 2 000 porteurs de projets sont concernés, répartis en deux vagues de 1 000 initiatives. Les subventions individuelles varient entre 5,5 et 11 millions de FCFA. Le premier groupe, composé à 42 pour cent de femmes, prévoit d’investir dans des filières considérées comme stratégiques, parmi lesquelles l’agro-industrie, l’élevage, le numérique, le textile, l’artisanat, la chimie pharmaceutique, le commerce, l’hôtellerie restauration et la filière forêt bois. L’objectif affiché est la création d’au moins trois emplois par projet et une contribution tangible à la diversification du tissu productif national. Prenant la parole, Alamine Ousmane Mey a insisté sur la portée symbolique de l’initiative.

 Au-delà du soutien financier, la cérémonie incarne, selon lui, un message de confiance adressé à une jeunesse entreprenante. La sélection des bénéficiaires vient reconnaître l’engagement, la résilience et la capacité à créer de la valeur. Les ressources mobilisées doivent, at-il précisé, accélérer la croissance des entreprises et leur permettre de changer d’échelle, avec l’ambition de voir émerger de véritables champions nationaux. 

Dans la même veine, Cheik Fantamady Kante a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du gouvernement en faveur de l’inclusion économique des jeunes. Il a appelé les bénéficiaires à faire preuve de discipline, de persévérance et d’esprit d’innovation, estimant que la réussite de leurs projets conditionne non seulement la création d’emplois durables, mais aussi l’émergence de modèles capables d’inspirer d’autres jeunes. 

Au nom des bénéficiaires, Erica Akwafe et Boris Djeumou ont exprimé leur reconnaissance envers les pouvoirs publics et les partenaires techniques et financiers, tout en saluant le leadership du Chef de l’État Paul Biya. Ils ont décrit le programme comme une opportunité réelle de rupture avec les mécanismes de reproduction de la pauvreté et comme un point de bascule pour repositionner durablement la jeunesse en acteur économique à part entière.

 En retour, ils se sont engagés à une gestion rigoureuse, responsable et transparente des ressources reçues, convaincus que ces appuis constituent un tremplin vers un entrepreneuriat jeune, innovant et créateur de richesses.

Paul Biya : « je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes»

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Mes chers jeunes compatriotes,

La célébration de cette soixantième édition de la Fête de la Jeunesse m’offre, une fois de plus, l’agréable opportunité de m’adresser à vous, pour évoquer les problématiques nombreuses, qui vous préoccupent.

Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations.

Mes chers jeunes compatriotes,

Ces problématiques qui vous préoccupent, je les connais. Je les connais d’autant plus que sous mon Autorité, les pouvoirs publics déploient inlassablement, des efforts méritoires, pour y apporter des solutions appropriées.

A cela, rien d’étonnant. Je n’ai en effet jamais cessé, et je ne cesserai jamais, de me soucier de vous. 

Mes chers jeunes compatriotes,

M’adressant à vous ce soir, quelques mois à peine, après ma réélection au poste de Président de la République, je ne puis manquer, de vous exprimer toute ma satisfaction, pour la part que vous avez prise à cette élection et surtout de vous remercier du fond du cœur, pour votre précieux soutien, sans lequel rien n’aurait été possible.

J’en suis conscient, ce qui aura sans doute été déterminant dans cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant.

Mes chers jeunes compatriotes, 

Lors de ma prestation de serment, j’ai pris un engagement solennel devant vous et devant la nation tout entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère.

Cet engagement, j’entends l’honorer, quels que soient les difficultés et les obstacles suscités par un environnement international de plus en plus contraignant. Je suis persuadé que nous parviendrons, ensemble, à cet objectif. Ma détermination sans faille, votre courage et vos multiples talents, en sont l’assurance.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et tentés de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse.

Cela ne saurait, en aucun cas, être la solution. Je les encourage plutôt à persévérer. Je les encourage à continuer d’avoir confiance en leurs capacités. Je les encourage à continuer d’entreprendre et d’avancer, quelles que soient les difficultés et les obstacles. C’est le secret de la réussite.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je vous ai promis, lors de mes récentes prises de parole, que votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers de ce septennat.

Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes.

Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat.

Tous ces efforts, chers jeunes compatriotes, sont un début de concrétisation des engagements, que j’ai pris récemment, à votre égard.

Mes chers jeunes compatriotes,

Les pouvoirs publics, sous mon Autorité, continueront, par ailleurs, à consentir d’importants moyens au renforcement et à l’amélioration de notre système éducatif.

Mon objectif est d’offrir au plus grand nombre d’entre vous, la possibilité d’accéder à une formation de qualité, vous permettant, par la suite, non seulement de trouver des emplois, mais également d’en créer.

Ainsi que vous le savez, les recrutements dans le secteur public ou les entreprises ne peuvent, à eux seuls, résorber totalement l’épineux problème du chômage des jeunes. C’est la raison pour laquelle, je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes et de veiller à ce qu’ils puissent bénéficier d’un encadrement adéquat des pouvoirs publics à cette fin.

Je me réjouis de constater, à cet égard que malgré un contexte difficile, nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole, de la construction, des services et du numérique, et y créent, au quotidien, des entreprises et des emplois. Chaque jour qui passe, vous vous illustrez, avec audace et compétence, dans tous les secteurs de la vie de la nation.

Je voudrais saluer à cet égard votre précieuse contribution au sein de nos Forces de défense et de sécurité en vue de notre protection commune. Je voudrais vous rendre hommage, à vous tous, jeunes du secteur informel, qui avez choisi de tourner le dos aux activités criminelles et délictuelles, et de vous battre au quotidien pour nourrir vos familles. Sachez qu’à mon sens, il n’y a pas – et il ne saurait y avoir –  de petit métier. Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays.

C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques.

Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue, mais aussi la tenue des élections législatives et municipales. Même si le calendrier afférent à ces dernières devrait, au vu de certaines contraintes impérieuses, connaître un léger réajustement, dans le respect des dispositions pertinentes de nos lois, et tout particulièrement de la Loi fondamentale.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais également vous rappeler, ce soir, que vous avez certes des droits, mais également des devoirs, à l’égard de vos parents et de la communauté nationale. J’en appelle tout particulièrement à votre sens des responsabilités. L’avenir de notre cher et beau pays, le Cameroun, repose entre vos mains. Vous devez en être conscients. Vous devez donc résolument tourner le dos aux excès, dans lesquels certains d’entre vous ont malheureusement tendance à se perdre ces temps derniers : la délinquance, l’abus d’alcool, l’usage des stupéfiants, la dépravation des mœurs, l’usage excessif et abusif des réseaux sociaux, etc.

J’en appelle également au sens des responsabilités de vos parents et de vos éducateurs. Ils doivent jouer pleinement leur rôle auprès de vous et s’abstenir de tolérer, de faciliter ou d’encourager vos dérives. J’ai à cet égard, donné des instructions fermes aux administrations compétentes, pour une meilleure protection, en milieu scolaire, familial ou professionnel, des jeunes filles, qui sont trop souvent victimes de harcèlements et d’abus de toutes sortes.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais vous réitérer mon engagement à ne ménager aucun effort, pour créer les conditions les plus favorables à votre épanouissement.  C’est le sens des instructions que j’ai données au gouvernement pour une action plus efficace de celui-ci. C’est le sens des réformes que j’entends engager prochainement en vue d’un meilleur fonctionnement de l’Etat. C’est également le sens de la lutte acharnée que j’entends mener contre la corruption et les détournements de deniers publics.

Mes chers jeunes compatriotes,

Au moment où vous vous apprêtez à célébrer les 60 ans de la fête qui vous est dédiée, je voudrais saluer la maturité dont vous faites si souvent preuve, en toutes circonstances. Je voudrais, une fois de plus, saluer votre contribution déterminante à l’édification de notre grande et belle nation.

Je vous engage à continuer d’œuvrer à la préservation de nos précieux acquis que sont la paix, l’unité nationale et la stabilité de nos institutions.

Bonne Fête de la Jeunesse à chacun de vous !

Vive le Cameroun !

Discours à la jeunesse : Biya renouvelle des promesses non tenues

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Ce 10 février 2026, Paul Biya est resté constant sur un aspect qui revient dans ses discours à la jeunesse : « les problématiques nombreuses, qui préoccupent » les jeunes. « Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations», souligne-t-il. A propos, « je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et de tenter de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse », relève-t-il.

A l’occasion, le président de la République énumère les différents programmes gouvernementaux allant dans le sens de la lutte contre le chômage. Programmes qui visiblement n’ont pas toujours changé la face de ses jeunes. Ses difficultés, Paul Biya les rangent dans le registre d’« un environnement international de plus en plus contraignant ». En revanche, « je suis persuadé que nous [y] parviendrons, ensemble ».

L’homme ne pouvait ignorer sa réélection : «ce qui aura sans doute été déterminant cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant ». Trois mois après avoir promis «plus de responsabilités aux jeunes et aux femmes  », Paul Biya ne s’est pas encore bougé. Si le remaniement ministériel qu’il a lui-même annoncé  »dans les prochains jours  » tarde à arriver, les élections régionales qui ont été le premier rendez-vous politique post-présidentielle, n’a accordé aucune place à ces deux couches sociales marginalisées sous le magistère de l’homme du 6 novembre 1982. Mais Paul Biya a renouvelé sa promesse de faire plus de places aux jeunes et aux femmes.

Défense et sécurité

Mais l’homme a choisi d’ignorer ces autres jeunes tombés sous les balles des forces de défense et de sécurité du fait d’une crise post-électorale, parfois dans des bavures pour lesquelles l’Etat n’a jamais officiellement témoigné sa préoccupation.
Pour ce nouveau bail, Paul Biya réitère ses engagements traditionnels : « lors de ma prestation de serment, j’ai pris l’engagement devant vous et devant la nation toute entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère ». Mais le pays sombre dans la violence et l’insécurité, de tous ses côtés. Outre les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des séparatistes règnent en maîtres dans certaines localités, la région de l’Extrême-Nord retrouve progressivement ce cercle : depuis le 6 février dernier, Darak se vide de ses populations du fait des attaques de Boko Haram. S’ajoutant à beaucoup d’autres localités de cette région, meurtrie depuis une quinzaine d’années par ces attaques terroristes.

Sans jamais être allé sur un quelconque des fronts, Paul Biya réitère son engagement, en saluant le concours des jeunes qui sont engagés majoritairement sur les différents fronts pour la défense du territoire et de ses frontières. Sans s’incliner sur leur mémoire tout de même. Toujours est-il que « je n’ai jamais cessé, et je ne cesserai jamais de me soucier de vous », a-t-il redit.

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