« C’est avec une profonde consternation que nous avons appri le décès de notre frère, père, grand-père et ami Roland Maxime Aka’a Ndii… »C’est en ces termes que Me Augustin Menkem a annoncé ce matin le décès du directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic). Selon des sources concordantes, le patron du Cnic s’est éteint nuitamment des suites de maladie. Pour Augutin Menkem, « son départ laisse un vide immense au sein de sa famille, de ses proches, mais aussi dans le paysage institutionnel et industriel de notre pays». Saluant un « homme d’engagement, de rigueur et de vision» qui « aura marqué de son empreinte la gouvernance du secteur naval et industriel, contribuant avec détermination au rayonnement et à la modernisation de cet outil stratégique national ».
Roland Maxime Aka’a Ndii dirigeait le Cnic depuis le 26 juin 2020, date à laquelle il avait été nommé à la tête de cette entreprise, en remplacement d’Alfred Forgwei Mbeng, lui aussi décédé en avril 2020 des suites de coronavirus. Celui qui était jusque-là directeur général adjoint depuis 2014, a auparavant été inspecteur des services au ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat. Cet administrateur civil héritait d’une entreprise très mal-en-point depuis le départ de Zacheus Forjindam (en prison pour des faits de malversations financières depuis 17 ans aujourd’hui). Son prédécesseur n’ayant pas pu redresser la barre. Roland Maxime Aka’a Ndii était engagé sur le plan de redressement élaboré par le gouvernement et qui prévoyait le licenciement de 270 employés, entre autres.
L’ange de la mort rôde autour du Cnic depuis quelques années. Après l’ancien DG en juin 2020, la structure a perdu le 4 novembre 2025 son conseiller technique, directeur commercial et de l’exploitation, le Français Jean Alain Dorier, des suites d’une courte maladie.
L’initiative, baptisée Savana Diaspora Connect, entend répondre à un paradoxe récurrent. Les Camerounais de l’étranger, très actifs dans l’économie nationale via des envois de fonds estimés à plusieurs centaines de milliards de FCFA par an, peinent souvent à transformer ces transferts en projets productifs et sécurisés sur le territoire. Pour lever ce frein, l’institution a sillonné l’Europe, de Paris à Genève, en passant par Bruxelles et Dortmund, rencontrant plus d’un millier de membres de la diaspora.
Le constat effectué sur le terrain par Savana Finance se résume en cette maxime : « la volonté d’investir est massive, mais la confiance reste fragile ». Les échanges ont mis en lumière des craintes récurrentes liées à l’insécurité foncière, au manque de transparence ou encore à la difficulté de piloter un projet à distance. Face à ces défis, Savana Finance a structuré une offre qui dépasse le cadre bancaire traditionnel. La plateforme se présente comme un guichet unique, proposant un accompagnement allant de la sécurisation juridique du foncier au suivi opérationnel des activités, en passant par le montage financier.
Pour asseoir cette relation de confiance, l’institution s’appuie sur les principes de la finance islamique, une approche qui exclut les intérêts spéculatifs et exige que chaque investissement soit adossé à des actifs réels et tangibles.
Une ambition progressive mais mesurée
Si l’objectif affiché sur cinq ans est de canaliser entre 100 et 150 milliards de FCFA, les premières étapes se veulent prudentes et pragmatiques. La phase initiale, prévue sur 12 à 24 mois, vise à structurer entre 15 et 30 milliards de FCFA.
« Cette première phase vise à consolider la confiance, démontrer la capacité d’exécution et établir un historique de projets réussis », explique Oumarou Mouctar, administrateur directeur général de Savana Finance. L’idée est de créer un effet d’entraînement au sein des communautés établies en Europe, où le bouche-à-oreille et la recommandation jouent un rôle clé dans les décisions d’investissement.
Les premiers signaux sont encourageants. La tournée européenne a déjà permis d’identifier plus d’une centaine de porteurs de projets ayant manifesté un intérêt formel. Les secteurs les plus prisés sont l’immobilier structuré pour la location ou la résidence, l’agro-business et la transformation agricole, ainsi que les PME de services à fort impact territorial.
Au-delà de la collecte, un catalyseur de valeur
L’ambition affichée par Savana Finance dépasse la simple ingénierie financière. Il s’agit de réorienter une épargne souvent informelle et dispersée vers des circuits traçables et durables.
« À travers cette démarche, notre ambition est de transformer des flux financiers souvent informels et dispersés en investissements productifs, traçables et durables, capables de structurer des chaînes de valeur et de renforcer la résilience économique du Cameroun », insiste Oumarou Mouctar.
En se positionnant comme intermédiaire de confiance, l’institution espère devenir un catalyseur pour des projets structurants, notamment dans l’équipement productif, les services essentiels ou la modernisation agricole. L’enjeu est de démontrer que l’épargne de la diaspora, souvent cantonnée à la consommation ou à l’immobilier de prestige, peut devenir un moteur de croissance pour le tissu économique local, à condition de lui offrir un cadre sécurisé et transparent.
Samuel Tela, le directeur de la Trésorerie au ministère des Finances, a exposé dans une interview à la télévision nationale la feuille de route destinée à capter 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026. Cette opération s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel signé le 21 janvier 2026 autorisant le ministre des Finances Louis Paul Motaze à contracter jusqu’à 1 650 milliards de FCFA d’emprunts sur les marchés intérieur et extérieur.
Le texte prévoit que 1 000 milliards soient mobilisés à l’international, 400 milliards via des obligations du Trésor sur le marché domestique et 250 milliards auprès d’organismes privés locaux. Pour réussir cette opération, les autorités veulent d’abord renforcer la relation avec les investisseurs institutionnels.
Samuel Tela annonce qu’une rencontre spécifique doit être organisée pour présenter la trajectoire d’endettement de l’année. « Le ministre des Finances devrait, je crois, le 19 février, rencontrer les investisseurs locaux afin de leur présenter son plan de financement pour l’année. Il s’agira d’exposer la stratégie qui sera mise en place pour mobiliser les 400 milliards sur les marchés financiers, ainsi que les 250 milliards négociés auprès des banques commerciales ».
Le Trésor privilégie aussi un étalement des émissions afin d’éviter une pression excessive sur la liquidité bancaire et d’ajuster les appels de fonds aux besoins budgétaires. « Par ailleurs, sur ces 400 milliards, nous comptons étaler les opérations tout au long de l’année. Nous n’envisageons pas de lever 200 ou 300 milliards d’un seul trait. Les émissions seront réparties dans le temps afin de capter progressivement les ressources au fur et à mesure des besoins et des injections de liquidité ».
UN MARCHÉ DES TITRES PUBLICS SOUS FORTE TENSION
Au-delà du calendrier, Yaoundé cherche à élargir le cercle des souscripteurs, y compris à l’international, en lien avec la Banque centrale. « Nous travaillons également avec la Banque centrale pour attirer les investisseurs directs étrangers. Nous avons d’ailleurs connu une très belle expérience en 2025 avec Afreximbank, qui est devenue un partenaire majeur de l’État en matière de financement. Afreximbank a participé à une émission sur le marché domestique pour un montant de 200 millions d’euros, soit environ 200 milliards de FCFA. Vous voyez, c’est significatif.
Cet exemple pourrait être élargi à d’autres partenaires, y compris dans la sous-région. Nous continuons donc à travailler dans ce sens afin que, s’il reste des marges résiduelles, ce type d’opération puisse être dupliqué. »
Cette prudence s’explique par l’évolution récente du marché régional, marqué par une forte montée de l’encours des titres publics. « D’abord, les États ont beaucoup sollicité le marché domestique. Si vous regardez l’encours des titres entre 2020 et 2025, le montant a pratiquement été multiplié par cinq. On est passé d’environ 1 800 milliards en 2020 à près de 9 000 milliards en décembre 2025. Le marché n’a plus la capacité, pour l’ensemble des États, notamment les six pays de la CEMAC qui s’y financent pour la plupart, de répondre à tous nos besoins ».
Dans ce contexte, lever d’importants montants en une seule opération devient difficile et risqué pour la structure de la dette. « Il devient donc difficile d’y lever 200 ou 300 milliards d’un coup. Et même si une telle opération était possible, il s’agirait le plus souvent d’emprunts de court terme. Sur l’encours global du marché domestique, on observe en effet une forte concentration d’émissions à court terme. Les États s’endettent pour six mois, douze mois, et au mieux pour trois ans. Or, on ne peut pas financer des projets de développement avec des endettements de court terme, sans en dénaturer la logique et compromettre leur soutenabilité ».
Les opérations d’inspection des marchandises au port de Douala Bonabéri sont pratiquement rentrées dans l’ordre selon la communauté des affaires. Dans un communiqué du 18 février 2026, le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) parle d’une « normalisation progressive des activités au Port de Douala ».
Le patronat livre ce constat au terme d’une concertation ayant réuni les représentants des principaux acteurs de la place portuaire de Douala, dont le Port Autonome de Douala (PAD), la Société Générale de Surveillance (SGS) ainsi que le Chef Secteur des Douanes du Littoral 1.
En fin de compte, les opérateurs économiques se satisfont de « la mobilisation des parties prenantes qui a permis le retour à la normale des activités sur la place portuaire de Douala, se traduisant par la reprise des opérations de scanning des conteneurs par la SGS depuis le 17 février 2026 mettant ainsi un terme à la situation de double facturation », fait remarquer Célestin Tawamba, président du Gecam. Le patronat souligne aussi que des mesures sont en cours en vue du remboursement aux entreprises des sommes indûment payées durant la période de crise.
Il faut dire que ce dénouement intervient après une menace de la communauté des affaires de suspendre les opérations d’import/export au port de Douala si les autorités ne mettaient pas fin à la double facturation subie par les entreprises du fait de l’existence de deux opérateurs pour le même service.
Alors que cet ultimatum devait être exécuté à compter du 16 février 2026, le 17 février dernier, le Directeur Général du PAD a tranché la situation. Cyrius Ngo’o a en effet suspendu une partie du contrat de Transatlantic D en lui demandant de se limiter « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs ».
Ce qui permet à SGS de poursuivre sereinement son contrat tel que souhaité par le gouvernement.
Si le démarrage effectif des travaux de la seconde phase de l’autoroute Yaoundé-Douala reste très attendu du public, il reste que le niveau de dégradation de certains axes routiers stratégiques inquiète de plus en plus. Les axes routiers tels Yaoundé-Douala ; Douala-Bafoussam ; Edéa-Kribi ; Ngaoundéré-Garoua, etc., nécessitent des interventions d’urgence pour relever leur niveau de service, ou tout simplement pour leur reconstruction. Et face à cette situation, le ministère des Travaux publics annonce des « interventions sur ces axes prioritaires, tant en ce qui concerne les actions immédiates liées à l’amélioration de leur praticabilité que pour leur reconstruction avec le concours des partenaires techniques et financiers », indiquait Emmanuel Nganou Doumessi, le ministre des Travaux publics, dans un récent communiqué.
Comme le rappelait le MINTP au cours des conférences budgétaires présidées, au mois de novembre 2025, plus de 92% des ressources du budget du MINTP de l’exercice 2026 seront consacrées à la construction, à la réhabilitation et à l’entretien du réseau routier national. L’objectif étant de livrer près de 650 kilomètres de routes bitumées et plus de 1 300 mètres linéaires d’ouvrages d’art, tout en intensifiant les opérations d’entretien sur les axes prioritaires et communaux, afin d’améliorer la connectivité et la mobilité sur l’ensemble du territoire.
Au-delà des nouvelles constructions, la feuille de route du MINTP prévoit l’entretien de 852 km de routes bitumées et de 5 222 km de routes en terre. Le ministère annonce par ailleurs la poursuite de l’« entretien confortatif » sur environ 754 km de routes. Parmi les 13 chantiers qui devraient par exemple démarrer en 2026, l’on la phase 2 de l’autoroute Douala–Yaoundé, la route Ebolowa– Kribi (170 km), la réhabilitation complète des 242 km de route entre Ngaoundéré et Garoua, ainsi que l’axe Tchakamari–Dabanga–Kousséri, etc. Mais dans sa feuille de route pour l’exercice 2026 transmise au Premier ministre, le 10 février 2026, le MINTP s’engage à livrer environ « 475,9 km de nouvelles routes construites ».
Le document distingue, d’une part, les chantiers à conduire à achèvement et, d’autre part, « les projets qui connaîtront une accélération dans leur exécution ».
AUTOROUTE YAOUNDÉ-DOUALA, PHASE 2 : LA LIBÉRATION DES EMPRISES BLOQUE L’AVANCEMENT DU PROJET
Pour lever cette contrainte majeure, des dispositions sont en train d’être prises. L’entreprise CFHEC a par exemple procédé, à la fin du mois de janvier 2026, au virement de 170 307 975 FCFA à la CAA pour le paiement par anticipation des indemnisations des populations impactées, conformément à la dérogation prévue par l’instruction du Premier ministre du 21 février 2018.
S’agissant de l’avancement du projet sur le terrain, l’entreprise CFHEC et le laboratoire LABOGENIE sont déjà mobilisés pour les investigations géotechniques, tandis que le MINEPAT a été saisi pour l’avis du Comité national de la dette publique pour finaliser le financement de la section PK 60–PK 100. De son côté, le MINDCAF a été chargé d’accélérer les concertations relatives aux dossiers fonciers en attente.
Egalement, des diligences sont en cours et quasiment maturées pour la mobilisation des ressources auprès de la Standard Chartered Bank et Eximbank, signe de la détermination du gouvernement à sécuriser les financements nécessaires malgré un contexte budgétaire contraignant.
ROUTE EBOLOWA-AKOM II-KRIBI : DÉJÀ 130,4 MILLIARDS DE FCFA DISPONIBLES
Le comité de crédit de UK Export Finance (UKEF), a en effet validé, le 18 décembre 2025, la 2e tranche de financement de la route Ebolowa-Akom II- Kribi. D’un montant de 130,4 milliards de FCFA, cette tranche couvre près de 95% des coûts de construction de l’axe routier. Elle s’inscrit dans le montage financier associant l’Etat du Cameroun, la banque britannique Standard Chartered Bank UK et UKEF qui apportent des garanties souveraines sur le prêt.
Cette approbation ouvre la voie à la fermeture formelle de l’accord de financement et à un démarrage effectif des décaissements attendu au premier trimestre 2026 sous réserve des conditions habituelles liées à la réassurance, ainsi qu’aux normes environnementales et sociales, selon les précisions du ministère des Travaux publics.
Pour l’heure, les autorités camerounaises s’attèlent à la finalisation des plans d’action de réinstallation des populations affectées, au paiement des indemnisations liées aux emprises foncières et à l’achèvement des études géotechniques complémentaires exigées par les bailleurs. Le partenaire technique du projet, ICM Construction Ltd, déjà attributaire du marché, a entamé les procédures d’importations des équipements lourds. En attendant le lancement des travaux, l’entreprise assure l’entretien de la route existante afin de maintenir la circulation entre Ebolowa, Akom II et Kribi.
ROUTE EDÉA-KRIBI : LES AVIS DE NON-OBJECTION DE LA BAD RESTENT ATTENDUS POUR LA CONTRACTUALISATION DES ENTREPRISES
Pour la reconstruction de la route EdéaKribi, s’agissant du processus de contractualisation des entreprises pour la réalisation des travaux de reconstruction, les avis de non objection du bailleur de fonds, la Banque Africaine de Développement (BAD) restent attendus. Pendant ce temps, l’entretien d’urgence reste plombé par les difficultés financières de l’entreprise SOMAF.
Même si l’entreprise reste mobilisée et poursuit ses opérations, le constat sur le terrain fait état d’une réelle asphyxie financière, avec un retard de paiement des décomptes s’élevant à 1 507 660 808 FCFA sur la ligne Fonds routier et de 620 477 301 FCFA sur la ligne du budget d’investissement public (BIP). Plus grave encore, SOMAF paie également le prix fort de la suspension des paiements au Fonds routier, lesquelles ne rassurent pas. Car, cette suspension est venue davantage relever l’impact négatif de cette mesure sur les capacités de déploiement de l’entreprise, explique-t-on.
DOUALA-YAOUNDÉ-BONIS : LE PROJET DE RECONSTRUCTION SE MATURE
Maillon important du corridor Douala-Bangui, le Cameroun se dit déterminé à mettre en œuvre la reconstruction de l’axe Douala-Yaoundé-Bonis. Le gouvernement, à travers le ministère des Travaux publics, a réaffirmé sa volonté d’accélérer la maturation de ce projet, avec l’appui de la Banque mondiale, l’un des partenaires techniques et financiers ayant manifesté son intérêt pour accompagner le Cameroun.
Lors d’une concertation entre le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi et une délégation de la Banque mondiale conduite par Franz Dress-Gross, Directeur régional des infrastructures, le 20 janvier 2026 à Yaoundé, les échanges avaient porté sur l’identification du projet et la mobilisation des ressources nécessaires à la réhabilitation de cet axe stratégique pour l’économie nationale et l’intégration régionale. La Banque mondiale a exprimé son intention de contribuer à hauteur d’environ 210 milliards de FCFA.
Les principales options techniques du projet, portent notamment le dédoublement de la section Douala-Edéa ; la construction d’un second pont sur la Dibamba ; l’aménagement des voies de contournement de Douala et de Yaoundé, ainsi que la modernisation des stations de pesage d’Edéa et de Nomayos.
ROUTE NGAOUNDÉRÉ-GAROUA : LES ENTREPRISES SE MOBILISENT POUR LA RECONSTRUCTION
En attendant le début des travaux de reconstruction, les entreprises ont été instruites par le MINTP de traiter les dégradations de la chaussée en vue de maintenir la circulabilité sur cet axe. Et, cette mobilisation est déjà progressive selon les lots. Sur le lot 1, entre Ngaoundéré et le bas de la falaise, l’entreprise CGCOC Group n’a pas encore démarré les travaux de maintien de la circulation, alors que certaines sections présentent un niveau de dégradation avancé.
Sur le lot 2, l’entreprise CHEC a engagé des interventions sur les premiers kilomètres, notamment le traitement des points critiques avec des matériaux stabilisés. Sur les lots 4 et 5, les entreprises CFHEC et CWE ont mobilisé leurs équipes et équipements, bien que l’approvisionnement en matériaux concassés persiste, avec des solutions en cours de mise en œuvre. Mais déjà, parmi les difficultés que rencontrent les entreprises sur le terrain, il y a l’approvisionnement en matériaux concassés pour le traitement des nids-de-poule et l’agrément des sites destinés aux bases logistiques.
Pour y faire face, le MINTP, au cours d’une réunion du 9 février dernier, a recommandé le traitement des points critiques au bitume et a indiqué, avec l’appui du MINMIDT que la carrière exploitée par l’entreprise Synohydro, déclarée d’utilité publique, devra faciliter l’accès des entreprises aux agrégats nécessaires.
VOIE EXPRESSE LOLABÉ-CAMPO À CONSTRUIRE
La construction de la voie express LolabéCampo, longue d’environ 40 km et conçue à 4 voies, est un projet crucial pour relier le complexe industrialo-portuaire de Kribi à la frontière de la Guinée équatoriale. Ce projet stratégique vise à booster les échanges sous régionaux, elle s’inscrit également dans le projet de développement du complexe industrialo-portuaire de Kribi, dont elle constitue l’un des maillons routiers structurants, bien que son avancement soit actuellement ralenti par des incertitudes sur le bouclage financier de la BDEA.
Au MINTP, l’inquiétude porte désormais sur la « capacité de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) à mobiliser les 45 milliards FCFA de son apport ». Il est en effet attendu de ce bailleur de fonds une enveloppe de 45 milliards FCFA pour le bitumage de la route, un projet qui inclut également des travaux de voiries urbaines et divers aménagements sociaux.
BINGAMBO-GRAND ZAMBI : 15 ENTREPRISES DÉJÀ EN COURSE
Selon le MINTP, 15 entreprises ont déposé leurs offres pour les travaux de construction de la route Yaoundé-Kribi via Olama, tronçon Bingambo-Grand Zambi (43 km) sur la route nationale N° 22. Les travaux doivent être réalisés dans un délai global de 24 mois calendaires, pour un coût prévisionnel de 50,96 milliards de FCFA. Ce projet est cofinancé par l’État du Cameroun, via le budget d’investissement public (BIP) du MINTP pour les exercices 2023 et suivants, et des partenaires financiers que sont la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (Fkdea), le Fonds saoudien de développement (FSD), le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (FADD) et le Fonds OPEP pour le développement international (OFID).
BATOURI-NGOURA II : LA CONTRACTUALISATION DE L’ENTREPRISE ATTENDUE
Au MINTP, l’on informe que l’appel d’offres relatif à la contractualisation d’une entreprise pour la construction de la section Batouri-Ngoura II est lancé. Le bitumage de la route Ngoura II-Yokadouma, y compris la voie de contournement de la ville de Batouri, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement est donc en voie de consolidation. Selon le chronogramme élaboré par le MINTP, le marché pour la construction de la route Batouri-Ngoura II devait être signé avant la fin de l’année 2025, pour un démarrage des travaux au cours de l’année 2026, comme cela est indiqué dans la feuille du MINTP transmise au Premier ministère.
DE NOMBREUX CHANTIERS À ACCÉLÉRER EN 2026
Dans la catégorie des chantiers à accélérer au cours de l’exercice 2026, le MINTP liste notamment Ngaoundéré–Paro ; Magada– Guidiguis–Yagoua ; Foumban–Koupamatapit ; Carrefour Yii-Endom-Carrefour Nkam ; Mengueme Si-Nkangkonso et bretelles. Les travaux sur Edéa–Mouanko, Nkondjock–Bafang ; Olounou–Oveng ; Boucle de la Lékié doivent aussi gagner en cadence. Le programme inclut en outre la finalisation des travaux de l’entrée Nord de Yaoundé : Olembé-Echangeur d’Obala en 2×2 voies, la traversée urbaine de Bamenda, ainsi que le bitumage de certains tronçons de routes dans la région du Sud, notamment dans les départements de la Mvila et du Dja-et-Lobo : Section 1 : Ngallan (village Comice)-Melangue 2-Biwong Bané et section 2 : Ebolowa-Nsélan-Koungoulou, axe Nkoeye, fin goudron.
Des avancées notables seront également enregistrées sur les ouvrages d’art ci-après : pont et ses accès sur le fleuve Mbam à Nchiayang, pont et ses accès sur le Mayo Kallio à Palar sur la Nationale No1, etc.
DES PROJETS À TERMINER…
Parmi les projets annoncés à terminer au cours de l’exercice budgétaire 2026, le MINTP cite la pénétrante Est de Douala, les axes Maroua–Bogo–Pouss et Mora–Tchakamari, la route Mbalmayo–Sangmelima ainsi que l’axe Awae–Esse–Soa. S’ajoutent qaussi la réhabilitation de l’ancien pont sur le Wouri et la route Kumbo–Misaje, y compris la voie de contournement de Nkambe, MbalmayoSangmelima. Emmanuel Nganou Djoumessi promet également la livraison de « six ponts à sections modulaires métalliques ».
DES ÉTUDES TECHNIQUES À POURSUIVRE…
Les études techniques devront se poursuivre en 2026 dont la plupart pourront s’achever portent sur 350 km d’autoroutes et voies expresses, 1738,3 km de routes à construire. Celles devant démarrer portent sur 2496,4km de routes et 665 ml d’ouvrages d’art. Ces études seront menées jusqu’à la phase d’Avant-projet sommaire (APS) ou Avant-projet détaillée (APD).
Elles concerneront entre autres : le bitumage de la voie expresse Edéa-Dizangue-Mouanko-Yoyo (110 km) ; la construction de l’autoroute intersection (Yaoundé-Douala)-Bafoussam-Bamenda ; la construction des routes Lomie-Ngoila-Mbalam et Zoulabot 2-Messok, ainsi que la construction des routes Djoum (Inter N9)- Onon-Oveng (Inter N11) et Lomie-Mintom.
Les autorités chargées de la concrétisation du projet de Bus Rapid Transit (BRT) de Douala ont lancé, en octobre 2025, les premiers appels d’offres pour le recrutement des entreprises auxquelles elles souhaitent confier les travaux liés audit projet. Selon des informations obtenues auprès de sources internes au Projet de mobilité urbaine de Douala — dont le BRT est une composante — 14 entreprises ont déposé des offres pour les voies de rabattement, après que 21 sociétés ont acquis le dossier.
Les résultats sont attendus pour fin février 2026. Le cahier des charges porte sur 12,5 km de voiries d’accès, pour un montant estimé à 4,7 milliards de FCFA. Il concerne des tronçons situés dans Douala 1er, 2e, 3e et 5e, et inclut chaussées, drainage, éclairage, installation d’outils de gestion du trafic ainsi que la relocalisation de réseaux d’eau et d’électricité. Ces chantiers, bien que distincts des travaux principaux du BRT, balisent le terrain pour ces derniers et constituent un signal fort susceptible d’être perçu positivement par la Banque mondiale, auprès de laquelle le Cameroun a emprunté 261 milliards de FCFA pour ce projet estimé à plus de 350 milliards de FCFA.
Ils pourraient également peser dans les discussions engagées avec l’institution de Bretton Woods afin d’obtenir le prolongement de la clôture du financement accordé au Cameroun, initialement prévue en juin 2028.
En effet, au regard des retards accumulés dans la conduite du projet, la Communauté urbaine de Douala, convaincue qu’elle ne pourrait pas livrer l’ensemble du chantier à la date prévue, a entamé des discussions avec la Banque mondiale pour obtenir une extension de la date de clôture des opérations de décaissement.
« Lors de la dernière mission de supervision de la Banque mondiale, qui s’est tenue en juin 2025, ce risque de ne pas finaliser les travaux en 2028 a bien été relevé. Nous avons obtenu un accord de principe de la Banque mondiale pour une possible extension de la date de fin du projet, mais sous réserve que nous commencions déjà tous les travaux », expliquait en août 2025 Tene Mbimi Prisca, conseillère technique n°3 auprès du maire de Douala et coordonnatrice du projet.
CALENDRIER ENCORE INCERTAIN POUR LE CORRIDOR PRINCIPAL
À ce stade, les conclusions des discussions engagées avec la Banque mondiale restent confidentielles. Concrètement, on ignore toujours si le Cameroun a obtenu de l’institution financière la prolongation sollicitée. Toutefois, les projections actuelles relatives au corridor principal du BRT semblent plaider pour une issue favorable. Les travaux de ce corridor sont programmés pour démarrer fin 2026 ou début 2027.
Étant donné qu’avant même le lancement des travaux préliminaires susmentionnés, la Communauté urbaine de Douala craignait déjà de ne pas respecter les délais, il paraît peu probable que, quelques mois plus tard, elle ait assuré aux responsables de la Banque mondiale pouvoir achever le chantier entre 2027 et 2028.
En outre, le contrat de l’opérateur chargé d’assurer le transport devrait être signé en 2027. Le projet BRT de Douala est conçu autour de quatre lignes totalisant 27 km, 44 stations et quatre terminaux. Il intègre également environ 80 km de voies urbaines de rabattement.
UN PROJET ANCIEN RELANCÉ À PLUSIEURS REPRISES
L’idée d’implanter un système de bus à haut niveau de service au Cameroun n’est pas récente. En 2015, le ministère des Finances annonçait la mise en place de deux lignes pilotes : l’une à Yaoundé (21 km, d’Olembé à Ahala) et l’autre à Douala (17 km, du Carrefour des Douanes au PK 17). Ces projets avaient fait l’objet d’une signature de principe avec l’entreprise brésilienne Marco Polo, spécialisée dans la fabrication d’autobus, et devaient entrer en service en 2018.
Les tracés avaient été définis, des études topographiques et de trafic mené, et un mémorandum d’entente signé avec le secrétaire général de la Primature pour le compte du Cameroun. Pourtant, aucune suite concrète n’a été donnée à cette première phase. En 2019, l’initiative est relancée par le ministre du Développement urbain et de l’Habitat, Jean Claude Mbwentchou, dans le cadre du programme Mobilise Your City, une initiative internationale lancée lors de la COP21 à Paris en 2015.
Ce programme vise à aider les villes en développement à concevoir des plans de mobilité urbaine durables. À Douala, il se traduit par l’élaboration d’un Plan de Mobilité Urbaine Soutenable (PMUS). Malgré cette relance, aucun chantier n’a été engagé et le projet est resté à l’état de planification jusqu’à l’intervention de la Banque mondiale.
« La toute nouvelle Bourse nationale des déchets est suffisamment équipée, tant sur le plan de la gouvernance que sur le plan humain et beaucoup plus aussi sur le plan politique parce qu’on voit que nos politiques nationales se mettent en branle » a déclaré Sylvie Rebecca Essomba, Directeur général de la Bourse nationale des déchets, le 12 février 2025 à Yaoundé à l’occasion du lancement officielle des activité la Bourse nationale des déchets.
Pour elle, l’heure est l’action. « Nous pensons que les conditions sont réunies pour que la bourse puisse se mouvoir et atteindre les objectifs que le Cameroun s’est fixés en matière de développement durable » poursuit-elle. Il sera désormais question d’animer le marché boursier des déchets où l’offre et la demande sur les déchets vont se rencontrer. « Nous voulons mettre ensemble tous ces manipulateurs de déchets autour d’un outil unique et innovant qui fait que les déchets seront vus par les uns et les besoins des autres remplis. Ces déchets seront ainsi réinjectés dans le circuit industriel et là c’est déjà un apport pour l’import-substitution parce qu’il y aura une réduction des coûts finalement », a précisé Sylvie Rebecca Essomba. Ce jeudi-là, en plus du lancement de ses activités et sa plateforme électronique, l’identité visuelle et logo de la Bourse nationale des déchets a été présentés.
UN VOLUME QUI A DOUBLÉ EN NEUF ANS
Mais derrière la symbolique institutionnelle, l’urgence est chiffrée. En 2016, le Cameroun produisait trois millions de tonnes de déchets. En 2025, le volume atteint six millions de tonnes. En neuf ans, la production a doublé. Or le modèle actuel montre ses limites. À peine un quart de ces déchets est pris en charge par Hysacam. La moitié est gérée sans méthodologie conforme à la réglementation en vigueur.
Le dernier quart finit abandonné dans la nature. Pour le ministère de l’Environnement, cette situation n’est plus soutenable. « Nous avons vécu pendant des années dans ce tourment de déchets avec tout ce que ça cause et que nous puissions maintenant en arriver à mettre en place ce qui fait en sorte que les déchets des uns deviennent la matière première des autres », a déclaré Hélé Pierre, ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, qui présidait la cérémonie.
Les externalités sont lourdes. Pollution des milieux récepteurs, dégradation des paysages urbains, prolifération de maladies, émissions de gaz à effet de serre qui compromettent les engagements du pays auprès de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. La question des déchets devient ainsi un sujet économique autant qu’environnemental.
LES COLLECTIVITÉS MISENT SUR LA VALORISATION
La Bourse nationale des déchets est présentée comme un mécanisme correctif. Sa plateforme électronique doit mettre en relation offreurs et demandeurs. Les déchets des uns deviennent intrants pour les autres. La logique affichée est celle d’un marché structuré, avec une animation des échanges et une meilleure traçabilité des flux.
Dans les collectivités, l’initiative est perçue comme une opportunité budgétaire. « Ce sont ces territoires qui ont davantage intérêt à voir les déchets disparaître de leurs territoires et nous apprécions cette très forte action du gouvernement à travers le ministère de l’Environnement. Cette action va véritablement donner une valeur ajoutée aux ordures parce qu’on ne peut plus parler de déchets. Il s’agit davantage d’un capital et nous allons nous insérer dans cette brèche. Nous nous réjouissons que nos villes vont changer d’image et surtout se faire un peu d’argent », affirme Daniel Edjo’o, maire d’Ebolowa.
UNE FILIÈRE INDUSTRIELLE EN ATTENTE DE STRUCTURATION
Du côté des industriels du recyclage, l’attente est également forte. « Cette bourse vient à point nommé. Red-Plast, en tant qu’entreprise de recyclage des déchets entend tirer profit de cette bourse de déchets. Nous avons une application qui permet de collecter les déchets en ligne. Donc ça va permettre d’interconnecter tous les acteurs de la chaîne de transformation des déchets pour une meilleure organisation. Nous allons jouer notre partition et nous connecter aux entreprises qui auront besoin de nos produits. Cette bourse est une aubaine. Nous espérons améliorer nos ventes et pouvoir bien huiler le réseau de transformation de déchets au Cameroun », explique Henri Yene, superviseur de Red-Plast à Yaoundé.
Les associations de consommateurs y voient aussi un enjeu de santé publique. « Nous saluons à juste titre l’avènement de cet outil parce que le consommateur a droit à un environnement sain et le lancement de la Bourse nationale des déchets vient contribuer à l’atteinte de ce droit-là. Nous voyons au quotidien à quoi ressemblent nos villes. Le consommateur est exposé à plusieurs maladies qui impactent sa santé. Aujourd’hui, il est question pour nous d’espérer un meilleur environnement, que l’air que nous respirons soit moins pollué et que nous puissions véritablement être en santé. L’employabilité des jeunes sera également boostée à travers cet instrument. Reste que la mise en œuvre suive véritablement », prévient Prince Mpondo, président d’une association de défense des droits des consommateurs.
La Bourse nationale des déchets ambitionne ainsi de transformer un goulot d’étranglement urbain en filière économique structurée. Reste à savoir si la plateforme saura absorber les six millions de tonnes annuelles et réduire la part des flux hors normes. La crédibilité du dispositif se mesurera à sa capacité à réduire l’abandon sauvage et à intégrer le recyclage dans le circuit industriel national, tout en alignant la gestion des déchets sur les engagements climatiques du pays.
Seize ans après son lancement, le programme public de construction de 10 000 logements sociaux et d’aménagement de 50 000 parcelles constructibles n’a toujours pas atteint la moitié de sa cible. Les données communiquées par le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) indiquent que seuls quelques milliers de logements ont été livrés, alors même que les besoins continuent de croître dans les grandes villes. Le projet comprenait une phase pilote de 1 675 logements.
D’après les données communiquées lors de la remise de clés organisée le 12 février 2026 à Mbanga Bakoko à Douala par le ministère de l’Habitat, « le total des logements achevés dans la phase pilote [s’élève] à 1 130 sur 1 675 prévus ». Sur ce site précis, « 670 logements sont déjà livrés, avec 40 supplémentaires attendus d’ici mars et 30 autres en avril », ont indiqué les responsables du programme.
Cet échec, la ministre de l’Habitat Célestine Ketcha Courtès ne l’assume pas. Le département ministériel qu’elle dirige tente même de s’en départir. Selon les services de communication dudit ministère, « à son arrivée en 2019, seuls 420 logements étaient achevés depuis le lancement du projet pilote en 2009 ». Elle a assuré que « les remises de clés sont devenues régulières », évoquant « la contractualisation de nouvelles entreprises et des avancées sur la délivrance des titres fonciers, présentées comme une priorité pour 2026 ».
Sur le terrain, la perception reste plus critique. Dans les grandes agglomérations, la rareté et le coût des logements dits sociaux alimentent les frustrations. « Il n’y a pas de logements sociaux au Cameroun. Ce qu’on appelle “logements sociaux” est inaccessible aux citoyens camerounais moyens. Ce sont les hauts fonctionnaires qui habitent dans les camps SIC. Car les coûts sont élevés et ils sont d’ailleurs rares », observe Sylvain, étudiant interrogé.
Selon les chiffres officiels rappelés par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain, le Cameroun accuse « un déficit d’environ 2,5 millions de logements sociaux ». Le même ministère estime également « à plus d’un million d’unités le déficit à combler en matière de logements, avec une croissance annuelle de 10% »
»La Commission nationale du Croissant lunaire (Cncl) a le plaisir d’informer la communauté musulmane du Cameroun que le jeûne du mois de Ramadan 2026 correspondant à l’année hegirienne 1447 commence demain ». C’est la substance d’un communiqué rendue publique ce soir par la Cncl. Confirmant simplement ce qui était déjà pris pour acquis. Le jeûne du mois de Ramadan débute donc ce mercredi 18 février 2026 sur le territoire national camerounais. La commission précise que le croissant lunaire a été aperçu à Yagoua dans le département du Mayo-Danay. »Le Lamido de ladite ville a informé le Sultan de Wandala qui, à son tour, a saisi le porte-parole de la Cncl, avec un audio à l’appui. »
Coïncidence
Le communiqué signé du Pr Souley Mane, porte-parole de la Cncl, survient au moment où l’association, une organisation concurrente à la Cncl, en est encore à rechercher le même croissant lunaire. Dans un communiqué signé ce même 17 février 2026, le Conseil camerounais du croissant lunaire (Cccl) qui chapeaute cette association, annonçait son déploiement ce soir dans la ville de Douala pour les besoins de la cause. Elle qui use de moyens techniques pour rechercher le croissant lunaire, a ces dernières années essayé de démystifier cette opération, anticipant parfois sur son concurrent. Il est certain qu’une communication du Cccl viendra confirmer le début du jeûne du Ramadan pour ce 18 février 2026.
Cette année, le début du carême coïncide avec le mercredi des Cendres, qui symbolise chez les chrétiens (catholiques notamment), le début du carême en vue de la célébration de la Pâques. C’est dire si les deux obédiences religieuses sont sur le même diapason cette année.
L’affaire de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri connaît un nouveau développement. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) a décidé de suspendre une partie des opérations sécuritaires d’inspection par scanner réalisées transatlantic d. s.a. qui a pris en main cette activité le 2 janvier 2026.
Dans une correspondance datée du 16 février 2026, Cyrius Ngo’o demande au DG de Transatlantic D, de limiter ses interventions « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs », détaille le DG du PAD. Cette injonction avec effet à compter de la date dudit courrier « jusqu’à nouvel ordre », consiste à mettre en œuvre les directives du premier ministre, précise le management du PAD.
Cette décision rétablit dans ses droits la Société générale de surveillance (SGS) tel que recommandé par le gouvernement. L’entreprise suisse va donc poursuivre l’inspection des conteneurs tandis que Transatlantic D dont le contrat avec le PAD portait sur le 100% scanning, soit l’inspection de toutes les marchandises passant par le port tant à l’importation qu’à l’exportation quel que soit leur mode de conditionnement va limiter son intervention aux autres marchandises non couverts par SGS. Le PAD maintient donc son contrat avec Transatlantic D.
En rappel, le contrat de concession liant le Port Autonome de Douala à Transatlantic D porte sur une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’un des motifs avancés par le PAD pour ce changement était la modernisation et l’alignement aux meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Le nouvel opérateur devait donc mettre en place un dispositif mobile de dernière génération permettant une transmission rapide des informations à la Douane et aux autres acteurs de la chaîne d’import/export.