lundi, mai 18, 2026
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Finances publiques : Les retards de paiement plombent l’exécution budgétaire

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Réunis le 6 février 2026 à Yaoundé, les responsables des services centraux et déconcentré du ministère des Finances ont mis en lumière une faiblesse persistante de l’exécution des dépenses publiques au Cameroun. Les informations présentées par la direction de la Trésorerie au ministère des Finances montrent un allongement continu des délais de paiement sur trois exercices successifs. Ils tournaient autour de 120 jours en 2023, ont atteint 160 jours en 2024, puis ont dépassé 200 jours en 2025, selon les données du ministère des Finances.

Pour l’administration financière, cette dérive s’explique par une désynchronisation entre engagements et disponibilités de trésorerie. Les marchés publics sont fréquemment conclus tardivement et une part importante des engagements se concentre en fin d’année, alors que les ressources n’évoluent pas au même rythme. En 2023, plus de 30 % des dépenses ont été engagées durant les derniers mois de l’exercice, d’après les chiffres du ministère.

Sur 3 531 milliards de FCFA payés cette année-là, 1 338 milliards ont été décaissés en décembre, soit près de 38 %. La même configuration apparaît en 2025. Sur 3 486 milliards de FCFA réglés entre janvier et décembre, 1 305 milliards ont été versés en fin d’exercice, environ 37 % du total, toujours selon les données du ministère des Finances. « Lorsque quatre paiements sur dix sont concentrés sur un seul mois, la trésorerie ne parvient pas à absorber le choc. Les fournisseurs attendent, certaines factures basculent sur l’exercice suivant et les retards se transforment en restes à payer. Ces charges héritées réduisent, dès janvier, la capacité à financer de nouvelles dépenses », indique le ministère des Finances.

 Cette mécanique contribue à entretenir un niveau élevé d’arriérés. La Chambre des comptes de la Cour suprême a évalué le stock à 926,49 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Il a été ramené à 485,4 milliards à fin septembre 2025, selon des données communiquées par la Caisse autonome d’amortissement, qui précise que ces estimations restent provisoires et doivent être consolidées par le Trésor public.

 Les conséquences dépassent la sphère administrative. Les retards fragilisent la trésorerie des entreprises prestataires, en particulier les PME, qui doivent absorber des coûts financiers supplémentaires et différer certains investissements. Sur le plan macroéconomique, ces tensions nourrissent l’appréciation du risque souverain et influencent les analyses des agences de notation, dans un contexte international marqué par des conditions de financement plus strictes.

Alerte santé : Des épizooties prévues sur l’ensemble du territoire dans les prochains jours

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Le bulletin de prévisions et alertes de l’Observatoire national sur les changements climatiques prévient sur les risques de résurgence des maladies tels que la tuberculose, la fièvre aphteuse, la méningite entre autres.

Du 21 au 28 février 2026, les 10 régions du Cameroun seront soumises à de très fortes chaleurs, beaucoup plus dans la partie septentrionale du pays (Nord, Adamaoua et Extrême-Nord). Selon les prévisions de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) contenues dans la note d’information du bulletin de prévisions et alertes climatiques décadaire 252, cette situation va entrainer plusieurs épizooties à travers le pays.

Le bulletin de prévisions et alertes prévient sur les risques de résurgence des maladies tels que la tuberculose, la fièvre aphteuse, la méningite, suite aux températures élevées et à la persistance des vents secs dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord, issus de l’harmattan. L’ONACC alerte également sur des cas de pertes d’animaux dans cette partie du pays, du fait de l’inconfort thermique. L’ensemble du pays connaitra également des maladies respiratoires et de la conjonctivite.  

Il est prévu des températures élevées, atteignant 41,5 degrés dans les régions septentrionales, du Centre, de l’Ouest, du Sud et du Nord-Ouest. L’on prévoit également des particules en suspension transportées par les alizés du Nord-Est et les conditions locales sèches et poussiéreuses. Ces épizooties seront causées par l’influence des vents violents associés aux pluies hors saison et aux facteurs de relief localisés.  

Miss Cameroun : Josiane Golonga Harangada comme ses prédécesseurs

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Par exploit d’huissier, le comité d’organisation du concours Miss Cameroon (Comica) a sommé Josiane Golonga, Miss Cameroun 2025, à travers une ultime demande d’explication », de se présenter dans les cinq jours qui suivent au siège de l’organisation. Derrière cette exigence de présentation datée du 13 février, le Comica aligne une pléthore d’accusations à l’encontre de Miss Cameroon 2025. Entre autres, d’avoir abandonné ses fonctions, d’avoir refusé à plusieurs reprises de se présenter aux événements organisés par les partenaires du Comica, notamment Canal 2, d’avoir exigé la restitution d’un véhicule dont elle serait la seule détentrice des clés,… et surtout d’avoir tenus des propos irrespectueux à l’endroit de la présidente du Comica.
Cela survient dans un contexte marqué par une crise qui se déroulait déjà sur les réseaux sociaux. Sur cet espace de liberté, la communauté Massa était déjà montée au front pour défendre sa fille. Dans un courrier parvenu le 9 février dernier au Comica, avec pour objet « harcèlement médiatique et attaques publiques visant la Miss Cameroun 2025», la « Communauté Massa du Cameroun » dénonce « une campagne de dénigrement d’une extrême virulence marquée par des insultes et des propos outrageants. Des rumeurs malveillantes et attaques personnalisées la visant se multiplient sur les réseaux sociaux et dans certains espaces médiatiques, l’exposant à une humiliation publique constante et à un cyberharcèlement inacceptable». A cet effet, « la communauté Massa dont est issue la Miss, voudrait bien connaître les mesures que vous avez prises pour assurer sa sécurité et protéger son image afin de lui permettre d’achever son mandat dans de bonnes conditions».
C’est que, Josiane Harangada Golonga subit depuis quelques semaines, des attaques publiques, notamment à travers les réseaux sociaux, sur sa « rébellion » contre l’institution qui la désignée comme la fille la plus belle du Cameroun en 2025. Plutôt que de répondre aux protecteurs de Josiane Golonga, le Comica qui entretenait déjà avec la détentrice de la couronne de Miss Cameroun, des relations tendues, est passé à autre chose. L’huissier a prévenu Josiane Harangada Golonga que « faute pour vous de vous conformer au terme de cette correspondance, vous serez considérée comme démissionnaire ; toute chose pouvant entraîner votre destitution, avec pour conséquence la restitution par vous, de vos attributs». Parlant de l’écharpe, de la couronne du véhicule de fonction, des clés du domicile à elle alloué, et les primes restantes.

Le délai de cinq jours est dépassé depuis trois jours déjà. Selon des informations concordantes, Josiane Harangada Golonga se trouve dans sa région natale où elle a trouvé « refuge ». Et ne devrait pas se soumettre aux « condition » à elle exigées. Du coup, l’on tend inexorablement vers une destitution de Miss Cameroun 2025. La première dauphine devrait logiquement reprendre la couronne dans les tout prochains jours, afin de terminer le mandat en cours. Il s’agit d’Audrey Black
En attendant d’y voir plus clair, il y a lieu de remarquer que Miss Cameroon 2025 n’est pas la première Miss à se retrouver en conflit avec le Comica. Depuis plus de dix ans, cette couronne fait l’objet de polémiques récurrentes. En 2010 par exemple, Anne Lucrèce Ntep la Miss 2009, avait déjà réclamé à grands bruits les cadeaux et autres gadgets offerts par les sponsors et partenaires du concours, accusant le Comica de les confisquer. En 2018, peu après l’élection de Caroline Nsèke, une concurrente, Caroline Biloa, avait dénoncé la « falsification des résultats. La candidate à la finale nationale, déclarait que « mon numéro a été appelé pour le Top 12, mais les membres du comité d’organisation m’ont empêchée de sortir des bacstages» pour venir présenter son projet devant le jury. En guise de dédommagements, la candidate réclamait 30 millions Fcfa.

Maroua 1er : Casse-tête permanant pour règlementer l’activité de 15 000 conducteurs de moto-taxis

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Pour Hamadou Hamidou, édile de cette circonscription administrative, la plupart de ces engins ne sont pas assurés ni dédouanés.

Hamadou Hamidou, maire de la commune de Maroua 1er a récemment été invité au poste national de la Crtv. Lors de son passage aux antennes, il lui a été demandé si les 15 000 conducteurs de motos qui exercent à titre commercial dans cette circonscription administrative sont en règle. 

« Sont-ils tous en règles ? je dirais non. C’est quand même difficile de dire que 15 000 conducteurs de motos taxis sont en règle. Nous sommes en train de nous atteler à sensibiliser soit les propriétaires, soit les conducteurs de ces motos taxis pour se mettre en règle » a rétorqué l’édile de la commune de Maroua 1er. Hamadou Hamidou a également indiqué que  la plupart de ces motos ne sont pas assurées et une bonne partie de ces engins à deux roues ne sont pas dédouanés.

« L’impôt libératoire qu’ils payaient généralement au niveau de la mairie est désormais recouvré par les services des impôts ce qui rend très difficile le recouvrement de cette recette. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les motos taxis ici à Maroua 1er exercent leur activité dans la clandestinité puisque les recettes que nous attendions ne sont pas recouvrées » déplore le maire.

Pour ce qui est de la mise en place des dispositifs pour recadrer ces conducteurs de motos, le maire de Maroua 1er a dit mettre l’accent sur l’obtention du permis de conduire, en reconnaissant que parmi les infractions constatées sur les conducteurs de motos, figurent en bonne place le défaut de permis de conduire dans la majorité des cas. Pour essayer de trouver une solution durable, la commune organise des campagnes de sensibilisation en organisant des campagnes de sensibilisation au niveau de la circonscription.

 « Il nous revient parfois de mobiliser par dizaines et par centaines ces conducteurs de motos pour une sensibilisation plus massive. Nous profitons de ces campagnes de sensibilisation pour leur rappeler l’importance d’avoir tous ces documents, le permis de conduire qui est la pièce maitresse pour toute conduite de moto taxi. Nous les sensibilisons à travers des regroupements dans les syndicats en collaboration avec la commune » a-t-il indiqué sur les antennes du poste national.

Concernant le côté sécuritaire, Hamadou Hamidou a reconnu que la plupart des agressions à main armée se font par les conducteurs de motos. « D’après une enquête que nous avons menée, ce sont ces mêmes conducteurs de motos qui commettent tous ces forfaits. Ils arrachent les motos soit pour les remettre en activité, soit pour les revendre. C’est un véritable challenge et tout cela doit passer par la sensibilisation des populations » a souhaité le maire de Maroua 1er.

Bertoua : La délégation des PME évalue le 8ème Salon régional de l’artisanat de l’Est

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Outre la proclamation des résultats sans mention de la filière par certains délégués départementaux, le rapport déplore également une faible couverture médiatique de cette activité.

Du 11 au 13 novembre 2025, l’esplanade de la délégation régionale du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) dans la ville de Bertoua, a abrité le Salon régional de l’artisanat de l’Est (Sarae). Dans le but de s’améliorer pour la prochaine édition, une réunion d’évaluation a récemment été organisée par les responsables locaux afin d’évaluer cette 8ème édition du Sarae.

De cette évaluation faite au niveau régional il en ressort entre autres que certains membres du jury ont fait preuve de légèreté et des programmes de cérémonies non conformes ont été constatés au niveau de certains salons départementaux.

Le rapport déplore également une couverture médiatique insuffisante outre la proclamation des résultats sans mention de la filière par certains délégués départementaux du fait de la mauvaise organisation des acteurs, outre les frais de transport non prévus pour les artisans, parce que non prévus dans le budget.

« Certains délégués départementaux ont peur devant leur préfet à qui ils ne disent pas certaines vérités par peur ou manque d’arguments techniques pour convaincre » déplore le rapport. Afin de remédier à cette situation, certaines résolutions ont été prises.

« Etant donné que les Salons régionaux sont biennaux des années impaires, nous nous proposons de continuer à ménager notre monture d’abord pour le Siarc (Salon international de l’artisanat du Cameroun Ndlr) 2026. Ceci en organisant au moins deux réunions préparatoires avec les 35 lauréats, en vue de les coacher pour l’amélioration de l’image de leurs œuvres et les activités à mener avant, pendant et après le Siarc en vue » explique le rapport.

Ce dernier prévoit également la rémunération pour le transport des artisans et leurs œuvres afin de se rendre aux expositions départementales et au salon régional. L’initiative va aussi travailler pour que les crédits alloués à l’organisation soient disponibles en région avant la fin du 1er trimestre entre autres.

« Nous nous attèlerons à continuer avec la sensibilisation et l’identification de routine des artisans pour leur enregistrement aux registres commerciaux. Nous entamerons également la signature des cartes d’adhésion des artisans (si possible), conformément aux instructions de la hiérarchie. Nous continuerons à préparer les artisans pour le salon artisanal 2027 car les vraies œuvres artisanales ne se confectionnent pas en un temps record. Le dialogue et le renforcement des capacités des maires en la matière ne seront pas du reste » rassure le rapport.

Le Minfi annonce la saisie de drogues d’une valeur de 50 milliards de francs CFA

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Le Ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a rendu public, le 20 février 2026, un communiqué officiel annonçant la saisie de six cargaisons majeures de stupéfiants illicites à l’aéroport international de Douala. L’opération, coordonnée par le Service principal de la surveillance des Douanes sur la base de renseignements ciblés de haut niveau, a permis d’intercepter environ 2 491 kilogrammes de substances prohibées.

Dans le détail, la cargaison se compose de 1 057 kg de cocaïne en provenance d’Allemagne et de 1 434 kg de tramadol expédiés depuis l’Inde et le Soudan du Sud. Selon les précisions du communiqué, les expéditions ont transité respectivement par une compagnie aérienne européenne et une compagnie aérienne africaine, et avaient été faussement déclarées comme « fournitures médicales » afin de contourner les contrôles frontaliers.

La valeur marchande estimée des substances saisies s’élève à environ 90 millions de dollars US, soit près de 50 milliards de francs CFA, indique le ministredes Finances, qui ajoute que « cette opération empêche notamment la mise en circulation d’environ 27 millions de comprimés de tramadol sur le territoire national », un volume susceptible d’alimenter massivement les réseaux de distribution illicites et d’aggraver les ravages sanitaires et sociaux liés à l’abus de drogues.

Les marchandises ont été immédiatement placées sous scellés et remises aux autorités compétentes pour la poursuite des enquêtes, révèle le communiqué de M. Motaze. S’agissant du tramadol, le Service des Douanes travaille en étroite collaboration avec les autorités régionales afin de garantir la destruction immédiate et sécurisée de ces produits prohibés.

Cette saisie spectaculaire s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des contrôles et de démantèlement des réseaux criminels transnationaux. Ces dernières années, les Douanes camerounaises ont multiplié les coups de filet d’envergure, tant dans les aéroports que dans les ports et aux frontières terrestres. Des cargaisons importantes de tramadol, de cocaïne et d’autres substances psychotropes ont ainsi été interceptées dans les aéroports camerounais et ailleurs sur le territoire, de même que des conteneurs dissimulant des produits pharmaceutiques contrefaits et des marchandises prohibées. Chaque opération a mis en lumière l’ingéniosité des trafiquants, mais aussi la capacité croissante des services douaniers à exploiter le renseignement, les techniques de profilage et la coopération interservices.

Au-delà de la dimension répressive, ces actions traduisent un enjeu stratégique majeur : protéger la santé publique, préserver l’ordre social et consolider la sécurité nationale. Le trafic de stupéfiants constitue en effet une menace transversale, alimentant la criminalité organisée, le blanchiment de capitaux et parfois le financement d’activités déstabilisatrices.

Dans son communiqué, le Ministre des Finances « félicite les agents des Douanes pour leur sens du devoir, leur vigilance et leur professionnalisme ». Conformément aux Hautes Directives du Chef de l’État, la Douane camerounaise demeure un pilier essentiel du dispositif de défense économique et de sécurité nationale.

Sous la conduite du Minfi, l’administration douanière affiche des résultats probants, conjuguant modernisation des outils de contrôle, exploitation accrue du renseignement et coordination renforcée avec les partenaires nationaux et internationaux. L’efficacité démontrée à travers cette saisie record illustre la détermination des pouvoirs publics à faire du territoire camerounais un espace de tolérance zéro face aux trafics illicites.

Créances : 778 milliards FCFA à recouvrer par l’État

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Dans une interview publiée dans le magazine officiel du ministère des Finances (2024/2025), Marie Rose Messi, directrice générale de la Société de recouvrement des créances, a dressé un état des lieux précis du portefeuille résiduel de créances à recouvrer. « Au 31 décembre 2024, le portefeuille résiduel des créances à recouvrer en matière bancaire et commercial est de FCFA 584 milliards.

En ce qui concerne les créances issues des condamnations pécuniaires au profit de l’Etat et de ses démembrements, le solde restant à recouvrer pour les décisions de justice exécutées est de FCFA 194 milliards », at-elle déclaré. Marie Rose Messi affiche néanmoins sa confiance dans la capacité de l’entreprise qu’elle dirige à relever ce défi colossal. « Nous restons convaincus que, grâce au déploiement de la SRC, dotée de ses nouveaux attributs, adossée à sa réorganisation telle que voulue par le Chef de l’État et avec l’accompagnement des autorités publiques, le taux de recouvrement sera significativement amélioré », a-t-elle assuré.

Mais le rapport 2024 de la Commission nationale anti-corruption (Conac) sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun tempère cet optimisme. Sur un total de 90,7 milliards de FCFA de condamnations pécuniaires prononcées en faveur de l’État, la SRC n’a encaissé que 5,2 milliards de FCFA, soit un taux de recouvrement limité à 5,8 %.

Près de 85,4 milliards de FCFA restent ainsi à récupérer, correspondant à 19 décisions de justice rendues par le Tribunal criminel spécial et la Cour suprême. Dans la même veine, le dernier rapport de la Chambre des comptes couvrant la période 2018- 2022 met en évidence des anomalies dans le circuit de reversement des fonds collectés.

 La juridiction financière relève que la société n’a pas systématiquement transféré au Trésor public les sommes perçues pour le compte de l’État. Le document précise qu’au 31 décembre 2022, la SRC détenait encore 14,121 milliards de FCFA correspondant à des fonds recouvrés dans le cadre de conventions signées avec le ministère des Finances.

 À ce montant s’ajoutaient 107,127 millions de FCFA issus de condamnations pécuniaires, également conservés par la société.

MINETTE LIBOM LI LIKENG, Minpostel : « Instaurer un cadre de gouvernance de l’IA pour garantir l’efficacité des actions publiques »

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Pour nos administrations, l’intelligence artificielle représente ainsi une opportunité majeure de modernisation dans la mesure où ses usages induisent : simplification des procédures, lutte contre la fraude, amélioration de la planification publique, renforcement de la transparence et pilotage stratégique fondé sur les données. Dans un contexte où les technologies évoluent plus rapidement que les cadres juridiques, les États sont appelés à trouver un équilibre délicat : encourager l’innovation sans compromettre les principes fondamentaux de l’État de droit. Et pour le Cameroun, l’enjeu est double : – d’une part, ne pas rester en marge de cette transformation mondiale ; – d’autre part, s’assurer que l’adoption de l’intelligence artificielle s’inscrive dans une démarche souveraine, maîtrisée et conforme à nos valeurs.

 Conscient de ces enjeux, le Gouvernement du Cameroun, à travers le Ministère des Postes et Télécommunications, a engagé dès 2024, un processus inclusif et structurant de réflexion nationale, matérialisé par l’organisation des Concertations Nationales sur l’Intelligence Artificielle (CONIA).

La première édition des CONIA, tenue en 2024, a permis de poser les bases d’un cadre de réflexion national et identifié les priorités sectorielles stratégiques. La seconde édition des Concertations Nationales sur l’Intelligence Artificielle, organisée en 2025, a donné lieu à l’approfondissement des travaux engagés et à la consolidation du consensus national autour d’une recommandation majeure, à la fois structurante et stratégique, à savoir : l’élaboration d’une Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle, assortie d’un plan d’action gouvernemental clair, opérationnel et doté d’un calendrier précis de mise en œuvre.

UNE STRATÉGIE NATIONALE DE L’IA ADAPTÉE AUX RÉALITÉS DU PAYS

Cette orientation traduit la volonté collective de passer du stade de la réflexion à celui de l’action coordonnée, en dotant notre pays d’un cadre cohérent, capable d’encadrer le développement et l’usage de l’intelligence artificielle dans tous les secteurs d’activité. À l’évidence, le Cameroun ne pouvait rester en marge de la dynamique mondiale en cours.

C’est dans ce contexte que le Gouvernement, sous l’impulsion du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a engagé ce processus structurant visant à doter notre pays d’une Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle, adaptée à nos réalités, à nos priorités et à nos ambitions de développement.

Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la Très Haute Vision du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, qui soulignait, dans son ouvrage Pour le libéralisme communautaire. Une pensée dynamique à la mesure des temps présents, paru aux éditions Favre en 2024, (et je cite) :« Le pari de l’Intelligence Artificielle est à la mesure des défis actuels et à venir : l’intelligence artificielle est un démultiplicateur de développement, de croissance et de démocratisation, à condition que son usage soit éthique. » (Fin de citation).

À l’heure où les systèmes d’intelligence artificielle connaissent un essor sans précédent, il serait illusoire de ne voir en eux qu’un formidable accélérateur de performance et d’innovation. Car cette même puissance technologique, par sa capacité créatrice, prédictive et décisionnelle, peut également engendrer des dérives profondes si elle n’est pas encadrée avec rigueur.

En effet, nous assistons aujourd’hui à la multiplication de contenus synthétiques difficiles à distinguer du réel, à la manipulation automatisée de l’information, à la reproduction et parfois à l’amplification de biais sociaux à travers les algorithmes, ainsi qu’à l’automatisation de décisions susceptibles d’affecter directement la vie des citoyens qu’il s’agisse d’accès aux services publics, de crédit, d’emploi ou de prestations sociales.

La puissance créatrice de ces systèmes, capables de générer textes, images, voix et simulations avec un degré de réalisme inédit, pose également la question de la désinformation, de l’usurpation d’identité, de l’atteinte à la réputation et de la fragilisation de la confiance publique. Plus encore, l’opacité de certains modèles algorithmiques peut créer un déséquilibre dans la relation entre l’administration et l’administré, si les décisions deviennent incompréhensibles ou contestables uniquement par des experts techniques.

 UNE TECHNOLOGIE SUBORDONNÉE À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Ces dérives déjà redoutables, sont accentuées par la rapidité d’évolution des technologies d’intelligence artificielle et par leur diffusion massive, parfois plus rapide que notre capacité collective à en mesurer toutes les implications juridiques, éthiques et sociales. Et c’est précisément face à ces risques que s’impose une orientation stratégique ferme et assumée de l’action publique.

Car si l’intelligence artificielle peut constituer un puissant levier de modernisation et d’efficacité, elle ne saurait, en aucun cas, devenir un facteur d’instabilité institutionnelle, d’inégalités accrues ou d’érosion de la confiance citoyenne. Notre conviction est qu’elle doit demeurer un instrument au service du progrès collectif, encadré par l’autorité publique et guidé par les valeurs fondamentales de notre République, afin que la technologie reste subordonnée à l’intérêt général et à la primauté de la personne humaine.

UN CADRE NATIONAL DE GOUVERNANCE DE L’IA REPOSANT SUR TROIS PILIERS

L’intelligence artificielle nous place aujourd’hui face à une responsabilité collective majeure. Si la protection du citoyen demeure une exigence fondamentale, l’enjeu dépasse désormais la seule dimension individuelle. Il est systémique.

Il s’agit d’organiser, à l’échelle nationale, une gouvernance cohérente, structurée et anticipative de l’intelligence artificielle. Mettre en place un cadre national de gouvernance de l’IA constitue à cet égard une priorité stratégique. Ce cadre devra reposer sur trois piliers essentiels.

Premièrement, une coordination interministérielle renforcée. L’intelligence artificielle irrigue l’ensemble des politiques publiques : santé, éducation, finances, sécurité, agriculture, justice. Elle ne peut être pensée ni régulée de manière sectorielle et cloisonnée. Une approche concertée et transversale s’impose pour garantir cohérence et efficacité dans l’action publique.

Deuxièmement, une cohérence réglementaire, afin d’éviter les contradictions normatives, les vides juridiques ou les chevauchements de compétences. Notre ambition est de bâtir un environnement clair, stable et prévisible, propice à l’innovation tout en assurant la protection des droits et libertés fondamentaux.

Troisièmement, l’anticipation des risques technologiques. Gouverner à l’ère de l’intelligence artificielle, ce n’est pas seulement réagir aux dérives constatées ; c’est prévoir les évolutions, évaluer les impacts potentiels et adapter en permanence nos instruments juridiques et institutionnels.

Dans cette perspective, et conformément aux orientations formulées dans la Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle actuellement en cours de finalisation, la création d’un mécanisme institutionnel dédié à la gouvernance de l’IA s’impose comme une nécessité. Ce mécanisme aura vocation à assurer la coordination interministérielle, à harmoniser les initiatives sectorielles, à veiller à la conformité des usages aux principes éthiques et juridiques retenus, et à garantir un suivi régulier de la mise en œuvre du plan d’action gouvernemental.

Il constituera un cadre permanent d’échange, d’expertise et de veille stratégique, permettant d’anticiper les évolutions technologiques, d’identifier les risques émergents et d’adapter en conséquence nos instruments de régulation. Par cette démarche, il s’agira d’ancrer durablement la gouvernance de l’intelligence artificielle dans une architecture institutionnelle claire, stable et cohérente, au service de l’intérêt général.»

Le Minpostel engage les administrations publiques sur la voie d’une IA responsable

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La rencontre qui nous réunit ce jour revêt un caractère essentiellement technique et opérationnel. Elle constitue avant tout un cadre de travail et d’échanges entre administrations, destiné à favoriser une compréhension commune des enjeux pratiques posés par l’intégration progressive des outils numériques avancés dans nos procédures administratives », a déclaré Mohamadou Saoudi, Secrétaire général du Minpostel. C’était le 17 février 2026 dans le cadre de l’atelier consacré à l’intelligence artificielle responsable au Cameroun.

Organisée par le ministère des Postes et Télécommunications, la rencontre sous le thème « Intelligence artificielle responsable au Cameroun: protéger le citoyen, encadrer les usages et bâtir la confiance numérique ». Pendant deux jours, les personnels de l’administration publique ont échangé sur l’intégration progressive de l’IA dans le fonctionnement des appareils étatiques.

« La rencontre qui nous réunit ce 17 février revêt un caractère essentiellement technique et opérationnel. Elle constitue avant tout un cadre de travail et d’échanges entre administrations, destiné à favoriser une compréhension commune des enjeux pratiques posés par l’intégration progressive des outils numériques avancés dans nos procédures administratives », a indiqué le Secrétaire général du Minpostel.

Il s’est agi durant ces travaux, d’examiner de manière concrète les réalités auxquelles nos services sont déjà confrontés, d’identifier les difficultés rencontrées et de partager les expériences respectives, afin d’aboutir à une meilleure coordination de l’action administrative en la matière.

« L’objectif recherché n’est donc pas un débat théorique, mais la production d’éléments précis, utiles et opérationnels, susceptibles d’orienter l’organisation administrative et de faciliter la prise de décisions ultérieures », a insisté Mohamadou Saoudi.

L’atelier est structuré sur deux jours. La première journée était consacrée au cadrage stratégique, à la gouvernance et aux enjeux nationaux. Elle était meublée des présentations sur les dynamiques mondiales et la gouvernance numérique, suivies de sessions sur l’encadrement responsable de l’IA, les enjeux éthiques et juridiques, la protection contre la désinformation et la falsification de contenus, ainsi que sur les données et la souveraineté numérique, notamment la gouvernance des données publiques, les dépendances technologiques, les infrastructures critiques et les conditions d’hébergement sécurisé.

La deuxième journée portait notamment sur les usages et les perspectives opérationnelles. Elle comprend un rappel des acquis, des échanges sur les applications responsables dans des secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation, puis une session dédiée à l’innovation locale avec la participation de l’écosystème national, PME et startups comprises.

A l’issue de l’atelier, chaque département est invité à identifier les usages existants, à recenser les difficultés rencontrées en matière de protection des informations, de fiabilité des résultats, de traçabilité des décisions et de gestion des responsabilités, puis à formuler des propositions portant sur l’encadrement juridique, les exigences techniques minimales, les mécanismes de coordination et les besoins en formation.

Le SG du Minpostel a rappelé que la numérisation s’est accélérée ces dernières années. Dématérialisation des procédures, plateformes électroniques, outils d’analyse de données et automatisation font désormais partie du fonctionnement courant. De nouveaux mécanismes d’aide à la décision sont déjà utilisés pour le traitement des dossiers, le renforcement des contrôles, la planification ou l’orientation des usagers.

Mais ces évolutions soulèvent des contraintes organisationnelles, juridiques et techniques. « Les initiatives se développent parfois de manière isolée, selon les besoins propres à chaque structure, sans toujours disposer de référentiels communs, ni d’orientations harmonisées ». Il évoque des risques d’interopérabilité limitée, des incertitudes sur la responsabilité administrative en cas de dysfonctionnement et des interrogations liées à la sécurité et à la gestion des données.

Yaoundé : une enseignante retrouvée morte dans un puits

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Le quartier Nkoabang est agité depuis deux jours par une découverte macabre : celle du corps inerte de Jeannette Tikamda, au fond d’un puits. La dame qui est professeure de lycée, était recherchée depuis la nuit du 16 février dernier.  C’est le corps de l’enseignante d’espagnol qui sera retrouvé le 18 février dans un puits situé dans une ancienne concession familiale. « L’alerte a été donnée après que des riverains ont signalé la présence d’un corps au fond du puits. Les sapeurs-pompiers, assistés des forces de sécurité, ont procédé à l’extraction de la dépouille en présence d’un médecin légiste », renseigne une source proche de la famille. « Les premières constatations font état de blessures importantes, notamment au niveau d’un membre inférieur, ainsi que de lésions qui, selon la légiste, pourraient être antérieures au décès », précise la source.

Le corps découvert ne sera autre que celui de Jeannette Tikamda, jadis habitante des lieux, et épouse Alhadji Abel, secrétaire particulier du ministre Mounouna Foutsou. L’on apprend qu’une autopsie a été recommandée afin d’en savoir plus sur les circonstances du décès. Une option qui divise la famille, apprend-on : « la poursuite des examens médico-légaux ferait l’objet de discussions, et de polémique entre les parties prenantes à l’affaire. Une situation qui alimente les interrogations, alors que les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour établir les faits », souffle notre informateur». En attendant, le corps a été placé sous scellés, à la morgue dans l’attente des suites de la procédure.

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