lundi, mai 18, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 23

Médias : Arnaud Nguefack est mort

0

Arnaud Nguefack est mort. La nouvelle est tombée comme un couperet au réveil ce 1er mars 2026. Alors que l’on en était encore à recouper auprès de différentes sources, les statuts WhatsApp de différents proches du journaliste de Canal 2 ont confirmé la triste nouvelle : Arnaud Nguefack est vraiment mort.

Certaines sources parlent d’un malaise,mais Zéphyrin Koloko, directeur de publication du journal L’avenir et président de la Mutuelle des journalistes du Cameroun (Mujac), indique que le reporter de Canal 2 succombe à un accident de circulation dont il a été victime en semaine.  »Une équipe de la Mujac lui a rendu visite en semaine à la suite de l’accident de circulation dont il a été victime  ». Une autre source journalistique confirme que le spécialiste du reportage lui a envoyé une photo de son véhicule après cet accident en ajoutant que  »cet accident a failli lui coûter la vie ». Finalement l’homme est passé de vie à trépas. Laissant une communauté des journalistes camerounais en émoi. Le corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé.

Hygiène et salubrité : Yaoundé 5 reçoit son matériel de travail

0

Le don reçu du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji va permettre aux comités de quartiers et villages de cette localité de poursuivre la lutte contre l’insalubrité.

Augustin Bala, maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5 a récemment procédé à la remise du matériel de travail aux comités de quartiers et de villages « méritants » de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5. C’était à l’esplanade du centre de promotion de la femme et de la famille de Yaoundé 5.

Le dons en matériel reçu du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji était constitué de : brouettes ; pelles ; râteaux ; balais ; chasubles et une enveloppe afin de renforcer la solidité des brouettes.

« Nous attendons que les comités de quartiers soient d’avantage boostés, motivés à travailler d’arrache-pied parce que lorsqu’on vous reconnait comme étant la commune la plus propre et cela nous vaut beaucoup de flèches aujourd’hui mais nous ne nous décourageons pas mais cela nous galvanise à travailler davantage pour mériter la place de la commune la plus propre de Yaoundé » a indiqué le maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5, Augustin Bala.

En effet, le 23 janvier 2026, Paul Atanga Nji a remis du matériel d’hygiène et salubrité aux sept communes d’arrondissements que compte la ville de Yaoundé. Chaque commune a reçu 100 brouettes et le même nombre en termes de balais et râteaux, afin de renforcer l’opération « Villes propres » lancée par le ministère en charge l’Habitat et du développement urbain (Minhdu).

Pour mémoire, en 2022, la commune d’arrondissement de Yaoundé 5 réputée pour son dynamisme en matière d’hygiène et salubrité s’était distinguée en remportant le premier prix du concours national « Villes propres », soit une enveloppe de 100 millions FCFA. Yaoundé 5 est restée un compétiteur sérieux pour les éditions suivantes, se classant souvent parmi les meilleures communes du département du Mfoundi.

Miss Cameroun 2025:Josiane Harangada Golonga rompt le silence

0

Sa parole était devenue rare ces dernières semaines. Ayant pris ses distances avec le Comica, en raison de diverses incompréhensions, Josiane Harangada Golonga avait décliné toutes les sollicitations de journalistes. Des membres de la communauté Massa dont elle est originaire, sont montés au front pour défendre l’honneur de la fille, exigeant des clarifications du Comica et des garanties sécuritaires pour celle qui faisait l’objet d’attaques par voie des réseaux sociaux. Promettant même de restituer l’argent et les attributs qui rentraient dans les bisbilles entre le Comica et la Miss.

Josiane Golonga a finalement servi les attentes de plusieurs. La Miss Déchue le 25 février 2026 a finalement réagi au lendemain de cette destitution. Mais sa parole ne va certainement pas satisfaire toutes les attentes, d’autant plus que Josiane Golonga n’est pas rentré dans le couloir de la polémique, mais a écrit à son successeur pour la féliciter.

La lettre de Golonga

Affaire Miss Cameroun : Comment Ingrid Amougou a voulu faire arrêter Josiane Golonga

0

La nouvelle de l’arrestation de Josiane Golonga a animé les réseaux sociaux jeudi soir, avant d’être démentie par l’entourage de la Miss déchue. « La Miss est libre de est mouvements», rassure une source proche de Josiane Harangada Golonga. Sans détails. Toujours est-il que Josiane Harangada Golonga était dans les couloirs de la police jeudi soir, du fait de Solange Ingrid Amougou, la présidente du Comité d’organisation du concours Miss Cameroun (Comica). Les lanceurs d’alertes, bords confondus, ont soutenu et réitéré cette information en début de soirée. Et de fait, la Miss Cameroun élue en 2025, venue récupérer des effets personnels dans sa réside ce de fonction, a été interpellée par des éléments de la police aux ordres de la présidente du Comica.  

La reine de beauté camerounaise en 2025 sera conduite au commissariat de sécurité publique d’Odza dans le 4ème arrondissement de la ville de Yaoundé. Après avoir entendu les complaintes de Solange Ingrid Amougou, le commissaire Jean Nkoa a jugé inutile de garder l’accusée, estimant que malgré sa destitution la veille, cette maison querellée demeurait sa résidence, et qu’elle avait le droit d’y accéder sans autre forme de procès. La concernée ayant a priori refusé d’être interrogée en l’absence d’un avocat. Celle qui s’était fait accompagner par un huissier de justice, sera purement et simplement libérée.

Entre temps, une campagne médiatique est menée sur les réseaux sociaux, dans le but d’éclabousser Josiane Golonga, accusée par ces réseaux, d’entretenir une relation amoureuse avec Abakal Mahamat, administrateur directeur général de Bgfi bank Cameroun. Se basant sur une photo mettant aux prises les deux personnalités. Boris Bertolt, journaliste-lanceur d’alertes, confie avoir été approché par des proches du Comica, dans le but de diffuser des informations de nature à « salir l’image de Josiane Golonga ». Et d’indiquer que « je leur ai demandé d’aller se faire foutre». Si cela est avéré, on peut comprendre pourquoi les informations, y compris des échanges privés attribués à la Miss déchue, se retrouvent subitement et au même moment essaimant la toile.

Pour le moment, l’on apprend que Josiane Harangada Golonga prépare une suite judiciaire à cette affaire. Mais ayant déjà opté pour l’éloignement des affaires du Comica, depuis des semaines. Et que la communauté Massa dont elle est originaire, est préparée à remettre les objets que pourrait réclamer le Comica, notamment le véhicule (supposé avoir été laissé en mauvais état par la Miss) et de l’argent. 

BGFIBank Cameroun porte son capital de 20 à 50 milliards FCFA

0

Le Conseil d’administration de BGFIBank Cameroun s’est réuni le 27 février 2026 à Douala, dans la capitale économique. Lors des travaux, les administrateurs ont validé une augmentation significative du capital social de la filiale, qui passe de 20 à 50 milliards de FCFA, soit une hausse de 150%. Les administrateurs justifient cette décision par les résultats exceptionnels enregistrés au titre de l’exercice écoulé. « BGFIBank Cameroun a présenté des performances financières exceptionnelles, largement supérieures aux objectifs fixés pour l’exercice écoulé, pour une progression de 18% du Résultat Net. Ces performances traduisent la solidité du modèle économique, la rigueur de la gestion et l’engagement constant des équipes », indique le texte publié à l’issue de la réunion.

L’instance dirigeante a tenu à saluer la qualité du travail accompli par l’ensemble du personnel. « Le Conseil d’Administration a tenu à adresser ses félicitations à l’ensemble du personnel pour son professionnalisme et son engagement, saluant également la qualité du leadership porté par Monsieur Abakal Mahamat, Administrateur Directeur Général », peut-on lire dans le communiqué.

Cette augmentation de capital intervient alors que l’établissement célèbre ses quinze années de présence sur le territoire national. Le texte précise que ces quinze années ont été « marquées par une contribution active au financement de l’économie, au développement des entreprises et à l’inclusion financière ». La maison mère affiche clairement ses ambitions pour sa filiale camerounaise. « Le Cameroun demeure un pôle stratégique de croissance pour le Groupe BGFIBank, qui nourrit de grandes ambitions pour cette filiale appelée à jouer un rôle majeur dans son expansion régionale », souligne le communiqué.

Un appui renforcé aux projets structurants en 2025

L’année 2025 a été particulièrement dense pour la banque sur le front des financements productifs. BGFIBank Cameroun a été mandatée pour mobiliser près de 120 milliards de FCFA destinés à la construction d’une raffinerie de pétrole dans la zone industrialo-portuaire de Kribi. La banque assure également le rôle de banque agent et la gestion administrative et financière des fonds.

L’industrie manufacturière a également bénéficié de l’accompagnement de la banque. Le 12 septembre 2025, BGFIBank Cameroun a pris part à la signature des conventions de financement de l’usine PROALU du groupe Prometal. Ce projet industriel, évalué à 88 milliards de FCFA, vise à transformer localement l’aluminium issu d’ALUCAM. La banque y intervient comme co-arrangeur et banque agent, avec une participation d’environ 15,55 milliards de FCFA.

Les petites et moyennes entreprises ont également constitué un axe majeur du développement de la banque en 2025. Les 12 et 13 juin 2025, deux conventions de partenariat ont été signées avec Stricam Sarl et Africa Processing Company. L’expansion commerciale s’est poursuivie avec l’ouverture de trois nouvelles agences le 20 novembre à Douala. Baptisées Cornaline, Amazonite et Malachite, elles sont implantées à Ndokoti, au marché central au carrefour Gazon et au marché Congo rue Gallieni. Ces implantations ciblent des zones à forte densité commerciale et artisanale dans les arrondissements de Douala 3e, 2e et 1er, avec pour objectif de capter une clientèle de commerçants, d’artisans et de PME.

Un engagement sociétal déployé sur l’ensemble du territoire

Parallèlement à ses activités bancaires, l’établissement a multiplié les initiatives sociales en 2025. Dans le cadre du BGFIDay, la banque a financé le 9 décembre des travaux de réhabilitation et un don d’équipements médicaux à l’Hôpital régional d’Edéa. La banque a procédé à la réhabilitation de salles de classe, à la fourniture d’eau potable et à des dons d’équipements scolaires dans différents établissements. L’enseignement supérieur a également bénéficié de cet engagement. Le 3 juin 2025, la Fondation BGFIBank a procédé à la rétrocession d’un laboratoire de développement et de contrôle qualité agro-alimentaire à l’Université de Douala.

Sur le plan de la conformité, BGFIBank Cameroun a renouvelé le 25 juin 2025 sa certification AML 30000 délivrée à la Bourse de Paris Euronext par Coficert, attestant de ses standards en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

L’exercice 2024 avait déjà placé la filiale sur une trajectoire ascendante. Le conseil d’administration tenu le 20 mars 2025 à Douala avait acté la distribution de 10 milliards de FCFA de dividendes à ses actionnaires. Les données publiées à l’époque faisaient état d’une progression continue des résultats depuis l’implantation de la banque en 2011. Le résultat net était ainsi passé de 3 milliards de FCFA en 2019 à 11 milliards en 2023.

Les chiffres communiqués à l’issue de ce conseil faisaient également apparaître un encours de crédits de 425 milliards de FCFA en 2023, en augmentation de 20% par rapport à 2022. Les dépôts, de leur côté, étaient passés de 278 milliards de FCFA en 2022 à 303 milliards en 2023.

Criminalité financière : le Cameroun et le FMI unis contre le blanchiment d’argent

0

Depuis le 23 février 2026, Yaoundé abrite un atelier de formation destiné aux membres de la Commission nationale consultative sur le gel administratif (CNCGA). Cette institution, encore récente, est au cœur du dispositif national visant à mettre en œuvre les exigences du Groupe d’action financière (GAFI) et à permettre au pays de sortir de la liste grise. Face à la complexité technique du sujet, le gouvernement a fait appel à l’expertise du Fonds monétaire international.

Selon la CNCGA, cette session de travail a pour objectif de rendre pleinement opérationnel le dispositif national de mise en œuvre des sanctions financières ciblées contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. L’atelier vise ainsi à corriger l’une des insuffisances majeures identifiées par le GAFI, qui avait jugé le Cameroun non conforme à sa recommandation n° 6.

UN DISPOSITIF ENCORE À RENDRE PLEINEMENT OPÉRATIONNEL

« L’atelier qui s’ouvre ce jour s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action conclu avec le GAFI pour corriger les insuffisances de notre dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme pour permettre au Cameroun de sortir de la liste grise. En effet, au terme de l’évaluation de notre dispositif, le Cameroun avait été jugé non conforme à la Recommandation 6, qui traite des sanctions financières ciblées. De manière générale, il était reproché à notre pays de ne pas disposer d’un mécanisme opérationnel de mise en œuvre de ces sanctions.

 Face à cette insuffisance, et à d’autres identifiées, le Cameroun a élaboré un plan d’action sur la base duquel les experts du GAFI ont formulé l’action recommandée suivante, spécifique : « démontrer la mise en œuvre efficace du régime des sanctions financières ciblant le financement du terrorisme et de la prolifération » », a déclaré Benoît Placide Mevoa, le président de la CNCGA.

Le président de la Commission a également détaillé les avancées déjà enregistrées, notamment l’adoption d’un nouveau règlement par la CEMAC et la mise en place d’une plateforme de diffusion des listes de personnes sanctionnées. « Pour avancer dans cette dynamique, quatre actions essentielles ont déjà été réalisées : Premièrement, l’adoption par le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) du Règlement n° 04/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024, qui détermine le régime de mise en œuvre des sanctions financières ciblées. Ce texte institue, dans chaque pays de la CEMAC, une Commission nationale consultative sur le gel administratif. Deuxièmement, en application de ce règlement, le gouvernement, à travers le ministère des Finances, a pris, le 1er juillet 2025, l’arrêté constatant la composition des membres de la Commission. Troisièmement, les membres de la CNCGA ont été officiellement installés lors d’une réunion de prise de contact tenue le 31 juillet 2025. Quatrièmement, une plateforme de communication et de diffusion des listes des personnes désignées, ainsi que des activités de la CNCGA, a été mise en place. Elle est accessible à l’adresse suivante : www.cncga.cm », a-t-il ajouté.

FORMER POUR ACCÉLÉRER LA SORTIE DE LA LISTE GRISE

 Le représentant du FMI présent à l’atelier a insisté sur le fait que la formation doit fournir aux membres de la Commission des outils concrets pour identifier les cibles, constituer les dossiers et appliquer sans délai les gels d’avoirs.

« Cet atelier poursuit un objectif clair et concret : renforcer l’efficacité opérationnelle du dispositif de sanctions financières ciblées, en mettant notamment l’accent sur l’application sans délai des sanctions des Nations Unies, l’identification et la désignation des personnes et entités concernées, le gel de leurs avoirs, ainsi que la coordination entre les institutions nationales et les acteurs des secteurs financier et non financier. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du Cameroun pour la mise en œuvre des nouveaux régimes de sanctions prévus par la réglementation régionale de la CEMAC, en alignement avec les normes du GAFI», a déclaré le représentant du FMI.

De son côté, le directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), Hubert Nde Sambone, a précisé le périmètre d’action de la Commission. «Cette institution a notamment pour rôle de centraliser et de diffuser les listes établies par le Comité des sanctions des Nations unies visant les organisations terroristes. Elle doit également élaborer des listes nationales recensant les organisations ainsi que les personnes physiques ou morales impliquées dans le financement ou le soutien au terrorisme dans le pays. En dehors des procédures judiciaires, elle peut recommander l’application de sanctions administratives à l’encontre de ces personnes ou organisations. À terme, il s’agit aussi d’actualiser ces listes, soit en y inscrivant de nouveaux individus ou entités, soit en retirant ceux qui ne représentent plus une menace pour la sécurité nationale et internationale », a expliqué Hubert Nde Sambone.

Cette formation intervient dans un contexte de course contre la montre. Le Cameroun, inscrit sur la liste grise du GAFI depuis 2023, doit encore valider plusieurs des 24 actions recommandées. Selon les informations rapportées en octobre 2025, seules huit actions avaient été largement exécutées. Le pays s’est donné jusqu’à fin 2026 pour sortir de cette surveillance renforcée, un objectif que le directeur de l’ANIF avait rappelé fermement il y a quelques mois.

Dans une interview accordée à Cameroon Tribune le 24 octobre 2025, Hubert Ndé Sambone avait déjà reconnu les retards accumulés dans la mise en œuvre du plan adopté en 2023. « Nous nous fixons nous-mêmes comme date butoir la fin 2026. Nous allons nous battre pour que le Cameroun sorte de cette liste à cette date », avait-il affirmé dans ce quotidien public.

Les transporteurs routiers sollicitent des réformes pour sauver leur secteur

0

Présentant les difficultés auxquelles ils font face sur les corridors, les responsables de la plateforme Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun appellent le gouvernement à agir afin d’éviter une hausse des coûts de transport et un ralentissement des échanges commerciaux.

Réunis à Douala le 18 février 2026, les responsables de la plateforme « Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun » (ASDETRO) dressent un tableau sombre de leur secteur d’activité.  Pour eux, le nombre croissant de camions stationnés le long des axes routiers et des corridors témoigne aujourd’hui du mal être de ce secteur.Ces arrêts involontaires se justifient principalement par des pannes mécaniques alors que les transporteurs peinent à en assurer la maintenance à cause du coût élevé des pièces de rechange et de leur endettement.

À cette situation s’ajoutent «les contrôles routiers jugés excessifs et tracassiers, la double revalorisation des prix des carburants à la pompe, ainsi que la concurrence qualifiée de déloyale des producteurs, marqueteurs et autres bailleurs de fret, la revalorisation du niveau des taxes fiscales, les difficultés d’accès au fret en transit », énumère Ibrahima Yaya, président du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun lors d’un point de presse à Douala. 

 Le reversement des cotisations syndicales au seul Syndicat National des Transporteurs Routiers du Cameroun est aussi au centre des préoccupations. Pour les acteurs, le mode opératoire actuel qui prévoit le paiement de 14 000 FCFA, en sus des frais de la Lettre de Voiture Internationale exigée à tout transporteur, quelle que soit son appartenance syndicale génère des tensions sociales. Les membres de la plateforme estiment que la persistance de cette pratique porte atteinte au principe de liberté syndicale et appellent les autorités compétentes à rétablir la justice et l’équité.

De manière plus globale, ces transporteurs sollicitent du gouvernement la mise en place d’un cadre réglementaire adapté aux réalités du secteur mais surtout trois principales mesures structurelles : le reversement des cotisations syndicales par le Bureau de Gestion du Fret Terrestre (BGFT) ;  la réactivation du bon de chargement indispensable à la sécurisation des prix du transport et au respect des quotas de fret prévus par les conventions bilatérales Cameroun Tchad et Cameroun RCA ; la mise en œuvre effective de la lettre de voiture obligatoire pour les marchandises circulant à l’intérieur du territoire national. La production systématique de ce document permettrait selon eux de mieux contrôler les quotas de transport et de lutter contre la concurrence déloyale exercée par certains grands groupes opérant dans le « transport pour compte propre ».

Dans l’ensemble, la plateforme alerte les pouvoirs publics sur la fragilité du secteur du transport terrestre et les risques sur l’économie. Si rien n’est fait selon eux, on pourrait assister entre autres à la hausse des coûts du transport, l’aggravation des tensions sociales et un ralentissement des échanges commerciaux etc.

Douala : la SABC offre du matériel médical à l’hôpital de district de New Bell

0

La Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC) a procédé le 18 février dernier à la remise de matériel médical à l’Hôpital de District de New Bell dans le deuxième arrondissement de Douala.  Ce don destiné à renforcer les capacités de prise en charge des patients était constitué de matériels essentiels pour le bon fonctionnement du laboratoire. Il s’agit entre autres d’un autoclave ; d’un Centrifrigue électronique de Paillasse ventilée 8 tubes ; d’un spectrophotomètre 300 à 900 mm URIT 880 ; d’une chaine Elisa complète avec lecteur URIT 660 imprimante ; d’un incubateur 30L etc.

Cette action en faveur de l’hôpital de District de New Bell va permettre la réalisation des diagnostics fiables ; d’améliorer les conditions de travail du personnel soignant, de renforcer la qualité des soins, et de répondre plus efficacement aux besoins des patients.  « Cette initiative s’inscrit dans la volonté de Boissons du Cameroun d’accompagner durablement les structures sanitaires locales et de soutenir les communautés. À travers ce don, Boissons du Cameroun réaffirme son engagement en faveur de la santé publique, pilier essentiel du développement social et économique », écrit Boissons du Cameroun.

Par cette action ; c’est une importante communauté qui sera impactée. Car, l’hôpital de district de New Bell est situé au centre d’un grand quartier populaire et populeux et offre divers services : la médecine générale, la chirurgie, la pédiatrie, la maternité, l’imagerie médicale et la morgue. « Ce don arrive à un moment clé et contribuera significativement à l’amélioration de la prise en charge des patients. Nous remercions Boissons du Cameroun pour ce geste fort », a commenté Dr Emilien Fouda, Directeur de cette formation sanitaire construit depuis les années 50.

 Classée première entreprise citoyenne et responsable du Cameroun, la SABC place la santé parmi les piliers majeurs de son engagement sociétal.  « La santé est un enjeu fondamental pour le développement des communautés. À travers cette action, Boissons du Cameroun souhaite apporter une contribution utile, durable et porteuse d’impact », a rappelé Aline Ngo Tjesngui, Directeur Marketing et Communication de Boissons du Cameroun.

 Un pool d’entreprises pour promouvoir le travail décent dans les projets d’infrastructures

0

Ces entreprises mobilisées au cours d’un atelier organisé par le BIT au Gecam à Douala vont miser sur l’approche HIMO et seront recommandés dans les projets mis en œuvre par le gouvernement et les partenaires financiers.

 Des entreprises membres du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) sont engagées à promouvoir l’approche Haute Intensité de Main d’œuvre (Himo) dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP). Elles ont été sensibilisées sur cette question à l’occasion d’un atelier organisé par le Bureau de l’Organisation International du Travail (BIT) au siège du GECAM à Douala.

 « En fait, le programme Himo est un programme de l’Organisation internationale du travail qui assure la promotion du travail décent dans le développement des infrastructures. Ce programme a beaucoup de retombées pour la construction des infrastructures à des prix compétitifs et aussi pour lutter contre le chômage et le sous-emploi des jeunes au niveau national. En fait, l’Organisation internationale de travail a déjà collaboré avec les ministères techniques et les ministères en charge du travail au Cameroun depuis 20 ans et pendant tout ce temps, il y a la stratégie Himo qui a déjà été élaborée », explique Holi Ramiarintsoa, spécialiste technique HIMO au BIT.

L’atelier a permis de renforcer l’appropriation de l’approche HIMO par les entreprises du BTP. Elles ont notamment été édifiées sur les principes fondamentaux, les objectifs et la valeur ajoutée de l’approche HIMO dans le contexte des politiques publiques et des investissements ; le rôle de l’approche dans la mise en œuvre des principes du travail décent. Concrètement, il est question de veiller sur « les horaires de travail ; les permissions ou les congés. Et aussi essayer de voir si le travailleur avec celui qui l’emploi, un contrat ; voir s’il a tous les équipements requis pour faire le travail dont le matériel de protection ; est ce qu’il a une sécurité sociale ? donc tous ces éléments qui font le cadrage du travail décent », détaille Etienne Tayong , coordinateur national du programme Himo.

La rencontre a par ailleurs permis de constituer un pool d’entreprises spécialisées dans l’approche Himo, qui seront recommandées dans les projets mis en œuvre par le gouvernement et les bailleurs. « Le groupement des entreprises du Cameroun a saisi cette opportunité pour renforcer les capacités de ses membres sur cette approche haute intensité de main d’œuvre qui permet justement aux entreprises principalement dans le secteur du bâtiment des travaux publics de se positionner et d’être en cohérence avec les politiques publiques. Donc il s’agit d’un atelier pour les sensibiliser sur tous les défis, tous les défis, les opportunités que représente l’approche Himo, partager les stratégies, les bonnes pratiques en la matière », souligne Aline Valérie Mbono, vice-présidente du Gécam.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à réduire le chômage et à renforcer le rôle du secteur privé dans la conduite du développement durable par le biais d’investissements à forte intensité de main-d’œuvre.

Dépôts et Consignations : les cautions des abonnés MTN Cameroon désormais reversées à la CDEC

0

 Plus de 400 millions FCFA. Le montant peut paraitre modeste au regard du chiffre d’affaires global du secteur des télécoms. Mais, il revêt une portée symbolique importante : l’effectivité du rôle de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC) comme dépositaire des fonds consignés. Mais aussi, la montée en puissance progressive de cette institution dans l’écosystème financier national. Le partenariat entre MTN Cameroon et la CDEC, formalisé, le 25 février 2026 à Yaoundé, a en effet été marqué par le transfert effectif d’un montant de 400 millions de FCFA, représentant les cautions versées par les abonnés et partenaires de MTN Cameroon,  dans le cadre de ses activités. Pour la CDEC, chaque opération de ce type contribue à renforcer sa capacité d’intervention à moyen et long termes. Les ressources collectées pouvant être mobilisées, conformément à son mandat, pour soutenir des investissements structurants ou sécuriser certains engagements publics.

En application stricte de la Loi de 2008 et du décret de décembre 2023, MTN Cameroon devient ainsi l’un des premiers grands acteurs privés à transférer la gestion des cautions et dépôts de garantie de ses abonnés vers cette institution publique de confiance. Ce transfert de fonds ne se limite pas à une mise en conformité réglementaire ; il s’agit d’une avancée concrète vers une transparence totale et une sécurisation accrue des avoirs des usagers. Pour MTN, cet engagement renforce sa réputation de bon citoyen corporate, tandis que pour la CDEC, cet accord confirme son rôle de pivot dans la collecte et la protection des ressources financières dévolues à l’État. En garantissant une traçabilité sans faille, cette convention pose les jalons d’une nouvelle ère de gouvernance financière où la protection de l’épargne et des garanties devient un moteur de confiance pour l’économie numérique nationale.

Une évolution dans la gouvernance des opérateurs télécoms

Pour les opérateurs des télécoms, cette dynamique marque un tournant en matière de gouvernance financière. Les cautions, autrefois conservées en interne, sont désormais soumises à un cadre plus strict, réduisant les risques liés à leur gestion et améliorant la transparence vis-à-vis des régulateurs et des partenaires. Dans un contexte où la régulation du secteur des télécommunications se renforce, notamment en matière de protection des consommateurs et de sécurisation des transactions, ce transfert apparaît comme une étape logique dans la normalisation des pratiques.

La question reste désormais de savoir si d’autres acteurs du marché suivront le même chemin. Si tel est le cas, la CDEC pourrait voir croître significativement les volumes de fonds consignés provenant du secteur privé, notamment des télécoms, de l’énergie ou encore des services financiers. Au-delà du montant transféré, l’enjeu est institutionnel : il s’agit d’asseoir durablement la centralisation des cautions et dépôts réglementés dans un circuit formel et sécurisé, contribuant à la crédibilité du système financier camerounais.

En rappel, la CDEC a pour mission de recevoir, conserver et sécuriser les fonds issus des consignations administratives, judiciaires ou contractuelles. Les cautions d’abonnés notamment dans les télécommunications entrent dans ce champ lorsque la réglementation impose leur cantonnement auprès d’un établissement public dédié.

- Publicité -
Google search engine