lundi, mai 18, 2026
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Port de Kribi : la Kribi Port Industrial Zone voit le jour

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C’est un projet qui a connu plusieurs reports. Initialement annoncé pour juillet 2025, le lancement de Kribi Port Industrial Zone (KPIZ), a été retardé par des négociations jugées complexes entre partenaires. Le marocain Tanger Med Special Agency (TMSA), par exemple qui devait initialement faire partie du projet, s’est retiré du consortium. Mais, finalement, la KPIZ, la société de projet chargée de développer la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi a officiellement enfin vu le jour. La gestion du projet est confiée à un consortium regroupant le Port autonome de Kribi (PAK), Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP) et Belmont Investments. Cette alliance structure le cadre opérationnel de la zone qui s’étend sur une réserve foncière de 4 000 hectares.

Le développement de cette zone industrielle repose sur un investissement total estimé à environ 521,5 milliards de FCFA. Le financement de la première phase, d’un montant de 262,4 milliards de FCFA, bénéficie du soutien de bailleurs de fonds internationaux tels que la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne, via le programme Global Gateway. La KPIZ, informe-t-on, a pour mission de favoriser la transformation locale des matières premières, afin de capter une plus grande valeur ajoutée avant exportation. Le projet cible plusieurs secteurs, notamment : l’agro-industrie pour le traitement des récoltes locales, la filière bois pour la production de produits finis, l’industrie des matériaux de construction, le pôle logistique pour le soutien aux flux régionaux. Sur son impact social, ce projet prévoit la création de 150 000 emplois directs et indirects.

Rééquilibrer la balance commerciale

L’infrastructure doit permettre de réduire la dépendance du pays aux importations, tout en diversifiant les revenus de l’État par l’augmentation des recettes fiscales et douanières. Le projet intervient dans un contexte de mutation du commerce international. L’accord entre l’Afrique et la Chine, prévoyant la suppression des droits de douane dès mai 2026 pour la quasi-totalité des pays africains, offre un débouché aux produits manufacturés dans la zone. En déplaçant le curseur de l’exportation de produits bruts vers des produits à haute valeur ajoutée, le Cameroun cherche à stabiliser sa balance commerciale. La KPIZ fait donc office de catalyseur pour intégrer les chaînes de valeur mondiales et renforcer l’autonomie stratégique de l’économie nationale face aux fluctuations des cours des matières premières. Ce projet s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) et vise à transformer le port en eau profonde de Kribi en un pôle économique pour l’Afrique centrale.

Mis en service en 2018, le port de Kribi s’est progressivement imposé comme la principale plateforme maritime du pays et un point de transit stratégique pour des États enclavés d’Afrique centrale, notamment le Tchad et la République centrafricaine. Mais l’essentiel des flux qui y transitent reste constitué de matières premières exportées à l’état brut. Avec la KPIZ, les autorités entendent changer d’échelle : faire du port, un pôle de production industrielle, et non plus seulement un hub logistique. Entre 2018 et 2025, près de 400 milliards FCFA y ont déjà été investis par des entreprises industrielles actives dans des secteurs variés, comme le cacao, le ciment, la minoterie ou encore la logistique.

La zone industrielle du port de Kribi s’étend sur 4 000 hectares. Son développement se fera par phases, selon une approche fondée sur des clusters sectoriels : des zones spécifiques pour les industries lourdes et moyennes, les industries agroalimentaires, ainsi que des activités de recherche et développement. L’organisation vise à créer des synergies entre entreprises, optimiser les chaînes de valeur et encourager l’innovation.

MOH SYLVESTER TANGONGHO : « Nous nous endettons dans une trajectoire maîtrisée et transparente »

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MOH SYLVESTER TANGONGHO, Directeur Général du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire

Défis Actuels : Certains observateurs estiment que l’État multiplie les emprunts sans visibilité sur le remboursement. La dette est-elle réellement soutenable ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Il est essentiel de dissiper cette perception. L’endettement du Cameroun ne se fait ni dans l’improvisation ni dans l’opacité. Chaque opération s’inscrit dans une stratégie d’endettement à moyen terme, annexée systématiquement à la loi de finances et transmise au Parlement. Cela signifie que la trajectoire de la dette est planifiée, modélisée et suivie selon des indicateurs précis de soutenabilité. Notre approche repose sur un principe clair : ne pas transférer aux générations futures une dette dont le remboursement serait insoutenable. Lorsque nous mobilisons des ressources, nous avons une visibilité sur l’échéancier, le coût et l’impact budgétaire. Prenons le cas du prêt de 400 milliards récemment contracté sur le marché international. Il s’agit d’un emprunt sur sept ans, avec un remboursement étalé sur cinq ans, à hauteur d’environ 80 milliards par an. Ce n’est donc pas un choc budgétaire brutal concentré sur une seule année. Ce type de structuration permet d’intégrer la charge dans la programmation budgétaire sans déséquilibrer les finances publiques. La soutenabilité n’est pas un slogan : c’est un cadre technique, validé par des analyses macroéconomiques, qui guide toutes nos décisions.

Défis Actuels : La diaspora représente un gisement financier considérable. Pourquoi cet axe devient-il prioritaire ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, les transferts de la diaspora ont atteint environ 650 milliards de FCFA. Sur les cinq dernières années, la moyenne annuelle se situe autour de 450 milliards. C’est un volume supérieur à certaines lignes de financement classiques. Cependant, ces fonds sont majoritairement orientés vers la consommation ou l’assistance sociale : frais médicaux, soutien familial, scolarité, dépenses courantes. Ce sont des flux utiles, mais qui n’alimentent pas suffisamment l’investissement structurant. Notre réflexion consiste à canaliser une partie de ces ressources vers des instruments dédiés, comme les Diaspora Bonds. Des pays africains comme le Sénégal ou l’Éthiopie ont démontré qu’il existe une forte disposition des ressortissants à investir dans leur pays d’origine, à condition que les mécanismes soient clairs, transparents et attractifs. L’intérêt est double : pour la diaspora, il s’agit d’un placement sécurisé et patriotique ; pour l’État, c’est une diversification des sources de financement, moins dépendante des marchés traditionnels.

Défis Actuels : La question de la double nationalité a été présentée comme un frein. Comment comptez-vous lever cet obstacle ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : La préoccupation a été soulevée à plusieurs reprises durant les échanges. Certains membres de la diaspora estiment que l’absence de reconnaissance formelle de la double nationalité crée une forme d’incertitude symbolique ou juridique. En tant qu’administration financière, notre rôle est de remonter ces préoccupations à la hiérarchie. La question dépasse le seul cadre du Trésor : elle touche à des considérations institutionnelles et politiques plus larges. Cela dit, il est important d’apporter une précision technique : l’investissement financier ne dépend pas nécessairement de la nationalité. Si un Camerounais de la diaspora souscrit à un emprunt via une structure juridique ou un intermédiaire financier, la question de sa double nationalité n’est pas déterminante. Par ailleurs, les conditions d’entrée et de séjour au Cameroun sont facilitées, notamment via les visas et les cartes de séjour. Ce sont des solutions transitoires, certes, mais qui permettent déjà de sécuriser le suivi des projets d’investissement.

Défis Actuels : Vous évoquez une saturation du marché des titres publics. Quelle en est la cause structurelle ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Aujourd’hui, les émissions de titres sont essentiellement absorbées par un nombre limité d’acteurs : les Spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), quelques banques et certains investisseurs institutionnels. Or, au 30 septembre 2025, environ 65 % des titres publics étaient conservés par les banques. Ces établissements sont soumis à des plafonds réglementaires fixés par la COBAC.

Lorsqu’ils atteignent ces limites, leur capacité d’achat diminue mécaniquement, d’où l’impression de saturation. Le problème n’est donc pas l’absence d’appétit, mais la concentration des détenteurs. C’est pourquoi le développement du marché secondaire est crucial. Les banques ne doivent pas conserver les titres jusqu’à maturité ; elles doivent les céder à d’autres investisseurs — entreprises, particuliers, fonds — afin de libérer de la capacité pour de nouvelles souscriptions. Un marché secondaire dynamique fluidifie la liquidité et améliore la profondeur financière.

Défis Actuels : La digitalisation et les financements durables peuvent-ils transformer la structure du financement public ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Absolument. La digitalisation permet d’élargir considérablement la base des investisseurs. Aujourd’hui, la souscription aux titres publics demeure perçue comme réservée à de grandes institutions. Nous voulons ouvrir l’accès aux petits épargnants, y compris via des plateformes Fintech. Imaginez que l’on permette à chaque citoyen de souscrire à partir de 1 000 FCFA.

Si un million de personnes participent, cela représente déjà un milliard mobilisé. Ce changement d’échelle est stratégique : au lieu de dépendre de dix institutions majeures, nous pouvons compter sur des centaines de milliers de contributeurs. Nous réfléchissons également à des emprunts ciblés par projet. Par exemple, lancer une émission dédiée à la construction d’un pont ou d’une infrastructure locale.

Les populations concernées pourraient souscrire en sachant précisément à quoi leur contribution est affectée. Cela renforce l’adhésion et la transparence. Concernant les financements durables — Green Bonds, Blue Bonds — l’enjeu principal est leur articulation avec la loi de finances, qui est annuelle. Or ces instruments exigent une préparation technique, environnementale et documentaire approfondie.

Cela suppose d’anticiper les projets bien avant leur inscription budgétaire. En définitive, le débat a confirmé une chose : la mobilisation des ressources doit être diversifiée, innovante et structurée. Mais elle doit rester arrimée à une exigence centrale — la soutenabilité de la dette et la stabilité macroéconomique. C’est cette ligne que nous entendons maintenir en 2026.

76 projets pour 2 596 km de routes à entretenir par le MINTP en 2026

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Pour cet exercice 2026, le ministère des Travaux publics entend entretenir 2 596,01 km et 882,69 mètres linéaires d’ouvrages en gestion centrale, des projets initiés et à réaliser sous la maîtrise d’ouvrage du MINTP. Ces projets, précise-ton, concernent aussi bien, la poursuite des travaux des projets antérieurs, les projets d’entretien routier à démarrer, l’entretien des bacs de franchissement, les travaux de contrôle, les actions liées à la protection du patrimoine routier et les travaux d’entretien des ouvrages hydrauliques.

 Pour la mise en œuvre de ces projets, des dossiers d’appel d’offres sont élaborés et suivent le processus devant aboutir au lancement des appels d’offres. Il convient en outre de relever que des prestations en Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) sont prévues dans l’exécution de contrats pour l’exercice 2026.

 Répartition géographique des projets Dans la région de l’Adamaoua, par exemple, ces travaux d’entretien à gestion centrale concernent le tronçon de route Ngaoundal (Chemin de fer) – Fébadi (Int N15A) sur la Nationale N6 pour un montant total d’un milliard de FCFA et le traitement d’une fondrière dans le village Dana, au PK1+00 de la route Nationale N6A (InterRN1 Meidougou), dans la commune de Meiganga.

Dans la région du Nord, le MINTP prévoit de réaliser les travaux d’entretien du tronçon de route Gaschiga (IntN1C)-Dembo-Daram (Lim Mayo Louti)-Dourbeye-Goloza (Lim EN) sur un linéaire de près de 100 km.

Il est également prévu dans la région de l’Extrême-Nord, la réalisation des travaux d’entretien du tronçon de route Tokombéré-Méri (11,6km) et bretelle Méri-Col de Méri-Gadoua-Kotrada – Limite Soulédé Roua (15 km).

 Dans la région du Littoral, deux projets nouveaux sont programmés, il s’agit de l’entretien du tronçon de route Yabassi-Loum, avec aménagement des fortes pentes et l’entretien aux produits stabilisants des tronçons de routes Pont Sanaga-Carrefour Song-Mbengué- Inouiya (Fin goudron) (13,7km) et Inouiya-Ngambè (12,2 km) dans le département de la Sanaga Maritime. Le tronçon de route Misaje-Weh-Wum, d’un linéaire de près de 89 km sera également entretenu au courant de l’exercice 2026.

Dans la région de l’Ouest, il est prévu la réalisation des travaux d’entretien des tronçons de routes Bamendjou-Batié (IntN5) (11,5km) et Ecole Publique Badoumla-CETIC Babouantou- Int R0622- Centre Babouantou-Carrefour Manga – Carrefour Basseu (Int N5) (14,2 km) ; l’entretien du tronçon de route Bandja-Fotouni Chefferie et bretelles et la réalisation des travaux d’entretien du tronçon de route Fondjanti (Inter R0601)- Chefferie Fondjanti- Bakotcha (Pont sur la rivière Pillar) y compris la construction de 05 dalots, dans le département du Haut – Nkam.

Dans la région du Sud-ouest, les travaux d’entretien des tronçons de routes Barombi-Nature Village (IntN8)-Pung Pung Quater (5km), Rue RAZEL Junction-Mukete Estate (2 km) et Bonakama Junction – Mukete Estate (0,8 km) sont programmés.

Dans la région du Centre, trois projets nouveaux d’entretien sont prévus, notamment : l’entretien des tronçons de routes Nkolmelen-Obala- Batchenga- Ndjoré (40 km) et Echangeur trompette d’Obala (IntN1)- Efok-Ezezang (Carrefour)-Emana – Ebebda (43,81 km), l’entretien du tronçon de route Ngoro-Serere Yangba-Linte-Matsari et les travaux d’entretien aux produits stabilisants du tronçon de route Obala- Sa’a-Ntui, phase1 : Section Obala-Carrefour Efok-Ecole Publiqued’Ekoum-Ondom-Ecole Publique Lebamzip-Sa’a(15km) et bretelle NkometouII (Ecole Publique) – Carrefour Esson MinsanCSI de Ngal II-Marché Nkometou (14,5 km).

Dans la région de l’Est, l’entretien des itinéraires Ngoura 2- Kentzou-Limite RCA (88,6km) et Batouri (Int N10) – Gogadji – Fleuve Kadey (51 km) N10A et Moloundou Adjala-Dongoh, y compris la construction de 16 ouvrages d’art est programmé.

Douane : les partenaires privés honorés pour une mobilisation record de 1155,6 milliards FCFA en 2025

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La Direction générale des Douanes a honoré, le 20 février 2026 à Douala, ses partenaires du secteur privé pour leur contribution remarquable à l’accroissement des recettes douanières au cours de l’exercice 2025. La cérémonie, présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, en présence du directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, a rassemblé autorités administratives, chefs d’entreprise, transitaires, logisticiens et acteurs clés du commerce extérieur.

 Les responsables ont souligné que cette soirée constitue un cadre privilégié de reconnaissance des entreprises, institutions et médias dont la conformité, la performance et l’engagement ont renforcé le système douanier et soutenu la mobilisation des recettes publiques.

UNE COLLABORATION ÉTAT– SECTEUR PRIVÉ SALUÉE

 Dans son allocution, le ministre des Finances a salué les avancées issues de la coopération entre l’Administration des Douanes et les opérateurs économiques. Il a présenté cette rencontre comme un espace essentiel de dialogue et de consolidation de la confiance entre pouvoirs publics et acteurs économiques.

Rappelant que la stratégie de développement du Cameroun repose historiquement sur la synergie entre l’État et le secteur privé, il a estimé que cette dynamique a favorisé un climat propice aux réformes économiques et à l’amélioration de l’environnement des affaires. Malgré un contexte international marqué par l’inflation, la hausse des taux d’intérêt, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les incertitudes géopolitiques, l’économie camerounaise a fait preuve de résilience.

Le ministre a relevé que les entreprises ont poursuivi leurs activités avec responsabilité, contribuant ainsi à préserver la stabilité économique. Les résultats financiers traduisent cette solidité : les recettes douanières ont atteint 1 155,6 milliards de FCFA en 2025, dépassant l’objectif fixé à 1 136 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 101,7 %. Une performance attribuée, selon lui, à la discipline et au civisme fiscal des opérateurs économiques, transporteurs, sociétés logistiques et institutions financières.

MODERNISATION ET RÉFORMES STRUCTURANTES

Prenant la parole, le directeur général des Douanes a rappelé que depuis 2009, l’Administration a opéré un virage stratégique, passant d’une logique conflictuelle à un modèle partenarial. Cette évolution s’est traduite par plusieurs réformes majeures : généralisation du paiement électronique des droits et taxes, simplification des procédures, meilleure diffusion des textes réglementaires et mise en place de cadres de concertation techniques.

Il a également annoncé l’entrée en vigueur, en 2026, du programme d’Opérateur Économique Agréé (OEA), dispositif appelé à renforcer la confiance entre les Douanes et les entreprises certifiées. Ce statut offrira des avantages substantiels : réduction des contrôles physiques, accélération des procédures de dédouanement et reconnaissance internationale. Sur le plan de la formation, les initiatives lancées en 2024 ont déjà permis de former plus de 350 jeunes Camerounais aux métiers de la logistique et du commerce international, avec un taux d’insertion professionnelle supérieur à 75 %.

DES PARTENAIRES DISTINGUÉS

Au chapitre des distinctions, plusieurs entreprises ont été primées pour leur contribution exceptionnelle à la mobilisation des recettes, à la conformité douanière et à l’efficacité logistique. Le premier prix des plus grands contributeurs a été décerné à la Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC), avec plus de 208,6 milliards de FCFA acquittés au titre des droits et taxes.

D’autres acteurs industriels et commerciaux majeurs ont également été honorés, parmi lesquels Cameroon United Forest, Cameroon Forestal Company, Carrefour Logistique, NICE Transit ou encore CDD Transit. Les partenariats institutionnels et stratégiques, notamment avec les chambres consulaires et les opérateurs de facilitation douanière, ont aussi été salués pour leur rôle structurant dans la chaîne logistique nationale.

Moment fort de la soirée : la reconnaissance de trois organes de presse pour la qualité de leur couverture des activités douanières. The Guardian Post a reçu une distinction spéciale pour plus de 139 publications en 2025 et 16 en ce début 2026. Cameroon Tribune a obtenu le deuxième prix, suivi du journal économique Bougna.

À travers cette célébration, l’Administration des Douanes réaffirme sa volonté de consolider un partenariat stratégique fondé sur la transparence, la performance et la confiance mutuelle, au service de la mobilisation durable des ressources publiques.

Miss Cameroun 2025: Josiane Harangada déchue de sa couronne

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« Le Comité d’Organisation de Miss Cameroun informe l’opinion publique nationale et internationale qu’après un examen attentif et minutieux de la conduite de Madame Harangada Golonga Josiane, élue Miss Cameroun 2025 en juillet dernier, il a été décidé de prononcer sa destitution immédiate de ses fonctions ». C’est la substance d’un communiqué du Comité d’organisation du concours Miss Cameroun (Comica), rendu public ce 25 février 2026. Ça y est ! Josiane Harangada Golonga n’est donc plus la Miss Cameroun 2025. Le Comica lui reproche « l’absence injustifiée à plusieurs événements officiels d’importance, la tenue de propos et attitudes irrespectueux envers l’institution et ses membres, la cessation unilatérale des activités liées à son mandat et le recours à un manager personnel en violation des clauses contractuelles».

C’est une décision qui était attendue, tant les rapports s’étaient tendues à l’extrême ces dernières semaines, entre le Comica et la reine de beauté camerounaise 2025. Alors que la miss élue en juillet dernier avait pris ses distances avec le Comica, des membres de la communauté Massa dont elle est originaire, sont montés au créneau pour dénoncer une campagne médiatique contre la leur. De son côté, le Comica avait donné un ultimatum de cinq jours à la Josiane Harangada de faire amende honorable, au risque d’être destituée de ses fonctions de Miss Cameroun 2025. Le délai a expiré depuis trois jours et celle qui s’est muée dans le silence, n’a pas changé d’attitude, et est restée invisible. Le Comica a ainsi mis à exécution ses menaces. « Cette décision prend effet à compter du 25 Février 2026, date de sa notification à l’intéressée. La première dauphine est appelée à assurer la continuité de la fonction et à préserver l’image de l’institution», précise le communiqué du Comica.

L’on apprend qu’une équipe d’avocats constitués par Josiane Golonga, prépare une communication, pour indiquer les suites à donner à l’affaire. Une action en justice est annoncée. Les prochains jours s’annoncent donc riches en rebondissements dans cette chronique. Entre temps, « la communauté Massa a déjà pris des dispositions pour restituer le véhicule réclamé à sa fille, ainsi que de l’argent», apprend-on d’une source crédible. Ici, « l’image et la dignité de cette fille comptent plus que tout ».

Diplomatie pontificale : Léon XIV sera en visite au Cameroun du 15 au 18 avril 2026

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L’annonce officielle est tombée ce mercredi avec la précision de l’horloge romaine. Répondant à l’invitation des chefs d’État et des autorités ecclésiastiques, le Pape Léon XIV entamera le 13 avril prochain une tournée diplomatique et pastorale qui le conduira successivement en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée Équatoriale. Si le souverain pontife américain a choisi le continent africain pour sa première grande sortie internationale, c’est au Cameroun qu’il passera le plus de temps, avec un séjour dense prévu du 15 au 18 avril.


Un triangle stratégique : Yaoundé, Bamenda, Douala
Le choix des étapes camerounaises n’est pas anodin et dessine une géographie de la réconciliation. En plus de Yaoundé, siège des institutions, et de Douala, poumon économique, le Pape se rendra à Bamenda.
Pour les observateurs de la scène politique, cette escale dans le chef-lieu de la région du Nord-Ouest est le signal fort d’une volonté de médiation. Dans un pays marqué par la crise socio-politique dans les zones anglophones, la présence du successeur de Pierre est perçue comme un plaidoyer en faveur du dialogue national.

Une tournée africaine de haute volée
Avant de fouler le sol camerounais, Léon XIV débutera son périple par l’Algérie (Alger et Annaba), un symbole de dialogue interreligieux. Après le Cameroun, il s’envolera pour l’Angola (18-21 avril), où il visitera notamment le sanctuaire marial de Muxima, avant de clore son voyage en Guinée Équatoriale (21-23 avril) entre Malabo, Mongomo et la ville continentale de Bata.
Les attentes d’un « Pape du Sud »

Élu en mai dernier, Robert Francis Prevost, devenu Léon XIV, suscite une immense attente. Premier Pape originaire du continent américain, sa lecture des enjeux de développement et de justice sociale résonne particulièrement avec les défis actuels du Cameroun.
Le programme détaillé des rencontres, notamment l’éventualité d’un tête-à-tête avec les acteurs de la société civile et les leaders politiques, sera communiqué dans les prochaines semaines par le Saint-Siège. Mais une chose est sûre : en avril prochain, Yaoundé sera la capitale spirituelle du monde.

L’arrivée de Léon XIV s’inscrit dans une tradition historique de liens étroits entre le Vatican et Yaoundé, le Cameroun ayant déjà accueilli un souverain pontife à trois reprises. Jean-Paul II fut le pionnier de cette relation avec deux visites marquantes : une première en août 1985, où il avait parcouru Yaoundé, Douala, Bamenda et Garoua, suivie d’un second passage en septembre 1995 pour signer l’Exhortation apostolique Ecclesia in Africa. Ces voyages avaient alors galvanisé la ferveur des fidèles et renforcé le poids diplomatique de l’Église locale.

Plus récemment, en mars 2009, c’est le Pape Benoît XVI qui avait choisi le Cameroun pour son premier déplacement sur le continent africain. Durant ce séjour mémorable, il avait remis aux évêques de toute l’Afrique l’Instrumentum Laboris du deuxième Synode pour l’Afrique, soulignant le rôle du pays comme « Afrique en miniature ». Avec l’annonce de la venue de Léon XIV, le Cameroun s’apprête ainsi à devenir l’un des pays les plus visités par la papauté au sud du Sahara, confirmant son statut de terre stratégique pour le Saint-Siège.

Déforestation et agriculture : plus de 33 milliards FCFA mobilisés pour la transition écologique

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Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey a officiellement lancé Le 20 février 2026 à Yaoundé, les quatre projets pilotes du partenariat entre le Cameroun et la CAFI, une initiative qui vise à contribuer à la mise en œuvre de la SND30 et des ODD 30 en abordant les défis du changement climatique, de la déforestation et de la dégradation des terres.

« Notre pays s’est engagé sur une voie ambitieuse, celle d’une économie verte, inclusive et compétitive, respectueuse de nos forêts et de nos écosystèmes », a déclaré le Minepat devant les partenaires techniques et financiers réunis à Yaoundé. Rendre les chaînes de valeur agricoles, forestières et minières compétitives sur les marchés internationaux, tout en réduisant significativement la déforestation et en renforçant la sécurité alimentaire.

UNE INGÉNIERIE INSTITUTIONNELLE À QUATRE PILIERS

La phase de démarrage 2025–2028 s’appuie sur quatre projets complémentaires dotés d’un financement global d’environ 33,2 milliards de FCFA, soit près de 60 millions de dollars.

 Le premier, le Projet d’appui à la coordination intersectorielle et multi-niveaux, (PCIM), constitue l’ossature institutionnelle du dispositif. Mis en œuvre conjointement par le Programme des Nations Unies pour le Développement et la GIZ, il bénéficie d’une enveloppe de 9,5 milliards FCFA soit 17,26 millions de dollars pour la période 2025– 2028. Sa mission consiste à harmoniser l’action des administrations, structurer le dialogue entre ministères et assurer la cohérence stratégique de l’ensemble du partenariat.

 Le deuxième projet, le Projet pilote d’appui à l’intensification durable de l’agriculture et à la transition agroécologique (Paidata), est porté par le Fonds International de Développement Agricole (Fida). Doté d’un budget d’environ 12 milliards FCFA (21,9 millions de dollars), il est déployé depuis 2024 et s’étendra jusqu’en 2027. L’intervention cible directement les exploitations agricoles afin de promouvoir des pratiques plus productives et moins consommatrices d’espaces forestiers. L’agriculture extensive étant responsable de plus de 60% de la déforestation nationale, la modernisation des systèmes de production s’impose comme un levier à la fois économique et environnemental.

Troisième pilier, le Projet de gestion intégrée du paysage du Grand Mbam (PGIP-GM), financé à hauteur d’environ 11 milliards FCFA par la Kfw, sera mis en œuvre sur une durée de 48 mois, de 2026 à 2029. À l’échelle de ce territoire, il doit démontrer qu’une gestion intégrée peut concilier production, conservation et développement local, et que l’exploitation durable des ressources naturelles peut générer des revenus tout en stabilisant les écosystèmes.

Enfin, le Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire (Prcat), mis en œuvre par la GIZ, dispose d’un financement d’à peu près 4 milliards FCFA. Il vise à consolider les outils juridiques et techniques d’aménagement, à accompagner l’élaboration des plans locaux d’affectation des terres et à appuyer le développement de la méthodologie du troisième Inventaire forestier national. « Il sera question de stopper et d’inverser la perte de forêts, de compenser les pertes résiduelles par la régénération naturelle et de préserver les zones humides et tourbières », a souligné le Minepat.

COORDINATION ET PERFORMANCE COMME CONDITION DE SUCCÈS

 Le partenariat repose sur une logique progressive et fondée sur la performance. Les résultats obtenus au cours de cette phase pilote détermineront l’ampleur des financements futurs. L’enjeu dépasse la seule préservation environnementale. Il s’inscrit dans la transformation structurelle de l’économie nationale, conformément à la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, avec pour axes prioritaires la modernisation agricole, la valorisation durable des ressources forestières et le renforcement des capacités institutionnelles.

 L’objectif est de générer de l’emploi rural, d’améliorer les revenus et de réduire la pauvreté dans les territoires forestiers. Le ministre recommande une coordination transparente, engagement des collectivités, investissements responsables du privé, et vigilance proactive de la société civile et des chercheurs. « Avec CAFI et nos partenaires, nous ferons de la forêt du Bassin du Congo un bien commun mondial dont l’exploitation responsable contribuera à la stabilité écologique de la planète », a conclu le Minepat en déclarant officiellement lancée la phase de démarrage.

Anicet Ekane: Une  »mort naturelle »

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Çà y est ! Le rapport d’enquête prescrit par l’Etat camerounais sur la mort d’Anicet Ekane est clair: le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) est mort d’une  »mort naturelle’‘. Dans un communiqué signé du chef de la division de la communication, le ministère de la Défense écrit qu »’ilIl en ressort une absence totale de lésion traumatique, et l’existence de graves pathologies ayant emporté un patient présentant de lourds antécédents médicaux. Ledit rapport a conclu à une mort naturelle  ».

En clair , les enquêtes n’ont pas trouvé de grain à moudre sur le retrait de l’extracteur d’oxygène d’Anicet Ekane plusieurs jours, comme le laissait croire une certaine opinion. Les circonstances de détention de celui dont la santé était très intimement liée à cet appareil, n’ont donc pas affecté sa situation de malade.

Cela survient au lendemain du retrait des scellés sur la dépouille du président du Manidem. 85 jours après sa mort dans des circonstances floues, le 1er décembre 2025. L’opposant avait soutenu le candidat Issa Tchiroma, après que son parrainage accordé à Maurice Kamto ait été invalidé par Elecam et le conseil constitutionnel.

Digitalisation : Quand l’IA bouscule l’administration camerounaise

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En 2026, le Cameroun se trouve à un tournant décisif de sa modernisation administrative. Longtemps freinée par des procédures lourdes et fragmentées, la digitalisation de l’État s’impose désormais comme une urgence politique et économique.

L’atelier d’imprégnation des administrations publiques sur les enjeux de l’intelligence artificielle au Cameroun organisé du 17 au 18 février 2026 à Yaoundé, les concertations nationales sur l’intelligence artificielle (CONIA) organisées en 2024 et 2025, ainsi que le salon E-Gov’A, prévue en mai 2026 autour du thème « IA et e-gouvernance », en fournissent des illustrations claires.

En ce qui concerne E-Gov’A, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le a rappelé que l’enjeu qui est de moderniser l’administration, c’est « simplifier, dématérialiser » et tourner la page des pratiques archaïques pour bâtir une administration sans papier. Pourtant, sur le terrain, de nombreux services publics restent en marge de cette transition, freinant efficacité, transparence et qualité du service public rendu aux citoyens.

Face à ce constat, le gouvernement tente d’accélérer la cadence. Avec par exemple l’appui d’un financement sud-coréen de 4,6 milliards FCFA, trois institutions stratégiques — l’ENAM, SUP’PTIC et l’ISMP — doivent accueillir des centres de formation dédiés aux compétences numériques. L’objectif est clair est de doter l’administration d’agents capables d’opérer la bascule digitale et d’accompagner l’intégration de l’intelligence artificielle.

Parallèlement, plusieurs réformes concrètes montrent que le chantier est lancé. La plateforme d’e-visa a déjà permis de traiter des centaines de milliers de demandes, réduisant les délais et renforçant la traçabilité aux frontières, un enjeu majeur pour la sécurité nationale. La dématérialisation des procédures douanières, à travers le guichet unique, limite les files d’attente, sécurise les recettes publiques et réduit les risques de corruption dans le commerce extérieur.

De son côté, la Caisse nationale de prévoyance sociale expérimente l’intelligence artificielle via la reconnaissance biométrique et l’automatisation du traitement des pensions, améliorant la fiabilité des données et la lutte contre les fraudes.

Ces initiatives touchent des secteurs sensibles — contrôle des frontières, finances publiques, protection sociale — et démontrent que la digitalisation n’est pas un luxe technologique mais un levier de souveraineté et d’efficacité de l’État.

Reste que l’irruption rapide de l’intelligence artificielle change l’échelle du défi. Lors d’un atelier national en février 2026, les autorités ont insisté sur la nécessité d’une IA responsable, capable de protéger les citoyens tout en renforçant la performance administrative. Pour Joseph Le, l’IA doit devenir un outil central de traçabilité et de transparence. Elle permettra d’aller « beaucoup plus loin » dans la modernisation des services publics.

L’enjeu dépasse désormais la simple numérisation des procédures. Il s’agit pour le Cameroun de ne pas manquer le virage combiné de la troisième et de la quatrième révolution industrielle. Faute d’une accélération franche — formation massive, interconnexion des administrations, déploiement sécurisé de l’IA — le risque est réel de voir persister une administration à deux vitesses, où quelques services modernisés côtoient encore des poches de bureaucratie analogique.

La transformation numérique de l’État n’est donc plus une option. Elle constitue la condition pour bâtir un véritable État 4.0, efficace, transparent et capable de répondre aux exigences d’une économie et d’une société désormais guidées par la donnée et l’intelligence artificielle.

Garoua adopte le paiement MoMo pour ses frais universitaires

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L’Université de Garoua a signé, le 24 février 2026 une convention de partenariat avec Mobile Money Corporation pour faire de la plateforme MoMo l’outil de référence pour le paiement des droits universitaires et des frais d’examens.

 La signature du document par le recteur, le Pr Boubakari Oumarou, et le directeur général de Mobile Money Corporation, Alain Claude Nono, acte le lancement officiel des paiements digitalisés au sein de l’université.

Avec cette intégration, les étudiants peuvent désormais régler leurs frais de préinscription, leurs droits universitaires ainsi que des paiements partiels ou complets en ligne. La procédure passe par le site web de l’université, la saisie du matricule, le choix du paiement puis la validation via MoMo. Un reçu numérique certifié est généré immédiatement et peut servir pour toutes les démarches administratives internes.

Pour les autorités universitaires, le dispositif doit renforcer la transparence des opérations financières, améliorer la traçabilité et le suivi en temps réel des paiements, limiter les risques liés aux manipulations manuelles et accroître l’efficacité dans la gestion budgétaire.

Le lancement intervient après une phase de tests techniques menée conjointement par les équipes de l’université et celles de Mobile Money Corporation. Les travaux ont porté sur l’intégration de la plateforme universitaire, l’harmonisation des données, la simulation des parcours de paiement, la validation des reçus numériques ainsi que la formation des personnels administratifs et de scolarité afin d’assurer la conformité du système aux standards opérationnels actuels.

Lors de la cérémonie, Alain Nono a rappelé que cette solution traduit « la volonté de l’entreprise de contribuer au développement du secteur éducatif en intégrant des outils digitaux accessibles, fiables et sécurisés ». Il a ajouté que Mobile Money Corporation « offre aux étudiants un moyen simple, inclusif et sécurisé pour gérer leurs obligations académiques ».

Le recteur de l’Université de Garoua a salué pour sa part la qualité du partenariat et a déclaré que « la digitalisation du paiement des droits universitaires est un pas décisif vers une université plus moderne, plus transparente et plus proche de ses étudiants ». Il a insisté sur la réduction des files d’attente, la diminution des déplacements, la sécurisation des paiements et l’importance d’une adoption rapide du système par les étudiants.

Pensée pour faciliter les démarches, la solution garantit des paiements instantanés et vérifiables, réduit les erreurs et contestations et permet davantage de flexibilité grâce au paiement partiel.

Au-delà de la gestion quotidienne des frais académiques, l’Université de Garoua voit dans ce projet un levier pour améliorer sa gouvernance financière interne et accompagner la stratégie nationale de transformation digitale engagée dans l’enseignement supérieur.

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