lundi, mai 18, 2026
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Maroua : Un attentat suicide évité de justesse

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La ville de Maroua a évité de justesse un drame le 4 mars 2026 en fin d’après-midi. Des informations diffusées par des lanceurs d’alertes, puis confirmées par le quotidien L’œil du sahel, annoncent l’intrusion bruyante d’un homme en civil aux environs de 17h, dans les locaux de l’agence de la banque La Régionale, au quartier Founangé. L’individu identifié plus tard comme William Bagnia, militaire du grade d’adjudant, en service au 42e Bataillon d’Infanterie motorisé (BIM) basé à Mora, mais en détachement à la 4ème Région militaire interarmées (Rmia 4) basée à Maroua et avec compétence sur le Mayo-Louti, était porteur d’un colis particulier : une ceinture d’explosifs et d’un pistolet automatique.

On apprend de L’œil du Sahel dans son édition de ce 6 mars 2026, que « le militaire a menacé le personnel de l’établissement pour des raisons encore inconnues ». Semant la panique dans une institution dont la qualité reconnue est le calme. Les derniers clients présents pour des opérations bancaires, et le personnel, ainsi piégés, se sont mis à crier, avant d’être étouffés par les menaces du militaire. Il faudra l’intervention de la police et de la gendarmerie pour ramener la paix. Ces hommes en ténue ont réussi à désarmer leur frère d’armes, sans aucune détonation.

L’homme qui a été conduit dans les locaux régionaux de la Sécurité militaire (Semil) à Maroua, est cuisiné pour en savoir sur les mobiles de son acte. Selon des informations en circulation, il aurait exigé rencontrer son gestionnaire. Ce qui laisse penser que le problème qui le hante a un lien avec son compte bancaire ; et même tenté de se donner la mort avant l’intervention de la police et de la gendarmerie. Pour le moment, l’adjudant séjourne actuellement aux urgences de l’hôpital militaire à Maroua.

Cela survient dans un contexte marqué par la recrudescence des actes d’insécurité marqués par des attaques répétées de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, du phénomène de coupeurs de routes et d’enlèvements avec demande de rançon, mais aussi, le trafic illicite des armes et drogues. Le moral des troupes engagées dans les différents fronts dans ce contexte peut ne pas toujours être haut.

Douala accueille la foire internationale des Énergies renouvelables du 15 au 18 avril

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Placée sous le thème « Renewable Energies for Africa’s Energy Independence », cette rencontre entend s’imposer comme une véritable plateforme panafricaine de dialogue, d’innovation et d’investissement. L’initiative vise à soutenir le développement économique, encourager la création d’emplois et renforcer la souveraineté énergétique de l’Afrique.

Dans un contexte où le continent dispose d’un immense potentiel en énergies renouvelables, plus de 600 millions d’Africains restent encore privés d’un accès fiable à l’électricité. Face à cette réalité, la Foire Internationale des Énergies Renouvelables en Afrique ambitionne de mobiliser les acteurs publics et privés afin de transformer les défis énergétiques en opportunités concrètes de croissance et d’impact social.

Le choix de Douala ne doit rien au hasard. Capitale économique du Cameroun et important hub logistique en Afrique centrale, la ville offre un cadre stratégique pour accueillir une rencontre internationale de cette ampleur. Le Cameroun, engagé dans la diversification de son mix énergétique, apparaît également comme un terrain favorable au développement de solutions dans les domaines de l’hydroélectricité, du solaire et de la biomasse.

Durant quatre jours, l’événement proposera un programme riche et varié. Une foire internationale rassemblera plus de 250 exposants venus présenter leurs innovations et solutions. Des conférences de haut niveau réuniront des représentants gouvernementaux ainsi que des leaders du secteur énergétique. Des ateliers techniques et des sessions de formation seront également organisés pour renforcer les capacités des professionnels et des jeunes acteurs du domaine.

Des espaces de rencontres et d’échanges entre entreprises et institutions publiques permettront de favoriser les partenariats et les opportunités d’affaires. Une attention particulière sera accordée à la jeunesse et à l’innovation à travers des concours et des programmes de sensibilisation destinés aux jeunes talents.

Les organisateurs ambitionnent d’accueillir plus de 20 000 visiteurs et de faire de cette foire un catalyseur de nouveaux investissements et collaborations durables dans le secteur énergétique africain.

Au-delà d’un simple rendez-vous professionnel, la Foire Internationale des Énergies Renouvelables en Afrique se veut un véritable levier de transformation. Elle s’inscrit dans la dynamique des Objectifs de Développement Durable, notamment en matière d’accès à l’énergie, d’innovation et de lutte contre le changement climatique, avec l’ambition de contribuer à bâtir un avenir énergétique plus résilient et durable pour l’Afrique.

Yerima Kini Nsom : « La mort silencieuse du journalisme »

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Yerima KINI NSOM, The Post

Un lundi matin à Yaoundé, devant un kiosque à journaux situé en face de Total Melen, un sexagénaire visiblement nerveux parcourait les gros titres annonçant la hausse des prix du carburant. Après quelques secondes d’observation, il hocha la tête avec désapprobation. Un sourire moqueur à peine esquissé aux lèvres, il lâcha un long sifflement avant de s’exclamer : « Des gens méchants ! ».

Autour de lui, les habitués qui se rassemblent régulièrement pour lire gratuitement les titres à la une — regroupés sous la bannière informelle de la « Free Readers Association » — se joignirent aussitôt au concert de réprobations. Dans ce tribunal populaire improvisé, le verdict fut sans appel : une avalanche d’invectives contre l’establishment, accusé d’avoir plongé le pays dans la misère et l’incertitude en augmentant les prix du carburant.

Mais la colère des lecteurs ne visait pas seulement le gouvernement. Elle s’abattait aussi sur certains journaux accusés d’avoir adopté une lecture complaisante de la décision officielle, justifiant la hausse des prix tout en ignorant ses conséquences sociales dévastatrices.

En parcourant attentivement les manchettes, le constat était troublant : seuls quelques titres de la presse dite mainstream avaient choisi de traiter l’information selon l’angle journalistique ou l’intérêt du public. Beaucoup d’autres semblaient plutôt agir comme une simple extension du ministère de la Communication, où la propagande gouvernementale tient lieu de matière première.

L’angle journalistique — celui qui privilégie l’impact, l’insolite, l’extraordinaire ou encore le conflit — semblait soigneusement enterré. À sa place, les demi-vérités officielles jouissaient d’un quasi-monopole dans les colonnes. En relisant ces articles, je cherchais en vain ce fameux moment où, selon la formule de John Bogart, « un homme mord un chien ». Rien. Les pages offraient plutôt un éternel « déjà-vu, déjà-entendu » de clichés propagandistes.

Certains journaux, qui sont tout sauf professionnels, ont même franchi un pas supplémentaire en adoptant une forme d’activisme pro-gouvernemental. Une question s’impose alors : le journalisme a-t-il changé ? N’est-il plus cette profession dont la première obligation est la vérité et la première loyauté envers les citoyens ? La presse n’est-elle plus la voix des sans-voix, l’avocat de la défense des opprimés face aux puissants dans le tribunal de l’opinion publique ? A-t-elle abandonné sa mission jeffersonienne de chien de garde chargé de demander des comptes aux autorités ?

Dans ces conditions, on ne peut que pleurer cette noble profession que certains entraînent dans les eaux troubles du déshonneur. Il est regrettable que même des journaux autrefois considérés comme les fleurons incontestés de la presse écrite aient sombré dans ce que l’on appelle aujourd’hui le « journalisme responsable ». Une expression polie qui sert souvent d’euphémisme pour désigner la simple reproduction de la propagande officielle.

Ce qui devrait être un reportage objectif et véridique a pris, dans une grande partie de la presse dite « alimentaire », une coloration ouvertement pro-gouvernementale. Pour les autorités, la « presse responsable » est celle qui se transforme en brochure de propagande au service des intrigants opportunistes et des puissants du moment.

Les éditeurs de ces journaux avancent souvent un argument simple : survivre. Mais peut-on survivre en tuant le journalisme lui-même, c’est-à-dire l’essence même de leur profession ?

Au nom de cette survie économique, une majorité de journaux semble aujourd’hui privée de la rigueur intellectuelle et de la solidité argumentative qui devraient caractériser le débat public. Les pages de ces publications sont rarement des espaces où se confrontent des idées issues de sensibilités politiques différentes. La réflexion rationnelle et le débat national authentique ne semblent plus faire partie de leur ADN professionnel.

À travers divers mécanismes de contrôle plus ou moins subtils, certaines institutions se sont érigées en arbitres autoproclamés du « bon goût » journalistique. Résultat : toute information susceptible de déplaire aux autorités cesse presque automatiquement d’être considérée comme une information.

La situation devient d’autant plus préoccupante que même les colonnes d’opinion de certains journaux ressemblent désormais à des relais de propagande. Les débats intellectuels vigoureux se font rares. Les analyses argumentées sur les grands enjeux nationaux ont quasiment disparu. À la place, prospère une culture de la flatterie, l’un des plus grands ennemis du débat démocratique.

Au lieu d’être un antidote aux dérives du pouvoir, la presse a parfois contribué à consolider les pratiques de mauvaise gouvernance.

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme, car le malaise est plus profond qu’il n’y paraît. Comment expliquer, par exemple, que de simples annonces ou des opérations de communication d’institutions financières et de puissants acteurs économiques prennent désormais la place d’articles de une dans certains journaux ? Où se trouve l’intérêt du lecteur dans ces pages qui relèvent parfois d’une véritable faute professionnelle ?

Dans ces publications, l’information n’est plus l’information. Elle est ce pour quoi quelqu’un a payé.

La couverture de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 en offre une illustration frappante. Dans une grande partie de la presse dite « alimentaire », les reportages centrés sur les programmes et les enjeux étaient quasi inexistants. L’accent portait davantage sur les personnalités et les fortunes en jeu que sur les projets proposés aux Camerounais — le pourquoi, le quand et le comment.

Comme l’a un jour résumé le vétéran du journalisme Charly Ndi Chia, il est difficile pour les journalistes de pratiquer un reportage objectif, précis et équilibré « lorsque leur salaire mensuel ne leur permet même pas de rentrer chez eux ». Cet argument est souvent avancé pour justifier le brouillage croissant de la frontière entre journalisme et relations publiques.

Certes, l’aspect économique de la presse ne peut être ignoré. Les ventes et les recettes publicitaires sont en baisse constante. Mais un esprit journalistique équilibré devrait être capable de trouver un point d’équilibre entre impératifs économiques et exigences professionnelles.

Et si l’un des deux devait l’emporter, ce devrait être le professionnnalisme — car c’est lui qui fait du journalisme une activité économique viable, et non l’inverse.

Par Yerima KINI NSOM, The Post

CAMTEL forme 350 nouvelles recrues pour booster sa modernisation

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C’est dans le cadre hautement symbolique de Zamengoé, dans l’arrondissement d’Okola, région du Centre, que Judith Yah Sunday épouse Achidi a présidé la cérémonie de clôture de la formation d’intégration des promotions « Triomphe » et «Blue Revolution ».

Ce site emblématique occupe une place particulière dans l’histoire des télécommunications camerounaises. C’est en effet à Zamengoé qu’a été construite en 1973 la célèbre station terrienne. Depuis 2020, un data center moderne y trône.

C’est donc dans cet environnement chargé de symboles que 350 jeunes recrues, parmi lesquelles de nombreuses femmes, ont officiellement intégré les effectifs de CAMTEL. Techniciens, commerciaux et personnels administratifs ont été recrutés à la fin de l’année dernière afin de soutenir la stratégie de modernisation de l’entreprise.

Ce recrutement traduit l’engagement de CAMTEL à accompagner la politique du Renouveau National en matière d’emploi. En offrant des opportunités à de jeunes Camerounais et en favorisant la présence des femmes, l’entreprise participe à la mise en œuvre de la vision portée par le Président de la République, Paul Biya, dans son Septennat des Grandes Espérances.

Une formation intensive axée sur la discipline et la performance

Les nouvelles recrues ont pris part à un programme intensif de formation et de team building organisé du 17 février au 02 mars 2026. Conçu par la Direction des ressources humaines de CAMTEL, en collaboration avec le cabinet Best Practice Sarl, ce programme visait à poser les bases d’un engagement professionnel solide.

Durant 10 jours, les participants ont été soumis à une immersion complète combinant exercices de cohésion, renforcement de l’esprit d’équipe, appropriation des valeurs de l’entreprise et sensibilisation aux exigences d’éthique et d’intégrité. L’objectif était clair : former des collaborateurs capables de conjuguer compétence technique, sens du service et patriotisme économique.

L’expertise du colonel Kuitche

L’encadrement de ce programme a été assuré par le colonel Kuitche Roger, officier supérieur retraité de l’armée et gérant du cabinet Best Practice Sarl. Fort d’une longue expérience dans la formation et la conduite des hommes, il a transposé dans l’univers de l’entreprise les méthodes éprouvées de cohésion, de discipline et de leadership utilisées au sein des forces armées.

Les jeunes Camtelois ont vécu une immersion particulièrement exigeante, mêlant exercices physiques, activités de coopération et simulations de situations professionnelles. Cette approche vise à développer chez les participants un sens aigu de la responsabilité.

La philosophie du cabinet Best Practice repose sur une conviction simple : les organisations performantes sont d’abord des communautés humaines soudées autour d’une mission commune. En mobilisant les ressorts du patriotisme, de la discipline et de la rigueur morale, le colonel Kuitche a ainsi contribué à forger l’esprit de corps qui devra désormais guider l’action des nouveaux Camtelois.

Un appel à l’excellence et à l’intégrité

S’adressant aux nouvelles recrues, Judith Yah Synday épouse Achidi a rappelé la responsabilité particulière qui incombe à ces talents : « Nous ne sommes pas une entreprise comme les autres : nous sommes les gardiens de la connectivité de notre Nation. Le patriotisme ne se décrète pas, il s’exprime par le travail. Aimer son pays, c’est viser l’excellence pour contribuer à la prospérité nationale et au rayonnement de notre savoir-faire. »

Dans un environnement marqué par une concurrence croissante et par les enjeux de souveraineté numérique, le Directeur Général de CAMTEL a également insisté sur l’exigence d’intégrité et de responsabilité individuelle : « Dorénavant, c’est tolérance zéro pour la fraude, le détournement, le sabotage ou même le laxisme dans la gestion de nos infrastructures. Ces actes sont des trahisons envers l’entreprise et la Nation. »

Elle a par ailleurs invité ses nouveaux collaborateurs à demeurer vigilants et engagés dans la protection des intérêts de l’entreprise, rappelant que la lutte contre les pratiques frauduleuses constitue un enjeu majeur pour la performance et la crédibilité de CAMTEL.

« Grandeur et Espérance » à CAMTEL

Au-delà des compétences individuelles, le Directeur Général a insisté sur l’importance de la cohésion et de la solidarité entre collaborateurs. Dans un secteur technologique en constante évolution, la réussite collective dépend avant tout de la capacité des équipes à travailler de manière coordonnée et solidaire : « Face à une concurrence toujours plus vive, seule notre cohésion nous permettra de rester debout. La solidarité n’est pas une option, c’est un impératif de survie et de rayonnement. »

Avec cette nouvelle génération de professionnels formés à la rigueur, à l’éthique et à l’esprit d’équipe, CAMTEL entend consolider sa position d’acteur stratégique du développement numérique du Cameroun.

Renouvellement des juges : le Cameroun attendu à la Cour des comptes de la CEMAC

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Le renforcement de la gouvernance financière et institutionnelle de l’espace communautaire était au centre de l’audience accordée le 3 mars 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey à Rosario Mbasogo Kung Nguidang, Première présidente de la Cour des Comptes de la CEMAC.

La rencontre s’inscrit dans le prolongement des résolutions adoptées lors de la 16ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale tenue le 10 septembre 2025 à Bangui. La responsable communautaire est venue faire le point sur le fonctionnement administratif et matériel de la juridiction financière sous-régionale. Elle a également évoqué le renouvellement du mandat des juges intervenu lors du dernier sommet ordinaire.

DOUZE JUGES POUR GARANTIR LA RÉGULARITÉ

L’un des points sensibles concerne la composition statutaire de la Cour. L’institution doit compter douze magistrats, à raison de deux par État membre. « Comme vous le comprendrez, la Cour des comptes est composée de 12 juges, dont 2 juges par État membre », a rappelé la Première présidente.

À l’approche de la prochaine assemblée générale élective dont la date a été arrêtée la semaine dernière, la représentativité de tous les États est requise. « Nous nous trouvons dans la situation où le Cameroun n’a pas encore désigné le juge de nationalité camerounaise », a-telle précisé. Une juridiction incomplète fragilise la régularité des délibérations et l’efficacité des missions de contrôle.

TRANSPARENCE ET CRÉDIBILITÉ BUDGÉTAIRE

Au-delà du renouvellement des juges, les échanges ont porté sur la coopération entre la Cour et les gouvernements nationaux. La solidité des organes de contrôle conditionne la transparence et la bonne gestion des ressources communautaires. « Nous sommes venus demander au ministre chargé de l’intégration régionale de nous accompagner dans l’accomplissement des tâches communautaires et dans le contexte du fonctionnement de la Cour », a expliqué Rosario Mbasogo Kung Nguidang.

Basée à Ndjamena, la Cour des comptes de la CEMAC est l’organe juridictionnel suprême chargé du contrôle des finances communautaires. Elle intervient dans un contexte où l’intégration régionale repose sur la confiance et la discipline budgétaire. À quelques semaines de l’assemblée générale élective, le renouvellement complet du corps juridictionnel apparaît ainsi comme un test de maturité institutionnelle pour la CEMAC.

Bertoua : Le FNE outille plus de 200 jeunes à la recherche de financements et d’emplois

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L’initiative portée par Stéphanie Daplouma en partenariat avec le Fonds national de l’emploi était en prélude à la célébration de la Journée internationale des droits de la femme prévue dimanche 08 mars prochain.

Les jeunes et les femmes de la région de l’Est Cameroun, ne se rapprochent pas suffisamment du Fonds national de l’emploi (FNE) afin de s’enquérir des offres d’emploi et les opportunités de financement des projets disponibles.

Cette révélation a été faite ce jeudi 05 mars 2026 à Bertoua par Emmanuel Bebo, directeur régional FNE dans la région de l’Est. C’était au cours d’une rencontre d’information sur les offres du Fonds national de l’emploi pour les femmes et les jeunes de la région de l’Est.

L’initiative portée par Stéphanie Daplouma en partenariat avec le FNE en prélude à la tenue de la Journée internationale des droits de la femme prévue le dimanche 08 mars prochain avait pour objectif de sensibiliser les jeunes et les femmes (âgés de 18 à 45 ans) sur les opportunités qu’offre cette structure étatique mise en place depuis 36 ans par le président de la République Paul Biya.

Salomon Ango, président directeur général de Ango Mineral Water SARL a expliqué aux jeunes que le Cameroun est un pays qui regorge de plusieurs diplômés et la fonction publique à elle seule ne peut résoudre le problème de tout le monde. Il leur a conseillé de s’investir massivement dans les activités génératrices de revenus comme les activités agricoles surtout au niveau des cultures trimestrielles.

« Notre objectif à travers l’organisation de cet atelier était de sensibiliser les jeunes et les femmes de la région de l’Est âgés entre 18 et 45 ans, à se rendre au Fonds national de l’emploi ce jeudi 5 mars 2026, pour s’informer des offres et opportunités entrepreneuriales, notamment en ce qui concerne l’accompagnement à l’entrepreneuriat. Nous avons pu aujourd’hui mettre en relation, les chercheurs d’emplois et les pourvoyeurs d’emplois à travers des échanges. Les jeunes et les femmes sont plus édifiés sur les offres d’emplois et de formation qu’offre le FNE. Ils sont également édifiés sur l’accompagnement à l’entrepreneuriat à travers les opportunités de financement et de mentorat pour les jeunes entrepreneurs » s’est félicité Stéphanie Daplouma.

Le HCR plaide pour l’intégration économique de 1,4 million de déplacés

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Reçu le 3 mars 2026 par le ministre de l’Économie à Yaoundé, Raouf Mazou, Haut-Commissaire assistant des Nations Unies pour les réfugiés, a posé les termes d’un changement de perspective. « Le Cameroun a un grand nombre de réfugiés, plus de 420 000 personnes. Très souvent, on parle de ces réfugiés par rapport à l’assistance humanitaire qui leur est fournie », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.

Pour lui, la présence de ces populations ne se résume pas à un poste de dépense. « La présence des réfugiés a une autre dimension, c’est une dimension économique, c’est une dimension de développement. Si on lui accorde l’attention nécessaire, elle peut avoir un effet positif sur les communautés qui les accueillent. » Dans un pays qui compte également près d’un million de déplacés internes, la question dépasse l’urgence sociale. Elle interroge la planification économique, l’aménagement du territoire et l’intégration de nouveaux actifs dans le tissu productif.

INVESTIR PLUTÔT QU’ASSISTER

Raouf Mazou insiste sur la nécessité d’articuler aide humanitaire et investissement public. « Les réfugiés ont besoin d’assistance humanitaire, mais ont besoin aussi d’espoir, ont besoin aussi de développement. Ils peuvent apporter leurs talents, leurs connaissances aux communautés qui les accueillent. » Le débat engagé avec le ministre de l’Économie a porté sur cette bascule.

 Comment aller au-delà de l’urgence. Comment faire en sorte que des personnes en situation de déplacement forcé puissent mener une vie normale, travailler, produire, consommer et contribuer jusqu’à un éventuel retour ou à une installation durable.

 Dans cette approche, les réfugiés et déplacés internes cessent d’être considérés uniquement comme bénéficiaires d’aides. Ils deviennent des acteurs économiques potentiels. Main-d’œuvre agricole, éleveurs, artisans, petits commerçants. Un capital humain sous-exploité qui, intégré formellement, peut dynamiser les marchés locaux.

 L’EXEMPLE AGRICOLE DE L’EXTRÊME-NORD

Dans l’Extrême-Nord, cette logique commence à prendre forme. En février dernier, lors d’une opération de rapatriement volontaire de réfugiés nigérians, le gouverneur Midjiyawa Bakari a détaillé les mesures similaires prises depuis quelques années par le gouvernement camerounais. « Lorsque les ressources ont commencé à manquer, le chef de l’État a instruit que des terres soient mises à leur disposition pour leur permettre de développer des activités agricoles et pastorales », a-t-il rappelé.

Cent hectares ont été octroyés aux réfugiés. Cinquante hectares supplémentaires ont été attribués aux riverains afin d’éviter tout sentiment de marginalisation. Deux tracteurs ont été fournis par l’État camerounais et un troisième par l’État de Bornou au Nigeria. Les résultats sont quantifiables.

L’an dernier, 220 tonnes de mil de contre-saison et 60 000 tonnes de riz paddy ont été récoltées. Cette expérience illustre un effet d’agglomération. L’installation de populations déplacées, encadrées et dotées d’intrants, génère de l’activité économique pour les zones d’accueil et réduit la pression sur les budgets humanitaires.

DOCUMENTER POUR INTÉGRER

Un autre point central des échanges à Yaoundé concerne la documentation. « Il est crucial qu’on sache qui se trouve dans une situation de déplacement et que cette personne ait un document qui lui permette de bénéficier de l’assistance sociale et de faire partie de l’économie », a souligné Raouf Mazou.

 La documentation devient un outil de gouvernance économique. Elle permet de planifier, de cibler les politiques sociales, d’élargir à terme la base contributive. Dans une perspective alignée sur les objectifs nationaux de développement, la gestion des réfugiés et des déplacés internes ne relève plus uniquement des acteurs humanitaires. Elle s’inscrit dans les stratégies macroéconomiques, la coordination avec les partenaires techniques et financiers et les dynamiques régionales du bassin du lac Tchad et de la CEMAC.

Cacao : le Cameroun revendique un taux de transformation locale de 80 %

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Le Cameroun estime avoir franchi un seuil rarement atteint dans l’industrie mondiale du cacao. Selon les données communiquées par les services du ministère du Commerce, plus de 80 % des fèves produites dans le pays seraient aujourd’hui transformées localement. Ce niveau est présenté par les autorités comme inédit pour un producteur dont la production annuelle se situe autour de 300 000 tonnes.

Dans un compte rendu consacré au lancement d’une nouvelle unité industrielle dans la filière, les services de communication du ministère du Commerce expliquent que cette proportion découle de l’écart relativement réduit entre la production nationale et les capacités de broyage installées dans le pays. Le document officiel indique en effet que la production commercialisée au cours des dernières campagnes se situe autour de 300 000 tonnes, tandis que la capacité industrielle nationale dépasserait désormais 250 000 tonnes. Sur cette base, l’administration estime que plus de 80 % des volumes peuvent être transformés localement.

Cette évolution résulte de la multiplication progressive des unités de broyage installées sur le territoire. Le paysage industriel du secteur regroupe aujourd’hui plusieurs opérateurs, parmi lesquels Sic Cacaos, filiale du groupe suisse Barry Callebaut, Chococam contrôlée par le sud-africain Tiger Brands, Atlantic Cocoa liée au groupe ivoirien Kone Dossongui, ainsi que les entreprises camerounaises Neo Industry et Africa Processing. Une nouvelle capacité de transformation est appelée à rejoindre ce dispositif. Le 27 février 2026, les ministres du Commerce et de l’Agriculture ont procédé à Baré-Bakem, dans le département du Moungo, à la pose de la première pierre d’une usine de broyage portée par Samen Industry.

Les informations diffusées par les services de communication du ministère du Commerce indiquent que cette unité sera construite sur un site d’environ trois hectares comprenant des installations de production, des espaces de stockage et des aménagements logistiques destinés au transport des fèves et des produits semi-finis. La capacité annuelle annoncée dépasse 32 000 tonnes de fèves. Le montant de l’investissement n’a pas été rendu public. Une fois opérationnelle, cette unité porterait à six le nombre de broyeurs industriels actifs dans le pays.

Si les volumes de production restent proches de leur niveau actuel, cette nouvelle capacité pourrait pousser encore plus loin la part du cacao transformé sur place. Autrement dit, le taux de transformation revendiqué par les autorités pourrait dépasser le seuil de 80 % lorsque l’usine entrera effectivement en activité. En 2024, le pays a intégré le top 10 mondial des exportateurs de dérivés du cacao, selon le Comité de compétitivité du ministère camerounais de l’Économie.

Le Cameroun s’est classé au septième rang mondial pour les exportations de pâte de cacao, avec des recettes évaluées à 275,6 millions d’euros, soit environ 180,8 milliards de FCFA. Dans le même temps, les exportations de beurre de cacao ont généré 206,3 millions d’euros, équivalant à près de 135,3 milliards de FCFA, ce qui place le pays au neuvième rang mondial pour ce produit.

Selon les statistiques de l’Office national du cacao, la transformation locale a franchi pour la première fois le seuil de 100 000 tonnes lors de la campagne cacaoyère 2024-2025, avec un volume total de 109 431 tonnes.

Migration: Le Royaume-Uni ferme ses visas d’études aux Camerounais pour « abus » de demandes d’asile

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Le gouvernement du Royaume-Uni a décidé de ne plus délivrer de visas d’études aux ressortissants du Cameroun, de l’Afghanistan, du Myanmar et du Soudan. L’annonce a été faite le 3 mars 2026 par la ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, dans un communiqué du Home Office.

Selon Londres, cette décision « sans précédent » vise à mettre un terme aux « abus » du système migratoire. Les autorités britanniques affirment que de nombreux ressortissants de ces quatre pays entrent légalement sur le territoire avec un visa d’étude, avant de solliciter l’asile une fois sur place.

Une hausse spectaculaire des demandes d’asile

D’après les chiffres officiels, les demandes d’asile émanant de personnes arrivées par des voies légales ont plus que triplé entre 2021 et 2025, atteignant près de 133 760 dossiers. Les requêtes introduites par des étudiants originaires des quatre pays visés auraient bondi de 470 % sur la période.

Le ministère de l’Intérieur souligne qu’entre septembre 2024 et septembre 2025, 2 900 visas d’étude ont été délivrés aux ressortissants concernés, pour 1 210 demandes d’asile déposées par des titulaires de ces visas. Les Afghans seraient particulièrement concernés : environ 95 % d’entre eux auraient sollicité l’asile après leur arrivée sous statut étudiant depuis 2021.

Le coût du soutien aux demandeurs d’asile, estimé à « plus de 4 milliards de livres sterling » par an, est également avancé comme justification. Environ 16 000 ressortissants des quatre pays seraient actuellement pris en charge par le dispositif britannique.

Un tournant politique assumé

Cette décision intervient dans un contexte de durcissement de la politique migratoire du gouvernement travailliste dirigé par Keir Starmer. Confronté à une pression croissante sur les questions d’immigration, notamment de la part du parti anti-immigration Reform UK, l’exécutif britannique multiplie les mesures restrictives.

En novembre 2025, Londres avait déjà menacé de suspendre les visas pour l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo afin d’obtenir leur coopération sur les expulsions de migrants en situation irrégulière. Quatre mois plus tard, le Home Office affirme que des vols de retour ont effectivement repris vers ces pays.

Par ailleurs, la réforme récente de la politique d’asile prévoit désormais que le statut de réfugié soit accordé pour une durée de 30 mois renouvelable, contre cinq ans auparavant. Les réfugiés devront attendre jusqu’à 20 ans avant de prétendre à un droit de résidence permanente, sous réserve de validation parlementaire.

Quelles conséquences pour les étudiants camerounais ?

Pour le Cameroun, cette suspension représente un coup dur. Le Royaume-Uni constitue depuis plusieurs années une destination prisée pour les études supérieures, notamment dans les domaines du droit, de la finance, de l’ingénierie et de la santé. La mesure pourrait contraindre de nombreux étudiants à se réorienter vers d’autres pôles académiques, en Europe continentale, en Amérique du Nord ou en Asie.

Au-delà de l’impact académique, cette décision risque d’affecter les dynamiques de mobilité internationale et les transferts de compétences. Elle intervient dans un contexte où le Cameroun cherche à renforcer la formation de son capital humain à l’international.

Si Londres assure vouloir « préserver sa tradition d’accueil envers ceux qui sont véritablement dans le besoin », la suspension ciblée des visas soulève des interrogations sur l’équilibre entre contrôle migratoire et coopération éducative. Les prochaines semaines diront si des discussions diplomatiques pourront infléchir cette orientation ou si cette mesure s’inscrira durablement dans la nouvelle doctrine migratoire britannique.

Dangote Cement prépare un nouvel investissement au Cameroun

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Le géant nigérian du ciment Dangote Cement a conclu un accord industriel de plus d’un milliard de dollars (565,8 milliards FCFA) avec l’entreprise chinoise Sinoma International Engineering Co., spécialisée dans la construction d’installations cimentières. L’information a été rendue publique à Lagos par les services de communication du groupe, qui précisent que le partenariat porte sur une douzaine de projets industriels répartis dans plusieurs pays africains.

Le programme comprend la construction de nouvelles cimenteries intégrées, l’extension de sites existants ainsi que la modernisation de certaines installations. Parmi les marchés concernés figure le Cameroun, même si les détails du projet envisagé dans le pays n’ont pas encore été rendus publics.

Selon les informations communiquées par l’entreprise, Sinoma interviendra comme partenaire technique et industriel sur l’ensemble des chantiers. Les développements annoncés incluent notamment une nouvelle ligne de production dans le nord du Nigeria accompagnée d’une unité de broyage satellite, une extension en Éthiopie ainsi que plusieurs projets en Zambie, au Zimbabwe, en Tanzanie, en Sierra Leone et au Cameroun.

Dans le cas camerounais, plusieurs éléments laissent penser que l’investissement évoqué pourrait correspondre à la construction d’une deuxième usine de Dangote Cement dans le pays. Ce projet a été confirmé en septembre 2025 par Bertrand Mbouck, directeur général de la filiale camerounaise, lors d’une interview accordée à la chaîne Africa 24. Le dirigeant indiquait alors que les autorités avaient donné leur accord et que la phase de mise en œuvre était engagée.

L’idée d’une seconde cimenterie remonte en réalité à 2015, lorsque le fondateur du groupe, Aliko Dangote, avait annoncé son intention de doubler la capacité de production locale. Le calendrier initial prévoyait une réalisation en moins de deux ans, mais le projet est resté en suspens pendant plusieurs années avant de réapparaître dans les communications récentes de la filiale camerounaise.

Au Cameroun, Dangote Cement exploite actuellement une unité de broyage de clinker installée à Douala, dotée d’une capacité annuelle de 1,5 million de tonnes. Les résultats publiés par le groupe montrent toutefois un recul des volumes vendus sur ce marché. Au cours des neuf premiers mois de 2025, les ventes ont atteint 927 300 tonnes contre un peu plus d’un million de tonnes sur la même période en 2024, soit une baisse de 9,3 %. L’entreprise attribue ce repli aux incertitudes liées au contexte électoral qui ont pesé sur l’activité économique.

Malgré cette contraction, la direction était restée confiante quant aux perspectives du marché camerounais. Le groupe misait sur la relance progressive des chantiers d’infrastructures engagés par les pouvoirs publics, notamment l’autoroute Douala-Yaoundé ainsi que plusieurs projets routiers, de ponts et d’aménagement urbain susceptibles de soutenir la demande en matériaux de construction.

À l’échelle du groupe, Dangote Cement prévoit d’augmenter sa capacité de production pour atteindre 80 millions de tonnes par an à l’horizon 2030. Dans un message adressé aux investisseurs, le fondateur Aliko Dangote indique que ces nouveaux projets doivent soutenir l’augmentation des volumes produits, renforcer la présence du groupe sur son marché domestique et développer les exportations vers d’autres économies africaines.

Cette dynamique intervient dans un contexte financier particulièrement favorable pour l’entreprise. Les comptes publiés pour l’exercice 2025 font état d’un chiffre d’affaires de 4 307 milliards de nairas, en progression de 20 % sur un an. Le bénéfice net dépasse pour la première fois la barre des 1 000 milliards de nairas après une hausse de 102 %.

Les filiales africaines hors Nigeria occupent une place croissante dans cette performance. Regroupées dans le segment Pan-Africa, elles ont généré environ 1 456 milliards de nairas de revenus en 2025, soit près de 34 % du chiffre d’affaires total du groupe. Parmi ces marchés figurent notamment la Tanzanie, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Sénégal et le Cameroun.

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