Un poste de transformation d’une capacité totale de 90/15kv-75Mva sera bientôt installé dans la zone industrielle de Douala Bassa pour connecter la structure au réseau Sonatrel, qui capte ainsi une partie de la clientèle d’Eneo.
Après l’extension de ses unités de production, le groupe Prometal augmente sa capacité d’alimentation énergétique. Le groupement City Center/Alliances Services/Coget Sarl vient d’être sélectionné dans le cadre d’un appel d’offres international lancé par la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel). Le marché porte sur la conception, la fourniture, le transport, le montage, l’installation, le raccordement et la mise en service d’un poste de transformation d’une capacité totale de 90/15kv-75Mva. Le montant global des travaux qui sont répartis en 2 lots, est d’environ 4,3 milliards de FCFA.
Ce poste de transformation haute tension viendra accroître la capacité énergétique de l’entreprise Prometal, qui se positionne comme une référence sous régionale dans la production métallurgique. L’entreprise a, en effet, inauguré en janvier dernier, deux nouvelles usines dans la ville de Douala. L’une est une usine de transformation de l’acier qui devra porter la production annuelle du groupe à 360 000 tonnes métriques de produits en acier finis, tandis que l’autre unité est spécialisée dans la production de bouteilles de gaz et de structures métalliques.
Sonatrel contre Eneo
Il est certes question pour Prometal d’augmenter sa capacité d’alimentation en électricité et d’avoir une stabilité dans la fourniture. Car, en se connectant directement sur le réseau Sonatrel, ses usines sont moins exposées au risque de coupures intempestives qui sont récurrentes sur le réseau Eneo partagé autant par les industriels que les ménages. Mais, au-delà de répondre à ces aléas, Prometal cède ainsi aux « avances » de la Sonatrel qui essaie de se tailler une part de la clientèle industrielle d’Eneo. En janvier 2023, Victor Mbemi Nyaknga, DG de la Sonatrel, en visite dans la zone industrielle de Bassa suite à un incendie au poste de la zone, avait clairement fait son offre à l’Organisation camerounaise des industries de transformation de l’acier (Ocita). Il leur proposait de se raccorder au réseau de transport et de profiter de la haute tension pour mener sereinement leurs activités. En plus, en contexte de déficit de production, à la différence d’Eneo qui se soumet à l’exigence gouvernementale de déconnecter les industriels pour alimenter les ménages, Sonatrel rechigne souvent à priver ses industriels d’énergie. Avec un poste de transformation de haute tension, Prometal va désormais payer directement le transport de son énergie chez Sonatrel, même si une partie de sa facture couvrant la production sera reversée chez Eneo. C’est désormais une sorte de guerre de portefeuille dans le secteur où les acteurs font face aux difficultés financières. Tous se bousculent auprès des industriels considérés comme les grands clients et surtout de bons payeurs.
Pour cette édition, « il s’agit de jeter les bases d’une transformation digitale accélérée de l’artisanat au Cameroun », a déclaré Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de L’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), lors du point de presse qu’il a donné à cette occasion le 19 juillet dernier à l’esplanade du Musée national. Du 22 au 31 juillet prochain, 800 artisans venus non seulement des 10 régions du pays, mais également d’une vingtaine d’autres pays africains vont exposer leur savoir-faire à l’esplanade du Musée national de Yaoundé dans le cadre de la 8e édition du Siarc. Pour cette biennale, la Tunisie est le pays invité d’honneur. Le choix de ce pays s’est opéré du fait de « son expertise avérée dans la créativité artisanale mais surtout de son arrimage réussi aux mutations digitales dans le secteur de l’artisanat », justifie Achille Bassilekin III. Le membre du gouvernement s’est fixé un objectif audacieux atteindre au moins la barre des 15000 visiteurs », a-t-il projeté. Ce chiffre, bien au-delà des éditions précédentes, souligne la volonté du gouvernement de faire du Siarc l’événement incontournable de l’artisanat en Afrique centrale.
Cette foire de dix jours se tient dans un contexte où l’artisanat camerounais, bien qu’il soit un pilier de l’économie locale, est confronté à de nombreux défis : les crises sécuritaires, et la concurrence des produits étrangers entre autres. Pour relancer ce secteur, le gouvernement camerounais, a mis en place des politiques visant à promouvoir un artisanat compétitif et performant. Il s’agit entre autres de mettre en place un cadre efficace pour l’éclosion de l’artisanat afin d’atteindre les objectifs de croissance économique fixés par la Snd-30 qui a prévu de porter la part du secteur secondaire dans le PIB à 36,8% à l’horizon 2030 ; porter la valeur ajoutée manufacturière de 14,5% en 2017 à 25% en 2030, porter la part des exportations des produits manufacturiers à 54,5%. Les artisans sont à cet effet invités à mieux se vendre et de développer leurs activités à l’échelle nationale et internationale. Pour le Minpmeesa, l’urgence est aux « changements fondamentaux dans les modes de fonctionnement, de production, de transformation de nos unités de production industrielles ou artisanales, car il est question pour ces dernières de gagner en compétitivité, en agilité, afin d’améliorer leur productivité et leur contribution dans la création des emplois, la création des richesses et surtout l’amélioration de notre PIB. »
INNOVATIONS : JOURNÉES PATRIMONIALES RÉGIONALES…
Au rang des innovations, la présente édition va également donner lieu à l’organisation des journées patrimoniales régionales. « Il s’agira chaque jour, de mettre en lumière une région qui pourra ainsi, non seulement présenter son patrimoine artisanal, mais aussi et surtout les spécificités propres à chacune des régions. Et cela permettra également, et nous escomptons, que les artisans auront l’opportunité d’écouler leurs produits. Parce qu’une chose est de produire, une autre est celle de vendre », explique le Minpmeesa.
Le membre du gouvernement fait ainsi appel au grand public pour que « les artisans qui viendront ne repartent pas avec leurs produits. Qu’on puisse acheter tous ces produits pour qu’ils soient stimulés davantage dans leur production artisanale », exhorte-til. Le Siarc 2024 sera aussi l’occasion de découvrir un pavillon entièrement consacré à la normalisation et à la certification des produits artisanaux. Parallèlement, des ateliers pratiques de trois jours permettront aux participants d’acquérir de nouvelles compétences dans des métiers tels que la peinture, la fabrication de produits de beauté naturels et la coiffure, pour une approche plus professionnelle de l’artisanat.
LES JOURNALISTES CULTURELS APPELÉS A LA RESCOUSSE DE L’ARTISANAT
Lors du point de presse, le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat a insisté sur l’importance de la promotion de la culture et de l’artisanat camerounais. Aux journalistes de la presse culturelle : « nous attendons de vous que vous amplifiez ce message, que vous appeliez le grand public et que vous sensibilisiez davantage nos compatriotes à la chose culturelle, » a déclaré le ministre. Il a exprimé son rêve de voir les espaces publics ornés de tableaux et de sculptures, déplorant le manque d’objets culturels et artisanaux dans les foyers camerounais. Le ministre a rappelé que c’est dans cette optique que Paul Biya, président de la République a décidé de doter le territoire national d’infrastructures pour la promotion de l’artisanat. Il a insisté sur la nécessité de développer et de consolider la relation avec les journalistes spécialisés dans le secteur culturel pour renforcer la sensibilisation du grand public sur les enjeux culturels et l’importance de consommer des produits artisanaux camerounais. « Nous souhaitons développer, consolider cette relation avec les journalistes spécialisés dans le secteur culturel pour davantage renforcer cette sensibilisation du large public sur les enjeux culturels et la nécessité de consommer des produits artisanaux camerounais, » a-t-il conclu.
Réaction
Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de L’Economie sociale et de l’Artisanat
« La mobilisation du gouvernement est totale pour offrir des opportunités à nos artisans »
Il faut dire que s’il y a un produit dont la nature nous a richement doté, c’est le bois. Dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, ce secteur a été identifié comme un pilier essentiel pour accélérer la transformation économique structurelle de notre pays. En termes de recettes d’exportation, de création d’emplois et de richesses locales, le potentiel de ce secteur est énorme. Sur le plan réglementaire, il existe aujourd’hui une disposition qui impose de consacrer au moins 30% de la commande publique à la consommation et à l’acquisition de produits locaux. Ce travail de sensibilisation des ordonnateurs publics à la commande locale des produits transformés, notamment ceux issus du bois, est une réalité. La Banque mondiale a récemment présenté un rapport sur le recours à la commande publique avec l’implication des très petites entreprises et des artisans, recommandant cette approche.
La mobilisation du gouvernement est totale pour offrir des opportunités à nos artisans dans ce secteur. Cependant, le secteur du bois nécessite des équipements de séchage, la formation des artisans et l’acquisition de savoir-faire en matière de design. Ces aspects sont essentiels pour la chaîne de valeur, et des ateliers réguliers sont organisés avec le concours de certaines administrations publiques pour consolider l’utilisation des produits issus de la transformation locale du bois. Consommer du « Made in Cameroon » permet d’exploiter de manière optimale cet atout naturel. Le Cameroun compte plus de 300 essences de bois, ce qui justifie les réformes entreprises par le gouvernement pour développer à la fois la production artisanale et industrielle autour de la filière bois.
Le tribunal de grande instance de Douala Bonanjo a procédé à un autre renvoi le 18 juillet dernier alors que la défense de MTN Cameroon dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure.
Un autre épisode judiciaire de l’affaire du milliardaire camerounais Baba Danpullo impliquant MTN Cameroon et Chococam est en cours. Mise en délibéré à l’audience civile et commerciale du Tribunal de Grande Instance du Wouri le 18 juillet 2024, l’affaire a encore suscité des curiosités. La défense de MTN Cameroon qui se plaint de la saisie de ses comptes par la justice, conteste la compétence du juge du contentieux. Les avocats de cette entreprise ont souligné plusieurs irrégularités. Entre autres, le non-paiement par les sociétés demanderesses, de droits sud-africains du montant correspondant à la demande pour permettre en cas de condamnation de faire face aux dommages et intérêts ; le non-paiement par les sociétés demanderesses d’au moins 1% du montant leur prétention ; la non existence de la preuve de la constitution conseils des sociétés demanderesses par les personnes légales etc.
En effet, cette affaire Danpullo avait été initiée par les avocats de l’entreprise BESTINVER présentée comme appartenant au milliardaire. Ils ont obtenu des autorités judiciaires camerounaises, la saisie des comptes bancaires de l’entreprise de télécommunications. Ceci, en vue de récupérer la valeur de ses biens immobiliers mis en liquidation en Afrique du Sud par sa banque. Il est question de recouvrer un montant de 259 milliards de francs CFA, valeur estimée des biens immobiliers dont BESTINVER aurait été spolié, auprès des entreprises sud-africaines basées au Cameroun. Précisément MTN Cameroon et Chococam, qui selon le camp du milliardaire ont pour actionnaire majoritaire, l’entité sud-africaine public investment corporation Ltd (PIC), qui a aussi des prises de participations dans la banque sud-africaine en conflit avec Baba Dan Pullo. Pour MTN Cameroon, il s’agit d’une affaire privée entre le milliardaire et sa banque. Car elle n’a aucun lien avec l’entité évoquée. La saisie des comptes bancaires de MTN Cameroon porte sur un montant estimé à près de 144 milliards de FCFA, dont près de 120 milliards de FCFA du compte de dépôt Mobile Money. Une démarche judiciaire qui avait été décriée par plusieurs institutions parmi lesquelles la BEAC, qui a affirmé que les comptes mobile money sont insaisissables.
Depuis septembre 2022, MTN est en justice pour obtenir la levée des saisies de ses comptes bancaires. A l’audience du 18 juillet dernier, les avocats de cette entreprise sont revenus sur le fait que les avocats de l’entreprise BESTINVER qui avaient déclenché cette affaire n’ont aucune légalité. Car, ils interviennent dans le cadre d’une liquidation tandis qu’ils ne sont pas mandatés par le liquidateur. Le liquidateur avait dit ne pas reconnaître MTN comme débiteur. L’audience a de nouveau été renvoyée au 23 juillet prochain malgré les objections des avocats. On attend la suite de ce feuilleton qualifié d’«inédit » par les juristes.
De manière succincte, quelle est la stratégie mise sur pied par Samb’a assurance pour développer la micro assurance au Gabon ?
Au-delà de l’inclusion financière, Samba réalise l’inclusion assurancielle nous permettant d’atteindre l’inclusion totale. A travers les partenariats signés avec les principaux établissements de microfinance (EMF) du Gabon tels que EDG, Sodeg, Cofidec, Ariane Finance, Express Union et Fidelis, nous couvrons la totalité du territoire. Aujourd’hui, nous sommes présents dans ces agences et nous offrons des solutions de micro assurance adaptées et accessibles aux clients de ces EMF et par conséquent, aux populations gabonaises.
Pouvez-vous présenter à nos lecteurs, les différentes solutions de micro assurances offertes par Samb’a Assurances ?
En termes de solutions, nous faisons la couverture des prêts, la prévoyance familiale. Pour les commerçants, nous avons conçu « Samba Box » qui est une garantie qui couvre le point de vente du commerçant contre les risques d’incendie, de dommages réels et de vol. Pour le domaine agricole, Samba assurance couvre les agriculteurs à travers « Samba agricole ». Ses garanties permettent de sauvegarder l’intérêt des femmes et des commerçants qui font le transport des biens, des vivres et des animaux provenant du secteur de l’agriculture d’un point A vers un point B. C’est la toute première fois que ce type d’assurance existe en zone Cemac. Nous faisons également pour les très petites entreprises (TPE), les PME, etc, des assurances globales dommages qui permettent de sécuriser les entreprises. Dans celles-ci il y a forcément des personnes qui y travaillent. Donc, sécuriser les entreprises, c’est aussi sécuriser les hommes. Nous leur donnons accès aux solutions de « Samba santé », qui concernent les consultations médicales, les hospitalisations, les examens médicaux, les évacuations sanitaires, etc. Nous venons de signer un contrat avec le consultant « First Assistance » qui est quasiment le premier assisteur en Afrique et le plus présent en zone Cemac.
Avec notre partenaire, nous avons mis au point deux solutions de micro assurance en direction des populations gabonaises. La première d’entre elles, c’est l’assistance voyage pour permettre à nos clients de vaquer à leurs occupations lorsqu’ils sont en déplacement à l’étranger. Avec notre partenaire, nous avons conçu une garantie qui couvre le voyage en ce qui concerne les aspects médicaux, les rapatriements des dépouilles, ou des conseils à l’étranger. Nous avons mis en place une ligne de garantie rapatriement qui s’adresse aussi bien aux membres de la diaspora qu’aux communautés gabonaises.
En cas de décès d’un de nos assurés, ce contrat prendra en charge d’une part, toutes les formalités administratives, le transfert de la dépouille soit par avion ou par voiture, du lieu du décès jusqu’à celui où il va être inhumé au Gabon ou à l’étranger. Voilà donc, la panoplie des produits que nous commercialisons. Ils sont accessibles. Tout le monde peut y souscrire soit via notre réseau qui comprend des courtiers, les EMF, les mutuelles de santé, les compagnies de pompes funèbres, des églises, des associations, des tontines. Ce réseau constitué conformément au code Cima, a fait l’objet de deux formations. La première a été effectuée par le management de Samba sur les techniques de vente, et la seconde faite par l’expert français Marc Nabeth qui a séjourné à Libreville.
En quoi les solutions de Samba se distinguent-elles des autres compagnies d’assurances ?
Les solutions de micro assurance conçues par Samb’a se distinguent de celles des autres assurances par leur adaptation aux besoins réels des populations et le coût de l’assurance. Le livre 7 des assurances prévoit que les primes d’assurance ne puissent être mensuellement supérieures à un montant de 3500 Fcfa et annuellement à une somme de 42.000 Fcfa. Toutes nos solutions de micro assurances sont à la portée de toutes les bourses. C’est dire que Samba peut se prévaloir d’être l’assureur du pays et non seulement l’assureur des couches faibles de la population à travers ses garanties. Des sondages et enquêtes d’opinion réalisés à cet effet, le démontrent bien. Cela est dû au fait que nos solutions, audelà de prendre en compte les besoins des populations, correspondent aussi à la vision des nouvelles autorités qui veulent faire de l’inclusion financière et assurantielle, un des leviers pour lutter contre la pauvreté.
Quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme de Samb’a assurances ?
Les ambitions de Samba sont sous régionales. Elle entend étendre lorsque cela sera possible après la réussite du modèle au Gabon, étendre ses activités à travers le groupe Samb’a Finance dont je suis le directeur et fondateur, dans l’ensemble des pays membres de la Cemac, de la Ceeac et de la Cima. Nous solliciterons en temps opportun, soit des levées de fonds à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), soit de rencontrer et d’intéresser à notre projet, d’autres investisseurs.
Après l’incendie qui s’est déclaré dans ses installations le 15 juillet 2024, la Sofavinc s’efforce de reprendre ses activités tout en gérant les conséquences du sinistre. L’entreprise a mis en œuvre un plan de continuité pour minimiser les perturbations dans l’approvisionnement du marché local. D’ailleurs elle indique qu’elle ne prévoit aucune mesure de restriction ni rupture. Détenu par le milliardaire Bernard Fokou, Sofavinc n’a pas encore fait l’inventaire des dégâts occasionnés par le feu. Toutefois, le plan d’approvisionnement du marché qu’elle a dévoilé subodore que son appareil de production a été touché. En effet, elle compte mettre à contribution la production de ses filiales installées en zone Cemac, notamment au Gabon, pour satisfaire la demande locale. «On va continuer à satisfaire les besoins du marché et de notre clientèle comme à notre habitude grâce à l’apport de nos entités sœurs dans la zone Cemac» a-t-elle indiqué dans un communiqué publié le 18 juillet dernier.
Les unités de production de la Sofavinc ont peut-être été touchées, mais elles continuent néanmoins de fonctionner. En témoigne le fait que l’entreprise a procédé en urgence à d’importantes commandes auprès de ses fournisseurs, destinées à son usine sinistrée. «Nous avons déployé toutes les ressources financières et logistiques nécessaires afin de pallier les pertes matérielles constatées et ce dans les délais les plus courts, notamment grâce à l’aide: de nos entités sœurs dans la Cemac; et bien évidemment celle de nos fournisseurs partenaires qui nous ont assuré de leur soutien et leur diligence dans le traitement des commandes exceptionnelles d’urgence qui en a découlé».
La dette publique du Cameroun a atteint environ 13 070 milliards de FCFA au 30 juin 2024, représentant 43,3 % du PIB, selon la Caisse autonome d’amortissement (Caa). Bien que cette dette ait augmenté de 0,8 % au cours du dernier trimestre et de 4,9 % sur l’année, le Cameroun continue de respecter les normes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), qui fixe un plafond de dette publique à 70 % du PIB.
L’administration centrale porte la majeure partie de la dette publique, avec 12 219 milliards de FCFA, soit 40,4 % du PIB, composée à 67,5 % de dette extérieure et à 32,5 % de dette intérieure. Cette dette a augmenté de 3,0 % par rapport au trimestre précédent et de 12,0 % par rapport à l’année précédente. La dette extérieure de l’administration centrale atteint 8 247 milliards de FCFA, représentant 27,3 % du PIB, avec une légère augmentation trimestrielle de 0,2 % et une hausse annuelle de 1,6 %. Elle est principalement multilatérale (49,1 %), bilatérale (38,0 %) et commerciale (12,9 %). Les principaux créanciers multilatéraux incluent la Banque mondiale avec 38,5 % de la dette multilatérale, la Banque Africaine de Développement avec 26,3 % et le Fonds monétaire international avec 10,3 %.
La dette bilatérale représente 25,6 % de la dette de l’administration centrale, avec des créanciers principaux comme la Chine avec 66,2 % et la France avec 24,6 %. La dette commerciale, principalement composée d’Eurobonds, constitue 8,6 % de l’encours de la dette de l’administration centrale. En termes de coûts et de risques, le ratio de la dette publique par rapport au PIB est de 40,8 %, le taux d’intérêt moyen pondéré est de 2,5 %, et la durée moyenne de refinancement est estimée à 8,3 années. La part de la dette libellée en devises autres que le FCFA est de 69,4 %, ce qui expose le portefeuille global à 40,7 % aux fluctuations de taux de change.
L’État du Cameroun projette de lever 747 milliards de FCFA sur les marchés financiers intérieurs et extérieurs pour financer des projets de développement et apurer les Restes à Payer à hauteur de 467 milliards de FCFA. Malgré l’augmentation de la dette publique, le Cameroun maintient sa dette dans des limites soutenables, conformément aux critères de la CEMAC. La gestion prudente de la dette et les indicateurs de coûts et de risques montrent une stabilité relative, garantissant ainsi la soutenabilité à long terme de la dette publique camerounaise.
Le remplacement d’Adolphe Moudiki, 85 ans, au poste de directeur général de la Société nationale des Hydrocarbures (SNH), a fait l’objet de rumeurs insistantes au sein de l’opinion publique, la semaine dernière. Il se disait que ce fidèle soutien de Paul Biya, allait être évincé de la direction de cette entreprise publique qu’il dirige depuis 31 ans. On lui a même trouvé un remplaçant en la personne de Joseph Dipepa, un autre cadre du RDPC, le parti au pouvoir, très peu connu du public camerounais. Ce dernier, dont le nom a fuité sur les réseaux sociaux n’a finalement pas pu s’installer dans le fauteuil de l’Administrateur Directeur Général, et pour cause : le conseil d’administration annoncé n’a pas pu se tenir au jour dit au siège de la société nationale des hydrocarbures. Des responsables de cette entité auraient fait obstruction à sa tenue en interdisant l’accès à la salle prévue à cet effet.
Manifestement ce n’est que partie remise. Car une correspondance attribuée au Secrétaire Général de la Présidence, par ailleurs président du Conseil d’administration de la SNH et qui a fuité sur les réseaux sociaux, convoque une séance du conseil d’administration dans les locaux même de la présidence de la République, ce qui tend à corroborer l’hypothèse d’une obstruction à la tenue de la session initialement programmée. Le conseil d’administration extraordinaire tant annoncé, pourrait donc avoir lieu ce mercredi 24 juillet 2024. C’est du moins ce qu’on peut lire dans ce document destiné à Mana Nschwangele Jules, administrateur de la SNH. «J’ai l’honneur de faire connaître que la session extraordinaire du Conseil d’administration de la SNH, initialement prévue le mercredi 17 juillet 2024, est reprogrammée le mercredi 24 juillet 2024 à 14h dans la salle B324 du Secrétariat général de la Présidence de la République, suivant le même ordre du jour», a-t-il écrit.
S’il y a finalement changement à la tête de la Société nationale des Hydrocarbures, ce dernier va intervenir au moment où cette entreprise est citée dans le scandale Glencore. Concrètement, des agents travaillant ou ayant travaillé dans cette entreprise et à la Sonara, sont impliqués dans des transactions occultes effectuées par le trader anglo-suisse dans le cadre de ses opérations dans le pays entre 2007 et 2018, contre le versement d’importants pots-de-vin. Adolphe Moudiki a tout d’abord nié l’implication de la SNH dans cette affaire à travers un communiqué publié le 30 mai 2022. «La SNH n’est ni de loin, ni de près, associée à des telles pratiques, strictement interdites par son Règlement intérieur ». Toutefois, Il aurait par la suite sollicité le chef de l’État pour l’ouverture d’une enquête sur l’implication des dirigeants de la SNH dans l’affaire Glencore. Une démarche qui, selon des sources proches du dossier, a reçu l’assentiment du président de la République.
cybercrime, hacking and technology concept - hacker in dark room writing code or using computer virus program for cyber attack
La conférence Africacrypt 2024 tenu à Douala, a abordé la question dans un contexte où le coût financier des nouvelles menaces technologiques au niveau mondial est en hausse de 15% ces 3 dernières années.
L’évolution technologique quoi que bénéfique pour le développement économique en est aussi un frein. La cybercriminalité selon les experts prend de plus en plus différentes formes. Ces dernières années, on parle de la naissance d'une nouvelle menace appelée Ransomware. Cette pratique basée sur la cryptographie consiste à utiliser des primitives de cryptographie sur les données et à exiger ensuite le paiement d'une rançon pour restituer la clé de décryptage.
Selon les rapports de Stormshield et Statista, en 2023, les ransomwares ont engendré des demandes de rançon atteignant un montant record de 80 millions de dollars (environ 48,5 milliards de FCFA).Il faut ajouter à ceci les pertes des Etats pour sécuriser leurs systèmes d’informations. C’est pourquoi la question de la cryptologie était au centre de la conférence Africacrypt tenue du 10 au 12 juillet dernier à Douala.
La cryptologie est définie comme « une science de protection des messages ou des secrets, et peut se subdiviser en deux grands domaines notamment : la cryptographie, qui se concentre sur la conception d’algorithmes et de méthodes permettant d’exécuter des fonctions cryptographiques, et la cryptanalyse, qui étudie la structure des algorithmes de chiffrement. pour comprendre leur fonctionnement et identifier les pannes potentielles qui pourraient conduire à la récupération des messages en texte clair », explique le DG de l’Antic, Enaw Ebot Ebot.
La 15 eme édition de cette conférence qui a réuni des experts venus du continent et du monde entier à l’instar des professionnels de Microsoft, a permis de mieux appréhender la notion de cryptologie et son importance. Il a notamment été question de voir comment ce domaine a servi ailleurs pour développer des outils afin de renforcer la cybersécurité et réduire le coût financier de la cybercriminalité. Ceci, dans au moment où selon un rapport de Sapians, le cout financier de la violation des données est en augmentation de 15 % ces trois dernières 3 années. Des chercheurs camerounais ainsi que des étudiants y ont également pris part. Parmi eux, les étudiants de l‘université de Bamenda où existe tout un centre dédié à la cyber-sécurité. « Nous avons au Centre de cybersécurité et cryptologie mathématique de l’université de Bamenda, un programme de doctorat dans le domaine de la cyber-sécurité et de la cryptologie. Nous espérons que cette formation va permettre de doter les apprenants, des aptitudes et attitudes indispensables dans ce domaine, et les rendre aptes à aider aisément à réduire les risques de cyberattaques dans notre pays et dans le monde entier, » a indiqué Emmanuel Fouotsa, le coordonnateur de ce programme à l’université de Bamenda.
Interview
Boris Tako Fouotsa, chercheur
« Il faut une expertise locale pour une souveraineté numérique »
L’expert en cryptographie post-quantique, chercheur post doctorant à l’Ecole polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse nous dévoile l’enjeu de ce domaine.
La 15ème édition de la conférence Africacrypt s’est penchée cette année sur la cryptographie et la cryptanalyse. En quoi est ce que ces notions sont importantes ?
La cryptographie et la cryptanalyse sont utilisées par tout le monde. Quand votre téléphone enregistre des données, au moment de les envoyer à un serveur, ces données sont d’abord chiffrées, et le serveur les déchiffre avant de les utiliser. Nous utilisons la cryptographie même à notre insu. Chaque fois que nous interagissons avec le numérique, chaque fois que nous allons sur internet, chaque fois que nous utilisons notre carte bancaire, nous l’utilisons.
L’expertise derrière ce bagage numérique déjà préfabriqué et que nous utilisons vient d’ailleurs. Nous avons aujourd’hui de nouvelles technologies qui se développent, que nous utilisons, que nos entreprises utilisent. Et donc, on a besoin d’une certaine expertise locale pour avoir une souveraineté numérique. Cela se fait avec des institutions gouvernementales comme l’Antic et depuis peu à l’université de Bamenda qui, ont été d’un grand support pour cette conférence.
Quel rôle joue la cryptologie pour protéger le cyberespace ?
La cryptologie n’est qu’une étape pour protéger le cyberespace. Le développement des experts en cryptologie permettra d’avoir des enseignants de plus en plus performants, de plus en plus à la pointe de la recherche pour enseigner les étudiants qui travailleront dans le domaine de la cybersécurité. La cybersécurité englobe plusieurs sous-branches. Elle puise ses connaissances dans plusieurs branches de la recherche et la cryptologie n’est qu’une partie de ces branches-là. Et donc, avoir des chercheurs à la pointe de la recherche, et des enseignants à la pointe des résultats scientifiques permet d’avoir des cours de plus en plus adaptés aux nouvelles attaques et aux nouvelles menaces qui paraissent chaque jour dans l’environnement de la cyber-sécurité. La cryptologie n’est qu’une petite composante de tout le grand espace qu’est le cyberepace. Son rôle est de chiffrer l’information, de s’assurer que l’information qui va d’un point A vers un point B ne soit pas accessible à une personne non autorisée. Et pour que cela marche, il faut de plus en plus former de nouveaux experts dans le domaine, de telle sorte que les étudiants qui travaillent dans la cyber-sécurité aient des enseignements adaptés aux nouvelles attaques qui sont reconnues. On parle par exemple de nos jours de cryptographie post-quantique. C’est parce que la plupart des protocoles quantiques que nous utilisons aujourd’hui sont traçables par un ordinateur quantique.
Quelles sont les résolutions qui ont été prises au terme de cette conférence sur la cryptologie ?
Africacrypt est une conférence scientifique. Le premier objectif est donc de présenter les résultats scientifiques ; de collaborer ; de discuter des questions de recherches ; et faire naitre des collaborations. Au niveau de l’université de Bamenda, cette conférence a été organisée par le Centre de Cybersécurité et de la recherche en cryptologie mathématique, récemment créée à l’université de Bamenda grâce à une coopération avec une agence Belge de la recherche. Cette conférence vient donc comme une activité du Centre. Elle permettra aux étudiants du Centre d’avoir une vue extérieure, mais aussi de créer de nouvelles collaborations avec des chercheurs basés aux Usa, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient. Cela devrait donc les motiver à travailler encore plus pour davantage développer leur expertise dans le domaine afin qu’on obtienne une autonomie et qu’on ait des experts locaux dans les domaines qui peuvent aider les entreprises locales à se mettre au même niveau que les entreprises internationales.
Le préfet compétent sur la capitale camerounaise estime que les appels des opposants et autres critiques de l’action gouvernementale sont susceptibles d’inciter au soulèvement. Le Barreau trouve que « c’est son contenu, son opportunité et son contexte qui comportent les éléments d’une insurrection et peuvent conduire le peuple à la révolte, au moment où la paix dans notre pays est si fragile». Alors, « le Conseil condamne avec la plus grande fermeté votre décision qui est antidémocratique et qui dénie la nature civilisée du peuple camerounais ».
A cet effet, le Barreau camerounais, en invitant le préfet « à rapporter cet arrêté qui relève d’une époque révolue et qui est susceptible de donner une image dégradée de notre pays auprès des partenaires internationaux », a déjà pris des dispositions en cas de refus de l’autorité de faire marche arrière. En tout cas, « à défaut, le Conseil de l’ordre envisage de donner au bâtonnier, mandat pour entreprendre en son nom, des actions qu’il juge utile, à la sauvegarde des valeurs républicaines d’unité et d’intégration, redonner au peuple camerounais l’opportunité de vitre dans un pays apaisé », prévient le Barreau.
Nouvellement créée, Samb’a assurance Gabon se prépare déjà à la commercialisation optimale de ses produits. C’est tout le sens du séminaire organisé les 4 et 5 juillet 2024 à Libreville à l’intention de ses distributeurs. Cette rencontre animée par Marc Nabeth, expert depuis 25 ans dans l’accompagnement des acteurs du secteur de l’assurance et de la microfinance, avait pour objectif de renforcer les compétences des participants sur les fondements de la microassurance avant sa commercialisation. L’expert français aide ainsi la jeune entreprise dans son projet et sa stratégie de mise en œuvre opérationnelle. En effet, l’entreprise portée par Dr Andrew Crépin Gwodog, son fondateur et directeur général, souhaite garantir aux populations à faible revenu d’une couverture d’assurance à des prix abordables. Pionnière dans la micro-assurance en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, Ndlr) elle veut relever à la fois, le pari de l’inclusion financière et de l’inclusion assurantielle, avec en prime, l’inclusion totale. Raison pour laquelle elle cible principalement les travailleurs du secteur informel. A ces derniers, s’ajoutent les agriculteurs, les petits commerçants, certaines professions libérales, les artistes, les associations, les syndicats, les petites entreprises, les artisans, et même les vendeurs à la sauvette entre autres. Des groupes sociaux souvent exclus des offres des grandes sociétés d’assurance.
Pour atteindre ses objectifs, elle a noué plusieurs partenariats avec les principaux établissements de microfinance (EMF) du Gabon à l’instar d’EDG, Sodeg, Cofidec, Ariane Finance, Express Union et Fidelis. « Nous couvrons la totalité du territoire aujourd’hui et offrons des solutions de micro assurance adaptées et accessibles aux clients de ces EMF et par conséquent, aux populations gabonaises », indique-t-il. Pour le promoteur, ce projet novateur cadre avec la vision du président de la Transition, le général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema qui vise à améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables du pays. Il a mis sur le marché une panoplie de produits parmi lequel figure « Samba Box » qui est une garantie contre les risques d’incendie, de dommages réels et de vol. Le domaine agricole est également couvert via les solutions de micro assurance agricoles « Samba agricole », tout comme l’assurance santé « Samba santé », qui couvre aussi bien les consultations médicales, les hospitalisations, les examens médicaux, les évacuations sanitaires, etc. Grâce à son partenariat avec « First Assistance », elle a mis au point deux solutions de micro assurance en direction des populations gabonaises. La première d’entre elles, c’est l’assistance voyage via la mise en place une ligne de garantie rapatriement qui s’adresse aussi bien aux membres de la diaspora qu’aux communautés gabonaises.