vendredi, avril 10, 2026
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Marchés : Face à la concurrence étrangère, l’artisanat camerounais résiste

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Le secteur de l’artisanat représente un véritable levier de développement pour l’Afrique. Il est source d’emplois, de revenus et contribue à préserver l’identité culturelle du pays. Pourtant, il est confronté à de multiples défis : la concurrence déloyale, la mondialisation et la difficulté d’accès au crédit. L’artisanat englobe une grande diversité de métiers, tels que la sculpture sur bois, la poterie, la vannerie, la bijouterie, la fabrication de textiles, la teinture, la couture, la maroquinerie et bien d’autres. Dans la capitale politique du pays, le centre commercial China Mall est l’épicentre des inquiétudes des artisans locaux. Les villes comme Yaoundé et Douala voient fleurir de grandes surfaces chinoises, proposant une large gamme de produits, dont des imitations de bijoux traditionnels africains. Ces copies, qu’on retrouve aussi sur les étals des marchés comme celui de Mokolo, d’Acacia ainsi que le marché central, sont visuellement proches des originaux, mais elles en sont bien loin en termes de qualité et de durabilité.

En 2023, le Cameroun a importé plus de 49 015 tonnes de meubles et de mobilier médical pour une enveloppe de 42,9 milliards de FCFA, rapporte l’Institut national de la statistique dans sa note sur le commerce extérieur du Cameroun. Le pays a acheté 5237,4 tonnes d’objets pour la table ou la cuisine pour 2,4 milliards de FCFA et 256 tonnes de perles fines et métaux précieux pour un montant évalué à 1,6 milliard de FCFA. Bien que le service officiel des statistiques du Cameroun ne précise pas les types de produits importés en fonction des pays, il révèle tout de même que la Chine est le premier fournisseur du Cameroun, représentant 19 % du total des importations. Le phénomène a déjà entraîné la fermeture de nombreux ateliers artisanaux et la reconversion de certains artisans, qui sont incapables de rivaliser avec les prix défiants toute concurrence des produits importés. Dans un reportage de VOA Afrique publié en novembre 2023, Abouti Ottou, coordinateur de l’agence Ecofin Cameroun, a fait part du fait que « le Chinois fabrique des outils avec l’assistance technologique, avec la subvention de l’État et apporte sa marchandise à un prix très bas pour venir faire concurrence à un entrepreneur camerounais qui, lui, fabrique avec une technologie rudimentaire et qui n’a pas le soutien de l’État ».

Face à l’invasion des produits artisanaux étrangers, le gouvernement camerounais a pris des mesures fortes en multipliant les initiatives en faveur des artisans camerounais. Afin de soutenir le développement de l’artisanat, le gouvernement a déployé plusieurs dispositifs : des formations en informatique pour une meilleure maîtrise des outils numériques, des plateformes en ligne pour faciliter la commercialisation des produits à l’échelle internationale et la création de cartes professionnelles biométriques pour un accès simplifié au crédit et à la protection sociale. Par ailleurs, des villages artisanaux spécialisés se sont développés à travers le pays, notamment à Foumban, dédié à la valorisation du patrimoine Bamoun, et à Mbalmayo, spécialisé dans la transformation du bambou et du rotin.

Ces mesures visent à améliorer la compétitivité des artisans camerounais tout en valorisant leur patrimoine culturel. « Grâce à la vision d’un homme, son excellence Paul Biya, qui a maillé tout le territoire national de villages artisanaux. Ainsi, à Yaoundé se dresse fièrement au carrefour de l’intendance le Centre international de l’artisanat de Yaoundé, qui est une structure de référence internationale qui abrite non seulement des artisans nationaux, mais aussi des artisans étrangers, pour présenter ce qu’il y a de meilleur en matière de créativité et de production artisanale. C’est le vaisseau amiral de cette infrastructure. Mais il faut également dire que dans chacune des dix régions que compte notre pays, un village artisanal régional a également été érigé », a précisé Achille Bassilekin III, le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat.

Dénouement : Junior Ngombe est libre, mais …

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Junior Ngombe quittant le Tribunal militaire

Junior Ngombe est libre. Le tiktokeur incarcéré dans les locaux du Secrétariat d’Etat à la défense (SED) depuis près d’une semaine, vient d’être élargi des geôles du siège de la Gendarmerie nationale. Les premières images du jeune engagé, diffusées sur les réseaux sociaux, laissent voir le garçon de 20 ans sortir des locaux de cette prison secondaire de Yaoundé, en compagnie d’un de ses conseils. La nouvelle est une surprise, tant ce qui est reproché à cet activiste ne permettait pas de croire que l’homme pouvait retrouver la liberté. En effet, Junior Ngombe est poursuivi pour « incitation à la rébellion et propagation de fausses nouvelles».

Des motifs qui ont valu au journaliste Bruno Bidjang d’être condamné à six mois de prison ferme. Nombre de militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) sont incarcérés depuis plus de deux ans pour les mêmes motifs. Le détenu a été déféré devant le substitut du Commissaire du gouvernement hier, mais a été renvoyé au SED pour complément d’enquête. Finalement le lendemain, c’est plutôt l’élargissement. Junior Ngombe comparaitra libre.

Le cas Junior Ngombe est un cas particulier. Déjà, il s’agit d’un jeune de 20 ans, au passé politique vierge. Et le message qui lui vaut les ennuis aujourd’hui, est une préoccupation de l’ensemble de la société, notamment l’aspect sur les inscriptions sur les listes électorales. Dans un contexte marqué par une instabilité sociopolitique en prélude aux prochaines échéances électorales au Cameroun. Lesquelles préparent la transition politique au pays de Paul Biya, 91 ans dont 42 passées à la tête du pays. Du coup, c’est l’ensemble de la société qui a milité pour la cause du jeune engagé. L’Union démocratique du Cameroun (UDC), en demandant la libération pure et simple de ce garçon, « interpelle le Système en place, quant au strict respect de notre Constitution, Loi fondamentale qui affirme son attachement aux libertés fondamentales inscrites dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte des Nations unies, la Charte africaine des droits de l’homme et des Peuples et des Citoyens ; Les lois de décembre 1990 qui reconnaissent et garantissent entre autres, les libertés d’opinion et d’expression ». Cabral Libi’i le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) a condamné l’arrestation d’une jeune « qui n’a fait que dire ce qu’il pense, son mal-être ». Avant eux, Maurice Kamto avait déjà donné le ton en appelant les autorités camerounaises à respecter la liberté d’expression consacrée par la constitution du Cameroun, et exigeait la libération pure et simple de Junior Ngombe.

Liberté conditionnelle

Plus déterminés, Edith Kah Walla et Akéré Muna ont joint la mère de Junior Ngombe pour lui témoigner leur soutien et leur engagement à défendre la cause de son fils. La présidente du Cameroon people’s party (CPP) a annoncé des actions dans le cadre de la plateforme Standup4Cameroon qu’elle anime et qui lutte pour l’alternance par une transition politique. Akéré Muna, lui, s’est constitué pour défendre la cause du détenu.
Pour rejoindre le Collectif Sylvain Souop, du nom de l’ancien cadre du MRC décédé dans des circonstances troubles et dont le nom a été pris en baptême par les avocats du parti de l’opposition. C’est d’ailleurs Me Hyppolite Méli, la figure de proue de cette équipe d’avocats, qui est au-devant de la défense de Junior Ngombe. Une première victoire est acquise pour le jeune activiste, mais le chemin reste long car il reste poursuivi mais comparaitra libre.

A lire aussi: Junior Ngombe accusé d’incitation à la rébellion et…

Junior Ngombe a été arrêté à Douala ale 24 juillet dernier, et transféré manu militari à Yaoundé, pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il invite les jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales. En même temps, le passionné des réseaux sociaux, dans un élan de révolté, a menacé le régime de Yaoundé, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir en tête, de les déloger : « soit on gagne, soit on perd tous», a-t-il lancé. En invitant les hommes des forces de défense et de sécurité à ne plus écouter les ordres visant aux représailles contre ceux qui manifestent leur mal-être car « vous aussi, ça ne va pas. Vous souffrez autant que nous».

JO 2024 : Série noire pour les athlètes camerounais

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Giorgio Armani Nguichie Kamseu

Le début n’aura pas été facile pour Giorgio Armani Nguichie Kamseu Kamogne. Avec un chrono de 1’03’’42, le Lion indomptable du 100m nage libre a terminé sa série en 6ème position, sur sept nageurs. Le Camerounais n’a dépassé que le Comorien Hadji Hassane. Insuffisant pour poursuivre la competition. Pour une première aux jeux olympiques, le garcon de 17 ans a compris la réalité de la haute compéition. Et en a appris. «C’est le haut niveau…les conditions d’entraînement ici sont différentes», a-t-il compris. Mais «je ne peux qu’être fier de moi, malgré la mauvaise performance», n’hésite-t-il pas à se vanter. Cependant, le néophyte des JO n’entend pas se contenter de cette participation à la Coubertain. Du moins pour la prochaine fois. « Si l’État peut m’accorder une bourse, je promets une médaille d’or dans 4 ans», promet-il.

Si le plus jeune du groupe y croit encore, ce n’est plus le cas pour la doyenne du groupe, Sarah Hanffou. La pongiste qui avait bien entamé la compétition pour le Cameroun, en remportant son match (4-1) contre la Guyannaise Chelsea Edghill. Mais le lendemain, la Lionne indomptable du tennis de table s’est fait éliminer par la Taïwanaise I-Ching Cheng, en 32ème de finale. La sportive de 37 ans participait pour la dernière fois aux JO. L’avocate franco-camerounaise avait ainsi annoncé la fin de sa carrière, après trois participations aux Jeux olympiques (2012, 2020 et 2024), sans médaille.

Le Cameroun compte désormais sur quatre athlètes encore en compétition. Emmanuel Esseme (100m homme), Linda Angounou (400m haies), Rituelle Anita Soppi Mballa (judo/+78Kg) et Grâce Manuela Nguelo’o (100m brasse).La porte-étendard du Vert-rouge-jaune, Soppi Mbella, entre en scène ce 2 août 2024.

Nécrologie : Ahmat Tom est mort

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Ahmat Tom n’est plus de ce monde. Le richissime homme d’affaires est passé de vie à trépas ce 30 juillet 2024 à Istanbul en Turquie où il suivait des soins spécialisés. La nouvelle a été rendue publique en mi-journée, d’abord par le téléphone arabe, repris par les réseaux qui l’ont répandue au-delà de la ville de Kousséri où l’homme d’affaires était établi. Malade depuis plusieurs mois, l’homme avait quitté le pays pour espérer trouver un plateau technique plus outillé, pour « des soins spécialisés». La Turquie n’aura pas offert au magnat des affaires une dernière chance de survie.

Peu connu du grand public en raison de la modestie qui le caractérisait, Ahmat Tom était présenté comme la première, sinon l’une des plus grandes fortunes de l’Extrême-Nord, d’où son surnom de Tom CFA. Mais vivait une vie loin d’être ostentatoire. Ceux qui l’ont connu parlent d’un homme « humble », « peu bavard», et même « timide». Les résidents du quartier Arabe à Kousséri ne verront plus jamais leur voisin de la villa cossue du secteur passer parfois en babouches dans les ruelles du quartier.

L’homme d’affaires avait pour recette la diversification de ses domaines d’intervention : agro-industrie, commerce général, transport, immobilier, import-export, bâtiments et travaux publics, élevage,… Ses investissements étaient principalement logés dans les villes de Kousséri, Maroua, Douala, Ndjamena, Yaoundé,… Son caractère polyglotte était un atout pour son expansion économique. L’homme parlait aisément le Fulfulde, le Français, l’Anglais, le Kanuri, l’Haoussa et l’Arabe. Le distributeur par excellence de la marque de thé Cameroon tea estate dans la région de l’Extrême-Nord et les pays voisins tels que le Tchad et le nord du Nigeria était également un poids lourd du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir, dans le département du Logone et Chari. Mais l’homme était également membre du Comité central du parti. La posture de l’homme en faisait un des barrons financiers, et était une voix autorisée lors des échéances électorales dans son parti.

Le patriarche Arabe-Choa de Hilé-Alifa quitte la scène à un moment où son part se prépare à affronter la transition politique dans un climat de tensions politiques. On apprend que la dépouille du patriarche arrive au pays demain. L’avion devrait atterrir à Ndjamena, avant que le corps ne soit convoyé à Kousséri où il sera inhumé aussitôt, selon la tradition musulmane.

Le gouvernement et CAMALCO concluent un accord pour l’exploitation de la bauxite à Minim-Martap

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La convention minière a été conclue mardi 30 juillet avec la Cameroon Mining and Alumina Company, CAMALCO SA, la filiale camerounaise de la société australienne Canyon Resources Ltd.

Le ministre intérimaire des mines, de l’industrie et du développement technologique, le professeur Fuh Calistus Gentry, a signé l’accord au nom du gouvernement, tandis que le directeur général de CAMALCO SA, Rana Pratap Singh, a signé la convention au nom de sa société.  

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des ministres de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakari, des Domaines, du Cadastre et du Foncier, Henri Eyebe Ayissi, et du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye.

La directrice générale de Cameroon Telecommunications, CAMTEL, Judith Yah Sunday epse Achidi, était également présente.

Le Professeur Fuh Calistus a déclaré que la convention minière est conforme à la nouvelle politique minière décrétée par le Président de la République, et définie par la loi n° 2023/014 du 19 décembre 2023 portant Code minier.

Il a ajouté que le projet de bauxite Minim-Martap est un projet minier économiquement rentable, écologiquement durable et socialement responsable.

En termes de capacités techniques et financières, le ministre a assuré que le partenaire de CAMALCO, Eagle Eye Asset Holding, est un partenaire important doté de solides capacités techniques et financières dans le secteur de la bauxite-alumine.

« En ce qui concerne le contenu détaillé du projet, il vise à optimiser l’exploitation du gisement de bauxite de Minim-Martap en extrayant 5 millions de tonnes de bauxite, en transformant la bauxite en alumine, en transportant ces produits via l’infrastructure ferroviaire existante Ngaoundéré-Yaoundé-Douala et en les exportant vers le port de Douala ou le terminal minéralier du port autonome de Kribi », a déclaré le professeur Fuh Calistus.

Le ministre Fuh Calistus a noté que l’étude de faisabilité soumise par CAMALCO montre que le projet comprendra l’exploitation minière, les chemins de fer, un terminal minéralier et une usine de transformation de la bauxite en alumine. 

Il a indiqué que la société mettra également en place une unité de production d’énergie pour alimenter l’usine et les autres unités du projet.

« En ce qui concerne les aspects miniers, le projet est bancable pour les institutions financières et est coté à la bourse australienne depuis le 22 juillet 2022. La cérémonie d’inauguration de la mine à ciel ouvert est prévue pour 2025 », a ajouté le ministre.

Tout en précisant que l’étude de faisabilité de l’unité de transformation de la bauxite en alumine serait en cours d’élaboration par le Cabinet DELOITTE et devrait être soumise au gouvernement dans un délai de deux ans à compter de la date de signature du permis d’exploitation.

Il a expliqué que le plan du projet montre également que l’unité de traitement a été programmée pour être achevée dans un délai de six mois après la soumission de l’étude de faisabilité détaillée.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que les infrastructures liées aux opérations minières ont fait l’objet de contrats spécifiques à signer entre CAMALCO SA et les structures concernées, telles que Bollore Africa Railways et CAMRAIL pour les chemins de fer, et les ports autonomes de Douala et de Kribi pour le terminal minéralier.  

Il a précisé que les travaux de construction du chemin de fer entre Makor et Douala devraient commencer dans les six mois suivant la signature du permis d’exploitation.

Selon le ministre des mines par intérim, la convention signée offre des retombées socio-économiques bénéfiques pour les populations locales et autochtones et pour le Cameroun en général. 

« CAMALCO S.A. prévoit également de développer des infrastructures, de mélanger des populations camerounaises d’origines diverses, de transférer des technologies, de mettre en place des stages pour les étudiants, de développer la zone du projet, d’augmenter le pouvoir d’achat des communautés locales, d’acquérir une première expérience minière camerounaise et d’attirer d’autres investisseurs miniers, tant expatriés que nationaux », a-t-il déclaré.

Outre la création de plus d’un millier d’emplois directs et de plusieurs emplois indirects, le projet apportera une contribution significative à l’économie nationale dès la première année de production. 

En ce qui concerne les avantages financiers annuels du projet, il a expliqué que le gouvernement dispose de 10 % d’actions gratuites, d’une taxe ad valorem de 5 % de la valeur du marché, d’un partage de la production de 3 % de la valeur du marché, d’un fonds de développement du secteur minier à un taux de 1 % des ventes hors taxes.

Il a également cité le compte spécial pour le développement des capacités au taux de 1% des ventes hors taxes, la taxe à l’exportation au taux de 2%, les frais de concession de l’Etat fixés à 100.000 FCFA/Km2/an et 10% du capital de la société de projet aux nationaux.

Tout en citant les différents avantages du projet, le membre du gouvernement a exhorté les autorités locales telles que les maires, les députés et les sénateurs à faire tout leur possible pour soutenir le projet. 

« Quant à la communauté locale impactée par le projet, elle bénéficiera du soutien de la part de la taxe ad valorem au profit des communes impactées et du compte spécial pour le développement des capacités locales, injecté pour la mise en œuvre du contenu local », a-t-il assuré.

Le ministre a par ailleurs précisé que CAMALCO contribuera au fonds de réhabilitation, de restauration et de fermeture des sites miniers, dont la contribution annuelle sera déterminée sur la base des coûts prévisionnels de mise en œuvre du programme de préservation et de réhabilitation de l’environnement établi d’un commun accord entre les deux parties.

Pour sa part, le PDG de CAMALCO, Rana Pratap Singh, a déclaré que la cérémonie de signature marquait une étape importante pour la conversion de la concession en permis d’exploitation minière. 

« Une fois que nous aurons ce permis d’exploitation, toutes nos activités prendront de l’ampleur grâce à la confiance accrue des investisseurs et nous serons en mesure d’entamer des négociations sérieuses avec nos partenaires logistiques afin d’être prêts, dans un délai d’environ deux ans, à commencer les opérations d’exploitation minière », a-t-il fait remarquer.

Selon lui, le projet n’est pas seulement un projet gagnant-gagnant pour CAMALCO et le pays, mais une valeur ajoutée pour le Cameroun.

« Le gisement est l’un des meilleurs gisements au monde, mais il est encore vierge en raison des problèmes logistiques, mais nous avons nos investisseurs qui ont un potentiel très élevé, tant sur le plan financier que technique, pour résoudre les problèmes logistiques grâce à notre expérience dans le domaine minier », a-t-il déclaré.

Yaoundé/Gestion des ordures: aide aux carburants et promesses de paiement pour Hysacam et Thychlof

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Yaoundé ville poubelle! C’est le titre qui barrait la Une de l’un des journaux les plus lus de la capitale camerounaise, lundi dernier. Dans cette parution, on dressait un portrait peu reluisant de sa voirie urbaine, jonchée d’immondices et d’autres déchets nauséabonds qui participent à l’enlaidir, elle qui souffre déjà d’avoir un réseau routier en piteux état. Des articles de journaux comme celui-ci, il y en a à la pelle. Certains remontent même à plus de 10 ans. Oui, à Yaoundé, comme dans d’autres agglomérations du Cameroun telles que Douala, la crise des ordures est un problème qui perdure. La situation que traverse actuellement la ville siège des institutions n’est donc pas inédite, tout comme les initiatives mises en place par les autorités administratives pour y pallier. En effet, face à l’insolvabilité récurrente des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) à qui incombent la responsabilité de recruter et de payer les entreprises en charge de la collecte et de la gestion des ordures, le ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu) a très souvent recours à des solutions temporaires. Notamment, le paiement partiel des arriérés dus aux prestataires sous contrat avec la ville. Il y a une semaine, Célestine Ketcha Courtès, le chef de ce département ministériel a sorti de «son chapeau», une trouvaille: «L’opération coup de poing Yaoundé sans poubelles».

Opération coup de poing

Cette initiative, apprend-on, vise à mobiliser les deux entreprises qui opèrent dans la ville de Yaoundé pour la nettoyer de fond en comble. «L’opération s’étend dans un premier temps sur une semaine ; en mettant à contribution les prestataires Hysacam et Thychlof dont la logistique a été réquisitionnée pour le succès de cette opération. Une semaine qui permettra également à une équipe mise en place de travailler sur le volet juridique qui va encadrer et accompagner l’efficacité des prestataires jusqu’à la fin d’année. Le Minhdu a par ailleurs prescrit aux prestataires de mettre en place un bon dispositif de travail de nuit pour optimiser le rendement attendu», indiquent les services de communication de ce ministère. Quelle est la stratégie mise en place par le Minhdu pour convaincre ces entreprises de se remettre au travail? La question est cruciale, surtout si l’on se rappelle que les contrats qui lient ces prestataires à la Communauté urbaine de Yaoundé ont expiré en décembre 2023 et n’ont pas été renouvelés, tout comme les Ordres de service de prolongation, le 30 juin 2024. D’un autre côté, ils réclament aux CTD, d’importants arriérés de paiement.

Diligences du Minhdu

La réponse se résume en des promesses et petites gratifications financières. «Consciente de la situation, madame le ministre a réuni tous les acteurs pour comprendre ce qui n’allait pas. Après avoir écouté les différents acteurs, elle (Célestine Ketcha Courtès, ndlr), a engagé un certain nombre de diligences. Pour ce qui est des entreprises en charge des prestations de propreté, elle a saisi les administrations compétentes aussi bien pour régulariser leur situation contractuelle que pour amorcer le règlement de leurs arriérés de paiement. Mais en attendant, elle a mis la main à la poche pour donner à ces entreprises-là, un souffle, avec des appuis en termes de carburant», a déclaré Amadou Ngounga Mouchili, délégué régional de l’Habitat et du Développement Urbain pour la région du Centre. Il n’a pas oublié de préciser que la collecte et le traitement des ordures est une prérogative des CTD. Il ajoute par ailleurs qu’après une réunion de coordination qui a eu lieu le 18 juillet 2024 au Minhdu, les deux entreprises se sont immédiatement mises au travail, travaillant de jour et même de nuit. «Sur le terrain, nous coordonnons les opérations. Nous avons chaque jour un briefing pour voir l’angle d’attaque des opérations. Nous mettons cet appui en carburant à la disposition des opérateurs qui ont aussi mobilisé leurs équipements en fonction de leurs capacités», révèle Amadou Ngounga Mouchili.

Durée de l’opération spéciale

Combien de temps va durer l’opération susmentionnée ? Chez Hysacam, le principal opérateur chargé de la collecte et du traitement des ordures, on préfère laisser le soin au Minhdu de communiquer, car dit-on, c’est ce ministère qui a initié cette action, par conséquent connaît mieux sa consistance. Toutefois, un cadre de l’entreprise contacté par Défis Actuels indique que cette dernière pourrait perdurer. Du moins jusqu’à ce que le gouvernement trouve une solution durable. «Le ministre a parlé de dérogation spéciale. C’est-à-dire qu’elle reconnaît que c’est une opération spéciale qui vise à mettre en place une dynamique qui pourrait s’étendre sur la durée» pense notre source. A en croire cette dernière, Hysacam est déterminé à collaborer avec le Minhdu dans le cadre de cette opération spéciale, mais également avec la Communauté urbaine de Yaoundé, son partenaire de longue date «Cette opération spéciale rentre certainement dans le cadre d’une vision ou un programme qui va suivre. On sait qu’il y a le concours ville propre, les fêtes de fin d’année. Maintenant, nous, nous avons un donneur d’ordre qui est la communauté urbaine, qui nous confie des missions qu’on s’empresse d’exécuter».

Quatre opérateurs en cours de recrutement

En attendant, il faut rappeler que la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) prépare une petite révolution dans la collecte, le transport et le traitement des déchets produits par les habitants de la ville. Il y a un mois elle a lancé un appel d’offres international ouvert en procédure d’urgence (qui n’a pas encore connu de résultats, ndlr) qui devrait aboutir à la sélection de quatre entreprises pour assurer ces différentes prestations. Le Maire de la ville poursuit ainsi sa politique visant à multiplier les prestataires à travers la capitale qu’il a lancé en 2022, à travers le recrutement de l’entreprise Thychlof qui est venu mettre fin au monopole détenu depuis au moins 50 ans par Hysacam. Selon le document susmentionné, les futurs opérateurs seront déployés à travers les 7 arrondissements que compte la ville de Yaoundé. Le coût prévisionnel total de l’opération est estimé à 61,8 milliards de FCFA TTC, financé par le budget de la CUY pour l’exercice 2024 et les années suivantes. Le contrat va s’étaler sur 5 ans avec une tranche ferme d’un an et quatre tranches conditionnelles d’un an chacune.

Justice : Junior Ngombe accusé d’incitation à la rébellion et propagation de fausses nouvelles

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Après quelques jours passés derrière les barreaux du Secrétariat d’Etat à la défense (SED), Junior Ngombe a donné de ses nouvelles ce 29 juillet 2024. L’homme souffre de la grippe et de la fièvre, mais déclare n’avoir pas subi de tortures. Le jeune révolté est désormais accusé par la gendarmerie nationale, d’incitation à la rébellion et propagation de fausses nouvelles. Dans le même temps, Me Fabien Kengne, avocat au Barreau du Cameroun qui s’est constitué pour la défense du jeune tiktokeur, a tenté en vain d’obtenir sa libération. Mais l’homme n’entend pas lâcher prise : « Etant entendu que sa garde-à-vue est déjà illégale, nous envisageons, s’il n’était pas libéré dans les prochains jours ou les prochaines heures, qu’il soit engagé une procédure de libération immédiate qui est prévue par le Code de procédure pénale», assure Me Fabien Kengne.

Entre temps, de nouveaux avocats entendent rejoindre Me Fabien Kengne dans cette cause, dont le célèbre Me Akéré Muna, ancien bâtonnier de l’Ordre du Barreau camerounais et champion de la lutte contre la corruption. Les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas en reste, faisant constater une multiplicité d’arrestations de contestataires de la gouvernance du pays. « Nous pensons que ces dérives sont dommageable pour l’image du Cameroun », dénonce Cyrille Rolande Béchon, directrice exécutive des Nouveaux droits de l’homme (NDH). « Tout ceci fait craindre simplement l’implosion, dans un Etat qui se dit travailler dans l’esprit de l’Etat de droit si les gens ne peuvent plus dire ce qu’ils pensent, vous obligez les gens à utiliser d’autres moyens pour s’exprimer», attire-t-elle l’attention.

De nombreuses voix appellent à la libération du jeune tiktokeur. Parmi, on retrouve celles du Pr Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), leader de l’opposition, ainsi que Cabral Libi’i, arrivé en 3ème position à la dernière élection présidentielle, derrière Maurice Kamto. Sur l’espace public, les appels se multiplient dans ce sens. Tout comme Akéré Muna, Edith Kah Walla s’est entretenue avec la mère du détenu, et s’engage à mobiliser la plateforme StandUp4Cameroon qu’elle anime et qui œuvre pour une transition politique au Cameroun, en manifestant tous les vendredis à travers des ténues noires en signe de deuil.

Junior Ngombe est un jeune tiktokeur de 22 ans qui a craché son venin contre le parti au pouvoir au Cameroun, il a un peu plus d’une semaine. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le jeune révolté a appelé les jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales, en menaçant la gérontocratie régnante, issue du Rdpc, le parti au pouvoir : « en 2025, soit on gagne, soit on perd tous», a-t-il lancé.

Port autonome de Kribi : Betjok Hiol Charité, nouveau PCA

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Betjok Hiol Charité de Bessombe est le nouveau président du conseil d’administration du Port autonome de Kribi (PAK). L’homme a été élu par acclamation au terme d’une session extraordinaire du conseil d’administration de ce nouveau port, présidé par Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, ministre des Transports. Il remplace à ce poste Jean Paul Simo Njonou, nommé en février dernier directeur général de Cotco. Depuis plusieurs mois, ce dernier cumulait les deux postes.

Le nouveau PCA était jusqu’ici en service à la présidence de la République, secrétaire en charge de la préparation des communications et des décisions des conseils de ministres. En même temps, l’homme assurait le suivi de l’’exécution de la stratégie nationale de développement.

Entreprises publiques: Camwater enregistre un déficit de 9,4 milliards de FCFA en 2022

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Le conseil d’administration de la Cameroon Water Utilities (Camwater) s’est réuni le 24 juillet 2024 à Douala. Selon l’entreprise, cette session était principalement consacrée au suivi de l’avancement des projets inscrits dans le portefeuille du programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2027. Si le communiqué publié à l’issue de cette réunion ne renseigne pas sur leur progression, il fait néanmoins l’économie d’une infime partie des résultats financiers enregistrés en 2022 par  cette entreprise publique chargée de la production, de la distribution et de la commercialisation de l’eau potable au Cameroun. Globalement, la Camwater se maintient dans le rouge. Cette performance négative est matérialisée par son résultat net qui est de -9,4 milliards de FCFA en 2022. Toutefois, cet indicateur connaît une amélioration (+1,7 milliard de FCFA) par rapport à 2021 ou il s’est établi à -11,1 milliards de FCFA, selon des chiffres dévoilés en janvier 2024 par l’ex-Commission de réhabilitation des entreprises et établissement publics (CTR), dissoute récemment par le président de la République.

C’est la deuxième année consécutive que Camwater enregistre des pertes après des résultats nets positifs de 1,8 milliard de FCFA et 1,3 milliard de FCFA enregistrés respectivement en 2019 et en 2020. Cette situation pourrait s’expliquer par la persistance du phénomène de déperdition de l’eau. Selon le dernier rapport de la  CTR, la Camwater perd pratiquement plus de la moitié de l’eau qu’elle émet dans le réseau de distribution en raison des fuites d’eau, la vétusté du réseau de distribution et les fraudes diverses. L’impact qui en résulte est un manque à gagner de 26 milliards de FCFA par exercice, soit au total 78 milliards de FCFA sur les trois derniers exercices. En 2021, la CTR imputait également les pertes enregistrées par la Camwater à la dégradation du résultat d’exploitation lié au poids des charges d’exploitation. En effet, celles-ci sont importantes pour les postes ci-après: impôts et taxes (78,47%), transports (92%), les autres charges (78,11%).

Yaoundé/Lutte contre les inondations: Le maire ressuscite un projet en gestation depuis 3 ans

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En pleine saison des pluies et ses habituelles inondations, la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY vient de relancer un projet conçu pour y mettre un terme, ou du moins réduire leur intensité. Il s’agit du Projet complémentaire d’assainissement pluvial durable de la ville de Yaoundé (Pcady). Concrètement, Luc Messi Atangana, le maire de la ville de Yaoundé a lancé un appel d’offres international ouvert pour le recrutement de prestataires dont la mission sera de construire des infrastructures d’assainissement pluvial sur la rivière Djoungolo. Le cahier de charges prévoit l’aménagement d’un bassin d’écrêtement, la construction du canal de drainage de la rivière Djoungolo, La reconstruction du collecteur de l’Avenue Kennedy, et pour finir la construction d’un collecteur se raccordant sur le canal du Mfoundi. «Ces travaux comprennent notamment, la mobilisation générale, les travaux préparatoires, les terrassements généraux, les purges, les enrochements pour substitution des matériaux compressibles, la réalisation des ouvrages d’assainissement d’eaux pluviales et de traversée, les travaux de chaussée et de revêtement en béton bitumineux etc.», peut-ton lire dans le document publié par la CUY dans lequel il est précisé que tous ces travaux doivent être exécutés dans un délai de 18 mois.

L’autre versant du projet

Ces prestations ne sont qu’une partie des travaux qui doivent être réalisés dans le cadre du Projet complémentaire d’assainissement pluvial durable de la ville de Yaoundé financé à hauteur 26,6 milliards de FCFA par la Banque africaine de développement (un apport de 90%) et le Cameroun (10%). L’autre versant du projet prévoit le renforcement de la prévention des inondations dans la Ville de Yaoundé à travers le curage des ouvrages de drainage dans le centre-ville. Le Pcady est annoncé depuis 2021. En 2022, l’échéance fixée par la BAD pour le premier décaissement en faveur du Cameroun dans le cadre de ce projet, Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain tentait de rassurer l’opinion publique qui s’inquiétait du retard accusé dans le démarrage des travaux. «Nous sommes sur un projet Pcady qui est un projet complémentaire du Projet d’assainissement de Yaoundé (Pady) qui est en cours de signature. Il va démarrer en 2023, pour curer ces drains sous la poste centrale», a-t-elle déclaré.

3 ans de retard

Un discours qu’elle a réitéré en juillet 2023, alors que sur le terrain, le chantier n’avait pas encore débuté. «Le Projet complémentaire d’assainissement pluvial durable de la ville de Yaoundé va permettre de construire un dalot de 4 m en face de la voirie municipale. Ce projet va également nous permettre de curer les ouvrages et collecteurs principaux enterrés de l’Avenue Kennedy et du Boulevard du 20 Mai, pour les débarrasser de nombreux déchets accumulés sur ces drainslà. Les accords de financement entre le Cameroun à travers le Minepat ont été signés et les travaux vont démarrer cette année (2023, Ndlr). Donc, d’ici quelques mois, quelques années, les questions d’inondations dans la ville de Yaoundé seront totalement gérées», a-t-elle déclaré.

Toutefois, la publication de l’appel d’offres susmentionné coïncide avec les prédictions faites par Gérard Essi Ntoumba, le Coordonnateur de l’unité opérationnelle du Pcady. «A ce moment, les dossiers d’appel d’offres sont en examen entre la Mairie de la Ville, le ministère des Marchés publics et la BAD. Après approbation par ces commissions d’examen, les avis d’appel d’offres seront publiés. En d’autres termes, ce n’est qu’après le dépôt de leurs offres, que nous saurons qui a soumissionné. Les travaux démarreront en 2024 après avoir signé ces contrats. Il y a un ensemble d’étapes dans la maturation du projet qui doivent être respectées, qu’on arrive à avoir des éléments d’entrée en vigueur. Donc, c’est une partie institutionnelle qui doit pouvoir se mettre en œuvre, à travers la signature d’un certain nombre de documents pour que la partie gouvernementale arrive à rentrer dans le respect de ses engagements », a-t-il déclaré dans le cadre d’une sortie médiatique en août 2023.

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