lundi, mai 18, 2026
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Institutions : la révision constitutionnelle adoptée par le parlement

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 »La précipitation avec laquelle vous menez cette réforme-là est suspecte. La manipulation de la constitution est une maladie en Afrique. S’il est nommable et révocable à souhait, c’est qu’il n’est pas nécessaire  ». René Ze Nguele a beau crier à tue-tête, le chien aboie, la caravane passe. Le projet de loi portant révision constitutionnelle a été adopté par le congrès ce 4 avril. L’ancien ministre aujourd’hui sénateur a même proposé un nouvel examen du texte, niet. Il n’a pas été écouté. Mieux que le Social democratic front (SDF) qui a boycotté ce moment final des travaux du Congrès, le cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, a essayé en vain d’empêcher le vote du texte. Ses camarades du parti ont opté pour le passage en force.

Le texte envoyé par le gouvernement a ainsi été adopté par le parlement réuni en congrès. Ainsi, la forme de l’Etat va changer au Cameroun. Si le président de la République promulgue ladite loi. Ce qui est une simple formalité, tant le texte est l’émanation du gouvernement. Le Cameroun aura désormais un vice-président de la République. Ce dernier sera nommé par le président de la République pour l’assister dans ses fonctions et le remplacer en cas d’empêchement définitif, pour terminer le mandat en cours. Paul Biya a plus que jamais, seul, les clés de la succession à la tête de l’État. Le président réélu le 12 octobre 2025 s’est ainsi arrogé les pleins pouvoirs et décidera certainement seul, de l’avenir du Cameroun.

Agro-industrie : BGFIBank Cameroun finance la transformation locale de l’huile de palme

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Dans la continuité de la vision du Groupe BGFIBank et en phase avec les orientations des pouvoirs publics en faveur de la souveraineté alimentaire, BGFIBank Cameroun intensifie son action en faveur du développement de la filière huile de palme. Cette dynamique s’est traduite par une visite de terrain de son Administrateur Directeur Général, Monsieur Abakal MAHAMAT, dans le bassin de production de Campo, situé dans la région du Sud.

Sur place, la délégation a pu mesurer l’ampleur du potentiel agricole national à travers plus de 5 000 hectares de plantations de palmeraie exploitées par la société CAMVERT. Ce vaste domaine agricole constitue un maillon essentiel de l’approvisionnement du marché local en huile de palme brute, un produit stratégique pour l’industrie agroalimentaire et la consommation des ménages.

Au-delà de la production primaire, BGFIBank Cameroun entend jouer un rôle clé dans la transformation locale. C’est dans cette optique que l’institution financière accompagne le financement d’une usine de transformation des noix de palme, portée par la société OLAM. Ce projet industriel vise à renforcer la chaîne de valeur en aval, en réduisant la dépendance du pays aux importations.

En effet, le Cameroun enregistre encore un déficit structurel de plus de 200 000 tonnes d’huile de palme, comblé par des importations coûteuses qui déséquilibrent la balance commerciale et agrave la crise des devises. La mise en service de cette unité de transformation devrait ainsi contribuer à inverser cette tendance, tout en stimulant la production nationale.

L’impact socio-économique attendu est tout aussi significatif. Le projet prévoit la création de plus de 8 000 emplois directs et indirects, offrant des opportunités concrètes aux jeunes et participant à la dynamisation des économies locales. À terme, il s’agit également de favoriser l’émergence d’un tissu industriel plus robuste, capable de soutenir la croissance du pays.

Par cette initiative, BGFIBank Cameroun illustre de manière tangible son engagement à soutenir les secteurs à fort potentiel et à accompagner les projets structurants. En misant sur la transformation locale et la valorisation des ressources agricoles, la banque confirme son positionnement en tant qu’acteur clé du développement économique durable du Cameroun.

À travers ce partenariat stratégique, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’un Cameroun plus autonome, créateur de richesse et résolument tourné vers l’avenir.

République du Cameroun : Paul Biya s’arroge les pleins pouvoirs

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Le voile est finalement levé sur le menu du congrès en cours à Yaoundé. Le texte annoncé est bel et bien la modification de la constitution. Avec comme changement fondamental, la création d’un poste de vice-président de la République. Mais contrairement à ce que le Cameroun avait vécu entre 1961 et 1972, ce ne sera pas un tandem au sommet de l’Etat. «Le vice-président peut être nommé par le président de la République qui peut mettre fin à ses fonctions», a d’office indiqué Théodore Datouo le président de l’Assemblée nationale, président du congrès, en ouverture des travaux. Et si cette deuxième personnalité de la République n’est pas issue d’un tandem électoral, ses attributions également ne seront pas clairement définies par la constitution. Le mandat du vice-président devra être adossé à celui du président dont il ne peut dépasser la durée. D’ailleurs il est prévu que le vice-président assistera le président dans l’exercice de sa mission.

Personnage sans Épaisseur (?)

L’auteur du projet de loi en cours d’examen par le congrès prévoit que le vice-président devenu président, nomme son vice-président qui l’assiste dans sa mission,celle de terminer le mandat du président empêché. Mais si le vice-président est celui qui succède au président en cas de vacance définitive, soit en cas de décès, soit en cas de démission, il reste aussi qu’une autre disposition prévoit que ce dernier ne puisse pas toujours reprendre le fauteuil pour terminer le mandat en cours. Dans ce cas alors, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim.

En clair, Paul Biya vient d’en rajouter dans la complexité des plans de succession à la tête de l’Etat. En procédant à un jeu de chaises musicales au parlement, l’homme du 6 novembre 1982 avait laissé croire qu’il remettait au Grand-Nord le soin d’organiser éventuellement sa succession au cas où… Il faudra encore attendre de voir la personne qui sera nommée à la vice-présidence pour en avoir le cœur net. Encore que même là, l’on ne pourra pas toujours avoir toute la lisibilité sur le schéma. D’autant plus que le président de la République dans son pouvoir discrétionnaire peut à tout moment mettre fin aux fonctions du vice-président. Et donc, rien ne sera acquis définitivement pour  »l’heureux élu  » attendu dans les prochaines semaines. Paul Biya étant connu pour sa discrétion et le refus d’être lu à l’avance. Si l’homme de 93 ans trace la voie de sa succession, il continue de rester imprévisible. Et peut à tout moment rebattre les cartes.

En revanche, cette révision de la constitution était attendue. Le président réélu en octobre 2025, avait laissé entrevoir des changements dans ce sens, sans être précis :« Nous devons aussi soumettre au parlement certaines réformes permettant un fonctionnement plus efficient de nos institutions, afin de répondre aux exigences de notre environnement», avait annoncé Paul Biya dans son discours d’investiture. Sans détails. Toujours est-il que des fuites d’informations laissaient déjà entrevoir la modification de la constitution du 18 janvier 1996.

Cette révision constitutionnelle survient dans un contexte quelque peu tendu. Après une première prorogation des mandats des députés et des conseillers municipaux, le président de la République vient une nouvelle fois de proroger celui des députés. Quant au mandat des conseillers municipaux, les dispositions législatives actuelles ne prévoient plus qu’une prorogation de trois mois. Alors que le motif évoqué depuis plus d’un an est le défaut de finances. Et désormais, le gouvernement estime qu’Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge de l’organisation des élections, n’est pas prêt pour la tenue de nouvelles élections du fait des destructions lors de la crise post-électorale de 2025.

Complexité du schéma

Toujours est-il que du fait de la non rétroactivité de la loi, Paul Biya ne pourra pas prororger le mandat des conseillers municipaux à plus de trois mois. Or le congrès est convoqué au moment où l’Assemblée nationale examinait un projet de loi portant modification du Code électoral. Avant d’être coincé par des résistances internes. La séance plénière au cours de laquelle le texte allait être adopté, a été  »reportée à une date ultérieure ».

Dans tous les cas, «la révision de la constitution emportera le réaménagement d’au moins deux textes en vigueur», a annoncé Théodore Datouo. Citant la loi du 19 avril 2012 portant Code électoral, et celle du 21 avril 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel. Autant dire que le parlement a encore du pain sur la planche. Plusieurs autres textes sont à modifier dans les prochains jours ou semaines. Et toujours, Paul Biya reste le seul maître du temps et du jeu politique. Dans un contexte marqué par des guerres de succession, y compris dans son propre camp.

Un Vice-Président avec pouvoir de succession en cours d’instauration au Cameroun

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« L’initiative du Président de la République participe de sa volonté bien connue pour une amélioration constante des institutions », a déclaré Théodore Datouo, président de l’Assemblée nationale, par ailleurs président du congrès qui s’est ouvert ce 2 avril 2026 au Palais des Verres Paul Biya à Yaoundé. Députés et sénateurs sont réunis pour examiner une révision constitutionnelle qui pourra introduire, un poste d’un vice-président de la République au Cameroun.

Le dispositif repose sur une logique de nomination directe par le chef de l’État, qui conserve la possibilité de mettre fin aux fonctions du titulaire. Les attributions du Vice-Président ne sont pas autonomes. Elles relèvent d’une délégation expresse, encadrée par le Président de la République. La durée de ses fonctions s’aligne strictement sur celle du mandat présidentiel.

Le texte déposé sur la table des parlementaires reconfigure surtout la gestion de la vacance du pouvoir. En cas d’empêchement ou de décès du chef de l’État, le Vice-président est ainsi appelé à achever le mandat en cours, après prestation de serment dans les mêmes conditions. Une fois en fonction, il désigne à son tour un Vice-Président pour l’assister. Si ce dernier est empêché ou si le poste n’est pas pourvu, le recours aux urnes s’impose pour élire un nouveau Président. Dans l’intervalle, l’intérim revient de plein droit au président du Sénat.

Au-delà de la succession, la réforme prévoit encadrer le statut du futur Vice-Président. Celui-ci sera soumis aux mêmes incompatibilités que le chef de l’État. Il relèvera de la Haute Cour de justice et devra déclarer ses biens et avoirs. Les modalités liées aux immunités, avantages et autres éléments de traitement seront fixées ultérieurement par une loi spécifique.

Le projet s’inscrit dans la continuité du discours de prestation de serment de Paul Biya en novembre 2025. Le chef de l’État y annonçait des réformes destinées à adapter les institutions aux exigences contemporaines. La modification envisagée touche plusieurs articles de la Constitution, notamment ceux relatifs à l’organisation du pouvoir exécutif et aux mécanismes de vacance.

Ses implications dépassent le seul texte fondamental. Deux lois organiques devraient être ajustées. Le Code électoral pour intégrer les nouvelles règles de prestation de serment et de vacance. La loi sur le Conseil constitutionnel pour encadrer la constatation de cette vacance.

Dans l’argumentaire officiel, la création d’un Vice-Président vise à renforcer l’efficacité de l’action publique et à éviter le recours systématique à des scrutins coûteux en cas de vacance. Elle permet aussi de maintenir la gestion de la transition au sein de l’exécutif, sans solliciter immédiatement le Parlement.

Théodore DATOUO : « Adapter les Institutions de la République aux exigences de l’heure afin que notre pays puisse toujours relever les défis qui l’interpellent »

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DATOUO THÉODORE, Président De L'assemblée Nationale Du Cameroun, Président Du Congrès

Permettez-moi, en cette circonstance historique de la vie de la République, de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue au Palais de Verre Paul BIYA, siège de l’Assemblée Nationale du Cameroun. Occasion historique, s’il en fût car, les deux Chambres du Parlement National sont réunies en ce moment en Congrès, à l’effet de se prononcer sur la modification de certaines dispositions de la Loi Fondamentale, la Constitution de la République.

Un évènement qui constitue une grande première depuis l’avènement du Sénat dans notre pays. La rencontre de ce jour ne procède nullement du hasard. En effet, conformément aux dispositions de l’article 14, alinéa 4 de la Constitution, nos deux Chambres du Parlement se réunissent en Congrès à la demande du Chef de l’Etat :

  • Pour entendre une communication ou recevoir un message du Président de la République ;
  •  Pour recevoir le serment des membres du Conseil Constitutionnel ;
  • Enfin, pour se prononcer sur un projet ou une proposition de révision constitutionnelle.

Selon l’article 63, alinéa 1 de la même Loi Fondamentale, l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au Parlement. Pour le cas qui nous est soumis, l’initiative vient du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Principal Artisan du cadre démocratique et du foisonnement des libertés dont jouissent de plus en plus les Camerounais en ce moment.

Dois-je rappeler que s’agissant de l’exercice hautement Républicain qui nous interpelle, le texte doit être adopté à la majorité absolue des membres du Congrès. Il nous est loisible de constater que le projet de modification de certaines dispositions de la Constitution, soumis au présent Congrès du Parlement, intervient dans un contexte national particulier, marqué par les lendemains de l’Election Présidentielle du 12 Octobre 2025.

Il va s’en dire, que les attentes sont nombreuses au sein de l’opinion. Le Président Paul BIYA, toujours à l’écoute de ses compatriotes a ainsi décidé de prendre le taureau par les cornes à l’entame de son nouveau septennat.

Il l’avait déjà presqu’annoncer en renouvelant ses engagements dans son discours d’investiture le 06 Novembre 2025, je cite : « je voudrais en cette occasion solennelle renouveler devant vous un engagement que j’ai pris par le passé, celui de rester fidèle aux idéaux qui m’ont guidé depuis mon accession à la Magistrature Suprême. Celui de me consacrer entièrement à la mission sacrée que Dieu Tout Puissant et le peuple camerounais souverain ont bien voulu me confier, celle d’œuvrer sans relâche à l’avènement d’un Cameroun uni, stable et prospère ». Fin de citation.

Plus loin, toujours dans son discours d’investiture le 06 Novembre 2025, pour accomplir la mission a lui confiée le Président Paul BIYA appelle à I’union sacrée. Une fois encore, je cite : « joignez-vous ainsi à moi pour que nous puissions ensemble dans la paix et la concorde relever les formidables défis auxquels notre pays est confronté. Les joutes de l’Election Présidentielle sont derrière nous. L’heure est désormais au rassemblement ». Fin de citation.

Il ne fait pas doute que l’esprit du projet soumis à notre examen se situe en droite ligne de cet engagement renouvelé du Chef de l’Etat et de son appel à l’union sacrée. Mais au-delà, l’initiative du Président de la République participe, de sa volonté bien connue car mainte fois affirmée, pour une amélioration constante des Institutions de la République, des Institutions qu’il faut adapter aux exigences de l’heure afin que notre pays puisse toujours et au mieux, relever les nombreux défis qui l’interpellent.

 C’est dire que les Camerounaises et les Camerounais attendent que nous examinions le projet de texte à nous soumis en bon patriotes que nous sommes, en élus soucieux de l’avenir et du devenir de notre pays, le Cameroun !!! Le moment est donc exceptionnel. Faisons -en un tournant dans l’histoire du Cameroun !!!

Confiant quant à l’aboutissement heureux de nos délibérations,

Le FMI table sur une croissance de 3,3% en 2026 au Cameroun

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La croissance économique du Cameroun devrait s’établir à 3,3 % en 2026, d’après les services du Fonds monétaire international, qui ont rendu publiques leurs conclusions le 30 mars 2026 à l’issue des consultations au titre de l’Article IV. Cette progression attendue intervient après un ralentissement à 3,1 % en 2025, que l’institution attribue notamment aux perturbations enregistrées dans le contexte post-électoral.

Dans son communiqué, l’institution financière souligne que cette reprise s’appuie sur une activité économique qui « reste soutenue par la poursuite des investissements publics », un levier que les autorités camerounaises continuent de mobiliser pour soutenir la demande et les capacités productives. Les perspectives à moyen terme restent orientées à la hausse. Les services du FMI évoquent une croissance qui pourrait atteindre 3,8 % en 2027 avant de se rapprocher de 4,6 % dans les années suivantes.

Une trajectoire qui, selon l’institution, reflète la capacité de l’économie camerounaise à maintenir une certaine résilience malgré un environnement contraint. Ces prévisions interviennent alors que les autorités nationales, à travers le projet de loi de finances 2026 récemment adopté, affichent des ambitions plus élevées. Elles tablent sur une croissance de 4,3 %, soutenue par le dynamisme du secteur non pétrolier, avec en première ligne l’industrie, l’agriculture, les télécommunications et les services financiers.

Le budget prévoit également une augmentation des dépenses d’investissement, orientées vers les infrastructures de transport, l’énergie et le développement des chaînes de valeur agricoles.

Dans son analyse, l’institution met en avant plusieurs facteurs de vulnérabilité susceptibles d’affecter la trajectoire de croissance. Elle cite notamment un possible durcissement des conditions financières à l’international, la volatilité des prix des matières premières, ainsi que les contraintes sécuritaires et climatiques qui continuent de peser sur certaines régions.

À ces éléments s’ajoute l’éventualité d’une réduction de l’aide extérieure, qui pourrait compliquer le financement de certains projets publics.

Face à ces risques, le FMI recommande des ajustements ciblés des politiques publiques. Il appelle notamment à la mise en place d’un mécanisme automatique de fixation des prix des carburants et à un meilleur ciblage des aides sociales, afin de limiter les pressions sur les finances publiques tout en protégeant les populations les plus vulnérables.

Smartphones, tablettes : le nouveau dispositif de collecte fiscale entre en vigueur

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Depuis le 1er avril 2026, les téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés ne bénéficient plus d’aucune tolérance fiscale. Ils devront être déclarés dans le système douanier Camcis par les importateurs. La mesure marque un tournant dans la stratégie de mobilisation des recettes publiques. Face à la presse le 31 mars 2026, le directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, a tenu à cadrer le débat. « Ce n’est ni une taxe nouvelle, ni un relèvement de la fiscalité existante », insiste-t-il. Selon lui, la réforme ne doit pas se traduire par une hausse des prix des terminaux, mais par une meilleure collecte fiscale.

Derrière cette inflexion, un constat. Les recettes douanières issues des téléphones ont connu une chute brutale, passant de plus de 12 milliards de francs CFA à environ 100 millions sur une période récente, malgré l’essor du marché des smartphones. Une anomalie que l’administration attribue à la fraude, à la contrebande et à la sous-déclaration.

Le nouveau dispositif repose sur une logique simple. Les importateurs transmettent les numéros IMEI via le manifeste électronique. Le système identifie automatiquement les caractéristiques de chaque appareil et génère une déclaration. Après paiement des droits, l’information est relayée aux opérateurs télécoms qui autorisent l’accès au réseau. À l’inverse, tout appareil non régularisé pourra être bloqué.

Au cœur du mécanisme, un ajustement du taux effectif. La quotité appliquée est fixée autour de 33,33 %, contre un niveau théorique de 47 %. « L’administration a bien voulu la ramener à 33,33 % », expliquent les services des Douanes. Il s’agit de réduire le coût d’entrée dans la légalité pour inciter les opérateurs à se conformer. La base taxable elle-même est revue. Des valeurs de référence, inférieures aux prix réels du marché, sont définies par catégorie d’appareils.

Pour les Douanes, ce calibrage vise à simplifier la liquidation et à limiter les contentieux. Un iPhone haut de gamme évaluée à environ 1 500 euros se voit ainsi appliquer une taxation ramenée à près de 160 000 francs CFA, bien en deçà de ce qu’aurait produit un taux plein. Le principe s’étend à l’ensemble du marché. Chaque modèle est rattaché à une grille administrative actualisée. Les références évoluent avec les générations d’appareils, les modèles récents devenant les nouveaux standards. Les importateurs sont tenus de fournir catalogues et factures pour faciliter le classement.

Sur le plan économique, l’État opère un déplacement stratégique. Plutôt que de maintenir des taux élevés difficilement applicables, il privilégie l’élargissement de l’assiette. « L’élargissement fiscal ne sert pas toujours à augmenter la fiscalité, mais à instaurer plus de justice », rappellent le DG de la douane. L’objectif consiste à faire contribuer l’ensemble des acteurs, y compris ceux opérant jusqu’ici en marge. Cette approche redistribue la charge fiscale. Les opérateurs formels, longtemps pénalisés, pourraient bénéficier d’un rééquilibrage face à la concurrence informelle.

À l’inverse, les circuits de contrebande se retrouvent sous pression. La vente de téléphones non dédouanés devient explicitement une infraction, sans marge d’interprétation. Le dispositif introduit également une dimension sécuritaire. La traçabilité des terminaux est renforcée. L’anonymat technique devient plus difficile, ce qui complique certaines formes de fraude ou d’escroquerie. « Lorsqu’on se cache derrière un téléphone pour arnaquer, cela va devenir plus difficile », avertissent les services techniques.

Pour les consommateurs, l’administration met en avant une meilleure protection. La possibilité de vérifier le statut douanier d’un appareil avant achat est intégrée au système. Les distributeurs sont tenus de faciliter cette vérification, sous peine d’engager leur responsabilité. Certaines situations particulières restent encadrées. Les téléphones déjà connectés au réseau bénéficient d’une amnistie. Les appareils en roaming sont exemptés. Les touristes peuvent utiliser leurs équipements de manière temporaire sous régime d’admission temporaire soit une période d’un mois.

En revanche, tout téléphone introduit durablement sur le territoire doit être déclaré. Une phase transitoire est prévue pour les stocks existants. Les distributeurs disposent d’un délai de deux mois pour régulariser leurs marchandises sans pénalité. Les petites quantités peuvent faire l’objet de procédures simplifiées. L’administration fixe désormais un objectif de rendement annuel de 25 milliards de francs CFA grâce à ce mécanisme. La réforme traduit un changement de paradigme. D’un système marqué par des taux élevés mais peu efficaces, l’État bascule vers un modèle fondé sur la conformité, la digitalisation et la traçabilité.

Le parlement camerounais convoqué en congrès pour réviser la Constitution

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Le Parlement camerounais s’apprête à siéger en formation solennelle. L’Assemblée nationale et le Sénat sont convoqués en Congrès dès ce jeudi 2 avril 2026 au Palais des verres Paul Biya à Yaoundé. Une session extraordinaire qui, selon la convocation signée du président de l’assemblée nationale Théodore Datouo, sera consacrée à l’examen d’un projet de loi modifiant la constitution du pays. La rencontre s’ouvre à 10 heures par une séance solennelle, précédée d’une conférence des présidents. Les travaux vont ensuite basculer en commission spéciale où 30 membres sont annoncés, à parité entre les deux chambres.

Les discussions s’étendront sur trois jours avant une plénière prévue le dimanche 5 avril à 16 heures pour l’adoption du texte final, suivie de la clôture officielle. Lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2025 pour son huitième mandat, le président Paul Biya avait annoncé cette révision constitutionnelle en des termes plutôt sibyllins : « Nous devrons également, soumettre au Parlement, certaines réformes permettant un fonctionnement plus efficient de l’Etat, grâce à une adaptation de nos institutions aux exigences de notre environnement. » Plus récemment, a l’occasion de son traditionnel message.

Très attendu depuis son annonce par le Chef de l’État lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2025, cette révision de la constitution devrait selon nombre d’analystes donner davantage de visibilité à la succession au sommet de l’État. Ainsi par exemple, la création d’un poste de vice-président président doté de la capacité à succéder au président de la République est une des mesures très attendue par l’opinion. D’autres analystes soulignent la nécessité de procéder à l’occasion de cette révision constitutionnelle, à un toilettage de fond des institutions mais surtout à un rééquilibrage de la représentativité au sein du parlement, avec l’augmentation du nombre de députés.

Enfin, on peut noter que la révision constitutionnelle aurait davantage de légitimité si le chef de l’État choisissait la voir référendaire plutôt que le raccourci parlementaire. Le recours au Congrès n’est pas anodin. La Constitution encadre strictement cet exercice. Trois cas de figure permettent sa convocation, notamment pour examiner un projet de révision constitutionnelle. Dans cette configuration, le texte est adopté à la majorité des deux tiers des parlementaires. Avec une majorité confortable du RDPC parti au pouvoir dans les deux chambres, l’issue du vote ne fait guère de doute sur le plan arithmétique.

Mais l’équation politique reste ouverte. Les tensions observées récemment à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la modification du code électoral en donnent un aperçu. Au-delà du vote attendu, l’enjeu se situe aussi dans la portée des réformes envisagées. Une modification constitutionnelle engage durablement l’architecture institutionnelle. Elle redéfinit les équilibres de pouvoir et conditionne les échéances politiques à venir. À Yaoundé, pendant quatre jours, le Parlement ne se contentera pas d’entériner un texte. Il arbitrera une séquence politique déterminante.

Alerte à l’arnaque: BGFIBank Cameroun met en garde contre l’usurpation d’identité de son ADG Abakal Mahamat

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Le secteur bancaire camerounais fait face à une recrudescence de cybercriminalité, et cette fois, c’est le leader du marché de la zone CEMAC qui tire la sonnette d’alarme. BGFIBank Cameroun vient de publier une mise en garde formelle concernant l’utilisation frauduleuse de l’image et du nom de son Administrateur Directeur Général (ADG), monsieur Abakal Mahamat.
Selon le communiqué de l’institution, des individus malveillants créent de faux comptes sur les réseaux sociaux et des adresses électroniques fictives pour approcher des particuliers et des opérateurs économiques. L’objectif est clair : utiliser le prestige de la fonction de monsieur Abakal MAHAMAT pour solliciter des « échanges ou des conditions financières » sous de faux prétextes.
Zéro présence officielle sur Facebook
Pour couper court à toute confusion, la banque a tenu à apporter trois précisions majeures :

  • Pas de page Facebook de l’ADG : L’Administrateur Directeur Général de BGFIBank Cameroun, monsieur Abakal MAHAMAT ne possède aucune page Facebook officielle.
  • Protocole de communication : Aucun échange à caractère personnel ou financier n’est initié par le top management via les réseaux sociaux.
  • Caractère frauduleux : Toute sollicitation reçue sur ces canaux, même si elle semble crédible, doit être systématiquement considérée comme une tentative d’arnaque. « Nous invitons le public à faire preuve de vigilance et à ne répondre à aucune demande suspecte », souligne le communiqué.
    Un rappel à la prudence
    Face à l’ingéniosité des cyber-escrocs qui utilisent le social engineering (ingénierie sociale) pour soutirer des fonds ou des données sensibles, BGFIBank Cameroun décline toute responsabilité quant aux conséquences liées à ces agissements. La banque recommande vivement à ses clients et partenaires de ne se fier qu’aux canaux officiels de l’institution en cas de doute.
    Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où l’usurpation d’identité des figures publiques et des dirigeants d’entreprises devient un défi majeur pour la sécurité financière au Cameroun. BGFIBank réaffirme, par cette mise au point, son engagement à protéger son écosystème tout en préservant la relation de confiance qui la lie à sa clientèle.

Mindef : Pouvoir et galon aux femmes

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Si la gent féminine ne domine pas dans les nominations de ce 31 mars, elle prend tout de même du galon dans les postes de responsabilité d’envergure. Ainsi, la direction de la justice militaire a pour nouveau patron, Meffand Loaw Marguerite. A l’Etat-major de la marine, le bureau commissariat est confié au capitaine de frégate (colonel de la marine) Mvondo Ngono Eliane. A la division de la communication, la cellule de communication est une affaire de Berthe Melika Obama.

Pour ce qui est des services non rattachés directement auprès du Mindef, une grande promotion est à retrouver à la Base navale de Limbé qui sera désormais dirigée par le capitaine de vaisseau (lieutenant-colonel) Issova Sono Séraphine. A la première région militaire interarmées, les 4ème et 5ème bureaux sont confiés au colonel Ambomo Rachel Anastasie et au chef de bataillon Awina Victorine. 

A la 31ème brigade d’infanterie motorisée, le Bureau d’information et de communication est confié au capitaine Mouneyang Ateba Françoise Noëlle. A la gendarmerie nationale, les clés de l’état-major de la première région à Yaoundé sont confiées au lieutenant Etoua Julien Freddy. Le colonel Melingui Pacifique Nkolo devient le commandant en second de la 5ème région. Au tribunal militaire de Bafoussam, le colonel Mbia Ondoua Aline prend les commandes.

Cela survient dans un contexte post-présidentiel marqué par une promesse du président réélu Paul Biya, d’accorder plus de responsabilités aux femmes et aux jeunes.

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