lundi, mai 18, 2026
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Célébration des 20 ans de la SEMC en bourse

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Cette filiale locale du groupe Castel, première entreprise cotée à bourse sous régionale, sera en vitrine lors de la quatrième édition des Cemac’s Capital Markets Awards.

L’un des temps forts de la quatrième édition des Cemac’s Capital Markets Awardss era la commémoration du vingtième anniversaire de l’introduction en bourse de la Société des Eaux Minérales du Cameroun (SEMC).  Il sera question de célébrer son titre de pionnier sur le marché financier sous régional.  Cette entreprise qui commercialise les marques d’eau minérale Tangui et Vitale est en effet la première à avoir fait le pas à la bourse en 2006.

 A l’époque, il s’agissait encore de la Douala Stock Exchange (Dsx). L’entrée de la SEMC était historique pour l’animation de cette place boursière depuis sa création en 2001 et son inauguration en 2003. Car, ce marché faisait encore face à la réticence des opérateurs économiques camerounais.   La SEMC cédait ainsi près de 20% de son capital, soit près de 500 millions de Fcfa sur le marché financier à l’occasion de cette première cotation dont la cérémonie était présidée par le ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Polycarpe Abah Abah.  9200 actions ont ainsi été mises en vente sur la place publique pour environ 16 000 demandes de titres.

Les Cemac’s Capital Markets Awards veulent revenir sur ce moment historique pour rappeler la genèse de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac) et analyser la profondeur du marché secondaire actuel. C’est ainsi que les responsables de la Bvmac et du journal spécialisé‘’La Lettre de la Bourse’’, organisateurs de l’évènement ont justifié ce choix face à la presse ce 6 avril à Douala.

Dans son parcours sur le marché financier, la SEMC a passé huit années sans distribution de dividendes mais reste l’une des entreprises qui animent la côte. En 2023, cette structure a réalisé sa plus belle performance en huit ans avec un bénéfice record. La SEMC a en effet annoncé avoir terminé 2023 avec un bénéfice d’un milliard de francs CFA, une croissance de près de 100 % par rapport à 2022.

Coton : 37 000 hectares perdus et plus de 10 milliards FCFA de pertes chaque année

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La stratégie du gouvernement pour redresser la filière coton

À Garoua, le diagnostic posé par la Sodecoton met en évidence une rupture progressive des équilibres agricoles. Depuis 2023, la production cotonnière s’inscrit dans une dynamique de recul, sous l’effet de contraintes qui s’accumulent sur les exploitations. Le directeur de la production agricole, Nadama, identifie deux facteurs déterminants. « Le dérèglement climatique entraîne des inondations dans les bassins de production, notamment entre août et septembre, avec des pluies de plus en plus fortes », explique-t-il.

À cette contrainte s’ajoute une pression parasitaire persistante. « Les jassides du coton s’attaquent directement aux plants et compromettent les rendements ». Les effets sont visibles dans les données de production.

En deux campagnes, les superficies reculent de 234 000 hectares à 197 000 hectares. Une partie de ces pertes est définitive. En 2024, 11 000 hectares disparaissent entièrement tandis que 17 000 hectares restent partiellement dégradés par les attaques de ravageurs. La dégradation ne se limite pas à l’espace cultivé. Elle affecte également l’intensité productive. Le rendement moyen chute de 1 600 kilogrammes par hectare à 1 300 kg. Même les parcelles maintenues en activité produisent moins, ce qui réduit la capacité globale de la filière à générer du volume.

 Pour la Sodecoton, le risque lié aux jassides reste central. « Ce ravageur avait déjà presque anéanti la filière coton en Afrique de l’Ouest », rappelle Nadama. Le coût des traitements constitue une contrainte supplémentaire, en particulier pour les producteurs les plus exposés financièrement. La combinaison de ces facteurs produit un effet direct sur la valeur créée. La baisse des superficies et des rendements entraîne une contraction du volume de production.

La perte est estimée à plus de 10 milliards de FCFA par an. La destruction de valeur intervient dès l’amont, au niveau des exploitations. Ce choc productif se diffuse ensuite dans le système de financement agricole. Les producteurs, confrontés à des récoltes insuffisantes, peinent à honorer leurs engagements. Les arriérés de remboursement atteignent 2 milliards de FCFA. « De nombreux producteurs n’arrivent plus à honorer leurs engagements », indique la société cotonnière. Certains abandonnent la culture.

À cette fragilité interne s’ajoute une pression externe. La baisse prolongée des cours de la fibre sur le marché international accentue les déséquilibres. Dans le nord du pays, l’équation économique devient plus contraignante pour l’ensemble des acteurs de la chaîne. Le directeur général de la Sodecoton, Mohamadou Bayero Bounou, en précise les implications. « Depuis quinze mois, le prix de vente de la fibre est trop faible, autour de 890 F CFA le kilo, inférieur à notre prix de revient ». La conséquence est immédiate pour les industriels. « Tous les égreneurs africains travaillent à perte ».

Dans ce contexte, le coton se distingue des autres matières premières agricoles. Les spécialistes relèvent que son cours reste inférieur à son niveau d’avant la pandémie de Covid-19, malgré la reprise globale observée sur d’autres marchés. L’ensemble de ces facteurs pèse sur les perspectives de la filière.

L’objectif de 440 000 tonnes dès 2026, puis 600 000 tonnes à l’horizon 2029-2030, suppose une stabilisation rapide des conditions de production. Or, les données actuelles traduisent un affaiblissement du capital productif. La trajectoire devient conditionnelle. Sans sécurisation des surfaces cultivées et sans redressement des rendements, la fonction de production reste dégradée. Dans le septentrion, où le coton structure l’économie rurale, la capacité à produire et à créer de la valeur se trouve directement mise sous tension.

Succession à Etoudi : Portrait robot du futur Vice-Président de la République

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Depuis que le Parlement réuni en Congrès a voté la révision constitutionnelle le 4 avril 2026, il est la figure la plus attendue et la plus convoitée du pays. Ce futur Vice-Président de la République du Cameroun sera, selon toute probabilité, le prochain chef de l’État. Pour comprendre qui sera cet homme, il faut d’abord comprendre ce que veut Paul Biya. Le Sphinx d’Étoudi, 93 ans, au pouvoir depuis le 6 novembre 1982, a deux problèmes à résoudre simultanément : trouver une doublure capable de le suppléer dans l’exercice quotidien du pouvoir — son grand âge qui freine désormais sa disponibilité —, et s’assurer que la succession, quand elle interviendra, aille dans le bon sens. C’est-à-dire vers un proche. Un homme de confiance. Quelqu’un qui protège son héritage, et son camp politique.

ENTRE ÉQUILIBRES ET FIDÉLITÉS

Le premier critère qui s’impose est celui de la loyauté absolue. Paul Biya ne nommera pas quelqu’un qui pourrait lui faire de l’ombre, ni quelqu’un dont il ne contrôle pas entièrement les ressorts. Quatre décennies de règne nous ont enseigné de lui une vérité cardinale : les ambitieux qui se montrent trop tôt sont les premiers à être neutralisés, et souvent avec une dure sévérité. Le texte soumis au Congrès contient d’ailleurs des formulations décisives : le président « peut » nommer un vice-président. Aucune obligation, aucun calendrier. L’option de ne nommer personne dans l’immédiat reste entièrement ouverte. C’est une manœuvre classique de l’homme Lion d’Étoudi : créer le mécanisme sans l’activer, pour voir qui se révèle et qui trahit. Paul Biya qui ne tolère aucune pression, se donne toute l’attitude pour désigner qui il veut, quand il voudra. Ensuite, le président de la République a le pouvoir de mettre fin aux fonctions du Vice-Président.

Le deuxième critère est celui de l’expérience. Le Vice-Président devra avoir une longue pratique des affaires de l’État, une connaissance intime des mécanismes du pouvoir, des réseaux solides dans l’administration et au sein du RDPC, le parti présidentiel. Il ne saurait être un novice. On cherchera donc cet homme parmi les grands commis de l’État ayant exercé à très haut niveau — au sein de la haute administration, à la tête d’un grand ministère régalien. Des états de service reconnus, une discrétion éprouvée, une efficacité démontrée dans ses fonctions précédentes.

 Le troisième critère, plus délicat, est celui de l’équilibre régional. Depuis les années 1980, Paul Biya applique une doctrine d’équilibre régional dans les nominations stratégiques. Une tradition soigneusement entretenue, avec ses règles non écrites, qui se sont encore appliquées récemment lors de la désignation des présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Mais tout porte à croire que cette fois, le président est prêt à rompre cette tradition en cherchant son dauphin dans sa propre région d’origine.

Analyste avisé de la scène politique Camerounaise, le journaliste Guibaï Gatama a livré sa lecture de cette séquence. Selon lui, la révision constitutionnelle créant un poste de vice-président, permet à Paul Biya de neutraliser simultanément plusieurs rivaux potentiels dans la course à sa succession. Il court-circuite son propre parti, le RDPC, qui perdait son rôle traditionnel de faiseur de roi. Il met hors-jeu le Grand-Nord, dont il avait pourtant flatté les ambitions en plaçant l’un de ses représentants à la tête du Sénat. Et pour Guibaï Gatama, il est peu probable qu’il se tourne vers les régions anglophones qui détiennent la Primature depuis plusieurs décennies ou vers l’Ouest, dont un des fils vient d’être promu au perchoir de l’assemblée nationale.

En clair, la manœuvre dessine par élimination la géographie du successeur : ce ne sera ni un nordiste, ni un anglophone, ni un ressortissant de l’Ouest. Ce qui, dans la logique des équilibres régionaux camerounais, rétrécit considérablement le champ — et pointe, en filigrane, vers le grand Sud, fief originel du président ou vers le littoral.

LA GUERRE DES CLANS : DES CAMPS SANS VISAGES

 Dans les couloirs d’Étoudi, la bataille pour ce poste est déjà féroce, même si elle se joue dans les murmures. Plusieurs camps s’affrontent avec une intensité croissante dans les antichambres du palais présidentiel. Chacun pousse son pion, noue ses alliances, courtise ses soutiens. On y trouve le clan des grands serviteurs de l’État, ces hauts fonctionnaires qui ont passé leur carrière dans l’ombre du président et qui revendiquent, par leur proximité et leur connaissance des dossiers, une légitimité naturelle à la succession.

 On y trouve aussi le clan des barons du parti, ces figures politiques qui ont fait la campagne de Paul Biya, organisé ses victoires électorales, et qui estiment que le pouvoir doit récompenser la fidélité militante. Et dans les marges, discret mais jamais absent, le clan familial — ceux qui gravitent autour du cercle le plus intime du président, et dont l’influence, et L’appétence pour le pouvoir quoique non avoués, sont réelle. La réforme intervient dans un contexte de fin de règne où chaque ajustement de la Constitution est scruté comme l’ultime étape du plan de succession du président. Les uns misent sur un profil de technocrate discret, bâtisseur dans l’ombre du président Paul Biya. Les autres plaident pour une figure plus politique, capable de tenir le RDPC dans le rang et de mobiliser les sections du parti. D’autres encore n’excluent pas une surprise — un profil inattendu, venu de nulle part, que seul le Sphinx connaît.

PORTRAIT ROBOT

Le futur Vice-Président se dessine donc, à la lumière de cette logique biyaïste. Ce sera très probablement un homme. D’âge mûr — entre 55 et 70 ans —, assez jeune pour insuffler et incarner un certain dynamisme, assez âgé pour ne pas donner le sentiment d’une rupture générationnelle brutale.

Issu du sérail présidentiel, ayant occupé des fonctions de première importance, il connaît les rouages de l’État de l’intérieur. Il a côtoyé Paul Biya de près, longtemps. Il sait se taire. Il sait attendre. Ce choix, le Sphinx d’Étoudi le gardera encore dans le secret de son palais. Histoire de voir, et une dernière fois de peser et soupeser son choix, qu’il connaît certainement déjà.

Extrême-Nord: On prépare la résurrection de Cavaye Djibril

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Cavaye Yeguié Djibril retourne à Mada, son village natal, ce 9 avril 2026. Un retour que ses partisans veulent particulier. Les soutiens et admirateurs de l’ancien président de l’Assemblée nationale (PAN) entendent donner à ce événement une dimension grandiose, du moins à la taille de l’homme. De l’aéroport international de Maroua-Salak jusqu’au village Mada, il est prévu une caravane motorisée. Des affiches à son effigie sont déjà apposées par endroits, des réunions de mobilisation s’enchaînent, des relais communautaires activés pour transmettre le message. En réaction ou en rectification de l’humiliation subie par le lamido de Mada à Yaoundé, à travers cette déchéance inattendue.

En effet, après la perte du poste de PAN en début de session parlementaire, Cavaye Yeguie Djibril semblait avoir perdu de la côte. Celui qui était jusqu’à début mars dernier la 3ème personnalité du pays, est désormais un simple député parmi les 179 autres. Une perte survenue dans un contexte inattendu. Des sources dignes de foi disent que Cavaye n’a su qu’au matin de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, que le sommet du parti, n’allait pas le reconduire à la tête de l’institution. Trente-quatre années durant, l’homme a trôné à la tête de cette institution, jadis 2ème du pays, avant d’être rétrogradée en 3ème position depuis 2013. Et, de la même manière qu’il est arrivé, par le canal d’un « pli fermé » venant du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), évinçant Fonka Chan Lawrence, de la même manière, un pli fermé servi aux députés par le sommet du parti, a remplacé son nom par celui de Théodore Datouo, ancien 5ème vice-président du bureau de l’institution.

Hibernation

Depuis près de trois semaines, le tout puissant Cavaye Yeguie Djibril a disparu de la scène publique. Entre temps, l’homme se battait pour sauvegarder ce qu’il peut lui rester comme avantages après la chute. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a laissé voir un homme s’agrippant sur les véhicules de son parking en tant que PAN.  Puis l’on apprendra que l’homme n’entend pas libérer la maison de fonction à son remplaçant. Lequel a déjà engagé le nettoyage de l’entourage, se défaisant de la cour de son prédécesseur qui avait fait de l’assemblée nationale, et particulièrement de son cabinet, une affaire familiale.

C’est dans ce contexte que l’homme retourne dans son village. Pour s’occuper de son lamidat qu’il dirige à distance depuis de longues années ( ?). Les partisans de celui qui demeure le patron du Rdpc dans l’Extrême-Nord, veulent ainsi ressusciter celui dont le dernier fait politique majeur est d’avoir fait prêter serment au président Paul Biya réélu, le 6 novembre 2025. Moment phare de la vie de la nation, qui a vu le président de la République entrer pour la première fois dans le nouveau siège de l’Assemblée nationale baptisé en son nom par celui qu’il vient de faire évincer du perchoir de cette institution.

Toute la région mobilisée

Cela survient au moment où le parlement réuni en congrès vient de modifier la constitution pour réintroduire le poste de vice-président. Une nouvelle seconde personnalité de la République qui sera nommée par le président de la République. Et même si le locataire du palais d’Etoudi n’a pas encore promulgué cette loi, rien n’indique que Cavaye Yeguie Djibril ne puisse pas toujours rebondir. Il est certes prévu que cette nouvelle 2ème personnalité de la République soit anglophone, au cas où le président est francophone (et vice-versa), mais le gouvernement a introduit des subtilités, qui peuvent justifier un choix ou un autre. Déjà, le texte prévoit que le président de la République « peut » nommer un vice-président. En clair, il peut ou peut ne pas. Toujours est-il que Paul Biya oublie rarement ses amis et accompagnateurs. L’homme a déjà engagé la réorganisation des occupants des postes institutionnels. Cavaye Yeguie Djibril sait que tout n’est pas encore totalement perdu pour lui. Et c’est peut-être le sens que ses partisans veulent donner à l’accueil triomphal qui se prépare pour lui demain. Les organisateurs de l’événement veulent aller au-delà du village Mada et de l’arrondissement de Tokombéré, pour toucher l’ensemble de la région de de l’Extrême-Nord.

Les importations de riz enregistrent une baisse de 15,6 % en 2025

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Le riz pèse encore 5,1 % des dépenses totales d’importation du Cameroun en 2025. Sa facture s’établit à 268,7 milliards de FCFA, en recul de 15,6 % par rapport à 2024. Cette tendance s’observe également à une échelle plus courte. C’est ce que révèle l’Institut national de la statistique dans sa dernière note sur le commerce extérieur rendue publique le 1er avril 2026. Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de contraction de certaines importations stratégiques.

L’EFFET DES POLITIQUES D’IMPORT-SUBSTITUTION

La baisse des importations de riz est directement liée à l’amélioration de la production locale. Les autorités mettent en avant les effets du Plan intégré d’import-substitution agro-pastorale et halieutique. En janvier 2026, notamment au deuxième trimestre 2025, le ministère des Finances indiquait que « les importations de riz ont baissé de 14,2 milliards de FCFA par rapport au trimestre précédent ».

A cet effet, un responsable du ministère des Finances soulignait que « cette dynamique traduit les premiers résultats des efforts engagés pour réduire la dépendance aux importations alimentaires ». Le gouvernement mise sur une montée en puissance rapide de la filière riz. Selon le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme, la production nationale devrait passer de 140 710 tonnes en 2024 à 460 000 tonnes en 2027. Une trajectoire vers l’autosuffisance L’ambition affichée est plus large.

À l’horizon 2030, la production de riz est attendue à 750 000 tonnes, soit un taux d’autosuffisance estimé à 97 pour cent. Cette trajectoire est inscrite dans la stratégie nationale de développement de la filière riz, dotée d’un budget global de 385 milliards de FCFA. Dans cette logique, les pouvoirs publics renforcent les appuis directs aux producteurs. Une enveloppe de 9 milliards de FCFA a été mobilisée pour soutenir une production additionnelle de 30 000 tonnes dès 2026.

Ces financements bénéficient notamment à la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua et à l’Upper Nun Valley Development Authority. Un cadre du secteur agricole explique que « l’objectif est d’augmenter rapidement les volumes locaux pour réduire la facture des importations ».

 UNE DÉPENDANCE EN RECUL PROGRESSIF

La baisse des importations de riz reste encore relative au regard du poids du produit dans la consommation nationale. Elle traduit néanmoins un infléchissement progressif de la dépendance extérieure. La dynamique observée en 2025 s’inscrit dans un processus plus long. Elle repose sur l’augmentation des capacités de production, l’amélioration des rendements et le soutien public aux filières structurantes.

Le déficit commercial passe de 1747 milliards FCFA à 2145 milliards FCFA en 2025

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Le solde commercial se dégrade fortement en 2025. Le déficit atteint 2145,2 milliards de FCFA contre 1747,3 milliards en 2024. L’écart s’élargit de 398 milliards de FCFA. Cette évolution traduit une contraction des recettes d’exportation combinée à une hausse des dépenses d’importation.

La détérioration est encore plus marquée hors pétrole brut. Le déficit s’établit à 2850,9 milliards de FCFA avec une progression de 100,9 milliards. En excluant également le gaz naturel, il atteint 3157,6 milliards de FCFA. Le taux de couverture recule de 65,1 % à 59 %. Le pays ne finance plus que 59 % de ses importations par ses exportations.

DES IMPORTATIONS TOUJOURS ÉLEVÉES

Les importations progressent de 4,6 % pour atteindre 5229,2 milliards de FCFA. Les produits minéraux dominent avec 19,1 % des dépenses totales. Les carburants et lubrifiants représentent à eux seuls 15,1 %. Malgré ce poids, les importations de produits minéraux reculent de 15,1 % par rapport à 2024.

Les machines et équipements mécaniques et électriques pèsent 14,5 pour cent des importations, soit 757,4 milliards de FCFA. Leur valeur diminue de 3,7 pour cent. Les produits chimiques suivent une trajectoire inverse avec une hausse de 5 pour cent pour atteindre 548 milliards de FCFA. Ils représentent 10,5 % des importations, portés notamment par les produits pharmaceutiques, les intrants chimiques et les pesticides.

Les importations de produits végétaux diminuent de 12,5 % pour s’établir à 546 milliards de FCFA. Cette baisse est liée au recul des achats de céréales. Le pays importe pour 466,9 milliards de FCFA de céréales, en diminution de 14,1 %. Le riz représente 268,7 milliards, en baisse de 15,6 %. Le blé et le méteil atteignent 187,8 milliards, en recul de 12,3 %. Le maïs reste marginal avec 10,3 milliards de FCFA. Cette évolution peut traduire un début d’effet des politiques d’import substitution sur les produits alimentaires.

DES EXPORTATIONS SOUS PRESSION

Les recettes d’exportation reculent de 5,2 % pour s’établir à 3084 milliards de FCFA. Cette baisse intervient après une hausse de 8,8 % en 2024. Elle est principalement liée à la chute des revenus pétroliers et gaziers. Les recettes issues du pétrole brut diminuent de 29,6 % pour atteindre 705,6 milliards de FCFA.

Les volumes exportés baissent de 15,6% tandis que les prix à l’export reculent de 16,7% sous l’effet du marché international. Le gaz naturel liquéfié suit la même tendance avec une baisse de 8,1 pour cent à 350,2 milliards de FCFA. Le cacao joue un rôle d’amortisseur.

Les exportations de cacao brut en fèves progressent de 18,7 pour cent pour atteindre 810,2 milliards de FCFA. Cette hausse est portée par des prix favorables malgré un recul de 9 % des volumes exportés. Le cacao et ses dérivés représentent 38,5 % des recettes d’exportation. La pâte de cacao et le beurre de cacao contribuent respectivement à hauteur de 261,3 milliards et 115,6 milliards de FCFA.

UNE STRUCTURE D’EXPORTATIONS CONCENTRÉE

Les exportations camerounaises restent dominées par quelques produits. Le cacao brut représente 26,3% des recettes, le pétrole brut 22,9 % et le gaz naturel liquéfié 11,4 %. La pâte et le beurre de cacao comptent pour 12,2%.

Le bois et ses ouvrages contribuent à 7,1 pour cent et le coton brut à 4%. Cette concentration expose le commerce extérieur aux fluctuations des cours internationaux. Elle limite les marges de manœuvre dans un contexte marqué par la volatilité des prix des matières premières et la dépendance aux importations.

Finances publiques : Quand le FMI souffle le chaud et le froid

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Emmanuel Noubissie Ngankam
Emmanuel Noubissie Ngankam, Analyste Economique, Ancien haut fonctionnaire de la Banque Mondiale

Le 25 mars dernier, le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) a examiné les conclusions des consultations statutaires au titre de l’article IV qui se sont déroulées du 29 janvier au 12 février 2026. Ces conclusions assorties de recommandations sont contenues dans un rapport qui rend compte de la situation économique du Cameroun à court et moyen terme.

Ledit rapport peint un tableau en clair-obscur qui laisse entrevoir une zone de lumière tout en laissant transparaitre de manière voilée des faiblesses structurelles qui augurent d’un horizon brumeux voire orageux si des réformes hardies et courageuses ne sont pas mises en œuvre sans délai.

Selon le rapport, le Cameroun a mis en place des politiques budgétaires généralement saines, mais se heurte à des défis structurels et politiques qui freinent sa croissance économique. Les lacunes en matière d’infrastructures et la faiblesse du secteur financier constituent les principaux obstacles à la croissance, aggravés par un vaste secteur d’entreprises publiques à la gouvernance déficiente et par des obstacles réglementaires. Si le budget 2026 vise à corriger certains des dérapages budgétaires liés aux élections de 2025, les efforts déployés pour accroître les dépenses d’investissement dans les infrastructures se heurtent à des contraintes de liquidités et au risque élevé de surendettement. Par ailleurs, l’augmentation des investissements publics exige des améliorations dans la gestion des investissements publics, qui souffre d’une planification et d’une mise en œuvre des projets lentes, inefficaces et inefficientes.

D’entrée de jeu, et comme si la résilience était un objectif de politiques publiques, le FMI « se félicite de la remarquable résilience économique du Cameroun face aux chocs externes de ces dernières années et note les perspectives globalement favorables à moyen terme, soutenues pat les investissements dans les secteurs minier et électrique ». Avec une croissance estimée à 3,1% en 2025 contre 3,5% en 2024, le FMI entrevoit un « redressement » en 2026 avec un taux de croissance de 3,3%.

Ce qui a priori semble être un satisfecit ou une convenance langagière du FMI, aurait pu et dû être mis en perspective par rapport au potentiel réel du Cameroun et aux ambitions du Gouvernement contenues dans la SND30 et qui anticipent un taux de croissance de 8,1% entre 2020 et 2030.

Le tableau ci-dessous reprends des indicateurs de l’économie camerounaise selon les calculs et les projections du FMI, indicateurs dont l’analyse permet de mieux cerner les risques auxquels est confronté le Cameroun.

La croissance molle qui oscille autour de 3% pourrait confiner à une croissance appauvrissante dès lors qu’elle est rapportée un taux annuel moyen de croissance démographique//

La croissance molle qui oscille autour de 3% pourrait confiner à une croissance appauvrissante dès lors qu’elle est rapportée un taux annuel moyen de croissance démographique évalué à 2,8 % selon le Bureau central des recensements et des études des populations du Cameroun «BUCREP».

Par ailleurs, si l’inflation serait progressivement contenue pour se situer juste en dessous de la norme communautaire CEMAC qui prescrit un taux inférieur à 3%, les autres indicateurs décrivent une situation bien plus préoccupante.

Le solde primaire qui mesure la capacité de l’Etat à faire face à ses engagements hors les intérêts dus au titre du service de la dette, est tendanciellement voire structurellement négatif. De -2,6% en 2025, il enregistrerait une légère amélioration en 2026 (-1,7%) tout en conservant le même profil les années suivantes. En d’autres termes, les opérations financières de l’Etat ne dégagent pas assez de marge pour permettre le paiement des intérêts sur la dette publique à partir des ressources propres. Cette situation se traduit entre autres, par l’accumulation des arriérés particulièrement sur les créanciers nationaux.

//Sans le dire, l’institution de Bretton Woods agite le spectre d’une dévaluation du franc CFA à moyen terme, faute de mesures correctives immédiates//

S’agissant du solde courant de la balance de paiement, il serait de -5,3% en 2026 et garderait le même profil à moyen terme. Outre les effets conjugués avec le déficit budgétaire tout aussi persistant (effet amplificateur des déficits jumeaux), la dégradation des comptes extérieurs se traduit par une baisse des réserves de changes qui semble être une pathologie de toute la zone CEMAC. La sonnette d’alarme avait été tirée au sommet de Brazzaville du 22 janvier 2026, sommet dont l’objet était de prendre des mesures pour contrer une sévère crise économique et monétaire dont l’imminence est à redouter. Selon le journal en ligne Africa Intelligence, « les services du FMI redoutent une baisse des réserves de change, ce qui menacerait la pérennité de l’ancrage du régime de change. Sans le dire, l’institution de Bretton Woods agite le spectre d’une dévaluation du franc CFA à moyen terme, faute de mesures correctives immédiates ».

Pour ce qui est du taux d’investissement, il est un déterminant de la croissance économique. Comme la relève le Pr. Touna Mama (2008), « pour devenir pays émergent, il faut entre autres un taux de croissance à deux chiffres. Or une telle croissance implique, on le sait tant par la théorie économique que par expérience contemporaine des pays émergents d’Asie, un taux d’investissement de l’ordre de 25 à 30% »[1]. Et pourtant, comme l’indique le tableau ci-dessus, le taux d’investissement annuel moyen du Cameroun est de l’ordre de 19% dont 12% de l’investissement privé et 7% de l’investissement public. Ces chiffres sont suffisamment édifiants notamment sur ce qu’il y’a à faire de travail et d’effort pour mettre le Cameroun sur le chemin devant conduire à l’émergence.

En ce qui concerne l’allocation des ressources, le FMI pointe du doigt le sempiternel problème lié à l’efficacité des dépenses et de la gestion des investissements publics. Une abondante réflexion existe sur les déficiences de la gestion des investissements publics au Cameroun. Pratiquement tous les projets dits structurants lancés il y a une quinzaine d’années ont connus des fortunes diverses. Le port de Kribi malgré ses perspectives prometteuses, est encore enclavé. Cela peut paraitre anecdotique de parler d’un port enclavé et pourtant faute de route terrestre de desserte, les cargaisons débarqués ou embarqués au port de Kribi sont essentiellement acheminées par cabotage de ou vers Douala par voie maritime. L’autoroute Yaoundé-Douala dont les 60 premiers kilomètres réalisés en 8 ans s’achèvent au milieu de nulle part dans la forêt, est une illustration parfaite de l’inefficience de la programmation et de la gestion de l’investissement public. Que dire des infrastructures sportives de la CAN et leurs voies d’accès inachevées ou de la première phase de 11 km de la desserte de l’aéroport de Nsimalen à Yaoundé qui se termine en cul de sac après plus de 10 ans de travaux, ou encore du projet de mobilité urbaine de Douala dont les travaux n’ont toujours pas démarré alors que l’accord de financement de 420 millions de dollars (environ 250 milliards de F CFA) avait été approuvé par la Banque mondiale en juin 2022.

//Une hausse des prix à la pompe ne serait pas à exclure si la tendance haussière du marché des hydrocarbures se maintenait//

Le rapport du FMI remet au gout du jour « l’importance de l’achèvement des réformes des subventions aux carburant ». Ce sujet pourrait être exacerbé par la guerre au Moyen-Orient dont l’une des conséquences est la flambée des prix du pétrole et de ses dérivées, le Cameroun étant importateur des produits raffinés. Sept ans déjà que la reconstruction de la SONARA est attendue et au regard de la situation des finances publiques, une hausse des prix à la pompe ne serait pas à exclure si la tendance haussière du marché des hydrocarbures se maintenait. Dans cette perspective, le FMI « souligne la nécessité d’adopter un mécanisme de fixation automatique des prix des carburants ».

Pour ce qui est du secteur financier, le FMI « insiste sur la nécessité d’une vigilance constante dans le secteur financier, compte tenu du niveau élevé des créances douteuses et des liens entre l’Etat et les banques tout en appelant à la prudence face à l’emprise croissante de l’Etat sur le secteur bancaire ». Cette mise en garde du FMI confirme les préoccupations de nombreux analystes qui n’ont de cesse de décrier la forte exposition des banques aux titres publics au détriment des secteurs productifs. L’émission quasi hebdomadaire des Obligations et de Bons de trésor qui traduit une sévère crise de trésorerie de l’Etat en est une parfaite illustration.

En conclusion du rapport et dans un langage sibyllin, « les administrateurs du FMI se sont dits impatients de voir une collaboration étroite entre les autorités et le Fonds dans le cadre de l’évaluation post-financement ». En d’autres termes, il est urgent que le nouveau programme en gestation soit conclu. Nul doute que les Assemblées du Printemps du FMI et de la Banque mondiale qui s’ouvrent le 13 avril à Washington seront l’occasion d’accélérer les discussions en vue de la conclusion de ce nouveau programme.

Emmanuel Noubissie Ngankam
Analyste Economique
Ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale
enoubissie7897@gmail.com

[1] Touna Mama 2008. L’Economie Camerounaise : Pour un nouveau départ. Ed. Afrédit

Ouverture des candidatures pour le prix Castel 2026

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Les jeunes entrepreneurs africains dans sept pays dont le Cameroun ont jusqu’au 30 mai 2026 pour mettre en compétition leur projets à fort impact socioéconomique afin de bénéficier d’une dotation financière mais aussi d’un accompagnement personnalisé.

La 9e édition du Prix Pierre Castel reçoit déjà les candidatures dans sept pays africains : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Madagascar et République démocratique du Congo. Le Prix récompense les innovations qui interviennent à différentes étapes des systèmes alimentaires, notamment dans la production, la transformation, la valorisation des ressources, la distribution ou l’accès au marché.

« Ces innovations peuvent avoir des formes variées (technologiques, servicielles, organisationnelles, liées aux modèles économiques ou aux chaînes de valeur) mais répondent toutes à une même exigence : proposer des solutions concrètes, efficaces et adaptées aux contextes locaux », écrit le fonds Pierre Castel.

 Cette compétition est ouverte aux jeunes âgés de 18 et 45 ans qui ont une entreprise ayant au moins deux années d’activité et qui jouit d’une existence légale.  Les lauréats vont bénéficier d’un soutien financier ainsi que d’un accompagnement structuré combinant mentorat, coaching personnalisé et mise en réseau, conçu pour accélérer la croissance de leur entreprise et renforcer leur impact. « Les projets soutenus se caractérisent par : une innovation ancrée dans les besoins du terrain ; un impact économique, social et environnemental mesurable ; une capacité à se développer et à changer d’échelle. À travers cette approche, le Prix contribue à faire émerger des entreprises capables de structurer les filières alimentaires et de créer de la valeur sur le long terme », renseigne l’avis d’appel à candidatures.

Depuis l’année dernière, les dotations financières sont revues à la hausse. Au lieu de 10 millions de FCFA, les lauréats recevront chacun 16,3 millions de FCFA. La récompense introduit également le prix de super lauréat panafricain d’une dotation de 22,9 millions de FCFA. Celui-ci bénéficiera d’un an d’accompagnement en tant qu’ambassadeur panafricain du Prix Pierre Castel.  Le comité va également prendre en charge ses frais d’adhésion au Patronat de son pays. Il bénéficiera aussi d’une mise en lien avec de potentiels partenaires, des investisseurs ; la participation à des Master Class dispensées par des collaborateurs des filiales du fonds Castel sur des thématiques telles que la communication, les ventes, le marketing, qualité produit, et la sécurité sanitaire des aliments etc.

Guerre russo-ukrainienne: 16 combattants camerounais morts

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Des Camerounais sont encore tombés au front de la guerre russo-ukrainienne ces derniers jours. La nouvelle est tombée ce 6 avril 2026. Dans un courrier adressé à l’ambassadeur de la fédération de Russie au Cameroun, le ministre des Relations extérieures (Minrex) remercie le pays ami pour la note verbale transmise aux autorités camerounaises. Lejeune Mbella Mbella indique que ladite note verbale porte à la connaissance des autorités de Yaoundé que 12 militaires camerounaises sont tombés au front pour le compte de la Russie. Les familles sont ainsi priées de prendre attache avec le Minrex pour rentrer en possession des restes des leurs.

Les Camerounais en question.

C’est rare pour être souligné : le Cameroun perd beaucoup de ses enfants dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais aucune communication officielle n’en fait cas. Seules les familles en portent la douleur. Entre des éléments des forces de défense et de sécurité et des civils qui s’engagent volontairement dans un camp comme dans l’autre, il y des civils qui se retrouvent au front sans y avoir été préparés, piégés par des réseaux mafieux qui leur font miroiter des boulots ou formation dans divers domaines. Une fois sur place, ils découvrent la triste réalité : des réseaux de recrutement de mercenaires pour servir comme chair à canon.

Yaoundé remercie Moscou pour l’information.

Electricité : un réseau illégal de recharge de compteurs prépayés démantelé à Douala

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Le ministère de l’Eau et de l’Energie parle d’un réseau permettant d’alimenter des installations en électricité en dehors de tout cadre réglementaire. 

Les opérations de lutte contre la fraude à l’énergie électrique engagées depuis le 16 mars 2026 livrent progressivement leurs résultats. Menées conjointement par Eneo, les forces de maintien de l’ordre et le ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee), ces actions ont permis il y a quelques jours de détecter un système de fraude technique et administrative « d’une ampleur exceptionnelle » selon le Minee.

Sur le terrain, renseigne le gouvernement, les équipes techniques ont identifié un dispositif frauduleux reposant notamment sur un réseau de recharge illégal de compteurs prépayés. Ce dispositif permet ainsi aux fraudeurs d’alimenter les consommateurs sans aucune traçabilité. L’accusé a à sa charge 19 compteurs. Sur place, les équipes rapportent lui avoir demandé de procéder à leur recharge. « Résultat : aucun de ces compteurs n’était enregistré dans la base de données d’ENEO, révélant un dispositif entièrement frauduleux. Dans ce type de fraude, les sommes générées ne sont pas reversées à l’opérateur. Elles échappent totalement au circuit officiel et alimentent des circuits parallèles, privant ainsi l’État de ressources importantes. Des documents administratifs falsifiés auraient en outre été produits pour tenter de donner une apparence de légalité à ces installations », renseigne le Minee. Une enquête est ouverte.

Au moins 500 immeubles identifiés par Eneo à Douala

 Des sources fiables chez Eneo font état de ce qu’un type fraude administrative proche de celle présentée par le MINEE a été découvert il y a deux ans. Il se caractérise par des achats de tokens au tarif avantageux réservés aux employés du secteur tels que les agents d’Eneo, Sonatrel , Globeleq etc. « C’est un type de fraude qui a fait licencier plusieurs agents impliqués », commente une source. On se rappelle qu’Eneo avait procédé en 2023 au licenciement de 15 de ses employés et de 30 employés d’entreprises sous-traitantes pour ces motifs. Plusieurs clients ayant bénéficié de ces tarifs hors normes ont reçu des factures de régularisation de la part d ‘Eneo. 

Dans la même veine, des clients commerces enregistrés frauduleusement chez Eneo comme des ménages se sont vus caser dans de nouvelles plages tarifaires et leurs tarifs passés de 50 francs CFA à 94 francs CFA ou 99 francs FCA selon leurs niveaux de consommation. 

Par ailleurs, le MINEE dit avoir trouvé a Douala des immeubles raccordés en direct sur le réseau. Une situation courant dans la ville où une source à Eneo rapporte qu’une brigarde de l’entreprise a déjà identifié au moins 500 immeubles à Douala qui contournent le tarif normal pour un branchement sécurisé adapté aux constructions de cette envergure. « Les propriétaires fuient le coût et par un câblage dérisoire exposent leurs bâtisses aux incendies ».

En 2023, Eneo indiquait que Douala figurait parmi les villes enregistrant le plus grand nombre de branchements anarchiques. Bien plus, que les nouveaux types de fraude recensés concernent en grande partie les compteurs prépayés. Les constats de fraude sur ce type de compteurs connaissaient une croissance exceptionnelle. 62% des cas au cours du premier semestre 2023 sur les compteurs prépayés, contre 38% sur les compteurs classiques postpayés.

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