Maximilienne Ngo Mbe et Me Alice Nkom n’iront pas en prison. Le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a déclaré la présidente du conseil d’administration et la directrice exécutive du Réseau des droits humains en Afrique centrale (Redhac) »non coupables » des faits de rébellion pour lesquels elles étaient poursuivies. En revanche, Me Alice Nkom écope d’une condamnation d’un an de prison avec sursis de cinq ans, et une amende de 500 000F pour le bris des scellés sur le siège du Redhac. En revanche, le juge a eu la main légère en ne décidant pas d’une contrainte par corps à l’encontre de la condamnée, en raison de son âge.
L’affaire remonte à décembre 2024, lorsque le ministre de l’Administration territoriale décide de la suspension du Redhac pour »financements illicites ». Dans la foulée, Paul Atanga Nji ordonné la mise sous scellés du siège du Redhac à Douala, pour trois mois. Après une victoire au tribunal administratif, la PCA décidera de briser personnellement les scellés en octobre 2025, sous le regard témoin de la presse, en dénonçant un acte illégal de l’autorité administrative qui les avait apposés.
S’en est suivi cet embarquement judiciaire, après un bras de fer entre Me Alice Nkom et les autorités administratives de Douala. La gendarmerie rentrera dans la danse, convoquant Alice Nkom à son quartier général à Yaoundé. Plus d’un an après, le tribunal de première instance de Bonanjo a vidé l’affaire. Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe étaient défendues par un collège d’avocats parmi les plus réputés du barreau camerounais, dont le Collectif Sylvain Souop conseils du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), ainsi que Me Fabien Kengne. Lors de l’audience du 7 septembre dernier, des signaux clairs étaient déjà perceptibles lors des plaidoiries, avant le délibéré renvoyé pour le 21 septembre. Les deux défenseurs des droits humains disposent de dix jours pour faire appel éventuellement.







