Par un décret présidentiel signé ce 04 mai 2026, Energy of Cameroon (Eneo) devient la Société camerounaise d’électricité (Socadel). Mais le décret présidentiel ouvre le capital aux autres acteurs publics et au secteur privé. C’est le signe le plus marquant de la renationalisation de cette entreprise vendue d’abord à l’Américain AES, puis au Britannique Actis en 2014. Mais le quotidien des Camerounais ne s’est pas beaucoup amélioré avec cette privatisation. Face à cette situation, alors que Fonds d’investissement britannique se préparait à plier bagages, dans un environnement où le clair-obscur persistait et où des critiques à l’intérieur du pays se sont multipliées, poussant le gouvernement à envisager la renationalisation de ce qui était au départ la Société nationale d’électricité (Sonel).
On reprend ainsi un nouveau départ, avec une compagnie nationale d’électricité appartenant à l’Etat du Cameroun. Avec un nouveau conseil d’administration présidé par Antoine Tsimi, un ancien ministre de Paul Biya, que l’on croyait à la retraite depuis des années. Comme membres, on a Fidèle Makonda représentant la présidence de la République, Victor Mbemi Nyaknga le directeur général de la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel) représentant sa structure, Célestin Chameni représentant les Services du Premier ministre, Théodore Nsangou le directeur général d’Electricity development corporation (EDC) représentant sa structure, Adolphe Tome pour le ministère de l’Eau et de l’Energie et Gilbert Didier Edoa représentant le ministère des Finances dont il est le secrétaire général.
Depuis 1948
L’histoire de cette société remonte sa naissance à 1948, sous l’appellation d’Enelcam (Entreprise électrique au Cameroun), devenue EDC en 1963, après les indépendances, avec pour mission la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique au Cameroun. Enéo Cameroon S.A. est née le 12 septembre 2014, sur les cendres d’AES Sonel en 2001, suite à la reprise de 51% des parts par Actis. En novembre 2025, l’État du Cameroun rachète les parts d’Actis, et détient désormais 95% du capital de l’entreprise.







