»La précipitation avec laquelle vous menez cette réforme-là est suspecte. La manipulation de la constitution est une maladie en Afrique. S’il est nommable et révocable à souhait, c’est qu’il n’est pas nécessaire ». René Ze Nguele a beau crier à tue-tête, le chien aboie, la caravane passe. Le projet de loi portant révision constitutionnelle a été adopté par le congrès ce 4 avril. L’ancien ministre aujourd’hui sénateur a même proposé un nouvel examen du texte, niet. Il n’a pas été écouté. Mieux que le Social democratic front (SDF) qui a boycotté ce moment final des travaux du Congrès, le cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, a essayé en vain d’empêcher le vote du texte. Ses camarades du parti ont opté pour le passage en force.
Le texte envoyé par le gouvernement a ainsi été adopté par le parlement réuni en congrès. Ainsi, la forme de l’Etat va changer au Cameroun. Si le président de la République promulgue ladite loi. Ce qui est une simple formalité, tant le texte est l’émanation du gouvernement. Le Cameroun aura désormais un vice-président de la République. Ce dernier sera nommé par le président de la République pour l’assister dans ses fonctions et le remplacer en cas d’empêchement définitif, pour terminer le mandat en cours. Paul Biya a plus que jamais, seul, les clés de la succession à la tête de l’État. Le président réélu le 12 octobre 2025 s’est ainsi arrogé les pleins pouvoirs et décidera certainement seul, de l’avenir du Cameroun.







