Fécafoot-Lfpc : Pierre Semengue perd le combat, mais ne désarme pas

La CCA a rejeté la requête en annulation de la suspension de la Ligue, confortant ainsi la Fécafoot qui a repris l’organisation des championnats d’élite.

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Le tombeur de Semengue

Seidou Mbombo Njoya peut comptabiliser deux victoires en deux batailles. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a pu lancer la saison de football d’élite vendredi dernier. Donnant le coup d’envoi du match d’ouverture de la saison 2019-2020 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé entre la Colombe du Dja-et-Lobo et Bamboutos Fc de Mbouda (2-5). Le patron du football camerounais venait ainsi de marquer un but contre Pierre Semengue. D’autant plus que le nouvel homme fort de Tsinga semble désormais avoir eu dans son camp, la quasi-totalité des clubs. Le corps arbitral lui ayant déjà été rétrocédé par la Confédération Africaine de Football (CAF), dans une autre bataille avec la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). Une première victoire.

La deuxième est venue de la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA). La plus haute juridiction sportive nationale a rejeté la requête de l’ancien président de la Ligue de football professionnel qui demandait l’annulation des résolutions de l’assemblée générale d’août 2019. Une décision qui dégonfle Pierre Semengue qui se bat pour reprendre le contrôle des championnats professionnels. Désormais, la fédération a les mains libres pour avancer dans les suites du « coup d’Etat » engagé contre l’ancien président de la Lfpc dont le mandat court jusqu’en juillet 2020. Mais que la Fécafoot avait décidé d’interrompre en reprochant plusieurs griefs au Général d’armée.

Réunion des clubs ce 21 octobre

Mais le général Pierre Semengue n’entend pas capituler. Dans un communiqué de presse, l’homme annonce pour ce 21 octobre 2019 « une réunion de concertation élargie aux présidents de clubs, pour le démarrage des championnats de football professionnel du Cameroun, Ligue 1 et Ligue 2 ». En faisant constater la levée tacite de la suspension de la Ligue par l’Assemblée générale de la Fécafoot. Instance qui s’est réunie ce 17 octobre sans confirmer ladite suspension. S’appuyant sur l’article 15 des Statuts de la Fécafoot. Son premier alinéa dispose que « l’Assemblée générale est compétente pour suspendre un membre. Tout membre coupable de violation grave et/ou réitérées de ses obligations peut être suspendu avec effet immédiat par le comité exécutif. Si la suspension n’est pas levée par celui-ci, dans les quatre mois, elle reste valable jusqu’à la prochaine assemblée générale». Le second alinéa prévoit que « toute suspension doit être confirmée par la prochaine assemblée générale, par les 2/3 au moins des suffrages valablement exprimés, faute de quoi elle est immédiatement levée ».

Pierre Semengue fait observer que la « suspension illégale » de la Ligue décidée le 22 août 2019 « n’a pas été confirmée le 17 octobre», en le faisant constater par voie d’huissier sur le site internet de la Fécafoot. D’où la réunion de ce lundi. L’homme invite alors « les parties prenantes à faire preuve de responsabilité ». Convoquant le chef de l’Etat à propos du « respect de la règle de droit et la lutte contre l’impunité », le résistant rappelle que « fouler au pied la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens aboutirait à préparer le lit de l’anarchie ».

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