« Halte aux fantasmes. Il n’y a aucune vacance au sommet de l’Etat». Le titre du communiqué commis par Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur et non moins secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) est sentencieux. Usant d’une anaphore, l’auteur du texte rejette en bloc toute la rhétorique autour du « court séjour » de Paul Biya qui en est déjà à 45 jours. Sans qu’aucune information officielle ne soit donnée au peuple camerounais sur l’homme en qui il a confié son destin, et notamment sur l’état de sa santé. Lui que des sources dont le magazine Jeune Afrique, disent alité en Suisse. Certaines sources ont même annoncé la mort du président. « Ni vacance,…ni somnolence,… ni jactance,…ni médisance», assène Fame Ndongo.
Sans gangs rhétoriques ni réserve, le patron de la communication du parti au pouvoir démonte tout ce qui se dit, et démontre que tout est au mieux et pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles qu’est le Cameroun, selon sa vision. « Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique ou logique », commence-t-il. « On ne peut pas ‘’être et ne pas être’’ : principe aristotélicien du tiers exclu», philosophe-t-il. Là où beaucoup avancent tantôt 40 jours, tantôt 45 jours, comme délai maximal du séjour du président de la République hors des frontières nationales. « Aucune disposition légale ou réglementaire ne fixe, au Cameroun, la durée légale du séjour présidentiel hors du Cameroun», rappelle-t-il. Le tribun peut même insulter l’intelligence des partisans de cet argument, parlant « d’adeptes du droit des sables mouvants».
Pour Fame Ndongo, le débat sur la durée du séjour du chef de l’Etat n’a pas lieu d’être : « Où qu’il se trouve, le chef de l’Exécutif est au travail. Il suit méticuleusement les dossiers que lui soumettent au quotidien, ses collaborateurs -de visu- ou par les moyens électroniques connus de tous. Il donne des directives appropriées, en vue de la bonne marche du pays », soutient-il. De toutes les façons, « il n’existe aucune somnolence au sommet de l’Etat ou dans quelque compartiment institutionnel que ce soit », assure-t-il. « Halte donc à la jactance, aux affabulations et aux gros mensonges», ordonne-t-il.
Sera-t-il alors suivi lorsque le bateau Cameroun semble tanguer du fait de nombreux dossiers qui s’annoncent, naissent et se suivent sans qu’aucun ne trouve un aboutissement ?







