mercredi, mai 20, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 95

Présidentielle 2025: Paul Biya annonce sa candidature

0
Paul Biya s'est finalement décidé

« Merci pour le soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter… Beaucoup reste à faire. Du fait d’un environnement international de plus en plus contraignant, les défis auxquels nous sommes confrontés se font plus aigus. Face à cette situation, je ne saurais me dérober à la mission qui est la mienne». Ça y est ! Paul Biya annonce en ces termes sa candidature à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Dans un court message publié ce soir sur ses plateformes numériques, le président sortant de la République du Cameroun indique que, « assurer la sécurité et le bien-être des fils et filles de notre cher et beau pays est la mission à laquelle je consacre mon temps et mon énergie».

Son message était des plus attendus, tant la guerre de positionnement faisait rage dans les rangs même du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), son parti politique. Et l’une des actes forts est le chassé-croisé entre René Sadi, ministre de la Communication et Jacques Fame Ndongo, secrétaire national à la communication du parti, sur les antennes de RFI, au sujet de la candidature de Paul Biya. Le premier ayant été contrarié le lendemain même de sa sortie dans laquelle il indiquait que la candidature ou non de Paul Biya c’est du 50-50. L’autre a convoqué l’article 27, alinéa 3 des Statuts du Rdpc, pour indiquer que la candidature de Biya ne souffre qu’aucune ambiguïté.

Et du coup, Paul Biya lui-même n’a pas attendu plus longtemps pour se définir lui-même. Lui qui attend généralement les derniers délais pour déposer sa candidature, et même parfois pour l’annoncer. A peine a-t-il convoqué le corps électoral qu’il s’est lancé dans la course. Dans un contexte marqué par des défections au sein de la majorité présidentielle. Avec notamment Bello Bouba et Issa Tchiroma, respectivement présidents de l’Undp et du Fsnc, alliés depuis une trentaine d’années, de Paul Biya. Pour se lancer dans la course pour la présidentielle.

Présidentielle : Le corps électoral pour le 12 octobre 2025

0

Le compte-à-rebours est lancé. L’élection présidentielle aura lieu le 12 octobre 2025. Ainsi en a décidé le président de la République dans un décret rendu public ce 11 juillet 2025. Paul Biya a attendu pratiquement le délai prévu par le Code électoral pour le faire. D’autant plus qu’il avait jusqu’au 12 juillet 2025, pour convoquer le corps électoral.

C’est un tournant décisif dans le processus électoral qui est ainsi déclenché. Les échauffements dans les différents partis politiques et états-majors des candidats non embarqués dans des partis politiques, sont terminés. Le décret présidentiel est arrivé au moment où Élections Cameroon (Elecam) était engagé dans un déploiement particulier à 24h du délai de convocation du corps électoral. Avec des équipes disséminées jusque dans l’enceinte des hôpitaux comme à l’hôpital général de Yaoundé. Le match électoral s’engage avec la préparation des dépôts de candidatures. Elecam va désormais engager la mise en place logistique, le toilettage du fichier électoral, la conception et l’impression des bulletins de vote, et la préparation de son déploiement sur le terrain.

Le fichier électoral au 31 décembre 2024, affiche près de neuf millions d’électeurs. La taille exacte du corps électoral sera connue après toilettage.

L ‘élection présidentielle au Cameroun est fixée au 12 octobre

0
Paul Biya votant

C’est désormais officiel. Les Camerounais seront appelés aux urnes le dimanche 12 octobre 2025 pour élire leur prochain président de la République. Le décret convoquant le corps électoral a été signé ce vendredi par le président Paul Biya, ouvrant la voie à un processus électoral encadré par Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge de l’organisation du scrutin.

Selon le code électoral, les candidats à la présidence ont jusqu’au 21 juillet pour déposer leur dossier. La liste définitive des candidatures retenues sera publiée le 11 août, laissant ensuite place à deux semaines de silence avant le lancement officiel de la campagne électorale, prévu le 27 septembre. Celle-ci s’achèvera la veille du vote, le 11 octobre à minuit. Ce décret marque également la fin des inscriptions sur les listes électorales. La liste provisoire publiée par Elecam recense 7,8 millions d’électeurs inscrits, répartis sur l’ensemble du territoire. Les bureaux de vote ouvriront de 8h à 18h, conformément aux dispositions du Code électoral en vigueur.

Cette convocation électorale intervient dans un contexte politique scruté de près, tant au niveau national qu’international. L’élection présidentielle de 2018, dernière en date, avait vu Paul Biya l’emporter avec 71,28 % des voix, face à Maurice Kamto (14,23 %) et Cabral Libii (6,28 %), dans une campagne tendue et marquée par des contestations. Alors que le débat public s’intensifie autour de la transparence du processus, de la composition d’Elecam et des conditions d’accès à l’éligibilité, les regards sont désormais tournés vers les prochaines déclarations de candidatures. Plusieurs figures politiques sont attendues au tournant, tandis que des mouvements citoyens appellent à une plus grande mobilisation électorale.

Si Paul Biya, âgé de 92 ans en 2025, n’a pas encore annoncé s’il briguerait un nouveau mandat, la convocation du corps électoral ravive les spéculations sur l’éventualité d’un passage de témoin ou d’une nouvelle candidature du président en place depuis 1982. Dans tous les cas, la présidentielle d’octobre s’annonce comme un moment charnière pour le Cameroun, entre continuité politique, incertitudes institutionnelles et attentes sociales fortes.

Stéphane Tiki, directeur du développement et porte-parole du Groupement du patronat francophone: « nous voulons créer la première banque de la diaspora en France »

0
Stephane Tiki

 Le 20 mars 2025 lors de la deuxième journée de The Okwelians Summit vous avez procédé à la signature de deux accords est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Nous avons signé deux accords stratégiques qui marquent une étape décisive dans notre engagement pour une coopération économique dynamique et équilibrée. Le premier partenariat a été conclu avec la Chambre de Commerce Européenne du Cameroun, présidée par Yanis Arnopoulos. Vous connaissez sans doute le travail remarquable qu’il réalise avec le groupe Arno, et aujourd’hui, il met ce même talent au service de la Chambre de Commerce Européenne. Cet accord revêt une importance capitale, car il illustre la volonté du groupement du patronat francophone, dont j’ai l’honneur d’être le porte-parole et directeur, d’établir un pont solide entre l’Europe et l’Afrique.

Notre organisation rassemble 20 millions de PME réparties dans 80 pays francophones, dont 40 pays du continent africain. Nous voulons aller au-delà des schémas traditionnels et bâtir une relation économique équilibrée et mutuellement bénéfique. Ceux qui investissent en Afrique doivent prospérer, mais les entrepreneurs africains doivent également tirer profit de ces échanges. Ce partenariat avec Yanis Arnopoulos vise précisément à favoriser l’implantation d’entreprises européennes au Cameroun, un pays riche en opportunités, tout en donnant aux entreprises camerounaises la possibilité d’apporter leur savoir-faire et leur valeur ajoutée en Europe. Trop souvent, on imagine que c’est l’Europe qui apporte quelque chose à l’Afrique, mais l’inverse est tout aussi vrai, et nous sommes là pour le démontrer.

Le deuxième partenariat signé lors du sommet revêt une importance stratégique similaire. Il s’agit d’un accord avec la Chambre de commerce du Canada en Afrique, une initiative essentielle dans un monde en pleine mutation. Le Canada occupe une place clé dans la francophonie, et ce partenariat ouvre la voie à des échanges commerciaux accrus entre les entreprises canadiennes et le marché africain, en particulier le Cameroun. Nos entrepreneurs camerounais auront également l’opportunité de s’implanter au Canada, consolidant ainsi un axe économique fort entre l’Europe, l’Afrique et le Canada, dans le cadre d’une francophonie économique ambitieuse.

Notre rôle est de construire ces ponts pour créer des routes solides, car nous savons que c’est par l’économie que se développe une nation, et plus particulièrement par le biais des PME. Contrairement aux grands groupes qui consomment la richesse, les PME la créent. Elles forment la main-d’œuvre locale, structurent l’écosystème économique et ouvrent de nouvelles perspectives aux jeunes.

En 2050, l’Afrique comptera une population active comparable à celle de la Chine, à une différence majeure : 70 % de cette population aura moins de 35 ans. Il est donc crucial de leur offrir des opportunités concrètes à travers le statut d’auto-entrepreneur, les PME, les TPE et les startups. L’objectif est de les aider à sortir du secteur informel pour intégrer un cadre structuré et prospère, avec un meilleur pouvoir d’achat, plus de valeur ajoutée et un développement humain renforcé.

Des pays comme le Cameroun et l’ensemble de l’Afrique centrale affichent de forts taux de croissance, mais l’enjeu est de traduire cette croissance en amélioration des conditions de vie. C’est précisément notre mission, et c’est pourquoi je suis heureux d’être ici avec vous aujourd’hui.

Nous travaillons avec des acteurs engagés, comme un incubateur de startups que j’ai récemment découvert : Innovation. Ces structures jouent un rôle clé en formant les jeunes talents africains et en leur offrant l’accompagnement nécessaire pour transformer leurs compétences en succès entrepreneurial. Grâce à des initiatives comme celle-ci, nous donnons aux entrepreneurs de demain les outils et les conseils dont ils ont besoin pour bâtir des entreprises solides et innovantes.

 Quels sont les secteurs visés ?

Les secteurs que nous ciblons sont, à mes yeux, des piliers essentiels du développement. Tout d’abord, l’agriculture. Trop souvent perçue comme un choix par défaut, elle est en réalité un secteur stratégique. Loin d’être une solution de repli pour ceux qui échouent ailleurs, l’agriculture est fondamentale : elle nous nourrit, nous hydrate, répond à nos besoins les plus élémentaires. Aujourd’hui, grâce à l’agrotech et l’agribusiness, elle évolue et s’impose comme un moteur de croissance.

Le numérique et la tech occupent également une place centrale. Nous avons vu émerger des structures d’innovation comme l’incubateur start-up Innovation, qui soutient des projets technologiques d’avenir. Le Cameroun dispose même de son premier think-tank dédié au numérique, porté par un jeune entrepreneur talentueux. D’autres innovateurs brillent dans les domaines de la fintech, de la formation et de l’éducation. Récemment, j’ai assisté à un concours de pitchs de start-up où des jeunes présentaient des solutions révolutionnaires dans ces secteurs.

Notre approche repose sur l’intelligence économique : nous analysons les besoins du marché avant d’orienter les jeunes vers des opportunités viables. Le chômage des jeunes est un défi majeur, et il est urgent d’adapter la formation aux secteurs porteurs d’emplois. Nous devons cesser de préparer des générations entières à des métiers qui ne recrutent pas. C’est pourquoi nous insistons sur de nouveaux modèles de réussite : au-delà des figures emblématiques du sport et de la musique comme Kylian Mbappé, Samuel Eto’o ou Charlotte Dipanda, il est temps d’encourager les jeunes à s’inspirer de Danpullo, Dangote et d’autres capitaines d’industrie.

Le rôle des incubateurs et des start-ups ne peut être sous-estimé. Nous avons en Afrique une réserve de talents incroyables et des écosystèmes innovants qui méritent d’être mis en avant. Trop souvent, nous nous focalisons sur ce qui ne fonctionne pas. Or, en tant qu’optimiste engagé, je suis convaincu que nous devons aussi valoriser ce qui fonctionne, montrer l’exemple et inspirer la jeunesse à bâtir sur ces succès.

Au-delà de l’agriculture, de l’éducation, de la formation et du numérique, deux autres secteurs sont essentiels à mes yeux : la culture et le sport.

Autrefois considérés comme de simples passions, ces domaines sont désormais de véritables industries. Nous devons reconnaître leur potentiel économique et les structurer comme des secteurs d’investissement stratégiques. Le sport et la culture rassemblent, inspirent et génèrent des opportunités. J’ai grandi avec des posters de Samuel Eto’o dans ma chambre, et aujourd’hui, j’aimerais que nous puissions former la prochaine génération de talents.

Le rôle du patronat est aussi d’accompagner ces industries, d’encourager les décideurs économiques à investir dans des centres de formation pour que demain, nous ayons de nouveaux Samuel Eto’o, de nouveaux talents de la musique comme Tayc ou Charlotte Dipanda. Ces secteurs ont besoin de financements, mais ils apportent aussi une immense valeur sociale et économique.

Voilà, en somme, les domaines clés sur lesquels nous devons concentrer nos efforts pour bâtir une économie dynamique, inclusive et tournée vers l’avenir.

Justement, vous avez évoqué l’une des grandes faiblesses de l’entrepreneuriat au Cameroun : les difficultés d’accès au financement. Comment comptez-vous y remédier ?

Vous avez raison, l’accès au financement est un défi, et pas seulement ici. C’est une réalité sur tout le continent. Mais permettez-moi de dire deux choses essentielles. D’abord, être entrepreneur, c’est accepter de prendre des risques, de se lancer dans une aventure. C’est même le seul métier où l’on s’engage avec passion en espérant un débouché réussi. Personnellement, je crois fermement que l’entrepreneuriat fonctionne mieux lorsqu’il repose sur une dynamique collective.

Adam Smith, qui m’a beaucoup inspiré, disait : « Spécialisez-vous dans ce que vous faites de mieux et entourez-vous de personnes compétentes dans les domaines où vous l’êtes moins. » Un autre homme qui m’a marqué, c’est Nelson Mandela, avec cette phrase : « Je ne perds jamais. Soit j’apprends, soit je gagne. »

Alors, aux jeunes qui nous écoutent, je veux dire : tentez l’aventure ! Chaque difficulté est une opportunité d’apprentissage. Regardez un bébé : il ne naît pas en sachant marcher. Il pose un pied, puis un autre, tombe, se relève, pleure parfois… mais finit par courir. L’entrepreneuriat, c’est pareil. On tombe, on se relève, et on apprend à avancer. Bien sûr, il y a des obstacles, que ce soit la constitution d’une équipe, la gestion d’un projet ou le financement. Comment y répondons-nous ? J’ai deux casquettes, et je vais vous en parler.

D’abord, en tant que chef d’entreprise, je peux vous dire que nous finançons des projets. À travers l’Afrique, nous évaluons la rentabilité, la viabilité et la fiabilité des initiatives, et nous mettons en place des solutions adaptées pour leur financement.

Ensuite, voici une exclusivité pour vous : nous travaillons sur la création de la première banque de la diaspora en France. Ce projet, porté par des membres de la diaspora, vise à répondre aux besoins spécifiques des entrepreneurs africains. Attention, ce n’est pas une initiative sectaire, mais une façon de proposer des solutions adaptées à ceux qui connaissent nos réalités, nos parcours, et nos défis. Jean-Jacques Rousseau disait : « L’homme est un animal social. » Nous avançons mieux avec ceux qui nous comprennent. Enfin, nous collaborons avec des institutions comme l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque Publique d’Investissement (BPI), qui disposent de fonds pour soutenir l’entrepreneuriat.

Alors oui, ces solutions ne résoudront pas tous les problèmes d’un coup. Mais si elles permettent à trois, quatre ou cinq entrepreneurs d’accéder à un financement, ces derniers pourront à leur tour aider d’autres entrepreneurs, et ainsi de suite. Le changement se construit pas à pas.

Ces initiatives concernent-elles uniquement le Cameroun, ou avez-vous des projets plus larges pour l’Afrique dans les prochaines années ?

Le Cameroun, c’est mon pays. J’y suis profondément attaché. D’ailleurs, je l’ai dit hier (20 mars 2025) au journal télévisé de la CRTV : c’est ici que je suis né. Et hier, j’ai vécu un moment fort en retournant à mon ancienne école primaire. J’y ai retrouvé mon maître de CM1, un moment chargé d’émotion, qui m’a permis de transmettre et d’encourager la nouvelle génération.

Un autre modèle qui m’inspire est Kobe Bryant et sa mamba mentality : l’idée que la transmission et l’héritage sont essentiels. Cela dit, je n’ai pas de projet spécifique au Cameroun car, pour être honnête, je n’y réside pas. Mais pour l’Afrique, oui, j’agis concrètement. Tous les quinze jours, je visite un pays du continent pour apporter de la valeur ajoutée, notamment en accompagnant des PME. Certaines ont déjà pris pied au Cameroun, dans la santé, le médical ou le numérique.

Dès qu’une entreprise étrangère cherche un pays stratégique pour s’implanter en Afrique, je suis le premier à promouvoir le Cameroun. Pourquoi ? Parce que ce pays est une terre d’opportunités, un véritable condensé du continent, où le talent est omniprésent. Il suffit de connecter ce savoir-faire avec le faire-savoir, de relier l’offre et la demande pour propulser le Cameroun à la hauteur qu’il mérite. C’est cela, mon engagement. J’accompagne également les entrepreneurs qui souhaitent investir ici et j’échange avec de nombreuses figures camerounaises qui ont réussi. J’ai d’ailleurs fondé un club d’excellence, Powerhouse, où nous honorons ceux qui brillent. En décembre, nous avons accueilli Francis Ngannou à Paris pour célébrer son parcours. Dès qu’un Camerounais ou un membre de la diaspora réalise une prouesse, je veux que nous soyons fiers, que nous le soutenions.

Trop souvent, nous sombrons dans ce que j’appelle le panier de crabes, où la réussite d’un autre est perçue comme une menace. Il est temps de briser ce schéma et d’adopter un nouveau paradigme, celui de l’addition : toi + moi = une valeur ajoutée. Ensemble, nous sommes plus forts. Mon action ne s’arrête pas au Cameroun. J’ai déjà accompagné des PME au Congo-Brazzaville et en RDC. En mai prochain, j’organise en Côte d’Ivoire un forum avec le Groupement du Patronat Francophone, où 700 à 800 PME seront réunies. J’ai invité Les Okwelians, sous l’impulsion de Jonathan Nyemb, pour créer des synergies entre les écosystèmes économiques camerounais et ivoirien.

Et ce n’est pas tout. J’encourage la collaboration avec des entreprises venues du Canada, de Roumanie, d’Israël… L’idée est de bâtir un réseau solide, un marché interconnecté qui transcende les barrières.Je vais peut-être paraître prétentieux (rires), mais je me compare parfois à Galilée. Il a affirmé que la Terre tournait autour du Soleil et a été persécuté pour avoir eu raison trop tôt. Aujourd’hui, je prends le risque de vous dire que la Zlecaf (Zone de Libre-Échange Continentale Africaine) sera la clé de la transformation économique de l’Afrique.

Quand nous aurons levé les frontières, simplifié les taxes et favorisé la libre circulation des biens et des personnes, tout changera. Imaginez un Camerounais pouvant se rendre à Kinshasa sans visa, un entrepreneur ivoirien exportant librement vers l’Afrique de l’Est… Ce jour-là, nous exploiterons enfin la puissance de notre marché de 54 pays. Regardez l’Union européenne : en 1957, elle s’est unie autour du charbon et de l’acier. Aujourd’hui, c’est un géant économique. Pourquoi ne pourrions-nous pas, nous aussi, bâtir un marché commun africain fondé sur la confiance et la coopération ?

On entend souvent que l’Afrique est « le continent de demain ». Moi, je veux qu’elle soit le continent d’aujourd’hui. L’intérêt mondial pour l’Afrique est évident : Sommet Europe-Afrique, Sommet Chine-Afrique, Sommet Russie-Afrique… Tous veulent bâtir des ponts avec notre continent.

Mais ce que je rêve de voir, c’est un changement de dynamique. Ce n’est plus à nous d’aller quémander en Europe ou en Amérique. C’est à eux de venir ici, parce que la valeur ajoutée est en Afrique.

Cela implique aussi une nouvelle attitude de la diaspora. Nous ne sommes pas attendus comme des sauveurs. Sur le terrain, des entrepreneurs se battent déjà, construisent et réussissent. Ce que nous devons faire, c’est additionner nos forces. Apporter notre 0,1 % de valeur ajoutée, nos compétences acquises à l’étranger, et les fusionner avec le savoir-faire local. C’est ainsi que nous avancerons.

L’Afrique doit s’imposer comme un acteur économique central, où les sommets se tiendront sur notre sol, à nos conditions. C’est en travaillant ensemble, en brisant les barrières et en valorisant nos atouts que nous bâtirons le futur que nous méritons.

Le maître-mot qui a guidé l’organisation de ce sommet, c’est le concret : sortir des événements où l’on parle sans agir, éviter les recommandations qui restent lettre morte. Y a-t-il déjà un engagement concret d’entreprises, que ce soit ici ou ailleurs, pour investir ?

Je vais essayer de vous répondre et, déjà, nous sommes d’accord sur un point essentiel : je suis quelqu’un de très concret. Vous l’avez vu avec toutes les propositions que j’ai formulées, notamment sur les besoins de financement, où j’ai apporté des solutions précises et détaillées. Alors, pour être honnête : pour l’instant, non. Mais permettez-moi un peu d’humour : la signature a eu lieu hier à 14 heures. Nous sommes aujourd’hui à 14 heures… en 24 heures, le monde n’a pas changé !

Ce que je peux vous affirmer, c’est que le Groupement du Patronat Francophone représente 20 millions de PME. Notre rôle, à travers ces partenariats, est de promouvoir le Cameroun et d’y attirer des entreprises. Et pour être encore plus transparent, je vais vous dire les choses telles qu’elles sont : j’emmène déjà, tous les deux mois, entre 10 et 15 entreprises dans différents pays. Je n’ai pas attendu de signer un MOU pour agir ! C’est mon quotidien. Il y a deux semaines, j’étais en Tanzanie ; trois semaines auparavant, en Côte d’Ivoire. La semaine prochaine, je pars au Congo, puis dans 15 jours au Gabon, toujours accompagné d’entreprises.

Ce MOU, cependant, va renforcer notre action collective. Comme je le dis souvent : on est plus forts ensemble. Par exemple, notre partenaire, président de la Chambre de commerce européenne au Cameroun, est rentré à Douala. Dans quelques jours, il pourra nous fournir un document détaillant les entreprises membres de sa chambre intéressées par des opportunités ici ou souhaitant s’internationaliser.

Nous allons croiser ces informations avec celles des entreprises du Groupement du Patronat Francophone désireuses de s’implanter au Cameroun. C’est ainsi que nous avancerons. Même logique avec notre partenaire canadien, qui représente la Chambre de commerce du Canada en Afrique : il identifiera les entreprises canadiennes prêtes à investir, et nous, en tant que facilitateur économique, nous les accompagnerons dans leur installation, que ce soit au Congo, au Maroc, en Tunisie ou en Côte d’Ivoire.

C’est du concret, du concret, et encore du concret !

La Banque de la diaspora C’est encore un projet, comme vous l’avez dit. Mais concrètement, cette dernière, lorsqu’elle sera mise sur pied, apportera des financements à qui en priorité ? Aux Africains installés à l’étranger ? Ou bien les investisseurs camerounais en Afrique seront-ils également concernés ? Et quelles seront les conditions ?

J’aime beaucoup votre question, et je vais vous répondre avec la même franchise que depuis le début de notre entretien. La Banque de la diaspora, dans un premier temps, s’adressera avant tout aux diasporas. Pourquoi ? Parce que je n’aurais jamais la prétention de créer une banque dans un pays où je ne vis pas. Il faut être lucide.

J’ai pensé à cette banque pour une raison simple : j’ai constaté que beaucoup de membres de la diaspora souhaitent obtenir des prêts pour investir dans leur pays d’origine. Mais soyons honnêtes : lorsqu’un Camerounais de l’étranger veut monter un projet à Édéa, le banquier européen ou américain à qui il s’adresse connaît-il réellement la ville ? Pour beaucoup, le Cameroun, c’est le pays de Roger Milla. Mais Édéa ? Est-ce une ville ? Un village ? Une zone rurale ? Il n’en a souvent aucune idée.

Et c’est normal ! De la même manière, un Français qui voudrait investir au Cameroun pourrait dire qu’il vient de Limoges. Mais un banquier Camerounais se poserait la question : Limoges, c’est où ? Chacun connaît mieux le terrain sur lequel il a grandi. Ce n’est pas un jugement, juste un constat.

Ainsi, quelqu’un qui veut investir à Édéa sera bien plus rassuré s’il s’entoure de personnes connaissant le terrain. C’est là que cette banque intervient : elle facilitera l’accès au financement, à condition bien sûr que le projet soit rentable et fiable. L’objectif est toujours le même : contribuer au développement économique du continent.

Si un membre de la diaspora a un projet solide mais manque de soutien financier, cette banque pourrait lui donner sa chance. Et si son projet réussit, il créera des emplois, développera les compétences locales, améliorera le pouvoir d’achat et la valeur ajoutée. Mon idée vient de là : comment rendre les choses plus simples pour ceux qui veulent participer au développement de leur pays, même modestement ? Parce que même 0,01, c’est toujours plus que 0.

Et vous me poussez à une réflexion encore plus large. En discutant avec vous, une autre idée germe : pourquoi ne pas créer un pont dans l’autre sens ? Aujourd’hui, on parle des diasporas qui veulent investir en Afrique. Mais peut-être que cette banque pourrait aussi accompagner les entrepreneurs africains souhaitant s’implanter en Europe. Après tout, ces entrepreneurs sont les diasporas de demain !

Je pense que ce serait un modèle économique idéal : une banque qui accompagne la diaspora dans son pays d’origine, et qui, en parallèle, aide les entrepreneurs du continent à tenter leur chance à l’international. Ce n’est pas encore un projet complètement défini, mais c’est une réflexion que je veux approfondir. Et je vous en fais la promesse : dès mon retour à Paris, je vais en parler avec mes associés pour étudier cette possibilité. L’idée d’un fonds actif des deux côtés me semble être une véritable opportunité.

Cameroun: Une usine d’engrais chimiques de 500 milliards FCFA annoncée pour 2030

0
image générée avec l'aide de l'intelligence artificielle

Inscrit dans le Document de programmation budgétaire et économique à moyen terme 2026-2028, le projet de construction d’une unité de production d’engrais chimiques refait surface dans les ambitions industrielles de l’État camerounais. Selon ce document stratégique, cette usine, estimée à 500 milliards FCFA, sera développée sous forme de partenariat public-privé (PPP). Sa mise en service est programmée pour 2030, après un lancement officiel prévu en 2028. Le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) est désigné comme maître d’ouvrage du projet.

Ce projet semble en tout point similaire (du moins en ce qui concerne le coût, ndlr) à celui évoqué en 2024 par le ministre par intérim de l’Industrie, Fuh Calistus Gentry. À l’époque, il annonçait devant les députés un investissement équivalent porté par la société Vision Global et son partenaire américain, destiné à produire 230 000 tonnes d’ammoniac et 400 000 tonnes d’urée par an. Deux unités devaient être implantées respectivement à Limbé (Sud-Ouest) et à Yaoundé. Bien que les études de faisabilité soient alors « en cours », aucun détail sur le lancement et même la durée des travaux n’avait été fourni.

Réduction des importations

Avec ce projet industriel, l’État ambitionne de réduire durablement la dépendance du Cameroun aux importations d’engrais, qui constituent un facteur aggravant du déficit de la balance commerciale. D’après l’Institut national de la statistique (INS), entre 2021 et 2023, le pays a importé pour 173,9 milliards FCFA d’engrais, avec une pointe à 70,9 milliards en 2023 pour 228 326 tonnes, soit une hausse de 76,2 % par rapport à l’année précédente.

Le poids de ces importations a été renforcé par les tensions géopolitiques, notamment la guerre entre la Russie et l’Ukraine. En 2022, la Russie représentait à elle seule 43 % des volumes d’engrais importés par le Cameroun, contre 11 % pour la Chine.

L’histoire récente du secteur est marquée par des annonces sans lendemain. Le cas emblématique est celui de la société allemande Ferrostaal, qui portait depuis 2013 un projet d’usine d’engrais à Limbé. Un préaccord d’approvisionnement en gaz avait même été signé avec la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et la société EurOil. Mais le désaccord persistant sur les prix du gaz, jugés trop élevés, a bloqué tout développement. Estimé à 1 250 milliards FCFA, le projet visait pourtant une production annuelle de 600 000 tonnes d’ammoniac et 700 000 tonnes d’urée.

Un autre projet, également soutenu par le Minmidt, prévoit la construction d’une usine à Douala avec un approvisionnement garanti par Gaz du Cameroun, filiale locale du Britannique Victoria Oil & Gas. L’étude de faisabilité devait être financée par l’État dès 2024, mais aucune information n’a filtré depuis sur l’état d’avancement.

Dans cet environnement d’incertitudes, une usine est pourtant bien sortie de terre. Le 7 mai 2025, le ministre de l’Agriculture Gabriel Mbaïrobé a mis en service une unité de production d’engrais à Bonaberi (Douala). Développée par Hydrochem Cameroun, filiale du groupe privé Noutchogouin Jean Samuel (NJS), cette usine affiche une capacité initiale de 120 000 tonnes, extensible à 150 000 tonnes par an. Elle importe la matière première et procède localement à la formulation des engrais selon les besoins du marché.

Le ministre s’est félicité de cette initiative privée, qui s’inscrit dans la nouvelle stratégie agricole du pays visant à adapter les intrants aux spécificités des sols. Surtout, elle devrait permettre de réduire de moitié les importations d’engrais, aujourd’hui estimées à 300 000 tonnes par an.

CONIA 2025 : le Cameroun veut porter à 1,2% la contribution de l’IA au PIB

0

Au-delà d’une simple vitrine technologique, la seconde édition des CONIA 2025 s’est imposée comme un espace de co-construction de la stratégie nationale d’intelligence artificielle. Panels de débats, expositions, hackathons et démonstrations de jeunes développeurs ont rythmé les travaux, avec pour objectif de bâtir une IA éthique, souveraine, performante et adaptée aux réalités locales. Selon Minette Libom Li Likeng, ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, le pays entend devenir le hub africain de référence en IA d’ici 2040. Pour y parvenir, un cadre légal structurant est en cours d’élaboration, adossé à une stratégie nationale qui mise autant sur la performance technologique que sur la souveraineté numérique.

 Les ambitions du gouvernement sont notamment de former 60 000 talents dans les métiers de l’intelligence artificielle, avec une cible inclusive de 40 % de femmes, et créer 12 000 emplois dans les secteurs liés à l’IA et à l’économie numérique. À terme, cette dynamique pourrait porter à 1,2 % du PIB national, selon les estimations du Minpostel. La stratégie nationale de l’IA présenté par le Minpostel, repose sur sept piliers majeurs. Il s’agit de la gouvernance éthique et souveraine de l’IA, la gestion des données et le développement des infrastructures, une IA multilingue et inclusive, une infrastructure technologique souveraine, la formation et la recherche, des cas d’usage innovants dans les secteurs prioritaires, ainsi que la coopération internationale pour un meilleur positionnement régional. « En 2025, les investissements mondiaux dans l’IA dépasseront les 250 milliards de dollars. Et d’ici 2032, ce marché pourrait franchir les 1700 milliards. Ce mouvement impose à chaque pays de se positionner stratégiquement, au risque de subir les choix technologiques venus d’ailleurs », a averti la ministre.

FORMER, ÉQUIPER ET RETENIR LES TALENTS CAMEROUNAIS

Les assises de la deuxième édition du CONIA ont débouché sur une série de recommandations structurantes qui balisent les priorités du Cameroun dans les domaines de l’infrastructure numérique, des talents, de la compétitivité, de l’éthique, du financement, de la gouvernance et de l’IA générative. Dans le domaine des talents et de la recherche, il est proposé la mise en place d’un Programme national IA pour former 60 000 jeunes à l’horizon 2040, de renforcer l’alphabétisation numérique en zone rurale, d’introduire l’IA dans les curricula de formation dès le secondaire et d’encourager les postes de gestionnaires de données dans les organisations. Le texte recommande également de soutenir l’entrepreneuriat local, d’encadrer l’usage éthique de l’IA, de promouvoir les métiers émergents du secteur (data scientist, ingénieur prompt, etc.), et de favoriser la création d’incubateurs universitaires pour rapprocher la recherche de l’innovation technologique.

Concernant la compétitivité à l’ère de l’IA, la coopération internationale est présentée comme un levier essentiel. Parmi les propositions : établir des partenariats gagnant-gagnant pour le développement des infrastructures, créer un fonds pour les jeux de données locaux, et favoriser la participation de la diaspora au développement de projets IA. Des recommandations appellent également à la mutualisation des formations, à l’accès partagé à des outils open source, à la mobilisation de fonds multilatéraux, et à la représentation active du Cameroun dans les enceintes internationales de régulation de l’IA.

Les travaux ont aussi insisté sur la nécessité d’intégrer l’IA générative dans la stratégie nationale, avec des formations dédiées pour enseignants, journalistes, traducteurs ou agronomes, la création de contenus en langues locales, et le soutien à des projets pilotes dans les secteurs clés comme la santé, l’éducation ou les transports. En matière de confiance, sécurité et régulation, il a été recommandé d’adopter un cadre législatif spécifique, de renforcer la protection des données locales, de créer un organe national dédié à l’IA, et d’intégrer des clauses de cybersécurité dans les projets numériques publics. L’élaboration de lignes directrices éthiques, notamment pour encadrer les dérives de l’IA générative (désinformation, plagiat, atteinte à la vie privée), a également été proposée.

UN ENJEU DE FINANCEMENT STRUCTURANT

 Le financement de la vision africaine de l’IA figure également au cœur des priorités. Il est suggéré de chiffrer précisément la stratégie nationale, de créer un fonds dédié à l’innovation en IA, de développer des mécanismes de financement mixtes (partenariat public-privé, crowdfunding, financements extérieurs), et d’allouer davantage de ressources aux administrations publiques concernées. Sans infrastructure robuste, pas d’intelligence artificielle. Les participants ont plaidé pour l’extension du haut débit sur tout le territoire, le déploiement de réseaux communautaires dans les zones rurales, la création d’un cloud souverain national, la généralisation des plateformes open data, et l’élaboration d’un intranet gouvernemental appuyé sur des datacenters nationaux. Un accent particulier a aussi été mis sur la diversification énergétique, avec un appel fort au développement des énergies renouvelables pour alimenter l’économie numérique.

Qui sont les 3 derniers présidents de la FECAFOOT ?

0
Qui sont les 3 derniers présidents de la FECAFOOT ?
Qui sont les 3 derniers présidents de la FECAFOOT ?

Institution de premier plan aussi connue pour ses réformes et crises à répétition, la Fédération camerounaise de football a vu défiler plusieurs présidents au parcours aussi contrasté que tumultueux. Tour d’horizon des trois derniers visages qui ont tenté chacun à sa manière de redonner une direction claire au navire FECAFOOT, souvent secoué par les vents contraires de la politique, de la passion populaire et des enjeux sportifs.

Au Cameroun, il est impossible d’ignorer la FECAFOOT (Fédération Camerounaise de Football), véritable l’instance en charge de la gestion du ballon rond au pays des Lions Indomptables.

La Fédération Camerounaise de Football créée en 1959, est depuis longtemps au cœur du développement du football national. Ses premières décennies ont été marquées par des succès retentissants sur la scène africaine et mondiale, notamment avec la génération dorée des années 1980, 1990 et 2000 qui a offert au Cameroun quatre Coupes d’Afrique des Nations (1984, 1988, 2000, 2002) et une performance historique en Coupe du Monde 1990 avec les quarts de finale.

Toutefois, malgré ces succès sportifs, la FECAFOOT a souvent souffert de crises institutionnelles et financières. Le fonctionnement fédéral a été ponctué par des conflits internes, des irrégularités électorales et des problèmes de gouvernance. Avant 2015, la fédération faisait face à un déficit structurel important, avec un budget annuel estimé entre 3,28 et 6,56 milliards de FCFA, dont une large part provenait de financements externes (FIFA, CAF, sponsors). Une aubaine pour les bookmakers qui en ont profité pour engrager plusieurs joueurs. Par exemple, avec une offre 1xbet Cameroun, le premier opérateur de jeu en ligne au Cameroun a permis à plusieurs débutants de s’enregistrer avec des bonus.

Sur le plan sportif, les Lions Indomptables ont connu des hauts et des bas : qualification régulière à la Coupe du Monde (sauf en 2010) mais une difficulté à franchir les étapes majeures depuis les années 2000. Le football local peinait à se professionnaliser, avec des infrastructures vieillissantes et un système de formation encore embryonnaire.

Derrière chaque succès ou revers des sélections nationales, des hommes ont marqué cette histoire complexe. Retour sur les trois derniers présidents qui ont marqué, pour le meilleur et parfois pour le pire, cette institution.

Tombi A Roko Sidiki

Tombi A Roko Sidiki, élu en 2015, reste l’un des visages les plus controversés de la FECAFOOT de la dernière décennie. Ancien Secrétaire Général de la Fédération, il accède à la présidence dans un scrutin contesté, source de nombreuses polémiques.

Sous sa direction, plusieurs initiatives ont vu le jour :

  • Adoption de nouveaux statuts conformes aux exigences de la FIFA.
  • Lancement de projets d’infrastructures, dont certains restent inachevés.
  • Tentative de modernisation de l’administration fédérale.

Pourtant, son mandat a laissé une fédération profondément divisée. Des recours judiciaires ont conduit à l’annulation de son élection en 2017, plongeant la FECAFOOT dans une longue période de normalisation sous la supervision de la FIFA. Le passage de Tombi illustre à quel point diriger la FECAFOOT est un exercice complexe, mêlant ambitions personnelles, pressions politiques et conflits d’ego.

Seidou Mbombo Njoya

Après le départ forcé de Tombi, la FECAFOOT traverse une phase de normalisation avant l’élection de Seidou Mbombo Njoya en décembre 2018. Fils de l’illustre Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, il arrive avec un discours rassembleur et la promesse de redorer le blason du football camerounais, alors fragilisé.

Ses faits marquants incluent :

  • L’organisation réussie du CHAN 2020 malgré la pandémie.
  • Des réformes administratives et un début de professionnalisation des ligues.
  • Une amélioration des relations avec la FIFA et la CAF.

Cependant, son élection est annulée par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en janvier 2021, relançant une crise de légitimité. Il assure l’intérim jusqu’à son successeur, dans un contexte de critiques sur la lenteur des réformes et les tensions avec les clubs. Son mandat, en demi-teinte, confirme que gérer la FECAFOOT reste un casse-tête permanent.

Samuel Eto’o Fils

Samuel Eto’o Fils, légende vivante des Lions Indomptables et quadruple Ballon d’Or africain, prend les rênes de la FECAFOOT en décembre 2021 après une campagne électorale intense. Il promet une révolution pour remettre le football camerounais sur la voie de l’excellence.

Son style est direct et médiatique, avec des priorités claires :

  • Revalorisation des championnats locaux et des salaires des joueurs.
  • Proximité renforcée avec les clubs et ligues régionales.
  • Partenariats majeurs pour financer la modernisation.

Malgré ces efforts, Eto’o fait face à des polémiques, notamment sur une gouvernance jugée trop centralisée. Entre coups d’éclat et tensions internes, il divise autant qu’il rassemble. Pour beaucoup, il reste l’homme capable de redynamiser le football camerounais.

Le bilan des trois derniers mandats montre que le vrai défi pour la FECAFOOT reste de concilier vision sportive, stabilité institutionnelle et intégrité administrative.

Parmi les difficultés récurrentes :

  • Des élections souvent contestées.
  • Des infrastructures toujours insuffisantes malgré les investissements.
  • Une professionnalisation encore incomplète et une gestion financière opaque.
  • Des sélections nationales parfois laissées à elles-mêmes.

Pour le supporter, la question demeure : quand verra-t-on une FECAFOOT forte, stable et pleinement dédiée au football ?

Si Tombi A Roko Sidiki a cristallisé les tensions, et Seidou Mbombo Njoya tenté d’apaiser les conflits, Samuel Eto’o veut incarner un nouveau souffle. Sa réussite dépendra de sa capacité à fédérer, déléguer et gérer les contradictions internes.

À l’heure où les Lions Indomptables préparent leur avenir entre CAN 2025 et Coupe du Monde 2026, la FECAFOOT est plus que jamais sous les projecteurs. Entre attentes populaires et pressions politiques, la marge de manœuvre reste fragile.

Fsnc: Issa Tchiroma perd un puissant lieutenant

0

Issa Tchiroma Bakary et Ousmanou Aman Sa’aly alias Yerima Dewa, c’est fini. Très distantes depuis quelques mois, les relations entre les deux premières personnalités du Front de salut national du Cameroun (Fsnc) se sont définitivement rompues ce 8 juillet 2025, avec l’autorisation accordée par le ministre de l’Administration territoriale pour le fonctionnement de son parti, la All Cameroonian Congressistes (ACC). Avec pour siège Ngaoundéré.

C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour Yerima Dewa. Le maire de Pitoa n’était plus en odeur de sainteté avec Issa Tchiroma Bakary. En mars dernier, le président national avait réorganisé l’appareil de son parti, en supprimant le poste de vice-président qu’occupait Ousmanou Aman Sa’aly. Le numéro 2 du parti avait été nommé secrétaire national à l’organisation. Dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel, l’homme avait indiqué n’avoir pas été consulté à cet effet et surtout,qu’il avait découvert les mouvements au sein du parti sur les réseaux sociaux. La ligne de fracture s’agrandissait et les deux hommes n’étaient plus vus ensemble. Jusqu’à l’annonce de la création de son propre parti par l’homme d’affaires, vu par nombre d’observateurs de la scène politique du Nord, comme le pilier financier principal du Fsnc.

Cette rupture marqué certainement le début d’une bataille entre les deux hommes pour le contrôle de la région du Nord et principalement du département de la Benoué où le Fsnc compte la plupart de ses élus. En effet, c’est dans cette région que le parti d’Issa Tchiroma a son unique député, ainsi que la quasi-totalité de ses conseillers municipaux. Au sortir des élections municipales et législatives de février 2020, le Fsnc avait remporté les mairies de Lagdo, Pitoa, Ouro-. . Celles de Bibemi et Garoua 3 n’avaient échappé au contrôle du Fsnc que de justesse. Yerima Dewa y avait joué une grande partition. Désormais les deux anciens premières personnalités du Fsnc vont se rivaliser pour le contrôle de ces territoires arrachés de haute lutte face au Rdpc et à l’Undp.

Cotes Fluminense Chelsea : qui va se qualifier pour la finale de la Coupe du Monde des clubs

0

Cotes des bookmakers pour le premier match des demi-finales du Mondial des clubs.
Fluminense et Chelsea s’affronteront à l’occasion de la demi-finale de la Coupe du Monde des clubs, qui se tiendra au MetLife Stadium le 8 juillet.
En quarts de finale, l’équipe d’Enzo Maresca a battu un autre club brésilien, Palmeiras, sur le score de 2-1. Dans le même temps, Fluminense a éliminé les Saoudiens d’Al Hilal (2-1).
Les Blues pourront compter sur l’attaquant Nicolas Jackson pour le prochain match. Le Sénégalais a délivré une passe décisive en deux matchs et a également écopé d’un carton rouge.


Les experts de la société de paris sportifs 1xBet https://telecharger1xbet-nouvelleversion.com considèrent Chelsea comme le favori du match, avec une cote de 1,72 pour son succès. Vous pouvez parier sur une victoire de Fluminense dans le temps réglementaire à 5,41, tandis qu’un match nul est coté à 3,85.

Fausse vidéo virale : Afriland First Bank dément toute implication

0
cameroun_afriland_first_group_1892384012_afriland-group

Une nouvelle escroquerie en ligne, savamment orchestrée, vient de susciter une réaction ferme d’Afriland First Bank. Dans une mise en garde rendue publique, l’établissement bancaire dénonce une campagne frauduleuse exploitant abusivement le nom et l’image de son fondateur, Dr Paul Kammogne Fokam, pour promouvoir un prétendu projet d’investissement nommé « CryptoCandor ».

Au cœur de cette manipulation, une vidéo truquée de 1 minute 37, diffusée en versions française et anglaise, circule sur les réseaux sociaux. Elle met en scène une interview fictive attribuée à une figure publique, à partir d’un extrait authentique datant de deux ans, accordé au journaliste Jules Domche. Mais le contenu a été entièrement détourné, donnant naissance à un deepfake, une vidéo hypertrucée, dont l’objectif est d’inciter les internautes à cliquer sur un lien frauduleux pour investir de l’argent, avec la promesse de gains mirobolants. Dans une lettre adressée aux internautes, la personnalité piégée par cette fausse vidéo dénonce un usage malveillant de l’intelligence artificielle. « Ce que je n’ai jamais dit m’est attribué dans cette vidéo, et certains risquent de tomber dans le piège », alerte-t-il, pointant les indices de trucage : timbre vocal altéré, mauvaise synchronisation labiale, et propos sans lien ni avec l’actualité, ni avec la réalité financière.

Afriland First Bank tire la sonnette d’alarme. La banque dément formellement toute implication dans cette initiative frauduleuse et parle d’usurpation manifeste d’identité. Elle met en garde contre les campagnes de désinformation s’appuyant sur des promesses irréalistes de gains garantis, qui visent particulièrement les personnes les plus vulnérables. « Ce type de communication constitue une tentative claire d’escroquerie », indique l’institution, qui déplore la prolifération de telles pratiques sur Internet. La banque rappelle que toute activité d’investissement ou de collecte de fonds est strictement encadrée par la réglementation en vigueur. Seules les structures agréées par les autorités compétentes sont habilitées à exercer ce type d’activité. Afriland First Bank précise qu’elle ne propose, ni directement ni indirectement, aucun service d’investissement du type présenté dans cette arnaque.

Pour éviter tout malentendu, Afriland First Bank invite le public à se fier uniquement à ses canaux officiels, à savoir, son site web www.afrilandfirstbank.com, ses pages sur les réseaux sociaux certifiés (Facebook, LinkedIn, X, Instagram, WhatsApp Business), ainsi que son réseau d’agences réparties sur l’ensemble du territoire national. Face à cette menace numérique croissante, Afriland First Bank appelle à la vigilance maximale. Elle exhorte les usagers à ne jamais transmettre de données personnelles ni effectuer de paiements sans vérification préalable, et encourage, en cas de doute, à contacter ses services ou les régulateurs financiers compétents.

Dans un contexte où les cyberfraudes se multiplient et où les deepfakes deviennent de plus en plus convaincants, Afriland First Bank réaffirme son engagement pour la sécurité, la transparence et la rigueur, afin de préserver la confiance dans le système bancaire camerounais.

- Publicité -
Google search engine