mercredi, mai 20, 2026
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Présidentielle 2025 : La mise en garde de Mbella Mbella au corps diplomatique

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« Le Cameroun se choisira pas un président sous la pression d’un groupuscule, d’une puissance, une institution ou d’une organisation internationaleLe processus électoral ne saurait être influencé par des considérations ethniques, tribales, linguistiques…Le président sera élu en toute souveraineté par le peuple camerounais». Parole de Lejeune Mbella Mbella. Le ministre des Relations extérieures s’adressait ainsi aux ambassadeurs accrédités au Cameroun mercredi dernier. Cela sonne comme une menace à peine voilée, en langage diplomatique.

Le chef de la diplomatie camerounaise a convoqué les membres du corps diplomatique au sujet de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, qui agite l’espace public depuis des années, et avec encore plus de vigueur depuis la publication de la liste provisoire des candidats par Elections Cameroon (Elecam). Et de fait, la candidature de Maurice Kamto rejetée alimente des débats tant sur la scène nationale qu’internationale. L’opposant arrivé deuxième lors de la précédente élection en 2018, a été investi par le Manidem, un autre parti d’opposition, mais à idéologie presque radicalement opposée. A la surprise de tous, tant l’ancien président du MRC n’avait pas d’autre choix que de recourir aux services d’un parti politique ayant des élus, pour avoir boycotté les élections municipales et législatives de 2020. Ce qui réduisait la possibilité pour lui d’être investi par son propre parti. Et même si l’homme a jusqu’ici fait valoir l’argument de la nullité du mandat impératif, il redoutait que sa candidature soit validée avec des élus venus d’autres partis. Et la chance d’obtenir 300 signatures était encore plus infime.

Mais alors qu’Anicet Ekane l’avait déjà investi, Maurice Kamto a vu ressurgir de nulle part Dieudonné Yebga, ancien président du Manidem, pour déposer lui aussi sa candidature. Du coup, le parti upéciste se retrouvait avec deux candidats. Maurice Kamto a déposé un recours en réhabilitation de sa candidature au Conseil constitutionnel. Instance qui convoque les parties aux 35 recours dès le lundi 4 août prochain. Clément Atangana et les autres membres du Conseil constitutionnel devront également se pencher sur le cas Paul Biya. Agé de 92 ans dont 43 passés à la tête du Cameroun, l’homme reste en course. S’il apparaît de plus en plus rarement sr la scène publique, ses partisans continuent de croire qu’il est l’unique possibilité pour eux. La candidature du président sortant a été attaquée par Léon Theiller Onana, un conseiller municipal de son parti, le Rdpc. Au motif que le président national du parti au pouvoir, n’a lpus la légitimité pour représenter le parti, notamment à un tel niveau de responsabilité et d’engagement.

Lions indomptables : Marc Brys contre-attaque au sujet de sa  » démission »

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Marc Brys serein

« Concernant la falsification des documents, tentative d’extorsion de fonds et escroquerie, le chantage à l’encontre de monsieur Marc Peter Brys, nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale que notre client, M. Marc Peter Brys, entraîneur sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun, est victime d’une tentative d’escroquerie et d’extorsion de fonds de la part d’un ressortissant camerounais bien identifié, se prévalant de la qualité d’agent de joueur Fifa». Telle est la substance d’un communiqué rendu public aux premières heures de ce 1er août 2025 par Me Tietcheu Marcel, avocat au barreau du Cameroun. Le conseil de Marc Brys explique que « cet individu, parfaitement informé de ce que Marc Brys cumulait plus de deux mois d’arriérés de salaire, s’est proposé malicieusement d’entreprendre des démarches auprès de l’administration camerounaise en tant que facilitateur dans le but de régulariser sa situation salariale ; ceci contre rémunération». Sans préciser si l’employé de l’Etat du Cameroun a cédé à cette proposition, Me Tietcheu souligne que « l’intéressé s’est montré particulièrement offensif, usant de harcèlement psychologique et de menaces intempestives pour contraindre notre client à céder à son chantage et autres manœuvres insidieuses».

Le communiqué de l’avocat de Marc Brys

C’est donc, selon l’avocat, face au refus de coopérer de Marc Brys que l’homme est passé à la vitesse supérieure : « l’intéressé a plutôt, à l’insu et sans l’aval de notre client, rédigé une pseudo-lettre de démission, en piratant et en apposant la signature scannée de M. Marc Brys afin de lui conférer un caractère authentique ». Document qui a été envoyé à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) le 21 juillet dernier. La Fécafoot l’a rendue publique deux jours après, comme du pain béni, car les rapports entre Marc Brys et l’organe technique de gestion du football au Cameroun, sont des plus tendus depuis son arrivée. Le contrat du technicien n’a été paraphé que par le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep). La Fécafoot ayant refusé d’adouber cet entraîneur unilatéralement recruté par l’Etat du Cameroun. Après un épisode agité avec deux staffs techniques en concurrence, l’on est parvenu à un staff unifié, mais la Fécaoot et Marc Brys ne s’accordent pas toujours sur la gestion du banc de touche.

La sorte de Me Tietcheu Marcel confirme clairement que la Fécafoot a reçu effectivement une lettre de démission envoyée au nom de Marc Brys, mais méconnaît son destinateur. Egalement, le conseil de Marc Brys reconnaît qu’il y a eu violation du contrat tel que le reconnait implicitement le ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep), notamment un retard de paiement du salaire du sélectionneur national, mais le technicien n’a pas démissionné, même si son contrat le lui permettait.

Clément Eboué ( ?)

Cela survient alors que la Fécafoot s’est déjà rétractée la veille sur le sujet. Après avoir « pris acte » de la « démission » du patron du banc de touche des Lions indomptables avec lequel elle entretient des rapports des plus tendues, l’organe technique s’apprêtait à recruter un nouveau technicien pour terminer les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 et surtout conduire la sélection nationale à la Coupe d’Afrique des nations au Maroc les prochains mois.

Quand la Fecafoot saisissait la balle au bond

Alors que la Fécafoot s’est rétractée sur le sujet à travers un communiqué signe de Samuel Eto’o son président, et que Marc Brys « réaffirme sa volonté de travailler de manière franche et cordiale avec la Fécafoot, dans un climat de sérénité et d’apaisement», l’homme compte attaquer en justice l’auteur de sa fausse démission dont le nom n’est pas dévoilé dans le communiqué, mais dont les références renvoient à un certain Clément Eboué, agent Fifa qui s’est déjà illustré dans de tels coups et bien connu de la justice belge, comme le rapporte la presse belge. « De telles actions malveillantes visant à ternir l’image et la réputation de notre client ne sauraient rester impunies».

Dette publique : le Cameroun reste sous le seuil de soutenabilité fixé à 70 % du PIB

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Yaoundé, 1er août (Défis Actuels) — Au 30 juin 2025, l’encours de la dette publique du Cameroun s’élève à 14 105 milliards de FCFA. Selon les données de Caisse autonome d’amortissement publiées le 31 juillet 2025, le pays maintient un niveau soutenable à 43 % du PIB. Cette dette enregistre une baisse de 1,1 % par rapport au mois précédent, et de 3,3 % sur le trimestre. En glissement annuel, elle affiche néanmoins une légère hausse de 1,8 %.

Ces évolutions traduisent une gestion jugée globalement prudente de l’endettement public, en ligne avec la Stratégie d’Endettement à Moyen Terme (Sdmt) 2025-2027. Ce cadre fixe un seuil national de soutenabilité à 50 % du PIB, inférieur au plafond de 70 % retenu au niveau de la convergence sous-régionale.

La structure de la dette montre une forte concentration au niveau de l’administration centrale, qui en détient 93 %. Les entreprises publiques en représentent 6,8 %, tandis que les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) n’en détiennent que 0,2 %.

Ce déséquilibre reflète la prééminence de l’État dans la gestion de l’endettement public. À noter que la dette des CTD fait encore l’objet d’un processus de recensement et de consolidation.

Maroua, Bamenda et Buea en tête des villes les plus chères

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La vie chère gagne du terrain au Cameroun, avec des écarts marqués selon les régions. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Institut national de la statistique (INS), qui confirme une légère accélération des prix à la consommation avec une hausse de 0,3 % en juin par rapport à mai, après une hausse de 0,2 % le mois précédent. Mais derrière cette moyenne nationale se cachent des disparités régionales notables. En tête des villes les plus touchées sont Maroua, Bamenda, Buea, Douala, Bafoussam et Ebolowa. Avec un taux d’inflation annuel de 5,9 %, Maroua (Extrême-Nord) enregistre le niveau de vie le plus cher du pays en juin 2025. Ce chiffre dépasse largement la moyenne nationale de 3,2 % et le seuil de convergence de 3 % fixé dans la zone CEMAC. La ville paie au prix fort les effets combinés de la hausse des coûts de transport, des difficultés d’approvisionnement et de la cherté des produits de première nécessité.

Derrière Maroua, Bamenda (4,9 %) et Buea (4,4 %) complètent le podium des villes les plus inflationnistes. À Bamenda, les hausses sont notamment tirées par les produits alimentaires, tubercules, légumes secs, fruits et les coûts de logement. À Buea, ce sont les produits de la mer et les denrées locales qui subissent les hausses les plus notables. Capitale économique, Douala n’est pas épargnée avec une inflation de 4,3 %, tout comme Bafoussam (4,2 %). Les deux villes font face à des hausses soutenues dans les prix des transports et de l’énergie, sans oublier les produits de consommation courante. À Ebolowa, l’inflation atteint 4,1 %, tirée elle aussi par les produits alimentaires, notamment les produits locaux. À l’autre bout du classement, Bertoua affiche l’inflation la plus basse du pays à 2,2 %, suivie de Garoua (3,0 %) et Ngaoundéré (3,4 %). Ces villes semblent mieux résistantes, grâce à une meilleure disponibilité des produits de base et une moindre pression sur les coûts de transport.

UNE INFLATION PORTÉE PAR LES PRODUITS LOCAUX

De manière générale, la flambée des prix est principalement d’origine interne. Les produits fabriqués localement ont vu leurs prix grimper de 4,3 % en un an, contre 3,5 % pour les produits importés. Les produits alimentaires (+6,5 %) et les transports (+7,4 %) restent les principaux postes de dépense des ménages, et donc les plus touchés par l’inflation. Même les prix sous-jacents – qui excluent les produits frais et l’énergie – progressent (+2,6 %), traduisant une tendance plus structurelle. Les produits frais, quant à eux, explosent avec une hausse de 11,3 %, tandis que l’énergie s’est renchérie de 5,8 %. Malgré une tendance globale à la décélération depuis février, le niveau de vie reste élevé dans plusieurs pôles urbains, mettant sous pression les ménages. Le défi pour les pouvoirs publics, comme le département ministériel en charge du Commerce, sera de contenir cette inflation tout en maintenant l’accès aux biens essentiels, en particulier dans les villes les plus exposées à la hausse des prix.

Liberté : Issa Tchiroma  »interdit de sortie » du pays

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Issa Tchiroma ne se rendra pas à Dakar. Du moins pas ce 31 juillet 2025. « Alors qu’il se rendait à Dakar ce matin,, et après qu’il ait fait ses formalités de police sans anicroches, puis était installé en salle d’embarquement à l’aéroport international de Nsimalen, Issa Tchiroma, candidat à l’élection présidentielle de 2025, s’est vu interdire de sortie du territoire sous le prétexte qu’il n’aurait pas présenté l’autorisation de la présidence de la république», informe Jeanne Nsoga, la secrétaire générale du Front pour le Salut national du Cameroun (Fsnc), dans une note d’information. Issa Tchiroma était en compagnie de sa fille. « Ils étaient en salle d’attente lorsque le chef d’escale, puis le commissaire de l’aéroport, sont venus informer verbalement le ministre qu’il n’a pas l’autorisation de la présidence de sortir du pays», précise la note de la patronne de l’administration du parti d’Issa Tchiroma. Laquelle indique que, « lors de son séjour, il devait s’incliner sur la tombe du président Ahmadou Ahidjo».

Le candidat à l’élection présidentielle et natif de Garoua comme Ahmadou Ahidjo l’ancien président de la République inhumé dans la capitale sénégalaise. Sur la toile, l’information est largement commentée. Beaucoup soupçonnent le sérail de représailles contre un allié qui a démissionné, dans un contexte où la démission est plutôt rare, et alors que se profile dans trois mois l’élection présidentielle à laquelle l’ancien allié gouvernemental a déclaré sa candidature. « Issa Tchiroma a démissionné du gouvernement depuis le 24 juin 2025 et se considère comme un citoyen libre», clame Anne Nsoga. En face, on ne le voit pas ainsi.

Dans un message vidéo diffusé en soirée, Issa Tchiroma indique qu’il allait au Sénégal «[se] recueillir sur la tombe du premier président de la République du Cameroun, S.E Ahmadou Ahidjo (…) Par ce geste, je voulais rendre hommage au père-fondateur de notre nation pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis afin que notre pays recouvre sa liberté, sa dignité et son indépendance». Et de dénoncer: « lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle est empêché de voyager, c’est tout un peuple qu’on empêche de respirer. C’est la preuve éclatante que le système en place ne veut pas laisser éclater la vérité. Il craint la transition que nous portons« . Non sans assurer que si ses ennemis veulent lui faire peur, il ne cèdera pas.

Quelques jours après sa démission du gouvernement, des documents relatifs aux indemnisations des victimes du crash de l’avion de la Camair survenu le 3 décembre 1995, ont circulé sur les réseaux sociaux. Certains diffuseurs de ces documents laissant croire qu’Issa Tchiroma avait distrait de l’argent dans le cadre de ce dossier. Mais officiellement, la justice n’a jusqu’ici pas inquiété l’homme.

Lejeune Mbella Mbella aux diplomates : « Le Cameroun se choisira un président en toute souveraineté »

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Mesdames et Messieurs les chefs de missions diplomatiques et postes consulaires,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de vous souhaiter une très chaleureuse bienvenue au ministère des Relations extérieures, à l’occasion de cette communication diplomatique consacrée à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025 au Cameroun.

Comme vous le savez certainement, le Chef de l’État, S.E. Paul Biya, a, par décret n°2025/305 du 11 juillet 2025, convoqué le corps électoral en vue de l’élection du Président de la République du Cameroun. Cet important scrutin est légalement encadré, notamment par le Code électoral du 19 avril 2012. Sur le plan institutionnel, « Elections Cameroon (ELECAM) » et le Conseil constitutionnel sont les acteurs majeurs de ce moment crucial de la vie politique de la Nation.

Comme vous le savez également, depuis 2011, nos compatriotes de la diaspora ont le droit de voter dans le cadre de l’élection présidentielle. Ainsi, la consultation électorale d’octobre prochain sera la troisième pour laquelle, avec le concours de nos missions diplomatiques et postes consulaires établis dans vos pays respectifs, ELECAM, mis sur pied avec votre accompagnement, organisera de manière crédible les opérations de vote aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national.

Il me plaît de relever que le processus d’inscription et de révision des listes électorales s’est déroulé de manière satisfaisante, aussi bien dans les dix régions du Cameroun qu’au sein des pays couverts par notre carte diplomatique ; la convocation du corps électoral par le Chef de l’État le 11 juillet 2025 marquant la fin de ces opérations.

Les informations y relatives sont accessibles sur le site officiel d’ELECAM, www.elecam.cm.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

À ce stade, vous avez certainement pu constater l’engouement populaire et celui de la classe politique pour cette élection. Conformément à la loi, ELECAM a publié la liste des candidatures retenues par le Conseil électoral, ouvrant la voie à l’entrée en scène du Conseil constitutionnel dans le cadre du contentieux électoral. À l’issue de cette étape, les électeurs camerounais seront fixés sur les candidats définitivement retenus pour le scrutin du 12 octobre 2025.

Toutes les parties prenantes ont été invitées à œuvrer en toute responsabilité pour que la paix, qui nous est chère à tous, règne avant, pendant et après les élections. Comme le dit avec insistance le Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya : « Nous passerons, et le Cameroun restera. »

Aussi, le Cameroun, État de droit, respectueux de ses engagements internationaux, fort de sa diversité, ne cesse de promouvoir le vivre-ensemble harmonieux. L’adhésion à ces valeurs garantit la tenue d’une élection présidentielle pluraliste et apaisée, tant sur le plan national qu’international.

Nos missions diplomatiques et postes consulaires sont mobilisés en vue d’encadrer le vote à l’étranger de nos compatriotes établis dans vos pays respectifs. C’est le lieu pour moi de réitérer la gratitude du Gouvernement, pour l’accueil et l’hospitalité dont bénéficient les ressortissants camerounais dans vos pays.

Par ailleurs, permettez-moi de souligner que le Cameroun ne se choisira pas un Président de la République sous la pression d’un groupuscule, d’un pays, d’une puissance, d’une organisation ou institution internationale. De même, le Cameroun ne se choisira pas non plus un Président de la République sous l’influence d’aucune ethnie, d’aucune tribu, d’aucun groupe linguistique, d’aucune aire culturelle, d’aucune confession religieuse, ni d’aucune obédience quelle qu’elle soit.

Le Président de la République du Cameroun sera élu en toute souveraineté, par le peuple camerounais tout entier, uni dans sa diversité et qui demeure un et indivisible dans cette diversité plurielle.

Il en va de notre responsabilité commune et de notre attachement collectif aux conventions internationales qui régissent les rapports avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les obligations qui en découlent requièrent de votre part l’application scrupuleuse des mesures de protection des personnels, des immeubles diplomatiques et consulaires. Je sais pouvoir compter sur vous à ce sujet.

Conscient de sa position stratégique entre deux sous-régions, à savoir l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest, le Cameroun s’attache à garantir un climat de paix et de sécurité propice à la stabilité, à la prospérité, au développement durable dans le Golfe de Guinée.

Par conséquent, j’invite vos pays respectifs ainsi que le système des Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne, l’OCI, la Francophonie, le Commonwealth et les autres cercles de solidarité à accompagner notre pays dans ce processus.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Au moment où notre pays avance sereinement vers la désignation du futur Président de la République, il y a lieu de relever, pour s’en féliciter, le calme et le sens des responsabilités qui prévalent dans l’espace public national. Ceci est le résultat des efforts constants et soutenus du Gouvernement, du patriotisme citoyen et de l’engagement agissant du peuple camerounais tout entier, avec l’appui sans réserve des partenaires que vous êtes.

C’est pourquoi je reste convaincu que la rencontre de ce jour vous permettra de relayer auprès de vos autorités respectives l’importance de continuer d’accompagner la pleine réussite de ce scrutin.

Vive la coopération internationale !
Vive le Cameroun et son illustre Chef, le Président de la République, S.E. Paul Biya !

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

Comment l’État du Cameroun a sauvé la NFC Bank de la faillite

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La National Financial Credit Bank (NFC Bank) a vécu plus de douze années sous le contrôle direct des autorités de régulation. Dès 2012, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), régulateur du secteur bancaire dans la zone Cemac, place l’établissement sous administration provisoire afin d’éviter sa liquidation. L’État camerounais, actionnaire indirect à l’époque, est progressivement amené à prendre le relais, face à l’urgence de préserver l’épargne des déposants et de garantir la stabilité du système bancaire national.

Trois facteurs majeurs ont conduit l’État à intervenir directement dans la restructuration de la NFC Bank. Premièrement, l’insolvabilité persistante de la banque menaçait sa viabilité, avec des pertes cumulées et un déséquilibre structurel de son bilan. Deuxièmement, l’établissement avait une forte implantation dans des zones à risques, notamment les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, affectées par la crise sécuritaire. Enfin, la Cobac exigeait un redressement immédiat sous peine de mise en liquidation pure et simple.

C’est dans ce contexte que le président de la République a autorisé, en février 2021, la mise en œuvre d’un plan de sauvetage d’un montant total de 29,1 milliards FCFA. Toutefois, les décaissements effectifs s’élèveront finalement à 24,753 milliards FCFA, selon les chiffres actualisés du ministère des Finances.

Une stratégie articulée autour de six axes

Le plan de restructuration dévoilé en 2019 a été structuré autour de six leviers principaux. Il s’est d’abord agi pour l’État de racheter la banque au franc symbolique, avant d’engager une série de mesures techniques telles que l’apurement des pertes, l’assainissement du bilan, la couverture de l’insuffisance d’actifs, la recapitalisation de l’établissement, et enfin, la sortie progressive du capital social de la banque.

Pour la mise en œuvre, l’État a mobilisé trois enveloppes budgétaires distinctes. 2,753 milliards FCFA ont servi à racheter des créances douteuses transférées à la Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC) ; 12,007 milliards FCFA ont été utilisés pour combler l’insuffisance d’actifs ; 9,992 milliards FCFA ont permis la recapitalisation de l’établissement.

Ce soutien massif a été conditionné à des obligations strictes de performance et de gestion, à travers la signature d’un contrat d’objectifs avec les dirigeants.

L’impact du plan de restructuration est rapidement perceptible. Depuis 2017, la NFC Bank enregistre des résultats nets positifs, avec un bénéfice cumulé de 13 milliards FCFA sur huit exercices consécutifs. Entre le début du redressement et la levée de l’administration provisoire, les dépôts ont crû de 41 %, atteignant 137 milliards FCFA.

Les crédits bruts ont également progressé de 7 %, pour s’établir à 99 milliards FCFA. Le total bilan de la banque a presque doublé, passant de moins de 100 milliards FCFA à 192 milliards FCFA. Quant aux fonds propres nets, ils s’élèvent à 15,8 milliards FCFA, garantissant le respect des exigences prudentielles imposées par la Cobac.

Une gouvernance redéfinie

La fin de l’administration provisoire, annoncée par la Cobac le 26 juin 2025, s’est accompagnée de la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante validée par la même institution. Julius Manjo Berdu, qui avait assuré l’intérim en tant qu’administrateur provisoire, a été confirmé au poste de directeur général. Il est secondé par Aelred Tata Fokwen, directeur général adjoint.

Le conseil d’administration est désormais composé de dix membres, dont quatre administrateurs indépendants, tous validés par un avis de non-objection de l’autorité de supervision bancaire. Ce nouveau dispositif institutionnel est assorti d’un mécanisme de suivi des engagements à travers un comité paritaire entre l’État et la banque.

Au terme du processus de restructuration, l’État camerounais détient désormais 99,93 % du capital de la NFC Bank, soit une participation de 9,9927 milliards FCFA. Les anciens actionnaires, désormais ultra-minoritaires, ont injecté 7,3 millions FCFA lors de la recapitalisation, soit 0,07 % du capital.

Ce niveau de participation reflète le poids de l’investissement public dans le sauvetage de la banque, mais ouvre également la voie à un retrait progressif, à travers une cession future des parts, comme cela a été le cas dans d’autres opérations similaires conduites dans le passé.

Présidentielle 2025/UPC : Bapooh Lipot ignore le(s) candidat(s) de son parti et choisit Biya

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Le jour où Bapooh Lipot déclarait son soutien à Paul Biya pour 2025

Dans le cadre de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le candidat de l’Union des populations du Cameroun (UPC) ne comptera pas sur le soutien de Robert Bapooh Lipot. Dans un communiqué rendu public ce 29 juillet 2025, le secrétaire général de la faction du Parti des crabes reconnue par le ministère de l’Administration territoriale (Minat) réitère son soutien à Paul Biya dont il avait déjà fait le candidat du « parti » depuis avril dernier à l’occasion de l’anniversaire du parti. « Nous réitérons cette position», écrit-il. Indiquant que « toutes autres formes d’interventions ou de manipulation, d’où qu’elles viennent auprès des médias, sont illégales et sans objet au regard des statuts de l’UPC et de la prise d’acte par le Minat des résolutions du Comité directeur fusionnel de l’UPC».

C’est une porte ouverte que Robert Bapooh Lipot enfonce, tant ses positions sont connues depuis des lustres. L’homme qui revendique la succession politique d’Augustin Frédéric Kodock n’a jamais fait mystère de son choix de poursuivre « l’alliance républicaine » scellée par le défunt leader politique, avec le pouvoir de Yaoundé. Si Robert Bapooh Lipot a brigué un mandat de député en 2013, les déchirements internes et le retour en force du Rdpc, parti au pouvoir dans les départements du Nyong-et-Kelle et de la Sanaga maritime, ne lui ont pas permis de renouveler sa légitimité dans ce fief du parti de l’indépendance du Cameroun. Mais l’homme avait déjà noué des relations solides avec le système gouvernant. D’où son maintien dans l’appareil gouvernant de l’Etat, à travers la nomination à la présidence du Conseil d’administration de la Société de recouvrement des créances (SRC), après avoir animé dans le cadre du G20 (un groupe de partis politiques ayant revendiqué un soutien à la politique gouvernementale et de Paul Biya) la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle de 2018.

Un parti, quatre candidats, puis Paul Biya

Cela survient alors que l’alliance gouvernementale liant le Rdpc et Paul Biya et un certain nombre de partis politiques, s’est effilochée à l’occasion de l’actuel processus électoral. Des poids lourds de la politique nationale tels Bello Bouba de l’Undp et issa Tchiroma du Fsnc, ont clairement pris leurs distances avec Paul Biya et son gouvernement, pour annoncer leurs candidatures pour l’élection présidentielle à venir. L’UPC s’est déchirée pour accompagner quatre candidats, et aucun n’a été retenu par le conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam). La faction légale du parti était divisée entre deux candidats : pendant que la secrétaire général Pierre Baleguel Nkot accompagnait Akere Muna investi par le parti Univers, sa présidente Habiba Issa investissait Abdouraman Hamadou ; de leurs côtés, Jean Bayebeck et Dominique Yamb Ntimba se lançaient dans la course, pour le compte du même parti.

Fumée et illusions : repenser la lutte antitabac au Cameroun

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SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon
SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon

Par Leslie Ngwa

Le tabac fait depuis longtemps partie intégrante de la vie quotidienne au Cameroun. Il est profondément enraciné dans les pratiques culturelles, soutient les économies rurales et influence les choix individuels. Rien qu’en 2022, plus de 6 385 tonnes de tabac ont été cultivées sur plus de 4 200 hectares de terres, assurant les moyens de subsistance de nombreuses personnes, en particulier dans les communautés agricoles.

Parallèlement, la prise de conscience des risques sanitaires liés au tabagisme ne cesse de croître. Selon le Tobacco Atlas, les maladies liées au tabac causent chaque année plus de 4 500 décès au Cameroun, tandis que la fumée secondaire expose des millions d’autres, notamment les enfants et les non-fumeurs, à des dangers pour leur santé. Le coût économique est également considérable, avec une perte estimée à 85,2 milliards de francs CFA par an.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement camerounais a mis en œuvre une série de mesures réglementaires : avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes, interdictions de fumer dans les lieux publics, et campagnes de sensibilisation. Ces efforts témoignent d’une volonté forte de protéger la santé publique tout en reconnaissant le rôle que continue de jouer le tabac dans le tissu social et économique du pays.

Cependant, pour progresser de manière significative, le Cameroun doit franchir une nouvelle étape. Il ne s’agit pas d’interdire totalement le tabac, mais plutôt d’offrir aux fumeurs adultes qui ne peuvent ou ne veulent pas arrêter des alternatives moins nocives, fondées sur des preuves scientifiques. Partout dans le monde, des pays adoptent cette approche en misant sur l’innovation et en donnant aux consommateurs les moyens de faire de meilleurs choix. Les résultats sont prometteurs.

La réduction des risques liés au tabac (Tobacco Harm Reduction – THR) offre au Cameroun l’occasion de repenser sa stratégie de lutte antitabac. Le principe est simple mais puissant : réduire les effets néfastes du tabac en donnant accès à des produits sans combustion. Ces produits – tabac chauffé, sachets de nicotine orale, et autres alternatives sans fumée – sont conçus pour limiter l’exposition aux substances toxiques responsables de la plupart des problèmes de santé.

La Suède constitue un exemple éloquent. Ce pays affiche aujourd’hui l’un des taux de tabagisme les plus bas au monde et est presque officiellement « sans fumée », avec moins de 5,6 % d’adultes utilisant du tabac combustible. Cette réussite n’est pas le fruit d’interdictions ou de stigmatisation, mais d’une stratégie basée sur des alternatives moins nocives et une responsabilisation des consommateurs. Le Cameroun peut s’inspirer de ce modèle, en l’adaptant à son propre contexte.

Pour accompagner ce changement, les décideurs doivent veiller à ce que la fiscalité et la réglementation soient alignées avec les objectifs de santé publique. L’un des obstacles majeurs aujourd’hui est que les produits alternatifs plus sûrs sont souvent taxés au même taux que les cigarettes classiques. Ce signal décourage les fumeurs de changer. Il est donc nécessaire d’adopter une fiscalité différenciée, plus avantageuse pour les produits à risque réduit. Des taxes plus faibles favoriseraient l’innovation, rendraient ces produits plus accessibles et encourageraient les fumeurs à opérer une transition.

Par ailleurs, la réglementation doit être proportionnée et fondée sur des données probantes. Appliquer les mêmes règles à tous les produits contenant de la nicotine, quel que soit leur niveau de risque, entretient la confusion et nuit à l’efficacité des stratégies de réduction des risques. Les réglementations doivent protéger les jeunes, tout en accompagnant les adultes qui souhaitent opter pour des solutions moins dangereuses.

La voie à suivre pour le Cameroun ne réside pas dans la pénalisation des fumeurs, mais dans l’adoption de l’innovation par le biais des produits à risque réduit. Il est crucial d’informer le public sur la disponibilité et les avantages de ces alternatives, tout en encourageant la collaboration avec les parties prenantes œuvrant pour une transition vers des options plus sûres.

En promouvant les produits à risque réduit, en soutenant les efforts de sevrage, et en impliquant l’État, la société civile et le secteur privé, le Cameroun peut considérablement réduire les méfaits du tabagisme tout en préservant les moyens de subsistance et en assurant la stabilité de l’industrie.

Ceci est un appel à l’action. Les décideurs doivent faire primer la science sur la stigmatisation. Le Cameroun a l’opportunité d’adopter une approche moderne et équilibrée de la lutte antitabac – une approche qui protège la santé, donne du pouvoir aux consommateurs et renforce la résilience économique. Il est temps d’offrir de meilleures options et la bonne information à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Cameroun peut protéger ses citoyens et son économie en choisissant le progrès plutôt que l’interdiction. Le moment d’agir, c’est maintenant.

SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon

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SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon
SMOKE AND MIRRORS: Rethinking Tobacco Control in Cameroon

By Leslie Ngwa

Tobacco has long been part of daily life in Cameroon. It is deeply embedded into cultural practices, supports rural economies, and influences personal choices. In 2022 alone, over 6,385 tonnes of tobacco were cultivated across more than 4,200 hectares of land, providing livelihoods for many, particularly in agricultural communities.

At the same time, there is increasing awareness of the health risks associated with smoking. According to the Tobacco Atlas, smoking-related illnesses claim more than 4,500 lives annually in Cameroon, while second-hand smoke poses risks to millions more, especially children and non-smokers. The economic cost is also significant, with an estimated loss of 85.2 billion CFA francs each year.

To address these concerns, the government of Cameroon has implemented a series of regulatory measures. These include health warnings on cigarette packs, restrictions on smoking in public spaces, and public education campaigns. These efforts demonstrate a strong commitment to public health while acknowledging the role tobacco continues to play in the country’s social and economic fabric.

However, to make more meaningful progress, Cameroon must take the next step. This next step does not require banning tobacco entirely, but rather offering less harmful, and scientifically backed alternatives for adult smokers who are unable or unwilling to quit. Around the world, countries are shifting their approach by embracing innovation and empowering people with better choices, and the results are promising.

Tobacco Harm Reduction, or THR, presents an opportunity for Cameroon to reshape its tobacco control efforts. THR is based on a simple yet powerful idea: reducing the harmful effects of tobacco by giving adult smokers access to products that do not involve combustion. These products, which include heated tobacco, oral nicotine pouches, and other smoke-free alternatives, are designed to reduce exposure to toxic substances that cause the most damage to health.

Sweden offers a powerful example of what is possible. The country now has one of the lowest smoking rates in the world and is almost officially smoke-free, with fewer than 5.6 percent of adults using combustible tobacco. This achievement did not come from bans or stigmatization. It came from providing less harmful alternatives and empowering consumers to make informed choices. Cameroon can learn from this model by adapting it to our local context and realities.

To support this shift, policymakers must ensure that fiscal and regulatory policies are aligned with public health goals. One major barrier today is that safer alternatives are often taxed at the same rate as combustible cigarettes. This sends the wrong signal and discourages smokers from switching. Cameroon needs to adopt an excise tax structure that treats reduced-risk products differently and more favorably than cigarettes. Lower taxes on these products would encourage innovation, increase accessibility, and make the switch economically attractive for smokers.

In parallel, regulation must be proportionate and evidence-based. Applying the same rules to all nicotine products, regardless of risk, can confuse the public and reduce the effectiveness of harm-reduction strategies. Regulations should be designed to protect young people while still supporting adult smokers who want to switch to less harmful alternatives. 

The way forward for Cameroon lies not in penalizing smokers, but in embracing innovation through reduced-risk products. It is essential to educate the public about the availability and benefits of these alternatives, while fostering collaboration with key stakeholders advocating for a switch from combustible cigarettes to safer options. By promoting reduced-risk products, supporting cessation efforts, and engaging government, civil society, and the private sector, Cameroon can significantly reduce smoking-related harm; while also preserving livelihoods and ensuring industry stability.

This is a call to action. Policymakers must prioritize science over stigma. Cameroon has the chance to lead with a modern, balanced approach to tobacco control that protects health, empowers consumers, and fosters economic resilience. The focus should be on providing better options and the right information to those who need them most.

Cameroon can protect its citizens and economy by choosing progress over prohibition. The time to act is now.

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