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Maroua célèbre l’arrivée du Minfi dans une ferveur militante

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Sous le ciel chargé mais clément d’août, l’aéroport international de Maroua-Salak s’est transformé, ce 25 août 2025, en une vaste scène d’enthousiasme populaire. Aux sons des tam-tams, des danses traditionnelles et des cris de liesse, des centaines de militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), rejoints par des sympathisants d’autres formations politiques comme le MDR, ont accueilli Louis Paul Motaze, ministre des Finances, à la tête d’une imposante délégation interministérielle. Adamou Sidiki, président de la section RDPC Diamaré Centre, a résumé l’état d’esprit du jour : « C’est une journée exceptionnelle pour le RDPC. Nous avons l’habitude de dire que nous sommes en campagne du 1er janvier au 31 décembre, mais là, tout s’accélère. Nous nous sommes mobilisés pour accueillir nos camarades, et surtout le ministre Louis Paul Motaze. Nous savons ce qu’il représente pour ce pays, et ce qu’il inspire à notre région ».

Autour du ministre des Finances, figuraient Georges Elanga Obam, ministre de la Décentralisation et du Développement local, Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique, Hélé Pierre, ministre de l’Environnement, Ibrahim Talba Malla, ministre délégué à la Présidence chargé des Marchés publics, ainsi que Boniface Bayaola, secrétaire d’État au ministère des Enseignements secondaires. L’arrivée collective a résonné comme un signal fort, dans une région de l’Extrême-Nord qui se prépare à devenir l’un des épicentres des enjeux politiques et économiques à venir.

Dans la foule, les banderoles rivalisaient avec les slogans, traduisant la double dimension de l’événement, une mobilisation politique pour le RDPC, mais aussi une attente de réponses concrètes aux défis sociaux, économiques et sécuritaires qui traversent la région.

Si l’accueil fut éminemment politique, il s’adossait aussi à la signature, le 26 août 2025, d’une convention portant sur la mise en place de Centres de négoce dans quatre communes stratégiques de l’Extrême-Nord — Bourha, Fotokol, Kolofata et Mora.

Ces structures, pilotées par la Direction générale des Douanes, doivent devenir de véritables leviers de développement pour dynamiser les échanges transfrontaliers, soutenir l’agriculture et l’élevage, stimuler l’artisanat et accroître les recettes locales au profit des communes. Pour les populations, qui peinent souvent à transformer leurs ressources en revenus stables, ces centres apparaissent comme une promesse d’inclusion et de prospérité partagée.

Au-delà des annonces, l’instant avait des allures de démonstration de force politique et de communion populaire. Dans cette région marquée par les défis sécuritaires, l’arrivée de la délégation interministérielle, associée à une ferveur militante, a pris valeur de symbole : celui d’un territoire en attente d’attention, mais aussi d’une base électorale qui entend rester fidèle et visible, à l’approche d’une présidentielle décisive. « Le président de la République viendra très bientôt, comme toujours, et ce que vous voyez aujourd’hui n’est qu’un prélude à la grande organisation que nous allons lui réserver. », lance Adamou Sidiki avec certitude.

Les 13 ex-otages de Boko Haram ont reçu chacun 500 000 FCFA

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Devant les caméras réunies au service du gouverneur, Aldimi Emmanuel garde encore la voix tremblante. Ce jeune homme d’une vingtaine d’années, enlevé le 13 août dernier sur l’axe Kousséri–Maroua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, fait partie des dix otages libérés des mains de Boko Haram par les forces de défense camerounaises, après près de deux semaines passées en captivité.

Son récit glace l’assistance : « Ils nous ont fait coucher à même la terre, là où il y avait des fourmis. On dormait dans l’eau, avec les moustiques qui nous dévoraient la nuit. Ils nous donnaient du haricot blanc, parfois du riz mal préparé, et de l’eau sale. » Emmanuel explique avoir servi d’intermédiaire entre ses ravisseurs et les autres prisonniers, grâce à sa maîtrise du fulfuldé. « Certains parlaient haoussa, d’autres français. Ils nous interdisaient de regarder leurs visages », confie-t-il.

Emmenés à travers la brousse, « deux jours de marche sans répit », les otages ont été dépouillés de leurs téléphones et de leur argent avant d’être conduits dans une cache. « Quand un hélicoptère de l’armée est passé au-dessus de nous, on avait peur. Si les forces de l’ordre s’approchaient, ils menaçaient de tous nous exécuter », souffle Emmanuel.

La présentation officielle des rescapés
Ce lundi 25 août, le gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, a procédé à la présentation officielle des ex-otages dans ses services à Maroua. Portant la voix du couple présidentiel, il a remis à chacun d’eux une enveloppe de 500 000 FCFA, destinée à faciliter la préparation de la rentrée scolaire.

Le gouverneur a exprimé un « profond soulagement » en retrouvant les victimes vivantes, tout en rappelant le sort tragique de Briand Jean Bessala, 19 ans, exécuté par les ravisseurs. Une minute de silence a été observée en sa mémoire.

Une région sous pression
Entre fin juillet et mi-août, la région a subi une vague d’enlèvements : cinq personnes kidnappées le 27 juillet, cinq employés d’une société le 1ᵉʳ août, trois mineurs tchadiens le 3 août, puis les 11 passagers du bus et du camion interceptés à Zigagué, dans l’arrondissement de Waza, le 13 août 2025.

Grâce aux opérations conjointes du Bataillon d’intervention rapide, de la gendarmerie, de la police et de la Force multinationale mixte, plusieurs otages ont pu être libérés, parfois jusqu’à 20 km à l’intérieur du territoire nigérian, a indiqué le gouverneur.

Réponse sécuritaire et projets structurants
Outre les escortes militaires et les ratissages en cours, le gouverneur a annoncé la mise en œuvre du projet de bitumage de la route Mora–Dabanga–Kousséri, d’un montant de 236 milliards de FCFA, afin de sécuriser durablement les déplacements et désenclaver la zone.

« Nous devons rester vigilants et ne pas relayer à la hâte des informations sensibles qui pourraient compromettre les opérations », a martelé Midjiyawa Bakari, sous les regards des rescapés encore marqués par l’épreuve.

À leurs côtés, le consul général du Tchad à Garoua a salué la solidarité camerounaise envers les ressortissants tchadiens libérés, preuve que face à la menace, la coopération transfrontalière reste un impératif.

Présidentielle 2025: le secteur privé formule ses attentes

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 Déficit d’infrastructures, instabilité des cadres réglementaires, complexité et lenteur des procédures administratives, pression fiscale excessive, accès insuffisant au financement …. Le Gecam rappelle les problématiques auxquelles font face les entreprises camerounaises et qui devraient être intégrées dans les différents programmes politiques des candidats en course pour la présidentielle.

 Tandis qu’on assiste à des motions de soutien, le patronat camerounais lui se montre totalement impartial. Pour convaincre cette organisation constituée des Grandes mais aussi des Petites et Moyennes Entreprises, le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) indique que les candidats devraient présenter des programmes politiques de taille qui prennent en compte de « manière concrète » les problématiques du secteur privé.

 Dans un communiqué rendu public il y a quelques jours, le Gécam appelle en effet à un « sursaut économique ».   Pour la communauté des hommes d’affaires du pays, le pays connaît un retard dans la mise en œuvre des grandes orientations économiques qui se traduit, dans la réalité quotidienne, par des difficultés croissantes pour les entreprises.  « L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ne saurait être un simple rendez-vous politique de routine. Quel qu’en soit le vainqueur, ce scrutin doit marquer une rupture avec un modèle à bout de souffle. (…) Dans cette ère nouvelle à laquelle le Cameroun aspire, l’Entreprise ne peut plus être reléguée au second plan. Elle est reconnue par tous les acteurs du marché politique national comme le socle incontournable du développement, comme une créatrice de solutions, d’emplois, de cohésion et de souveraineté », écrit Célestin Tawamba, président du Gecam.

 Parmi les défis auxquels font face les entreprises, le Gécam cite le déficit d’infrastructures, l’instabilité des cadres réglementaires, la complexité et lenteur des procédures administratives, la pression fiscale excessive, l’accès insuffisant au financement et la persistance de pratiques corruptives. « À ces défis internes, s’ajoute une conjoncture internationale incertaine et anxiogène, qui freine les dynamiques d’investissement et affaiblit la capacité de résilience du tissu productif », poursuit le président du Gécam.

 Les programmes politiques des candidats devraient donc comporter des propositions pour  réformer le système fiscal ; accélérer le développement des infrastructures ; mettre un terme aux délestages électriques ; digitaliser efficacement les services publics, garantir une sécurité juridique et judiciaire renforcée, assurer la stabilité et la lisibilité des incitations à l’investissement ; adapter les formations aux besoins réels de l’économie et soutenir activement l’industrialisation et la souveraineté productive.

Le Gecam se dit cependant prêt à « accompagner le gouvernement qui sera mis en place par le Président élu, dans un esprit de responsabilité et d’engagement – non pas en spectateur mais en partenaire exigeant et constructif, promoteur de réformes ambitieuses, au service d’une croissance plus robuste, plus inclusive et tournée vers l’avenir. »

Eneo mobilise 17 millions pour l’eau potable dans un orphelinat à Bertoua

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Le puits d’eau construit et équipé dans la localité de Nkolbikon porte à 10 le nombre de forages déjà mis à la disposition de communautés vulnérables par l’entreprise et ses employés pour un investissement total à date de 183 millions de francs CFA.

Au Cameroun, seulement 48 % des ménages ruraux disposent d’un service d’approvisionnement en eau potable, contre 82 % en milieu urbain, selon une enquête menée en 2021 par le gouvernement, avec l’appui de l’Institut national de la statistique (INS). En dehors des régions septentrionales, la région de l’Est figure parmi les plus impactées par cette disparité.  Dans cette dernière région, la communauté de Nkolbikon à Bertoua peut désormais bénéficier d’une eau de bonne qualité grâce à un don d’Eneo à l’Orphelinat Marie-France.

 Dans cette localité, les enfants devaient parcourir de longues distances pour se procurer ce liquide de qualité peu fiable et dont la consommation engendrait diverses maladies.  Ce, sans compter les mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement liées à l’absence d’eau. Le forage entièrement construit et équipé par l’entreprise de service électrique est doté d’un réservoir, d’une alimentation solaire autonome et d’un système garantissant une eau de qualité fiable.

L’investissement évalué à plus de 17,3 milliards de FCFA est le fruit de deux initiatives au sein d’Eneo.  Il découle d’une part du programme de bénévolat des employés de l’entreprise dénommé « Light Up Future – One Child, One Light ». Ceux-ci ont pris l’engagement de soutenir chaque année une communauté. Après Garoua l’an dernier où ils ont contribué à raccorder un centre d’accueil d’enfants au réseau électrique, cette année, les travailleurs de l’entreprise ont décidé de faire un élan de cœur en faveur de l’Orphelinat Marie-France dont les besoins ont été identifiés à l’occasion de la cérémonie de distribution de kits scolaires par Eneo dans ce centre en 2024.  Le programme de volontariat se greffe au programme Wash dédié à la lutte contre les maladies diarrhéiques et hydriques, lancé en 2020, visant à faciliter l’accès à l’eau potable pour les communautés vulnérables et marginalisées. Une initiative qui a déjà permis la construction et la rétrocession de 10 forages d’eau potable aux centres de santé, écoles, orphelinats et communautés locales à travers le pays, pour un coût total de 183 millions de FCFA.

 A l’exemple de Nkolbikon, Eneo revendique plusieurs actions en faveur des communautés. Les appuis portent sur l’accès à l’eau potable mais aussi sur l’accès à l’électricité dans des zones rurales notamment. En 2025, l’entreprise recense 450 000 bénéficiaires directs pour l’eau potable et pour le solaire dans six régions du pays.

Sous-traitance : des opportunités dans le secteur électrique

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La direction centrale de la production d’Eneo Cameroun invite les PME et PMI camerounaises à capter des marchés disponibles dans le cadre de la réalisation de divers projets en cours et en perspective au sein de l’entreprise.

Depuis 2014, Eneo déclare avoir sollicité des commandes de l’ordre de 1 400 milliards de FCFA aux entreprises camerounaises et entend le faire encore plus pour les prochaines années. Déjà connue pour sa collaboration avec les PME locales dans le segment de la distribution avec la fabrication de poteaux béton, Eneo souhaite ouvrir aussi son segment production aux entreprises locales.

Le concessionnaire du service électrique a décidé désormais de se tourner vers des entreprises locales capables d’apporter des solutions, soit par elle-même, soit par association avec des entreprises étrangères, spécialisées dans leur domaine.  Eneo a ainsi présenté ses besoins à l’occasion d’une « journée sectorielle » qui lui était dédiée à la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP-cmr). Ce concept de la BSTP vise en effet à rassembler les acteurs d’un secteur d’activité identifié, pour leur permettre de partager des informations, des expériences, discuter des enjeux et des opportunités.  « Aujourd’hui nous nous sommes dit que nous devons changer de paradigme. Il est question pour nous d’aller vers des structures mises en place par l’Etat du Cameroun pour accompagner et booster nos entreprises de sous-traitance », renseigne Valentin Essama de la direction centrale de la production de ENEO, lors de la rencontre à Douala avec les PME et PMI des secteurs rattachés à l’énergie.

 Concrètement, les entreprises locales pourraient en effet exécuter plusieurs projets inscrits dans l’agenda de l’entreprise. Il s’agit notamment des projets visant la réhabilitation et la rénovation de certains ouvrages dont les échéances pour la plupart vont jusqu’en 20231.  Concernant les types de travaux, ils portent entre autres sur la réparation des structures, la réhabilitation des équipements électro et hydromécaniques, la réalisation des travaux d’instrumentation, la réhabilitation des turbines et alternateurs etc. Les entreprises désireuses de capter ces marchés devront cependant répondre à certaines exigences associées au cahier de charge.  Notamment avoir une surface financière suffisante (propre ou accompagné par un organisme financier) et satisfaire aux critères de santé et de sécurité au travail.

 Cette orientation d’Eneo, en dehors de vouloir contribuer à l’éclosion de l’économie locale intervient également dans un contexte où l’entreprise fait face à d’importants défis financiers. Le règlement des factures chez les prestataires étrangers engendrant encore plus de contraintes.

 

Réactions

Joseph TCHANA, SG Minpmeesa

 « Ce sont des marchés de plusieurs milliards de FCFA qui s’offrent aux PME/PMI locales »

« Il n’est pas superflu de rappeler que nos PME/PMI sont suffisamment outillées, qualifiées et compétentes pour répondre à tout type de sollicitation. Il existe dans notre pays, de nombreuses PME capables de réaliser avec efficacité les travaux qui nécessitent des expertises pointues. Il serait donc bénéfique pour ENEO, autant que pour la BSTP de formaliser un cadre de collaboration entre les deux institutions qui leur faciliterait à l’avenir la tâche. La Direction centrale de la production de ENEO s’engage à travailler principalement avec les entreprises locales. Il ne s’agit ni plus, ni moins, que d’une volonté manifeste d’ENEO de nationaliser progressivement ses prestations. Ce sont ainsi des marchés estimés à plusieurs milliards de FCFA qui s’offrent désormais aux PME/PMI locales. »

 Evariste Yameni, Directeur Exécutif BSTP-CMR

 « Nous les aiderons à trouver des partenaires à l’étranger »

 « Nous avons coutume de batailler dur pour convaincre des donneurs d’ordre de s’ouvrir à nos PME/PMI. Je pu vous dire que cette fois, c’est bien ENEO, à travers sa Direction centrale de la production qui a souhaité une telle rencontre. Cela est la preuve qu’Eneo est résolument engagée à travailler désormais avec les entreprises locales de façon continue et pérenne.  Il ne s’agit pas seulement de petites opérations de quelques millions de FCFA, mais de marchés équivalant à plusieurs centaines de millions de FCFA, voire des milliards. Ces marchés colossaux qui vont solliciter d’énormes ressources matérielles, financières, humaines et technologiques obligeront les PME/PMI parfois à nouer des partenariats avec d’autres entreprises locales ou étrangères en dehors du Cameroun. Sur ce plan aussi, la BSTP se tiendra à leurs côtés. Nous les aiderons à trouver des partenaires à l’étranger s’il le faut et nous en avons l’expertise. La recherche des partenariats et même l’assistance des PME/PMI à la recherche des partenariats fait aussi partie de nos activités. Nous l’avons fait par le passé avec des résultats probants »

Syrile DONFACK, participant

 « Enfin, l’État et les donneurs d’ordre ont compris nos cris d’alerte »

« Nous travaillons avec plusieurs industries dans le domaine de la construction métallique, également dans la fourniture des engins de manutention tels que les ponts roulants et les portiques. Nous avons des partenaires à l’international qui nous accompagnent dans les expertises que nous n’avons pas localement. Enfin, nous pensons que l’État et puis les donneurs d’ordre sont en train de comprendre nos cris d’alerte parce que, bien avant, plusieurs activités auxquelles nous étions capables d’apporter notre expertise étaient totalement transmises à l’extérieur. Aujourd’hui, j’ai comme le sentiment que la roue est en train de s’inverser parce que, désormais, Eneo veut travailler avec les PME afin que ce soit les PME qui fassent appel aux entreprises internationales.  Je pense que si à l’issue de cette assise, si les différentes remarques sont prises en compte, ce ne sera que profitable pour le Cameroun pour l’expertise des PME. Je tiens à rappeler pour mon expérience rencontrée ailleurs, ce sont les PME qui font l’économie de tous les pays. »

TICAD 9 : le Japon invité à augmenter l’investissement privé au Cameroun

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A l’image de la société japonaise Toyota, le Cameroun souhaite voir plus d’investissements privés japonais au Cameroun. Le sujet était sur la table des discussions lors d’une rencontre bilatérale entre les Premiers ministres du Japon Ishiba Shigeru et celui du Cameroun, Joseph Dion Ngute, le 21 août 2025 à Yokohama. « Nous connaissons la place que Toyota occupe à Yaoundé. Nous avons encouragé les autorités japonaises à augmenter l’investissement privé sur notre territoire, et nous leur avons remis un certain nombre de projets et des pistes de réflexion pour qu’ils puissent venir travailler davantage avec nous », a précisé Joseph Dion Ngute au sortir de cette rencontre.

Revenant sur la coopération Japon-Cameroun, vieille de 75 ans, Joseph Dion Ngute a affirmé avoir eu « le privilège de rencontrer le Premier ministre du Japon, d’abord pour porter le message du président de la République aux autorités japonaises pour dire combien le président Paul Biya apprécie la qualité de la coopération qui existe entre le Cameroun et le Japon. C’est une coopération qui continue dans divers domaines. Nous avons eu récemment l’inauguration du débarcadère de Youpwe qui a été financé entièrement par le Japon. Il a fait pareil à l’Extrême-Nord, à Kribi et le Japon entend poursuivre ses activités. Le pays intervient dans beaucoup de domaines, l’agriculture, la santé et dans l’éducation pour ne pas parler des PME et autres secteurs, donc c’est une coopération très florissante».

 Pour sa part, le Premier ministre japonais, Ishiba Shigeru a rappelé la place du Cameroun en Afrique centrale, et surtout son rôle moteur pour le développement économique de la sous-région. Il est par la suite revenu sur les secteurs qui intéressent le Japon au Cameroun, tout en souhaitant que les actions engagées se poursuivent avec le Cameroun, locomotive économique de la sous-région Afrique centrale. En rappel, le Japon fait partie des partenaires qui aident le Cameroun à booster sa production agricole, à renforcer son autosuffisance alimentaire, à construire des infrastructures, etc. Le développement humain n’est pas en reste, avec l’assistance humanitaire sans cesse renouvelée par ce partenaire.

 3000 MILLIARDS DE FCFA À INVESTIR PAR LE JAPON POUR L’APPROVISIONNEMENT DES VACCINS EN AFRIQUE

A l’ouverture de la Ticad, le 20 août 2025, le Premier ministre japonais a déroulé la feuille de route de son pays pour accompagner le développement de l’Afrique. Non sans oublier d’indiquer que le Japon a aussi besoin de l’Afrique pour pallier ses insuffisances, notamment le déclin démographique, la rareté accrue des terres arables. S’agissant des chantiers sur lesquels le Japon promet de s’appesantir en faveur du continent africain, Ishiba Shigeru a cité, la mise sur pied d’un écosystème industriel, la gestion prudente de l’endettement, le développement technologique.

Mais à l’immédiat, le Premier ministre japonais a annoncé le soutien du Japon pour l’approvisionnement en vaccins sur les cinq prochaines années, en versant jusqu’à 550 millions de dollars (3000 milliards de FCFA) à Gavi ; l’accompagnement pour l’éducation de 10 millions d’enfants et la formation de 150 000 professionnels qualifiés ; la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Il a aussi annoncé la signature de 300 accords de partenariat au cours de la Ticad.

Blaise NNANG

Nanga-Eboko accueille une antenne de mécanisation agricole de référence

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CENEEMA Nanga-Eboko www.newsducamer.com
CENEEMA Nanga-Eboko www.newsducamer.com

La ville de Nanga-Eboko, capitale de la Haute-Sanaga, a connu une effervescence particulière le 21 août 2025. C’est dans cette cité au cœur du Cameroun agricole que s’est tenue une cérémonie à forte portée symbolique : la réception et la mise en opérationnalisation de la dotation spéciale du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, en équipements agropastoraux. Ces engins et matériels modernes sont destinés à la nouvelle Antenne Régionale Spécialisée de Mécanisation Agricole, placée sous la supervision du Centre National d’Études et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (CENEEMA). L’événement a également été marqué par l’installation officielle des responsables de cette structure stratégique, désormais chargée d’accompagner la modernisation des exploitations dans la région du Centre.

Pour Mme Andrée Caroline Mélanie Mebande Bate, Directrice générale du CENEEMA, la renaissance de l’antenne de Nanga-Eboko illustre parfaitement la vision du Chef de l’État en matière de développement rural : « Ce que nous inaugurons aujourd’hui est bien plus qu’une simple base technique : c’est un instrument de transformation structurelle de notre agriculture. Le Chef de l’État nous exhorte à réaliser une véritable révolution agricole, en modernisant nos moyens de production et en rendant nos exploitations plus compétitives. L’antenne de Nanga-Eboko, jadis florissante puis longtemps fermée, retrouve aujourd’hui sa pleine vocation. Avec ce dispositif de pointe, nous allons rapprocher nos services des producteurs, des coopératives et des agro-industries. Nous voulons leur offrir des solutions concrètes pour accroître leurs rendements, réduire la pénibilité du travail manuel, limiter les pertes post-récoltes et ouvrir de nouvelles perspectives de revenus. Notre mission, c’est de donner à l’agriculture camerounaise les moyens de franchir un cap décisif vers la modernité et la souveraineté alimentaire. »

Ce message, empreint d’ambition et de réalisme, a trouvé un écho dans l’allocution du Gouverneur de la Région du Centre, Naseri Paul Bea, qui a tenu à replacer cette inauguration dans la dynamique nationale impulsée par le Chef de l’État : “ La mise en service de cette antenne et la dotation spéciale du Chef de l’État représentent une opportunité historique pour nos producteurs. Nous parlons ici d’outils capables de changer la donne : accroître les rendements, améliorer la compétitivité des exploitations et rendre l’agriculture plus attractive, notamment pour les jeunes et les femmes”. Il a exhorté les responsables nommés, MM. Ngu Jiofack Ludivic et Yebga Pascal, à incarner le sérieux, la rigueur, la transparence et la proximité avec les populations. “La réussite de cette antenne dépendra largement de notre capacité collective à nous approprier les outils mis à notre disposition par le Chef de l’État, à travers le CENEEMA. La formation des producteurs, l’organisation de démonstrations techniques, la sensibilisation aux bonnes pratiques et l’accompagnement technique sont autant de défis que nous devons relever ensemble”. Naseri Paul Bea à invité toutes les organisations paysannes, les coopératives, les GIC et les producteurs individuels à se mobiliser massivement autour de cette opportunité historique. “Votre adhésion est indispensable pour exploiter pleinement les services offerts”, a-t-il rappelé à ces bénéficiaires.

L’antenne spécialisée de Nanga-Eboko bénéficie d’un parc d’équipements impressionnant : vingt-cinq tracteurs agricoles, bulldozers, niveleuse, pelle chargeuse, pulvérisateurs, billonneuses, égreneuses, camions-ateliers et divers matériels d’entretien. Ces moyens serviront non seulement aux travaux de défrichement et d’aménagement des terres, mais aussi aux activités de production agropastorale, de transformation et de maintenance. Les bassins agricoles du Centre, ainsi que d’autres régions voisines, pourront désormais compter sur cet appui logistique pour franchir une étape cruciale vers la productivité et la compétitivité.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du « CENEEMA nouveau », amorcée depuis la réforme de 2019. En l’espace de quelques années, ce chantier a permis la création de 12 antennes régionales et d’une vingtaine de pools de mécanisation à travers le pays, traduisant la volonté du Cameroun de bâtir une agriculture de seconde génération, moderne, résiliente et tournée vers l’autosuffisance alimentaire. Avec l’antenne de Nanga-Eboko, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour les producteurs du Centre, invités à devenir les véritables acteurs de la révolution agricole annoncée.

Encadré

Une vision nationale, des retombées locales

La réouverture et la modernisation de l’antenne spécialisée de Nanga-Eboko témoignent d’une stratégie cohérente et progressive : mailler le territoire en unités de mécanisation agricoles adaptées aux réalités des producteurs.

Créée dans les années 1970, fermée dans les années 1980 en raison de la crise économique, puis réhabilitée grâce à la coopération sino-camerounaise, la station de Nanga-Eboko a connu un regain d’activité depuis 2021. Avec des moyens modestes, elle avait déjà défriché 110 hectares et mécanisé plus de 475 hectares, tout en menant des expérimentations sur le maïs et le riz.

La dotation présidentielle de 2025 change d’échelle : désormais équipée d’engins lourds et d’un laboratoire de tests, l’antenne devient un pôle de recherche, d’innovation et de prestation de services. Elle accompagnera non seulement les agriculteurs individuels, mais aussi les coopératives et les agro-industries dans la Haute-Sanaga, le Nyong-et-Mfoumou, le Mbam-et-Kim et la Lékié.

À travers ce déploiement, l’État entend soutenir le Programme Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH), réduire la dépendance aux importations, renforcer la sécurité alimentaire et créer de nouvelles opportunités pour les jeunes et les investisseurs ruraux.

En plaçant la mécanisation au cœur du développement, le CENEEMA contribue directement à l’ambition présidentielle : faire du Cameroun non seulement un grenier de l’Afrique centrale, mais aussi une nation agricole moderne, capable de relever les défis climatiques, démographiques et économiques du XXIe siècle.

Education : la CNPS injecte une aide spéciale pour alléger le coût de la rentrée scolaire des parents assurés

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L’enjeu est de soulager les ménages face à la flambée des dépenses scolaires dans un contexte d’inflation persistante et de pression accrue sur le pouvoir d’achat. Selon le communiqué rendu public le 21 août 2025, l’institution ne précise pas officiellement le montant de cette aide. Toutefois, plusieurs sources médiatiques évoquent une enveloppe de 54 000 FCFA par enfant scolarisé, une bouffée d’oxygène bienvenue pour des milliers de familles.

Des dépenses scolaires de plus en plus lourdes

Chaque rentrée scolaire au Cameroun se traduit par une hausse significative des charges familiales des frais d’inscription, de fournitures, d’uniformes… Dans un climat économique marqué par la hausse des prix et la stagnation des revenus, cette mesure de la CNPS apparaît comme un levier de soutien direct. « L’objectif est de contribuer significativement aux frais scolaires et d’alléger le fardeau des familles », précise le communiqué.

L’aide concerne exclusivement les assurés sociaux ayant droit aux allocations familiales au 31 juillet 2025. Pour y accéder, les bénéficiaires devront fournir un certificat de scolarité pour chaque enfant inscrit au titre de l’année académique 2025-2026. Les dossiers pourront être déposés soit en ligne, à travers l’application Sapelli Aina, soit directement auprès du centre de prévoyance sociale dont dépend chaque assuré. La date limite de dépôt est fixée au 30 septembre 2025, tandis que le paiement interviendra le 5 octobre 2025, par les circuits habituels de la CNPS.

Un signal politique et social

Au-delà de son caractère financier, cette mesure s’inscrit dans la continuité de la politique sociale du président Paul Biya, orientée vers la protection des couches vulnérables et l’investissement dans l’éducation. Le directeur général de la CNPS a d’ailleurs insisté sur la mise en œuvre « dans la transparence, l’éthique et la qualité du service ».

Même si cette aide exceptionnelle ne se substitue pas aux allocations familiales régulières, elle illustre une nouvelle orientation de l’institution : un rôle plus actif dans l’accompagnement social et économique des ménages face aux chocs conjoncturels. Pour certains analystes, cette initiative pourrait préfigurer d’autres mécanismes ponctuels, adaptés aux crises que traverse le pays. Les assurés ont jusqu’au 30 septembre 2025 pour remplir les formalités, faute de quoi ils ne pourront pas bénéficier de cette allocation spéciale.

Cameroun : 36 milliards FCFA pour sauver des réfugiés de la famine

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Le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme. Sans un financement additionnel de 65,5 millions de dollars (36,7 milliards FCFA) d’ici à janvier 2026, ses opérations d’urgence au Cameroun s’arrêteront net, plongeant dans la faim plus de 240 000 personnes ayant fui les conflits au Nigeria et en République centrafricaine (RCA). L’avertissement, lancé ce mardi à Genève puis relayé à Yaoundé par le bureau national, survient alors que les ressources de l’agence des Nations unies atteignent un seuil critique. Selon le communiqué publié le 19 août, dès la fin du mois, le PAM n’aura plus les moyens de fournir une aide vitale aux déplacés et réfugiés. Dans un pays déjà confronté à de multiples crises humanitaires, cette perspective marque un tournant inquiétant. « Nous avons atteint un point de basculement critique », a déclaré Gianluca Ferrera, directeur pays du PAM pour le Cameroun. « Sans financement immédiat, des enfants souffriront de la faim, des familles seront en détresse et des vies seront perdues », a-t-il insisté.

DES RESTRICTIONS DÉJÀ VISIBLES

La contraction budgétaire se fait déjà sentir. En juillet, 26 000 réfugiés nigérians installés dans le camp de Minawao, dans l’Extrême-Nord, ont vu leur ration totalement suspendue. Dans le camp de Gado, à l’Est, les réfugiés centrafricains ne reçoivent plus que la moitié de leurs besoins alimentaires quotidiens. Ces réductions forcent des familles entières à sauter des repas, à brader leurs biens ou à s’endetter pour survivre. Plus largement, le PAM prévient qu’à partir de la rentrée scolaire, 60 000 enfants ne bénéficieront plus des repas distribués dans les cantines, une mesure qui avait contribué à stabiliser la fréquentation des écoles et à améliorer la nutrition dans les zones de crise. « L’arrêt des repas scolaires risque d’inverser les gains durement acquis en matière d’éducation », a alerté M. Ferrera.

UNE AIDE VITALE MENACÉE

 En 2025, le PAM a déjà soutenu 523 000 personnes au Cameroun, qu’il s’agisse de familles déplacées, de réfugiés nigérians et centrafricains ou de communautés d’accueil fragilisées. Plus de 300 000 femmes et enfants ont bénéficié d’un accompagnement nutritionnel. Ces interventions, souligne l’agence onusienne, ont permis de freiner la progression de la faim et d’éviter l’effondrement social dans certaines zones frontalières particulièrement exposées. Mais l’inertie des financements internationaux menace de réduire à néant ces acquis. Les prévisions du Cadre harmonisé estiment qu’entre juin et août 2025, 2,6 millions de personnes au Cameroun sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, soit une hausse de 6 % par rapport à l’an dernier. Le pays se trouve ainsi en première ligne d’une crise régionale qui combine conflits armés, chocs climatiques et pressions économiques.

YAOUNDÉ EN QUÊTE DE SOLUTIONS

Conscient de l’urgence, le gouvernement camerounais a ouvert un dialogue avec le PAM. Le 5 août, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a reçu Gianluca Ferrera à Yaoundé. L’entretien, tenu à huis clos puis confirmé par les deux parties, a porté sur les moyens de mobiliser de nouveaux financements dans un contexte international tendu. « Dans le monde d’aujourd’hui, les priorités changent », a reconnu le représentant du PAM à la sortie de la rencontre. « Certains bailleurs traditionnels se réorientent, ce qui réduit nos marges. Nous avons donc exploré avec le ministre les pistes à suivre pour combler ce déficit. »

Le ministre a, de son côté, rappelé l’importance du partenariat avec le PAM, dont l’action humanitaire constitue une composante essentielle du cadre de coopération signé en mars 2022 pour la période 2022-2026. Doté d’une enveloppe initiale de 729,6 millions de dollars (410,7 milliards FCFA), ce plan vise à soutenir la sécurité alimentaire, la nutrition et la résilience agricole du Cameroun, tout en contribuant à l’atteinte de l’Objectif de développement durable numéro 2, « Faim Zéro ». « Il est clair qu’aujourd’hui, sans financement additionnel, nous ne pourrons pas garantir la continuité de nos programmes », a martelé Gianluca Ferrera. Le message est adressé autant aux bailleurs bilatéraux qu’aux institutions multilatérales. Le gouvernement camerounais, pris en étau entre ses propres contraintes budgétaires et la pression sociale, ne dispose pas de la capacité d’absorber seul le choc.

Extrême-Nord: 10 otages libérés par les Forces de défense et de sécurité

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Dénouement heureux pour dix personnes qui étaient en captivité dans la localité de Waza. Le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, a annoncé au cours d’une conférence de presse à Maroua, la libération de dix otages par une équipe mixte des forces armées nationales camerounaises. Parmi, quatre des cinq enfants d’Annie Florentine Nga, enlevés le 13 août dernier sur la Nationale N°1, entre Maroua et Kousséri, dans la localité de Zigagué, arrondissement de Waza. « Les enfants kidnappés et amenés en profondeur au Nigeria, à environ une vingtaine de kilomètres, ont été libérés. Depuis une semaine, nos forces se sont mobilisées : le BIR, la gendarmerie, la police et la force multinationale ont ratissé le terrain et contraint les hors-la-loi à relâcher ces enfants. À l’heure où je vous parle, dix d’entre eux sont au camp du BIR. Ils subissent des examens sanitaires et d’autres vérifications. Ils sont désormais sains et saufs », a déclaré le gouverneur.

Mais tous n’auront pas la chance de retrouver leurs familles, vivants : « Malheureusement, l’un d’eux a perdu la vie. Nous reviendrons ultérieurement sur ces détails », a-t- indiqué. Et de fait, Easy Brayant Jean Bessala (19 ans), l’aîné des cinq enfants d’Annie Florentine Nga, ne fait pas partie des otages libérés. Peu après leur enlèvement, ses frères et sœurs avaient annoncé que les ravisseurs avaient tué par balle leur frère, pour faire pression sur la famille à qui elle demandait de l’argent. Initialement 50 millions de francs CFA, avant de réviser à la baisse face aux supplications de la dame éplorée. Les ravisseurs exigeaient désormais 5 millions de francs CFA pour libérer les quatre autres enfants.

Collecte d’argent

Perturbée, Annie Florentine Nga qui était allée rencontrer le gouverneur du Centre, n’avait jusqu’ici pas pu trouver une oreille attentive auprès du gouvernement, en termes financières. Finalement, un lanceur d’alertes au surnom de Nzui Manto, a lancé une collecte de fonds sur les réseaux sociaux, et a obtenu un peu plus de six millions de francs, en quelques heures. L’homme a annoncé avoir versé la somme collectée à dame la veille : « la dame n’avait pas encore versée cet argent car elle attendait qu’ils lui communiquent le contact par lequel envoyer cet argent».

Les forces de défense et de sécurité ont donc su jouer leur partition, pour un dénouement heureux. Malgré la douleur de la perte de ce citoyen qui comptait venir rendre un dernier hommage à titre posthume à sa grand-mère décédée il y a à peine une semaine avant leur enlèvement. Cet hommage n’aura jamais lieu pour ce dernier qui a plutôt rejoint son aïeule dans l’au-delà.

L’on annonce au passage l’interpellation de cinquante personnes, sur la base des enquêtes jusqu’ici menées par les fins limiers de l’Etat spécialisés en la matière.

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