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Minesup/Recrutement d’enseignants : Des recalés dénoncent fraudes, frustrations et copinage

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Une foule campe devant les services du ministre de l’Enseignement supérieur depuis ce samedi 14 décembre 2019 à Yaoundé. Ces près de 150 personnes y ont passé la nuit. C’est une partie du collectif des docteurs et détenteurs de PhD non recrutés par l’Etat du Cameroun. Ils sont venus dénoncer leur non recrutement dans le cadre du projet présidentiel de recrutement de 2000 enseignants détenteurs de doctorats et de Phd dans les universités d’Etats. La première phase du processus ayant abouti au recrutement de 1080 jeunes camerounais dans les différentes universités d’Etat du Cameroun. En foi, la liste rendue publique vendredi dernier nuitamment.

« Cette liste trahit la tricherie qui a entouré les sélections», dénonce un candidat recalé. Regroupés autour de Dr Moustpaha Moncher Nsangou, le président de leur collectif, les contestataires crachent leur venin : « Moi, j’ai encadré beaucoup de jeunes doctorants qui pour certains n’ont soutenu que récemment et je suis surpris qu’ils soient recrutés alors que je ne le suis pas», trouve curieux Patrick Djampa. Ils sont nombreux dans cette situation. « C’est plus compliqué chez moi car je suis à la limite d’âge et je n’ai pas été retenue. Ce qui fait que je n’ai plus d’autre chance après ça», se plaint Brigite Lekane. Celle-ci est la bête noire du président du collectif. «Il ne faut pas qu’elle manipule les autres. Les critères ont été définis clairement. Maintenant, elle veut entraîner tout le monde dans sa situation », lui reproche Dr Nsangou. « De quoi parle-t-il ? J’ai contribué au choix de certains candidats, et me voici oubliée. Quoi qu’il en soit, le président de la République a demandé de recruter tous les PhD sans emploi», lui rappelle celle-ci. Déterminée à faire entendre sa voix, cette dernière compte aller jusqu’au bout de son action pour se faire recruter. Une porte reste ouverte. Au départ, il était prévu le recrutement de 1000 candidats pour le première phase, ensuite 500 pour la deuxième et autant pour la 3ème phase. Le tout sur trois ans. Puis, à la première étape, l’on est allé à 1082 candidats. Sauf que « la liste compte de nombreux doublons, et nous demandons que non seulement la prescription présidentielle soit respectée, mais aussi, que les personnes atteintes par la limite d’âge soient recrutées en remplacement des candidats retenus doublement», insiste un radical.

Marche de remerciement

Une partie du problème revêt une connotation tribale. « Pourquoi n’a-t-on rejeté e priorité que les Bamiléké ?» se demande un des recalés, voyant un règlement de comptes à coloration politique. « Ce n’est pas un hasard. Nous payons un prix que nous ignorons, mais il y a une réalité qui saute à l’œil : les recalés sont prioritairement d’une même région», souligne un mécontent. Le président du Collectif en a une réponse : « 65% des candidats étaient originaires de l’Ouest. Ce qui suppose que même si on prenait tous les candidats de l’Ouest, tous ne seraient pas pris », explique Moustapha Moncher Nsangou. Et d’ajouter que « l’Ouest et le Centre ont une majorité obèse dans les chiffres retenus jusqu’à présent». Pas de quoi convaincre les radicaux : « A l’Iric, certains ont été retenus sans avoir répondu à tous les critères, ni avoir passé toutes les étapes du processus, pendant que d’autres candidats recalés avaient pourtant rempli toutes les conditions », remonte à la charge, un autre. Le leader a du répondant : « les gens oublient que les critères n’étaient pas les mêmes dans toutes les universités. »

Une marche programmée par les services du Minesup pour « remercier » le chef de l’Etat pour sa « magnanimité » en faveur des jeunes titulaires du Doctorat et du PhD divise le collectif. « Pourquoi allons-nous marcher ?» demande un mécontent. « Les gens ne sont pas obligés de marcher », répond Dr Moustapha Moncher Nsangou, président de leur collectif des candidats au recrutement. « Pourquoi vous n’étiez pas avec nous la nuit ? Nous n’avons pas le même sort », lui rétorque une autre voix. « Je suis dans une situation embarrassante. Je ne peux pas vous lâcher parce que je suis le leader choisi au départ et j’ai le devoir de me battre pour tous ; mais je ne peux non plus me mettre à combattre le gouvernement. Mon rôle est de porter le message de tous. Il ne faut pas oublier ; certains croient que le groupe est divisé. Faux : le groupe est toujours uni. Il y a une situation qui ne pouvait pas ne pas arriver : c’est que tout le monde n’a pas été retenu. Même au terme du processus, il y aura toujours des frustrations, puisque les candidats sont plus nombreux que le nombre de places », essaie de recadrer Dr Nsangu Moncher.

Peine perdue. L’homme est étiqueté désormais comme un « pion » du gouvernement auprès de ses camarades pour les distraire. « Il y a des choses que je ne peux pas dire de ma position. Mais je voudrais remettre les choses au clair. Il était prévu une marche de remerciement au chef de l’Etat pour le recrutement ; et c’est normal, on ne manque jamais de dire merci, mais en Afrique, quand on dit merci, c’est qu’on redemande. Donc il est question pour nous de dire merci demain au chef de l’Etat, mais en lui disant que nous ne sommes pas satisfaits», essaie d’expliquer le leader du collectif désormais en lambeaux. « Là nous sommes d’accord. Faites votre marche et laissez-nous faire notre sit-in en paix car il n’est pas question pour nous de dire merci alors que nous avons été frustrés», s’oppose un des caciques. Mais dans l’ensemble, l’interface entre le collectif et les pouvoirs publics parvient à convaincre : « Après la marche, nous rencontrerons le ministre ; et nous devons y aller ensemble pour porter le message ensemble», assure Dr Nsangou. Obligé de lire en public la lettre initiée à l’intention des autorités gouvernementales, pour résoudre le problème qui se pose.

Développement du secteur rural: l’UE débloque un appui budgétaire de 33 milliards

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L’UE débloque un appui budgétaire de 33 milliards

Les réformes mises en œuvre au Cameroun dans les domaines du secteur rural et des finances publiques ne laissent pas indifférent l’Union Européenne (UE). Et pour marquer son soutien face aux résultats obtenus sur le terrain, elle vient à nouveau de débloquer un appui budgétaire de 33 milliards de francs CFA. La signature de l’avenant de la convention de financement au Contrat de Réformes Sectorielles du secteur rural a eu lieu le 16 décembre dernier, à Yaoundé. Cette convention signée entre le ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey et l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union Européenne, Hans-Peter Schadek, rentre ainsi dans le cadre du Programme Indicatif National du 11ème Fonds Européen de Développement. Elle va couvrir la période 2020-2021, en s’inscrivant dans la continuité de l’engagement de l’Union Européenne à la modernisation de l’action publique camerounaise. Ce financement supplémentaire de 33 milliards de francs CFA va s’effectuer en trois phases, soit deux décaissements de 24 millions d’euros chacun en 2020 et 2021, environ 16 milliards de francs CFA et une allocation de deux millions d’euros, soit un peu plus d’un milliard pour les réformes supplémentaires. Globalement, il est question « d’améliorer la qualité de la dépense publique et les conditions de base du développement des filières agro-sylvo-pastorales ». Les réformes envisagées, a-t-on appris, seront examinées à l’aune de l’exécution de la politique nationale de semences végétales, de la politique de santé animale et de santé publique vétérinaire ; de la mobilisation et de la transparence dans les taxes affectées aux secteurs cacao et bois.

La signature de cet avenant vient ainsi porter à 150 millions d’euros (plus de 93 milliards de francs CFA), sous forme de dons, l’engagement de l’appui budgétaire de l’UE sur la période 2017-2021.

Pour rappel, le Programme Indicatif National du 11ieme Fonds Européen de Développement (FED) a vu le jour après le sommet des chefs d’Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac) tenu à Yaoundé en décembre 2016. L’UE s’était engagée à soutenir le Cameroun dans la conduite des réformes structurelles à même de soutenir une croissance forte, inclusive et durable.

Junior Matock

71e journée internationale des droits de l’Homme: un colloque sur la justice pénale se tient à Yaoundé depuis hier.

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Plusieurs centaines d’experts des droits de l’Homme sont réunis à Yaoundé depuis hier. Jusqu’à ce jeudi, ces spécialistes des droits de l’Homme entendent fédérer leurs propositions, pour contribuer à l’amélioration de l’accès à la justice pénale au Cameroun. L’atelier organisé par l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme « trouve son importance du fait qu’il porte sur la justice pénale qui est l’une des rares qui met en jeu les droits fondamentaux de la personne humaine », a expliqué maitre Claude Assira, avocat au barreau du Cameroun. Pour le Politologue Aboya Manasse exposant, « Cet atelier qui met en perspective trois concepts importants, le droit, l’application et l’accessibilité, révise la qualité des textes qui constituent le droit au Cameroun et pose le problème de l’application la justice est inaccessible reste un problème a indiqué le politologue, pour lui, « les travaux de Yaoundé entendent donc explorer les pistes pour voir comment améliorer l’accessibilité à la justice, pour que la justice au Cameroun soit un acquis». Pour y parvenir, l’universitaire propose « que les magistrats prennent conscience de ce qu’appliquer la justice c’est une manière d’être conforme au droit ».
Les écueils
L’accès à la justice pénale reste un défi au Cameroun. Dans ses missions, Nouveaux Droits de l’Homme met la priorité dans la promotion des droits de l’Homme. L’ONG « s’intéresse particulièrement à la question de la justice pénale de manière spécifique, et d’avantage sur l’effectivité des droits de l’Homme dans la procédure pénale », a indiqué Cyrille Rolande Bechon, directrice exécutive de Nouveaux Droits de l’Homme. « Après avoir fait une étude sur le plan national sur la question d’accès à la justice pénale », a-t-elle relevé, « il y’a quelques bons points en termes consécration sur le droit international, car le Cameroun a ratifié un bon nombre d’instruments, mais il y’a beaucoup d’écueils à relever et sur lesquels il faut travailler pour rendre effective l’accès à la justice pénale. » Parmi les écueils, la directrice exécutive cite : la présomption d’innocence qui est foulée au pied par les acteurs de la justice ; le fait que les auxiliaires de justice ne rappellent pas aux justiciables leurs droits avant d’exécuter un mandat d’arrêt ; Pour elle, « il n’y a pas de société sans justice pénale ».
Sous le thème, « la justice pénale au Cameroun : le droit, l’application, l’accessibilité ». Ce colloque a été organisé à l’initiative de l’ONG Nouveaux Droits de l’Homme, en partenariat avec la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL), le Programme National de Gouvernance (PNG), le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la démocratie en Afrique Centrale et de l’Union européenne et l’appui technique du Centre CEFODEP.

Assemblée nationale : Une session extraordinaire convoquée

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L'urgentiste est très attendu sur le terrain

Un arrêté du président de l’Assemblée nationale, convoque les députés à une session extraordinaire du Parlement pour le 13 décembre 2019. Des assises suscitées par le président de la République, selon les prescriptions de la constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Rien n’est pour le moment précis sur l’ordre du jour de cette session extraordinaire. Toujours est-il que le caractère « extraordinaire » indique clairement qu’un seul sujet sera inscrit au menu de la session. Des supputations tournent autour des sujets qui préoccupent la nation ces derniers temps, notamment la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, mais aussi, des questions liées à la décentralisation. Tous des sujets qui ont intéressés les participants au Grand dialogue national (Gdn) convoqué du 30 septembre au 03 octobre dernier. Mais dont les résolutions tardent à être implémentées. Et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, vient d’inviter le Cameroun via la tribune du Conseil de sécurité des Nations unies, d’appliquer les résolutions du Grand dialogue national. Ces deux sujets qui ont motivé le choix du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de ne pas concourir aux législatives et municipales du 9 février 2020. Outre la non modification du Code électoral.

Paul Biya va-t-il travailler à décrisper le climat sociopolitique pour le moins tendu en cette fin d’année 2019. Rien n’est moins sûr. Le président qui reçoit tant de menaces que de soutiens de l’intérieur que de l’extérieur, quant à une sortie de crise durable dans les régions de l’ex rive gauche du Moungo.

Crédits bancaires : Les débiteurs insolvables désormais sanctionnés

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Le volume des créances douteuses, c’est-à-dire des crédits contractés et non remboursés par des particuliers auprès des banques et autres établissements de crédit commençait à inquiéter d’année en année. Selon des données officielles, lesdites créances s’élèvent à 554 milliards de francs CFA (15,4 %) pour les banques et 71,5 milliards de francs CFA (18,5 %) pour les établissements de micro finance. Des chiffres qui, selon des experts, sont « largement au-dessus de la moyenne mondiale qui, selon les données de la Banque Mondiale, est de 3,45 % (0,64 % en Suisse, 3,08 % en France, 2,84 % en Afrique du Sud) ». La récréation est donc désormais terminée. C’est en tout cas ce que laisse comprendre le projet de loi récemment introduit à l’Assemblée nationale. Il fixe certaines règles relatives à l’activité de crédit dans les secteurs bancaire et de la micro finance au Cameroun. Mais surtout les sanctions auxquels s’expose tout emprunteur indélicat.

Sanctions

L’article 20 de la loi susmentionnée prévoit qu’est puni « d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 100.000 francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui, de mauvaise foi, n’a pas remboursé le crédit qui lui a été accordé par un établissement assujetti », c’est-à-dire une banque, un établissement financier, établissement de micro finance et tout autre organisme dûment habilité à exercer les opérations de crédit. Bien plus, l’article 21 de ladite loi, fixe les amendes en fonction du montant du crédit octroyé au client. Concrètement, pour les montants de crédits non remboursés inférieurs ou égaux à cinq millions, les insolvables encourent une amende de 100.000 à un million de franc CFA. De même, pour les montants supérieurs à cinq millions et inférieurs ou égaux à 10 millions de francs CFA, les débiteurs indélicats s’exposent à une amende de un million à deux millions de francs CFA.

Par ailleurs, peut-on lire dans le projet de loi, pour les montants supérieurs à 10 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à 50 millions de francs CFA, le client devra payer deux à cinq millions de francs CFA. En outre, précise-t-on dans le document, pour les crédits supérieurs à 50 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à 100.000 millions de francs CFA, le client se verra infliger une amende de cinq à 10 millions de francs CFA. En plus, pour des emprunts supérieurs à 100 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à cinq cent millions de francs CFA, l’amende encourue se situe entre 10 et 25 millions de francs CFA. Dans la même veine, pour les crédits supérieurs à 500 millions de francs CFA et inférieurs ou égaux à un milliard de francs CFA, l’amende s’élève 25 millions de francs CFA à 50 millions de francs CFA. Enfin, pour ceux dont les montants de crédits sont supérieurs à un milliard, la sanction est de 50 à 100 millions de francs CFA. Il convient de souligner que ces sanctions peuvent également être prises en cas de non respect du moratoire accordé au client. Et ce n’est pas tout.

Faux et usage de faux

Les amendes infligées aux clients ne correspondent pas seulement aux crédits non remboursés, mais aussi à l’utilisation de faux documents dans le processus d’obtention d’un crédit. L’article 22 indique à cet effet qu’est puni « d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100.000 à cinq millions de francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui, avec l’intention de porter atteinte aux droits de l’établissement assujetti, fait usage ou tente de faire usage de faux documents dans le cadre de la conclusion d’une opération de crédit ». Aussi, pour tous ceux qui modifient un document relatif au crédit, seront également sévèrement puni. L’article 23 souligne qu’est puni « d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100.000 francs CFA à cinq millions de francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui, de manière frauduleuse, entraîne la suppression, la modification des données relatives au crédit ou cause une altération du fonctionnement du système de traitement de ces données ».

Par Junior Matock

Santé : VIH/Sida : des examens gratuits dès 2020

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Les personnes vivant avec le VIH/Sida ont des raisons de sauter au plafond. Dès janvier 2020, la gratuité des examens liés à leur prise en charge va s’ajouter à celle de leur traitement. Annonce faite par le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. C’était à l’occasion de la cérémonie de célébration de la 32e la Journée mondiale de lutte contre le Sida, à Yaoundé. « Excellente commémoration de la journée mondiale de lutte contre le Sida. Ensemble investissons dans la vie », a lâché le ministre de la Santé publique, sur son compte officiel Twitter.

Taux de prévalence en baisse

Selon Dr. Malachie Manaouda, le taux de prévalence du Sida au plan national est passée de 3,6 % en 2018 à 2,7 % cette année. Pourtant, beaucoup reste à faire malgré les bons points enregistrés grâce aux efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires. De l’avis du ministre de la Santé publique, il est temps d’accélérer la lutte contre cette maladie. « Le gouvernement et ses partenaires ont fait des efforts, mais cela n’est pas suffisant. Nous devons nous engager davantage. Afin d’envisager d’ici 2030 une possible éradication de la pandémie. Cela nous impose de sécuriser les progrès déjà accomplis et de relever les défis qui se posent pour que le maximum de Camerounais sachent quel est leur statut sérologique ; une fois que c’est fait, qu’ils soient mis sous traitement et prennent régulièrement leurs médicaments », a fait savoir Dr. Malachie Manaouda. Parmi les multiples stratégies de prévention régulièrement mises en place par le gouvernement, en collaboration avec ses nombreux partenaires, le ministre cite la disponibilité des traitements efficaces qui ont permis d’aboutir à la mise sous traitement de 303 000 personnes. Ainsi, apprend-on, selon les statistiques de juin 2019, près de 68 % de personnes estimées porteuses du virus connaissent leur statut sérologique.

Parmi elles, environ 70 % sont sous traitement. Alors que 22 % de personnes sous traitement ont fait un examen de charge virale pour 78 % de charge virale supprimée. Le secrétaire exécutif de l’Ong panafricaine, Synergies africaines contre le Sida et les souffrances a d’ailleurs profité de cette célébration pour vanter l’activité des pairs éducateurs qui sensibilisent les jeunes pendant la campagne « Vacances sans sida » depuis 17 ans. Non sans oublier de mentionner la distribution du matériel de sensibilisation aux responsables des clubs santé de plusieurs établissements scolaires. S’appuyant sur le thème de cette édition, « les communautés font la différence », le ministre prescrit une action commune, invitant toutes les communautés à additionner leurs efforts pour gagner le combat contre le VIH au Cameroun.

Par Jean Luc Fassi

Route Ebolowa-Akom 2-Kribi/Entrée Est de Douala : Les contrats de construction signés

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Les contrats commerciaux relatifs aux travaux de construction de l’axe Ebolowa-Akom II-Kribi et de l’entrée Est de la ville de Douala ont été signés le 3 décembre dernier, à Yaoundé, par le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi et les responsables des entreprises ICM SPA et Magil. Pour ce qui est du premier contrat, concernant l’axe routier long de près de 179 km, et servant de desserte du Port Autonome de Kribi, il a été signé entre le ministre des Travaux publics et le Directeur général de l’entreprise italienne ICM SPA. Cette signature intervient au terme de nombreuses discussions tenues sur un intervalle de plus de deux ans et qui ont porté sur les spécificités techniques de la route Ebolowa-Akom II-Kribi et le coût de construction y afférent. Cet accord matérialisé par la signature d’un contrat commercial, précède celle du contrat de marché et le démarrage des travaux sur le terrain. Le coût total des travaux est estimé à 127 milliards de francs CFA.

Pour ce qui est des travaux proprement dits, il est prévu une plateforme d’une largeur de 10 cm; la construction de deux chaussées de 3,5m de largeur chacune; deux accotements de 1,5m de largeur chacun; l’aménagement de deux trottoirs de 2m de largeur chacun. Le deuxième contrat relatif à l’exécution des travaux de la phase II de l’entrée Est de la ville de Douala, a été signé le 3 décembre 2019 entre le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi et le vice-président de l’entreprise canadienne Magil, Franck Mathière. Le contrat précise que les travaux de cette phase qui vont désormais s’exécuter sur la base d’un contrat Epcm, prévoient l’aménagement de 2 x 3 voies de 3,50 m, du point kilométrique 10 + 400 au point kilométrique 19 + 300; la construction de quatre giratoires; la construction des ouvrages d’art et d’assainissement dont un échangeur type Pipo au carrefour Yassa et un échangeur de type Spda à l’entrée du stade de Japoma; la construction des équipements urbains et publics; des travaux de signalisation routière; les aménagements paysagers et l’éclairage public. Le montant des travaux et du contrôle de ces derniers s’élève à 41 379 milliards de francs CFA. Il est également prévu l’aménagement des voies alternatives pour un montant de 2 172 milliards de francs CFA.

Par Junior Matock

Me Claude Assira : « Le refus de reporter les élections ne contribue pas à l’apaisement »

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Malgré les demandes incessantes de report des élections formulées par certains partis politiques, le gouvernement vient de confirmer qu’il y aura élections en février 2020. Quel commentaire vous inspire cette décision ?

Cette décision ne me surprend pas beaucoup. Notre personnel gouvernant est l’un des rares dans le monde qui considère ses initiatives comme des vérités absolues. De fait, je n’ai jamais vu le gouvernement camerounais prendre en compte des opinions émanant de ses adversaires politiques ou de son Peuple. Il recule peu sur la demande des autres acteurs politiques. Le centralisme excessif du pouvoir et son hyper concentration autour du président de la République font que lui seul peut décider de ce qui est bon ou pas, sans d’ailleurs risquer de s’aliéner l’adhésion de ceux qu’il aura contredits. Donc, seul le président de la République peut décider du report des futures élections et il le fera pour des raisons et à un moment qui relèveront de sa seule discrétion. Cela étant, je regrette profondément la décision du gouvernement qui ne contribue pas véritablement à l’apaisement auquel j’avais commencé à croire au sortir du Grand Dialogue National.

Pour réfuter ce report, le gouvernement évoque certaines dispositions légales du Code électoral et la Constitution. Ces arguments sont-ils juridiquement valables ?

Certes, pour l’Assemblée Nationale, le Gouvernement invoque notamment l’article 15 (4) de la Constitution de 2008 aux termes duquel « en cas de crise grave ou lorsque les circonstances l’exigent, le résident de la République peut, après consultation du président du Conseil Constitutionnel et des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, demander à l’Assemblée Nationale de décider, par une loi, de proroger ou d’abréger son mandat. Dans ce cas, l’élection d’une nouvelle assemblée a lieu quarante (40) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l’expiration du délai de prorogation ou d’abrègement de mandat ». En d’autres termes, pour le gouvernement, une prorogation ne serait possible qu’en cas de « crise grave » ou « lorsque les « circonstances l’exigent » et cette prorogation ne peut excéder quatre mois calendaires. Mais ici, le gouvernement ne semble invoquer la loi et la Constitution que quand ça l’arrange. J’ai dans le souvenir de nombreuses dispositions constitutionnelles violées par le même gouvernement sans que cela n’émeuve les autorités qui font ces affirmations aujourd’hui. Vous aurez d’ailleurs remarqué au passage qu’ils n’ont pas peur de se contredire en citant une disposition qu’ils ont déjà allègrement violée puisque, nonobstant l’article 15, les prorogations successives auront dépassé seize (16) mois depuis octobre 2018 au lieu des quatre prévus par le texte suprême. En quoi une nouvelle prorogation eût-elle été scandaleuse ? Par ailleurs, le parlement est la représentation nationale, l’émanation et le réceptacle de la volonté populaire. Ce qu’il aurait décidé se vaudrait par lui-même puisqu’il est le législateur de sa propre légalité. Je pense qu’il était juridiquement envisageable de demander au parlement qui siège en session ordinaire au moment où se posent cette question ou même de le faire en session extraordinaire comme le prévoit la loi fondamentale, de suspendre provisoirement l’article 15 (4) dans l’attente d’un consensus politique, lequel semble subordonner à la question de la paix dans les régions du Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. Pour les conseillers municipaux, le gouvernement prétend que l’article 170 du Code électoral interdit formellement toute prorogation, « même en cas de nécessité ». On remarquera que le texte ne dit rien sur la « crise grave » qui reste donc un motif pouvant justifier un report. Personne ne pourrait raisonnablement soutenir que la crise persistante depuis trois ans dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et sa cohorte de conséquences, dont certaines impactent inéluctablement le processus électoral, ne constituent pas une « crise grave ». Je m’interroge enfin sur la logique qui consiste à considérer que le mandat des conseillers municipaux serait plus sacré que celui des députés qui permet lui des aménagements.

Certains observateurs estiment quant à eux que la demande de reporter les élections, notamment pour la paix au nord-ouest et dans le sud-ouest, n’est pas un problème de droit. il s’agit d’une affaire d’intérêt national. Quel est votre avis sur la question ?

Bien sûr qu’ils ont raison. Il est apparu que des raisons juridiques pouvaient justifier ce report. Mais, au-delà des raisons juridiques, il y en a d’autres qui justifieraient le report, au nombre desquelles la justice électorale et l’intérêt national. Le droit n’est pas la justice et dans certaines circonstances, le droit conduit même à l’injustice. En l’espèce, une grande partie de l’électorat de l’opposition se trouve dans les parties en conflit qui ne seront pas en mesure de connaître un scrutin normal. Par souci d’équité et de justice, le gouvernement devrait suspendre le processus et reporter les élections. De la même manière, pour des raisons politiques, il eut été pertinent de donner tout son sens au Grand Dialogue National organisé à grand frais et à grand renfort de publicité. Si le but de ces assises était d’arriver à une normalisation de la situation dans ces deux régions, pourquoi ne pas attendre qu’il soit concret et que les populations aient la possibilité de faire librement connaître leur choix en toute sécurité ?

En refusant de reporter les élections, le gouvernement n’est-il pas en train de banaliser les arguments évoqués par les parties de l’opposition, notamment le retour à la paix dans les régions anglophones ?

Bien sûr. Mais, cette banalisation est dangereuse. Dans la situation actuelle, les élections couplées municipales et législatives de 2020 seraient à l’image de la présidentielle de 2018, c’est-à-dire une consécration de la partition de fait, de la zone dite anglophone. Je ne pense pas que ce soit cela le « Statut Spécial » que le Grand Dialogue National a voulu pour ces régions.

Réalisée par Joseph Essama

Boycott : Jusqu’où peuvent aller le Sdf et le Pcrn ?

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La position du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) ne sera pas connue avant la décision du Conseil électoral. « Nous continuons à attendre la réponse du Conseil électoral qui a jusqu’au 11 décembre pour statuer sur notre requête. Nous n’avons pas saisi le gouvernement, nous n’attendions donc pas sa réponse. Le Code électoral dans son article 10 alinéa 2 stipule que le Conseil électoral  »examine les dossiers de candidature et publie la liste ou les listes définitives des candidats à l’élection présidentielle, aux élections législatives, sénatoriales, régionales et municipales », c’est donc ce conseil qui a qualité de veiller au respect de la loi électorale et non le gouvernement », a déclaré Armand Okol, directeur de cabinet de Cabral Libii, à la suite de la conférence de presse donnée lundi dernier par les ministres de la Communication et de l’Administration Territoriale . Au cours de cet entretien avec les journalistes, Paul Atanga Nji s’est voulu clair : « il ne s’agit pas d’un jeu d’enfant. Les dispositions légales en la matière sont claires. Elles imposent quinze jours après la convocation du corps électoral à chaque parti politique pour déposer ses listes de candidature. Aucun parti n’est exempt du respect de cette règle. L’on ne peut pas demander une chose et son contraire. L’on ne peut demander aux pouvoirs publics de violer la loi en la matière. Celle-ci s’impose à tous les acteurs électoraux qui devaient travailler en fonction du calendrier électoral, et notamment du fait qu’au bout de deux prorogations, en ce qui concerne les municipales, il allait désormais être difficile de demander une nouvelle prorogation », avait déclaré le ministre de l’Administration Territoriale face aux hommes de médias. Des propos vraisemblablement adressés à Cabral Libii qui avait demandé 15 jours supplémentaires pour acheminer auprès d’Elecam ses dossiers de candidature ayant rencontré des difficultés. Son parti avait avisé qu’en cas de refus de prolongation des délais, il pourrait s’abstenir de participer aux élections. Depuis la semaine dernière, le Pcrn a introduit une requête écrite auprès du Conseil électoral et attend toujours que celui-ci se prononce sur la recevabilité ou non de sa requête. Si le Conseil électoral ne décide pas avant les 10 jours qu’il a pour étudier les dossiers, ou alors s’il se prononce contre la requête du Pcrn, le parti de Cabral Libii va d’abord « se concerter avec ses coordinations locales avant de décider s’il va ou pas aux élections », a confié à Defis Actuels, un membre du directoire du Pcrn.

Après la sortie du gouvernement qui a réfuté un possible report des élections, la position du Social Democratic Front reste « inchangée » a déclaré Jean Robert Wafo, porte-parole de cette formation politique. Son parti avait déjà annoncé qu’il n’ira pas aux élections si la crise sécuritaire persiste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Répondant à cet argument au cours de leur rencontre du 2 décembre dernier avec la presse, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale a jugé que « ceux qui évoquent la situation des régions du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest pour ne pas aller aux élections, font une fuite en avant. C’est un argument fallacieux qui ne repose sur rien. Si nous allons aux élections, convoquées par le chef d’État, ça veut dire que toute évaluation faite, ces élections sont possibles et peuvent se tenir dans des conditions de sérénité et de tranquillité. »

« Un boycott sans incidence sur les élections »

Même si ces deux formations politiques n’ont pas encore dit sur quel pied elles vont danser au cas où leurs requêtes ne sont pas prises en compte, certains analystes craignent déjà qu’elles suivent le vent de boycott déjà lancé par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Un boycott qui « donnera moins d’engouement à ces élections », analyse Patrick Medza, historien des élections au Cameroun. Même si le SDF et le Pcrn suivent les pas du MRC, il y aura élection, tranche le politologue Stéphane Zanga. Selon lui, « Le SDf et le Pcrn ne sont pas les seules formations politiques de l’opposition. Le Pcrn de Cabral Libii est à sa première participation aux élections locales, son poids politique reste à démontrer. Il a au contraire intérêt à y prendre part pour continuer à exister politiquement. Le SDF est quant à lui en agonie, son résultat lors du dernier est une parfaite illustration et son fief électoral du Nord-Ouest et Sud-Ouest est en crise. Le boycott de ces deux partis politiques n’aura donc pas un très grand impact sur la qualité du scrutin. En revanche, grâce à ces défections, nous risquons de noter une montée en puissance de certaines formations politiques qui jusqu’ici n’étaient pas connues du grand public », conclut-il.

Par Joseph Essama

Inflation : Bamenda, ville la plus chère du pays

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D’après les chiffres récemment publiés par l’Institut National de la Statistique (INS), l’augmentation des prix à la consommation a globalement touché les villes du Cameroun, à l’exception de celle de Maroua, dans l’Extrême-Nord. Dans cette mouvance, la ville de Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest détient le maillot jaune. Les données publiées par l’INS indiquent qu’avec 4,8 %, cette ville enregistre désormais la plus forte hausse. Elle est suivie de Buea, autre ville affectée par la crise dite anglophone qui affiche quant à elle 2,9 %. De l’avis de certains spécialistes, la persistance de cette crise sociopolitique a donné lieu à l’abandon des plantations agricoles par les populations des zones susmentionnées. Celles-ci fuyant leurs villages du fait des exactions perpétrées par les groupes sécessionnistes. La désertion involontaire des champs, poursuivent ces spécialistes, a conduit à la perte de quantités importantes de produits vivriers généralement destinés à la consommation et au commerce.

DouaLa : les produits frais dictent leur prix

Dans la liste des produits qui ont contribué à la hausse des prix dans la capitale économique figurent en bonne place les produits frais. D’après l’INS, ces produits ont principalement participé à hauteur de 6,6 % à l’augmentation des prix dans la ville. A cela s’ajoutent les prix des restaurants et hôtels (+3,9 %), des articles d’habillement et chaussures (+3,6 %) ainsi que des biens et services (+4,4 %). Par ailleurs, apprend-on toujours de l’INS, les prix des biens importés ont augmenté de 3,0 % et ceux des produits locaux de 2,3 %. Cependant, les prix de l’énergie quant à eux ont reculé de 3,6 %.

Les autres villes, apprend-on de l’INS, ont enregistré une hausse inférieure au niveau national. Il s’agit notamment de Bafoussam (2,2 %), de Ngaoundéré (2 %) et de Garoua (1,6 %).

Solutions

Face à cette flambée générale des prix, l’INS a formulé des solutions à l’intention du gouvernement. Cette institution suggère que le gouvernement poursuive sa politique de lutte contre la vie chère notamment par « le maintien de son soutien aux services sociaux de base ; le contrôle de l’application des prix homologués des produits de première nécessité à l’instar du riz, du poisson, du sucre et les actions d’apaisement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Aussi souligne-t-elle qu’en dépit de quelques incertitudes depuis l’incendie subi par la Société Nationale de Raffinage (Sonara) dans la nuit du 31 mai 2019 et qui a entraîné l’arrêt de la chaîne de production, « les prix des produits pétroliers sont restés inchangés et ne devraient pas changer à court terme, en raison du maintien des prix du carburant à la pompe », Toutefois, écrit l’INS, « des tensions sur les prix pourraient se poursuivre en raison des risques réels du ralentissement de l’économie lié au durcissement des conditions de sortie de devises ; des inondations ayant détruit les cultures et décimé le bétail à l’Extrême-Nord, et de la persistante de l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest avec pour conséquences la baisse de la production nationale et des perturbations dans l’approvisionnement des marchés ». Au regard de ces facteurs, prévient l’INS, « à l’approche des fêtes de fin d’année, et en l’absence des actions prises pour juguler, à plus ou moins brève échéance, la crise des devises et les actions spéculatives des distributeurs/commerçants, l’inflation pourrait avoisiner 2,7 % en fin 2019 ».

Par Junior Matock

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