C’est pour la troisième fois consécutive, que Paul Patrick Biffot, l’ambassadeur du Gabon au Cameroun s’exprime au nom du cops diplomatique. Au cours de son discours lors de la cérémonie de présentation des vœux au chef de l’Etat camerounais, le 09 janvier dernier, le diplomate gabonais s’est dit fier des efforts consentis par Paul Biya pour un retour à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Vous avez convoqué la tenue d’un Grand Dialogue National inclusif aux problèmes posés qui sont une menace à l’unité du pays et au vivre ensemble entre les Camerounais. Le corps diplomatique se réjouit et vous félicite de la bonne tenue de ce Grand Dialogue National signe majeur d’apaisement à cette crise, qui a réuni les Camerounais de bonne volonté épris de paix, d’amour et de quiétude pour leur pays », s’est-il réjouit. « Le corps diplomatique met beaucoup d’espoir sur les recommandations issues de ce grand dialogue et salue le début de leur mise en œuvre effective. Nous pouvons déjà apprécier les dispositions juridiques figurant dans la loi portant Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées, qui marquent inéluctablement un nouvel envol dans la bonne marche du pays » a-t-il ajouté. Pour le diplomate gabonais, Paul Biya vient de « prouver une fois de plus au monde entier qu’il est (NDLR) toujours à la hauteur des défis importants causés au Cameroun au cours des quatre dernières décennies ». « Permettez-moi a-t-il dit, de vous redire que la tenue du Grand Dialogue National est venue apaiser un climat difficile et a aidé à décrisper la situation… Nous attendons de voir des progrès rapides dans les voix de la paix car ce grand dialogue a été salué par toutes les institutions nationales et celle de la communauté internationale », a poursuivi l’ambassadeur gabonais. Le doyen du corps diplomatique a par la suite encouragé le gouvernement à poursuivre la voix du dialogue en ayant à l’esprit ses précieux acquis que sont « le bilinguisme et le multiculturalisme ».
Pour une élection transparente.
A un mois jour pour jour de la tenue des prochaines élections municipales et législatives, le doyen du corps diplomatique a émis son vœu de voir le Cameroun organiser une élection transparente. « Nous suivons avec intérêt les dispositions prises pour l’organisation des élections législatives et municipales qui pointent à l’horizon. Il est à souhaiter que ces échéances électorales se déroulent dans les conditions optimales de sérénité et de transparence », a-t-il déclaré à la fin de son discours, avant d’émettre un autre vœu de voir le pays de Paul Biya réussir l’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) qui se joue au Cameroun en avril prochain.
Présentation des vœux: le corps diplomatique salue la réussite du Grand Dialogue National
Paul Biya plaide pour une lutte intensive contre le terrorisme
Le président de la République est déterminé à combattre le terrorisme. Il venait encore de le faire savoir lors de son discours au cours de la cérémonie des vœux au palais d’Etoudi. Répondant au doyen des membres du corps diplomatique qui avait pris la parole avant lui, Paul Biya a appelé les pays du bassin du lac Tchad à intensifier la lutte contre le terrorisme. « C’est l’occasion pour moi de lancer un appel fraternel à tous les pays du bassin du lac Tchad, affectés (par le terrorisme NDLR), afin qu’ils se remobilisent et redoublent d’efforts pour mettre définitivement ces terroristes hors d’état de nuire », a fermement lancé Paul Biya, devant un parterre de diplomates présents à la cérémonie. Pour le chef de l’Etat camerounais, « la décennie qui vient de s’achever tout comme l’année que nous venons de vivre ont été marquées par de grandes menaces sur la paix et la sécurité internationales. Face à d’énormes défis posés à l’humanité tout entière, et qui ont pour nom terrorisme, changements climatiques, mouvements migratoires, montée du populisme, etc., la communauté internationale a engagé de multiples efforts pour trouver des solutions. Mais, hélas, beaucoup reste à faire ». Paul Biya pense que le terrorisme s’est accentué ces dernières années, du fait d’un manque de solidarité à l’échelle internationale et craint que « ce fléau ne s’étende… en Afrique et particulièrement à la zone sahélienne où la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad sont déjà touchés ». Profitant de l’occasion, le chef de l’Etat a salué les pays qui mettent la main à la patte pour lutter contre le terrorisme. « C’est l’occasion pour moi de saluer les efforts des Etats du G5 Sahel qui déploient d’énormes efforts pour neutraliser les terroristes. Je rends également hommage à la France dont les contingents participent courageusement à la lutte contre les djihadistes dans le cadre de l’opération Barkhane », a-t-il déclaré. Tout en réaffirmant que : « le Cameroun, de son côté, conjugue ses efforts avec tous les pays voisins du bassin du lac Tchad et les partenaires internationaux de bonne volonté, pour neutraliser la capacité de nuisance de la secte Boko Haram ».
Appel à la solidarité internationale
Poursuivant son discours, le président de la République s’est montré préoccupé par les problèmes qui secouent le continent africain et n’a pas manqué d’appeler à la solidarité de la communauté internationale. Cette « solidarité est d’autant plus nécessaire que nos Etats en développement ont besoin de davantage de ressources financières pour construire des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, énergétiques et industrielles pour leur développement. Ces réalisations favorisent la création de nombreux emplois susceptibles de détourner notre jeunesse de l’aventure vers d’autres continents, et de nous éviter le drame qui fait de la mer Méditerranée un grand cimetière hideux en ce début du 21ème siècle », a-t-il expliqué.
Plaidoyer pour une mondialisation plus humaine
Face aux problèmes que connait le monde, Paul Biya s’est voulu plus pragmatique. « Le monde peut-il continuer à évoluer dans un contexte de « guerre commerciale », de méfiance entre les Etats, d’incompréhension entre gouvernants et gouvernés ? », a-t-il demandé s’adressant à la communauté internationale. Répondant par la négative à sa propre question, Paul Biya a estimé « que seule une conférence internationale au plus haut niveau pourrait jeter les bases de « l’acte II de la mondialisation », selon les termes d’un éminent politologue, c’est-à-dire une mondialisation qui mette l’homme et son environnement au cœur de toute activité économique ».
Joseph Essama
Can 2021 : Les dessous de la visite d’Ahmad au Cameroun
Ahmad Ahmad veut voir clair sur l’état d’avancement des préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. Le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) va à cet effet effectuer une visite au Cameroun les 13, 14 et 15 janvier 2020. Le dirigeant malgache sera accompagné à cette occasion par une importante délégation de hauts dirigeants de l’institution faîtière du football africain, d’experts et de légendes du football de renommée mondiale. Durant son séjour, informe le ministre camerounais des Sports dans un communiqué, la délégation de la CAF aura d’importantes concertations et réunions avec les autorités du Comité local d’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2020 et de la CAN 2021. Et à l’issue de ces rencontres de travail, « d’importantes décisions relatives à l’organisation » de ces deux compétitions « seront prises », annonce Narcisse Mouelle Kombi. « Par ailleurs ajoute-t-il, la révélation des visuels du Chan Total Cameroun 2020 sera faite le 15 janvier 2020 au cours d’une soirée spectacle, en présence des officiels de la CAF ».
C’est pourtant la première fois que le président de la CAF fait partie d’une mission d’inspection des chantiers d’une compétition continentale. La visite d’Ahmad au Cameroun n’a donc rien d’anodin. Le dirigeant malgache sera attendu sur des questions comme le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, après qu’il ait annoncé, au sorti d’une audience avec le chef de l’Etat Paul Biya le 2 octobre 2018, que «La CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN [2019] du Cameroun ». Le patron du football africain devrait aussi apporter des clarifications sur la position de l’Algérie qui martèle avec insistance que la CAF lui a demandé de se tenir prête à accueillir la CAN 2021 en cas de retrait de l’organisation au Cameroun.
Vers un autre glissement de dates
Ahmad veut aussi être celui qui annoncera officiellement la date définitive du déroulement de l’édition 2021. Le calendrier de la CAN 2021 pourrait en effet changer. Initialement prévu en juin-juillet, le tournoi pourrait être ramené en début d’année, comme c’était la règle jusqu’en 2017. Interrogé par nos confrères de RFI, le président de l’instance africaine du football fait une annonce à ce sujet : « on connaitra la date de la CAN 2021 le 15 janvier prochain. Nous allons nous réunir au Cameroun et prendre cette décision avec les représentants de l’Etat camerounais et ceux du football africain ». Dans l’hypothèse la plus probable d’une CAN 2021 en début d’année, le patron du football africain ne verrait pas cela comme un retour en arrière après une édition estivale en 2019 en Egypte.
Ahmad : « il y a toujours des arrangements ».
« En Afrique, l’été au nord du continent n’a rien à voir avec l’été au sud. Il faudrait que quelqu’un vérifie ma déclaration au symposium de Rabat au moment où nous avions annoncé une CAN à 24 en juillet. J’ai toujours dit que nous devions être flexibles par rapport à la météo », assure Ahmad avant d’évoquer le risque d’embouteillage dans le calendrier avec le nouveau Mondial des clubs de la FIFA qui aura lieu en juillet 2021. « Vous savez, il y a toujours des arrangements, il y a toujours des discussions entre les différents responsables du football mondial. Nous allons nous mettre autour d’une table et trouver des solutions », a assuré le dirigeant malgache.
Par Arthur Wandji
Chantiers de la Can 2021 : le doute persiste
A priori, il n’y a pas lieu de craindre un autre « glissement » du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2020 et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, que devrait organiser le Cameroun. Le CHAN est presque déjà un acquis ; parce que la période de sa ténue est déjà arrêtée, et qu’il ne reste plus que le tirage au sort de la phase finale de la compétition. Aussi, la Confédération Africaine de Football (CAF) a déjà retenu les stades devant accueillir le tournoi. En revanche, la CAN n’est pas encore (officiellement) camerounaise. Le Comité exécutif de l’instance africaine du football n’a pas encore pris une résolution définitive pour attribuer 2021 au pays des Lions Indomptables, vainqueur de l’édition 2017 au Gabon. Du coup, l’accord-cadre ne peut être signé.
Entre doute et pression
Au Cameroun, d’aucuns redoutent un tacle irrégulier que préparerait Ahmad contre la nation vert-rouge-jaune. « Une bonne organisation du CHAN 2020 qui se tiendra au Cameroun du 4 au 25 avril pourrait lever toute incertitude concernant l’organisation de la CAN 2021 », déclare une source à la CAF citée par orangefootballclub.com. La CAF voudrait donc d’abord voir le Cameroun à l’œuvre dans un test mineur. Toujours est-il que l’incertitude réside encore sur la disponibilité des stades en chantier. C’est là que le Cameroun avait perdu déjà l’organisation de la dernière CAN. La CAF vient de se rendre compte des conditions climatiques en juin-juillet, et envisage de revenir à l’ancienne période que défendait Issa Hayatou, contre la volonté de l’Union Européenne de Football Association (Uefa). Ce qui accentue la pression sur le Cameroun qui peine à faire avancer ses chantiers. Les grèves et batailles de positionnement prenant le pas sur l’avancée des travaux. Et pourtant, il se dit qu’Ahmad Ahmad arrive à la tête de l’équipe d’experts pour personnellement « juger l’évolution des travaux ». Si la plupart des infrastructures sportives notamment, sont prêtes ou en voie de l’être, la grosse inquiétude réside cependant sur le chantier du Complexe Sportif d’Olembe, sensé abriter le match d’ouverture et la finale de cette CAN 2021.
Officiellement, les autorités camerounaises en charge des Sports ne donnent aucun chiffre sur le taux de réalisation des travaux de construction du Complexe basé à Yaoundé. Alors qu’officieusement, certaines sources avisées croient savoir que beaucoup reste à faire et que les retards sont énormes. Un peu trop même. Ce qui explique qu’en date du 29 novembre 2019, le ministre camerounais des Sports et de l’Education physique a mis un terme au contrat de l’entreprise italienne Gruppo Piccini qui avait la charge de construire ce Complexe, et de confier la suite des travaux au Canadien Magil Construction qui, depuis, s’est lancé dans une course contre la montre. « Toutes les infrastructures sportives doivent être prêtes d’ici la fin du mois d’avril », murmure une source à la CAF.
Rendez-vous le 15 janvier 2020
Entre temps, apprend-on, la date de la CAN sera connue le 15 janvier après la réunion entre la CAF et les autorités camerounaises. Ahmad Ahmad l’a annoncé sur les antennes de Rfi. Reste que la parole du patron du football africain tient très souvent le temps de sa prononciation. Et concernant le Cameroun notamment, l’homme a souvent opté pour l’attitude du caméléon, changeant au rythme des situations. La première visite officielle d’Ahmad Ahmad en tant que président de la CAF a laissé un triste souvenir. Après avoir rassuré les Camerounais sur le perron du palais présidentiel, que « il n’y pas de plan B pour la CAN 2019 au Cameroun », le successeur d’Issa Hayatou que Samuel Eto’o avait conduit chez le président Biya, avait pourtant retiré la compétition au Cameroun le 30 novembre 2018, longtemps avant l’échéance prévu pour un retrait au motif de retard dans les travaux d’infrastructures.
Recrutement des enseignants : les irrégularités qui ont conduit à la grève
Après 27 jours de grève, les enseignants recalés dans le cadre de la première phase de recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat, ont enfin rejoint leur domicile. Jacques Fame Ndongo ministre de l’Enseignement supérieur est allé jeudi dernier à la rencontre des grévistes. Ensemble ils sont tombés sur un compromis. « Notre ministre de tutelle a su trouver le bon compromis », a affirmé Brigitte Lekane, la chef de file du mouvement de grève. A 45 ans et après avoir enseigné pendant 13 ans comme chargée de travaux dirigés à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II, elle est la seule des 29 candidats de sa filière qui n’a pas été recrutée. Au motif que son âge avait dépassé l’âge limite requis (45ans). Pourtant, explique-t-elle, « plusieurs candidats nés en 1974 comme moi ont été recrutés ». Elle cite les cas des enseignants recrutés au département de sciences politiques et au département de physique à l’université de Buea, et d’un autre retenu dans la spécialité des sciences alimentaires à l’université de Ngaoundéré. Face à ce qu’elle considère comme une injustice, elle a décidé de se suicider le premier jour de la grève. Elle a eu la vie sauve grâce à l’intervention de ses collègues. Depuis ce jour, elle avait décidé de manifester jusqu’à ce que justice soit rendu. « Ce n’est pas une question de recrutement qui m’a amenée à faire la grève, explique-t-elle a compagnie de ses enfants qu’elle vient de retrouver. C’est une question d’injustice qu’il fallait dénoncer ». Comme elle, une cinquante de candidats recalés a campé pendant trois semaines devant la chancellerie des ordres académiques. Tous dénonçaient des irrégularités dans le processus de recrutement de la première vague des enseignants dans les universités d’Etat.
Profils non conformes.
Selon Rodrigue Tasse, le porte-parole du mouvement de grève, plusieurs candidats ont été recrutés alors qu’ils ne répondaient pas aux critères d’éligibilité. Le collectif dont il est la voix a dressé une liste des candidats détenteur d’un master II qui ont été recrutés, alors que l’opération concernait uniquement les titulaires de PHD.
En plus des candidats n’ayant pas le diplôme requis, d’autres déclarés inéligibles au départ ont finalement été admis dans certaines facultés. Un gréviste cite le cas d’un enseignant recruté au département de science de l’éducation de l’université de Yaoundé I, qui n’a pas été auditionné parce que son profil n’était pas conforme, mais son « nom est miraculeusement apparu sur la liste définitive ». Il y’a également le cas d’un candidat titulaire d’un master professionnel en science politique dont le dossier a été rejeté pour non-conformité et qui a été recruté à l’université de Yaoundé II. Même chose à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), au département de l’intégration et de la coopération pour le développement où un candidat a été retenu alors son dossier a été rejeté pour non-conformité.
L’on note aussi deux cas, de candidats recrutés dans les universités de Buea et de Ngaoundéré qui n’ont pas déposé de dossier.
Cooptation et soutenance précipitée.
Lors de la rentrée académique à l’université de Yaoundé II, Adolphe Minkoa She, recteur de cet établissement avait souligné le fait que depuis le lancement de l’opération de recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat, près de 500 thèses avaient été soutenues en une année seulement, contre le même nombre les 10 dernières années. Une flambée de soutenance qui s’explique, selon Aristide T, un des grévistes, par le fait que « certains maitres ont voulu parachuter leur protégés ». Son camarade Eric Libayong ajoute qu’en plus des intentions de cooptation, les soutenances ont aussi été précipitée du fait que plusieurs étudiants notamment les fonctionnaires ont monnayé pour que leur soutenance soit programmée avant la date limite des dépôts des dossiers. Ayant soutenu, « les mêmes ont encore corrompu les chefs de département afin que leur dossier soient bien classés », note-t-il. Un fait que ne nient pas les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur qui avouent que certains chefs de département en complicité avec les cadres du ministère ont exigé de l’argent aux postulants. Le cadre du ministère de l’Enseignement supérieur rencontré indique que « les montants déboursés variaient entre 1 et 3 millions ». C’est ainsi que l’on a pu découvrir certains cas à l’université de Yaoundé II, où certains étudiants avaient le même thème de recherche avec le même directeur de thèse. Ce phénomène a aussi fait que des étudiants soutiennent des thèses de 180 pages à la faculté de droit de l’université de Douala, alors que les normes exigent un minimum de 300 pages pour une thèse.
Joseph Essama
Recrutement des enseignants: pourquoi les grévistes ont lâché prise
La grève des docteurs recalés a pris fin jeudi dernier. Après 3 semaines de grève, les indignés de la première vague de recrutement de 2000 enseignants dans les universités d’Etat ont finalement accepté la main tendue de Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur. « Notre ministre de tutelle a su trouver le bon compromis pour résoudre notre problème, nos frustrations et la question de l’injustice qui a justifié notre présence ici depuis trois semaines », a affirmé Brigitte Lekane Mvomo, leader de la contestation, après avoir levé le mot d’ordre de grève. Les grévistes ont accepté de mettre fin à leur grève après une séance de travail avec le ministre de l’Enseignement supérieur. Ensemble, ils ont convenu sur « une possibilité d’absorption d’un maximum de docteurs PHD dans les remplacements numériques et le reste dans la deuxième phase de recrutement qui devra enrôler 500 nouveaux docteurs en 2020 », a expliqué Rodrigue Tasse, le porte-parole des enseignants grévistes.
Le mea culpa de Fame Ndongo
C’est en effet le 08 janvier dernier que cette solution alternative a été trouvée au cours d’une réunion de crise entre le Minesup et les huit recteurs des universités d’Etat. Réunion au cours de laquelle Jacques Fame Ndongo a reconnu des disfonctionnements dans la première phase de recrutement de 2000 docteurs dans les universités d’Etat. Cette rencontre a abouti avec la possibilité donnée aux recalés frappés par la limite d’âge (plus de 45 ans), de déposer leur candidature dans les universités de leur choix, pour le remplacement des enseignants décédés, révoqués, démissionnaires, ou ayant été admis en retraite. « Ils devront respecter la procédure classique liée au recrutement dans les universités d’Etat du Cameroun après l’ouverture imminente des postes par les recteurs et les vice-chancellor, afin de préserver l’excellence scientifique et la rigueur académique qui caractérisent le système universitaire camerounais et fondent sa réputation bien établie à travers le monde », indiquait le communiqué signé par Jacques Fame Ndongo. Selon un responsable du ministère de l’Enseignement supérieur, « près de 130 postes se vident chaque année dans les universités d’Etat ». A l’université de Yaoundé I, 48 postes se sont vidés au cours l’année 2019.
Joseph Essama
Numérique: Eocoli favorise le transport rapide des colis
C’est le dernier né des plateformes numériques. Il vient résoudre le problème de transport rapide des colis de l’Europe vers l’Afrique et de l’Afrique vers l’Europe. Concrètement, la plateforme Eocoli propose 3 étapes à ses utilisateurs : Télécharger l’application ; Créer un compte et compléter son profil ; Puis poster l’annonce d’envoi/transport de colis. Après cette étape, les utilisateurs peuvent se connecter et négocier, via l’application, les prix d’envoi des colis avec un partenaire qui va transporter le colis jusqu’à destination. Le transport de colis se fait uniquement par avion. Disponible sur Android, IOS et sur internet, cette application permet à ses utilisateurs de faire leur transaction à portée de doigt.
L’application Eocoli est téléchargeable via son site internet et les réseaux sociaux comme Facebook, instagram et tweeter. En quelques mois de fonctionnement, Eocoli n’est pas le dernier de la classe sur le marché de transport des colis vers l’Afrique. Elle a été favorablement accueillie par ses utilisateurs, qui pensent que « cette application est particulièrement rapide, fiable et sécurisé ». Des objectifs que ces concepteurs avaient déjà placés au centre du fonctionnement de la plateforme. « Nous accordons une grande importance à la « sécurité » des utilisateurs de la plateforme. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous leur recommandons de s’inscrire et de compléter leurs profils avec une photo. Le but étant d’instaurer un climat de confiance entre les deux parties d’une part, et de faciliter la communication d’autres parts », explique Peggy Manga un des concepteurs du projet. Outre la sécurité, Eocoli se veut fiable. « Tous les paiements se font à travers la plateforme. Dans le cas d’un envoi de colis par exemple, le transporteur ne reçoit son dû que lorsqu’il a cliqué sur “colis livré », indique Stephane Owona, un autre responsable du projet.
Conçu pour faciliter la vie entre les communautés, Eocoli couvre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ses promoteurs ne manquent pas d’ambitions : « dans les prochains mois, nous allons couvrir plus de trois continents ».
Par Junior Matock ( Défis Actuels)
Climat des affaires : Motaze réduit les contrôles fiscaux
Les chefs d’entreprises commençaient en avoir marre. Au point d’en être courroucés. Non sans saisir par correspondance le ministre des Finances, à l’effet de porter à son attention la gêne des opérateurs économiques à recevoir, à chaque fois et de manière chevauchée, des contrôles des services du Minfi. Notamment ceux de la Direction Générale des Impôts et des Douanes. Ces patrons d’entreprises peuvent donc avoir le sommeil paisible, car Louis Paul Motaze a accordé une oreille attentive à leurs récriminations. Au-delà de l’é- coute, il a adressé plusieurs une notes ses proches collaborateurs. A savoir l’inspecteur général des services de régies financières, l’inspecteur général des services administratifs et budgétaires, le directeur général des Impôts et le di- recteur général des Douanes. Dans ces correspondances, le Minfi relève pour s’en offusquer, la recrudescence des plaintes qui lui parviennent au sujet des multiples contrôles que subissent les entreprises, toute chose qui, souligne- t-il, est de nature à déteindre sur le cli- mat des affaires : « je suis régulière- ment saisi par les milieux d’affaires, qui dénoncent la récurrence des interventions et les chevauchements des con- trôles des services du département, un état de choses qui fait peser de graves risques sur le climat des affaires et la productivité des entreprises », écrit-il.
ARRETS DES CONTROLES INTEMPESTIVES
Dans la même lancée, le Minfi sonne le glas des contrôles intempestifs et de- mande aux inspecteurs généraux des services des régies financières, administratifs et budgétaires, de mettre un terme à ces contrôles nocifs : « j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir mettre fin à toutes les activités de contrôle diligentés par vos services et qui relèvent de la compétence des services opérationnels de la direction générale des Douanes, de la direction générale des Impôts et de la direction du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire ». Toutes les missions en cours dans ce cadre, martèle le Minfi, « sont par ailleurs purement et simplement rapportées ».
RATIONALISATION DES INTER-VENTIONS EN ENTREPRISES
Aux directeurs généraux des Douanes et des Impôts, Louis Paul Motaze écrit: « aussi ai-je l’honneur de vous demander, lors de la programmation des interventions en entreprises de vos services de contrôle, de veiller à une meilleure articulation avec les activités similaires […], la préférence devant être accordée dans ce cadre aux inter- ventions conjointes, qui permettent à chacune des administrations de procéder, en une fois, aux vérifications et à la collecte des données nécessaires à leur action ». Et ce n’est pas tout, le Minfi a complété son instruction en indiquant que « pour toutes les activités de contrôle ne pouvant, par leur nature ou par les contraintes juridiques qui leur sont propres, faire l’objet d’une programmation con- jointe, vous veillerez, sous la coordination du Secrétaire général, à mutualiser l’information avec les autres services du département, afin de prévenir les chevauchements de procédures ». Cette réaction du Minfi, de l’avis de certains analystes, va rassurer les milieux d’affaires et les confortes à l’idée que leurs plaintes sont prises en compte par l’Etat. Ceci est d’autant vrai en ce sens que ces contrôles pernicieux rentrent dans la catégorie des « tracasseries administratives » longtemps déplorées et décriées par les capitaines d’industries. L’une des dernières sorties en la matière étant celle effectuée par Célestin Tawamba le 18 mars dernier, lors du lancement du Cameroon Business Forum, instance de dialogue entre le secteur privé et le gouvernement. Ce dernier s’indignait en ces termes : « les chefs d’entreprises sont fatigués, épuisés face aux marchés qui se ferment, à l’accumulation de créances sur l’Etat, à la multiplication des tracasseries administratives ».

Retombées financières : Ce que le PAD attend de la RTC
Dans le cadre de l’exécution du cahier de charges qui sera le sien dès le 1er janvier prochain, la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) aura pour obligation de verser une partie des ressources financières issues de ses activités au Port de Douala-Bonabéri. Il est donc attendu d’elle 14 millions d’euros par an, soit plus de 9 milliards de franc s CFA, correspondant à la redevance fixe annuelle. Dans le même temps, la RTC est tenue de verser au Port Autonome de Douala (PAD), une redevance variable égale à 8 % du chiffre d’affaires hors pénalités de stationnement, ainsi qu’une quote-part de 50% du produit des pénalités de stationnement, selon l’article 22 du document signé par Shey Jones Yembe. Pour ce qui est des recettes de la RTC, elles seront issues de ses activités quotidiennes. Notons qu’entre 2005 et 2017, les volumes des marchandises manutentionnés ont plus que doublé, selon des données officielles. En effet, elles sont passées de 131,994 à près de 386, 370 EVP. En 2017 par exemple, 161 000 conteneurs d’importation et 136 000 conteneurs d’exportation ont été traités au PAD. En plus, on notait jusqu’ici plus de 151% de croissance de volume en 14 ans. San s oublier le fait que le taux annuel moyen de progression des trafics s’établit désormais à plus de 13%.
Aussi, d’après une autre source, l’entreprise dont le contrat arrive à terme le 31 décembre prochain a investi près de 50 milliards de francs CFA. Un investissement « largement supérieur aux engagements initiaux fixés dans la convention de concession qui est de 33 milliards de francs CFA », sou ligne-t-elle. Bien plus, le chiffre d’affaires de la société, est passé de 22,5 milliards de francs CFA en 2005 à près de 50 milliards en 2018. Aussi note-t-on que « l’équipement du terminal a été considérablement renforcé avec la mise en service d’un portique de quai, quatre portiques de parc et deux grues qui sont venues renforcer les deux portiques de quai d’origine ».
Par Junior Matock
Caf awards 2019 : Qui sont les meilleurs footballeurs de l’année?
Meilleur but de l’année : Ryad Mahrez (Algérie)
Meilleur entraineur hommes : Djamel Belmadi (Algérie)
Meilleur entraineur femmes : Desiree Ellis (Afrique du sud)
Meilleure sélection senior féminine : Cameroun
Meilleure sélection masculine : Algérie
Meilleure fédération : Egypte
Meilleur président de club : Moïse Katumbi (Tp Mazembe/Rdc)
Joueur Inter-clubs de l’année : Youcef Belaïli (Algérie/Al Ahly Djeddah)
Meilleur espoir africain de l’année : Achraf Hakimi (Maroc/Dortmund)
Le onze de l’année 2019
André Onana-Joël Matip, Kalilhou Coulibaly, Serge Aurier, Achraf Hakimi- Gana Gaye, Hakim Ziyech, Ryad Mahrez-Mohamed Salah, Sadio Mane-P. Aymerick Aubameyang















