samedi, mai 9, 2026
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Tristesse : Claude Ndam est mort

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La faucheuse a encore frappé dans le milieu des artistes camerounais Claude Ndam s’en est allé aux premières heures de ce in de souffrance juin Des sources concordantes parlent d’une mort « des suites de maladie » à son domicile au quartier Cité verte. Claude Ndam était malade depuis quelques mois. L’auteur de « U nguo ya ? » avait subi un Accident vasculaire cérébral (Avc) le 15 février dernier, qui l’a plongé dans un état d’inactivité. Une seconde fois qui n’a pas épargné la vie de l’homme. En effet, en 2010, Claude Ndam avait déjà été victime du même malaise et l’hôpital général de Yaoundé avait pu sauver sa vie. Une seconde fois, l’homme a pu braver la faucheuse, qui s’est vengée la 3ème fois.

La page est définitivement tournée pour cet artiste qui s’est lancé dans la musique dans les années 80. Même s’il s’essaie dans le jazz et le rock, Claude Ndam est davantage illustré dans le folklore de son Noun natal. Son titre « U nguo ya » est abondamment repris à travers le territoire national. L’artiste s’impose et inspire une jeunesse qui a plutôt réussi : Sergeo Polo reprend le titre Mona en 2011 ; six ans plus tard, Stanley Enow obtient un featuring avec le doyen, dans « love song ». Une renaissance pour cet artiste qui n’avait plus produit depuis plusieurs années. Mais la faucheuse en a décidé autrement.

Education de base : pourquoi l’Etat va recruter 12 000 enseignants

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L’opération s’inscrit dans le cadre d’un programme financé à plus de 70 milliards de francs CFA par la banque mondiale, et qui s’étale sur quatre ans.

C est le 29 avril 2019 que le Programme d’Appui à la Réforme de l’Education au Cameroun (Parec) a officiellement été présenté. Les conventions relatives à cette opération de recrutement massif ont été signées trois semaines plus tôt à New York entre la Banque Mondiale et le Cameroun, représenté par son ministre de l’Economie, Alamine Ousmane Mey. Financé à plus de 70 milliards de francs CFA par l’institution de Bretton Woods, ce projet qui remplace le Programme d’Amélioration de l’Equité et de la Qualité de l’Education au Cameroun (Paeque) vise le recrutement de 12 000 enseignants du primaire. L’opération est divisée en quatre phases de recrutement de 3 000 instituteurs chaque année, jusqu’en 2024. Selon des cadres du ministère de l’Education de base, ce programme vise également la formation des enseignants à la maîtrise de nouveaux curricula, la distribution de manuels didactiques aux enfants, le développement du prêt scolaire communautaire en zone rurale mais aussi l’appui aux réfugiés. « Ce nouveau programme explique-t-on au Minedub, vise à résorber le déficit en enseignants dans certaines localités du pays, où ces derniers refusent souvent de prendre leur poste après leur affectation, ou disparaissent, purement et simplement, peu de temps après leur prise de service ».

S’arrimer aux normes de l’Unesco

Selon des données recueillies auprès de certains enseignants, sur les 19 000 écoles primaires et maternelles que compte le Cameroun, au moins 10 000 rencontrent un déficit d’enseignant avec un quota d’un 1 maître public par école au lieu de trois. Les régions du Centre, du Nord et de l’Extrême-Nord sont les plus touchées. Le Cameroun souhaite donc s’arrimer aux normes de l’Unesco qui prescrit 1 maître de parents pour 40 élèves et quitter de son statut actuel d’un maître pour 51 élèves. Au delà des zones les plus touchées, les pouvoirs publics veulent également ravitailler toutes les dix régions en instituteurs formés et compétents, mais surtout s’assurer que les personnels affectés dans celles-ci en sont des ressortissants. Objectif : éviter les problèmes d’intégration sociale et de déplacements souvent observés.

Présidentielle 2025 : comment le Pcrn ménage sa monture

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Déterminé à accéder au pouvoir à la prochaine élection présidentielle, le parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale est d’ores et déjà au travail pour être prêt le jour dit.

Le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (Pcrn) a déjà mis le cap sur 2025, date de la prochaine élection présidentielle. Déterminé à accéder au pouvoir à la prochaine élection présidentielle, cette formation politique entend mettre toutes les chances de son coté pour remporter haut la main, cette élection. « Il n’y a pas de débat et pas de doute, je suis en politique pour être Président de la République », a affirmé Cabral Libii, il y’a quelques jours dans les réseaux sociaux. Et pour atteindre cet objectif, le leader du Pcrn a mis sur pied depuis quelques jours quelques mécanismes qui permettront à sa formation politique de mieux déblayer son chemin.

Restructuration du parti

Dans le cadre des pouvoirs qui lui sont dévolus, Cabral Libii procède depuis quelques jours à un vaste mouvement de structuration du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale. Ainsi le Pcrn aura désormais 8 vice-présidents. Tata Yaouba devient vice-présidente de l’organisation des femmes du Pcrn ; Matje François est nommé vice-président du Pcrn chargé du contrôle interne et externe ; Ousmane Malpetel occupe le poste de vice-président chargé des questions agroindustrielles ; Olivier Antibob est chargé du numérique et des activités génératrices de revenus ; Ebe Axel accède au poste de viceprésident chargé de la coopération et de l’intégration régionale et sous-régionale ; Patrick Owona devient vice-président chargé de l’imprégnations idéologique ; Alice Delphine Tang est nommée au poste de vice-présidente chargée des droits de l’Homme, du genre et des minorités. En plus des vice-présidents, Cabral Libii a nommé d’autres membres du comité directeur national et du bureau politique de son parti. Dans l’ensemble, les nouveaux promus seront comme le stipule l’article 53 du règlement intérieur du Pcrn, chargés d’assister le président national dans la conduite des affaires du parti, en dehors des réunions du comité directeur national. Ces affaires se résument à : l’orientation politique, économique, sociale, sportive et culturelle ; l’éducation et la formation des militants et la discipline du parti et le règlement des conflits. « Il était important pour nous de structurer solidement l’appareil avant de reprendre définitivement l’activité sur le terrain », commente Dydime Olinga, conseiller général et membre du Comité directeur national. Matip Jean Louis, militant du Pcrn pense lui aussi que la restructuration du Pcrn permettra à cette formation politique « qui protège et libère les énergies de mieux poursuivre son engagement afin d’atteindre ses objectifs ».

Stratégie

Cabral Libbi croit dur comme fer que l’alternance est possible en 2035. « La clé de l’alternance politique c’est l’implication réelle des citoyens, c’est la participation active de ceux qui la souhaitent. Chacun avec ses idées ou sous sa chapelle. Tout le reste est séduisant, mais secondaire. Inverser l’ordre c’est créditer la résignation », martèle-il. Pour lui, la stratégie est simple : « un maximum de citoyens s’inscrivent sur les listes électorales pour atteindre le quota de11 millions d’inscrits ; le jour du scrutin, son parti envoie les représentants dans les 25 000 bureaux de votes pour avoir tous les procès-verbaux signés par Elections Cameroons. Une fois cela fait, et si le Conseil Constitutionnel proclame les faux résultats, les procès-verbaux signés par Elecam dans les bureaux de votes et remis aux scrutateurs feront foi. Ces procès-verbaux seront utilisés pour dire non et le non s’appuiera sur une preuve fondée et recevable devant la loi, qui est au-dessus du Conseil constitutionnel ». Cabral Libii ajoute qu’avec les procès-verbaux obtenus dans les bureaux de votes, son parti va « donner un mobile à tout le pays de renverser cette dictature par une révolte populaire ». Car, selon lui, « la forfaiture ne sera plus voilée, mais visible à cause de la masse critique qui aura surveillée le vote ». Le Pcrn ne manque pas de se tenir prêt au cas où l’élection présidentielle sera anticipée.

Recrutement d’instituteurs : soupçons de fraude et de corruption

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Outre le non respect des critères d’âge et d’ancienneté du diplôme, le Collectif des recalés a recensé 400 cas d’irrégularité dont des candidats âgés de 21 ans, censés avoir obtenu le Capiemp à 15 ans seulement. Enquête.

«Ce pays ne changera donc jamais ! » Tristan Essomba et Amidou Babba, deux enseignants de CM2, sont excédés. Et pour cause : les deux hommes ont été recalés au récent concours lancé par le ministère de l’Education de base (Minedub) en vue du recrutement de 12 000 enseignants du primaire dans la fonction publique. Ils étaient 36 000 instituteurs sur la ligne de départ, mais seuls 3 000 ont été retenus dans le cadre de la première phase de ce Programme d’Appui à la Réforme de l’Education au Cameroun (Parec), financé à plus de 70 milliards par la Banque Mondiale. Les deux recalés et les autres crient à l’injustice. Pour eux, le processus de recrutement a été entaché par un certain nombre d’irrégularités qui faussent d’office les résultats. « Une fois de plus, ce concours a remis au goût du jour les mauvaises pratiques souvent observées lors des procédures de recrutement dans notre pays notamment, les tripatouillages, la corruption et le favoritisme », lâche Tristan, la trentaine sonnée. Le jeune-homme fait partie d’un groupe d’enseignants qui ont décidé de manifester lundi dernier, devant les bureaux de la délégation du Minedub pour la région du Centre.

400 candidats irréguliers ?

La raison de ce mouvement d’humeur ? « Le non respect des critères de sélection », disent les recalés qui ont tout de suite mis sur pied un « Collectif des instituteurs frustrés ». Sur le banc des accusés, le nom du ministre de l’Education de base pointe en première ligne. Les candidats recalés reprochent au Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa de n’avoir pas tenu parole en matière de respect des critères d’âge et d’ancienneté. En effet expliquent-ils, en dehors des critères qui étaient communs à tous les candidats, il y en a deux qui permettaient de faire la différence : le critère de l’âge et celui de l’ancienneté du diplôme, le Capiemp (Certificat d’Aptitude Pédagogique des Instituteurs des Ecoles Maternelles et Primaires). « Nous allons privilégier ceux qui ont été formés depuis des années et qui n’ont pas pu avoir d’emploi, avait assuré le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa lors du lancement dudit Programme. La fonction publique ne recrutant que les personnes âgées de 32 ans au plus, nos partenaires ont voulu qu’on trouve une solution à ce problème social en allant jusqu’à 40 ans. Les enseignants ayant de l’expérience sont en première ligne ». Et pourtant, de l’avis du Collectif des instituteurs frustrés, certains candidats âgés de la vingtaine et titulaires de Capiemp datant d’il y a trois voire deux ans ont été retenus au détriment de ceux flirtant avec la quarantaine et diplômés depuis plus de dix ans. « Après la publication des résultats, nous avons fait un travail statistique qui nous a permis de recenser près de 400 candidats retenus, nés entre 1990 et 1999 », a avoué à Canal 2 International, Jean-Marie Sonkoue, président dudit Collectif « Je suis tombé sur le cas d’un heureux élu. Il est né le 28 juin 1999 et donc, il a 21 ans. En supposant que ce candidat fait partie de la promotion de 2014, cela signifie qu’il a obtenu son Capiemp à 15 ans. Si ce n’est pas de la magie, qu’est-ce ? On ne peut pas continuer avec ce type de gris-gris », s’indigne un autre syndicaliste. Au ministère, certains fonctionnaires l’avouent : « il y a en effet quelques irrégularités dans ces résultats. Mais il s’agit de quelques erreurs normales qui peuvent arriver dans ce genre d’opération. S’il y a des gens à blâmer, ce sont peut-être ceux qui ont effectué la sélection des candidatures, mais en aucun cas le ministre. M. Etoundi Ngoa n’a jamais dit de prendre des jeunes de 21 ans et de laisser les plus anciens. Au contraire ».

Flou sur les dates d’obtention du Capiemp

Pourtant, le chapelet des « incongruités » soulevées par les recalés ne s’arrête pas là. Le Collectif parle aussi de la non publication des dates d’obtention du diplôme de Capiemp, sur les résultats. Or, « étant donné que l’ancienneté du Capiemp constituait l’un des critères phares, poursuit JeanMarie Sonkoue, l’on s’attendait à voir devant les noms des lauréats, les dates d’obtention de ce diplôme. Mais cela n’a pas été le cas ; nous estimons que si cela n’a pas été fait, c’est pour camoufler d’autres incongruités ». Mais cela ne saurait être de la faute du ministre à qui il est aussi reproché d’avoir « pris en compte le respect de l’équilibre régional », alors que « cela ne faisait pas partie des critères initiaux ». « Dans les critères de départ qui avaient été définis pour ce recrutement, aucune mention n’avait été faite sur le respect de l’équilibre régional ou des clivages entre les zones urbaines et rurales », constate le président du Collectif des recalés. Et une fois encore, au Minedub, l’on se défend : « à moins que ce ne soit un oubli de la part de l’équipe de travail mise sur pied dans le cadre de ce Programme, l’on sait qu’au Cameroun, lorsqu’on a à faire à une procédure de recrutement ou de concours, l’équilibre régional est indispensable. Ce n’est pas une nouveauté dans notre pays », martèle une source à la délégation régionale du Centre.

Une commission sans représentant des instituteurs

Le troisième reproche qui est fait, c’est de n’avoir pas intégré des représentants d’instituteurs dans l’équipe de travail mise en place dans le cadre de ce Programme. « Pourquoi dans les procédures de recrutement on ne crée pas des cadres de concertations qui peuvent associer à la fois les représentants des différents acteurs afin que la sincérité desdites procédures soit indiscutable ? », se questionne Dénis Omgbwa. « La présence d’instituteurs dans la Commission de recrutement aurait pu atténuer le degré d’irrégularités observées, ou même dissuader certains fonctionnaires d’évoluer en marge des instructions du ministre », analyse un autre syndicaliste. Toute chose qui ne pouvait être possible, à en croire une source au Minedub. « Les instituteurs ne peuvent pas être représentés dans une Commission de recrutement qui les concerne directement ; sinon ils auraient été juges et parties. D’ailleurs, sur quels critères objectifs le ministre devait-il choisir ces représentants ? Je crois simplement que le ministre a fait ce qu’il se fait généralement dans le cadre de ce type d’opération », soutient notre informateur.

Attentes

Les membres du Collectif des instituteurs frustrés ont les yeux tournés vers le ministre. Ces derniers souhaitent notamment que des correctifs soient effectués afin de permettre à certains d’intégrer la liste des enseignants retenus, en lieu et place des candidats qu’ils jugent encore « trop jeunes ». « Il s’agit d’une question de justice sociale et on ne peut pas accepter que cela se passe dans un domaine comme l’enseignement qui est un secteur particulier. Parce que le primaire est délicat et sensible, il faut faire les correctifs nécessaires pour que cette justice soit rendue », tranche Dénis Omgbwa. Le Collectif des recalés appelle également le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa à prendre des mesures « fortes », visant à sanctionner les membres de l’équipe de recrutement en place afin qu’une telle situation ne se reproduise pas, lors des prochaines phases du Programme. « C’est peut-être l’impunité qui réside dans ce type d’opération qui amène parfois certains fonctionnaires à avoir le courage de contredire la volonté du gouvernement, a lancé Dénis Omgbwa. Il faut sanctionner ce type d’incompétence qui tend à montrer que le gouvernement n’applique pas toujours ce qu’il souhaite faire pour trouver du travail aux jeunes et apporter des solutions aux problèmes des Camerounais ».

Impact du Covid-19: 65 % des ménages déclarent avoir connu une baisse de leur revenu

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La Covid-19 a causé des dégâts importants au sein des ménages au Cameroun. C’est l’un des résultats auquel est aboutie l’enquête effectuée du 26 avril au 10 mai par l’Institut National de la Statistique (INS). Et selon les données contenues dans ce rapport, 65 % des ménages disent avoir enregistré une baisse de leur revenu. Et ce n’est pas tout. 74 % des ménages interrogés admettent connaître un ralentissement de leur activité, du fait de cette pandémie. Plus grave, 62,7 % des ménages confessent que le coronavirus a conduit à une dégradation considérable de leur niveau de vie. Aussi, souligne ce rapport, « nombreux sont ceux qui, plus qu’avant, sollicitent ou ressentent la nécessité de recourir à l’assistance des tiers ». De manière chiffrée, renseigne le document de l’INS, « ce phénomène touche un peu plus les femmes (29 %) que les hommes (26 %) ». Cette enquête de l’INS a porté sur 1310 personnes dont 1208 actifs occupés et 102 chômeurs ou à la recherche d’un emploi.

Mesures adoptées par LES ménages

Pour faire face à cette pandémie ainsi qu’à ses effets négatifs, le rapport souligne que certaines mesures d’adaptation et de résilience ont été prises par une frange non négligeable des ménages. Il s’agit notamment « du recours au stockage des denrées alimentaires afin de limiter les sorties et éviter la pénurie (35 %), au stocker des médicaments ou des produits pour la prévention ou le traitement du coronavirus (16 %) ».

Solutions

Dans la perspective de voir leurs conditions de vie s’améliorer, les ménages enquêtés ont fait des suggestions de mesures socioéconomiques susceptibles de limiter les impacts de cette pandémie. Ces mesures, selon l’INS, portent principalement sur : « la distribution aux ménages vulnérables des produits de nettoyage, de désinfection des mains, des cache-nez, et des produits alimentaires de base ; les facilitations d’accès aux produits alimentaires de première nécessité à moindre coût ; la désinfection régulière des bâtiments et lieux publics (marchés, etc.) ; le soutien financier aux ménages les plus pauvres ; la baisse des prix des produits pétroliers pendant la période de crise ; l’aide aux entreprises dont les activités sont les plus pénalisées ; la gratuité de l’eau et l’électricité en faveur des ménages ». Par ailleurs, les ménages suggèrent aussi « la négociation avec les entreprises ou la prise des mesures visant à empêcher le renvoi des employés ou la baisse des salaires de ceux-ci ». De manière générale, l’on apprend du rapport de l’INS que les résultats de cette enquête montre que l’ensemble des personnes enquêtées sont informées de l’existence de cette pandémie de la Covid-19 au Cameroun, et ceux-ci sont en grande majorité (78 %) inquiets voire très inquiets de cette maladie. Toutefois, près de 9 % des enquêtées relèvent ne pas être inquiet par cette pandémie. Ces derniers sont principalement dans les villes de Douala et Yaoundé et dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. De même, toujours selon ce rapport, « les personnes enquêtées ont, de manière générale, une bonne – voire – une très bonne appréciation de l’ensemble des mesures de riposte à la Covid-19 prescrites par le Gouvernement. Aussi, sont-elles favorable en majorité à une prorogation et voire un durcissement desdites mesures au cas où la pandémie resterait non maîtrisée dans notre pays ».

titres publics : l’Etat augmente ses émissions de 70 milliards

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218 milliards levés sur le marché de la Beac.

C’est l’un des changements majeurs contenus dans l’ordonnance modifiant et complétant la loi de loi de finances 2020. D’après l’article 51 de ce collectif budgétaire en cours de ratification à l’Assemblée Nationale, « le gouvernement est habilité à recourir à des émissions des titres publics, notamment les obligations du Trésor ». Le montant maximum fixé par le président de la République est de 420 milliards de francs CFA au cours de l’exercice budgétaire 2020. Un montant qui était initialement fixé à 350 milliards de francs CFA. Ce qui traduit une augmentation de 70 milliards de francs CFA. La principale raison évoquée dans ce collectif budgétaire repose sur « les besoins de financement des projets de développement ». Par ailleurs, selon le directeur de la trésorerie au ministère des Finances, Samuel Tela, cette augmentation est l’une des conséquences de la crise sanitaire actuelle. Laquelle se traduit par « la diminution des recettes propres de l’Etat et l’augmentation de la dette ». Dans cette perspective, l’Etat a pris depuis peu pris l’option de recourir au marché monétaire pour lever des ressources afin de réaliser ses projets. De l’avis de nombreux spécialistes, il est fort probable que cette option soit davantage exploitée dans les jours à venir pour lever les 420 milliards projetés. Il convient de souligner que l’un des dernières sorties du Cameroun sur le marché monétaire s’est effectuée le 27 mai dernier. Elle visait, selon le Directeur Général du Trésor et de la Coopération financière et Monétaire au ministère des Finances, Sylvester Moh Tangongho, à mobiliser un montant compris entre une fourchette de 25-35 milliards de francs CFA pour une maturité de 5 ans à un taux de 5,7 %. Interrogé par Défis Actuels sur les raisons qui pourraient expliquer cet appétit pour le marché monétaire, le DGT a expliqué que « l’appétit du Cameroun vers les ressources issues du marché monétaire se trouve dans les caractéristiques même des opérations du marché monétaire ». En effet, martelait-il, « la préparation de ces opérations est moins longue, moins coûteuse et la disponibilité des ressources est rapide : 48 heures après la clôture des opérations, comparé aux opérations du marché financier ». Quant à ce qui concerne le secret de la réussite du Cameroun sur le marché monétaire, Sylvester Moh Tangongho souligne qu’il se trouve dans « le dialogue permanent entre les Spécialistes en Valeurs du Trésor que le ministre des Finances a institué à travers un Cadre Permanent de Concertation entre le ministère des Finances et les Spécialistes en Valeurs du Trésor. Ce cadre d’échange se tient une fois le mois, généralement le troisième vendredi au cours duquel nous échangeons beaucoup sur les facteurs qui empêchent les banques de souscrire suffisamment à nos émissions. Ensemble avec la Banque Centrale qui sert de facilitateur, nous essayons de les évacuer afin de permettre aux banques de souscrire au maximum de leur capacité. Il conviendrait également de noter qu’un travail important est fait à la base avec les SVT pour ce qui est des opérations spécifiques de gros montants ».

Paul Biya confirme ICTSI au Terminal polyvalent du Port de Kribi

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Dans une correspondance datant du 4 juin 2020, le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh fait savoir au directeur général du Port Autonome de Kribi (PAK), Patrice Melom, que le président de la République a donné son accord pour la signature du contrat de concession, pour l’exploitation du Terminal polyvalent dudit port avec la société philippine International Container terminal service Inc (ICTSI).

 Par cette décision, le chef de l’Etat vient ainsi de confirmer la présence de cette société au Terminal polyvalent de Kribi qui avait été déclarée adjudicataire de l’appel d’offres international lancé en 2019. ICTSI remplace ainsi le consortium d’entreprises camerounaises appelé Kribi Polyvalent Multiple Operators (KPMO) qui avait signé le 9 juillet 2018, un contrat de soustraitance de deux ans, portant sur l’exploitation, en régie, de certaines activités du terminal polyvalent du PAK. Patrice Melon, avait en juin 2019 déclaré que le programme d’investissement du nouveau concessionnaire a devrait booster la compétitivité de l’infrastructure. L’objectif étant de faire de cette infrastructure l’une des plus grandes du continent africain. Une mission que devrait certainement accomplir sans difficultés le nouveau concessionnaire qui jouit d’une expérience de 30 ans dans le domaine.

Défis Actuels

Transport ferroviaire : Retour imminent d’Intercity sur les rails

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Près de quatre ans après le drame d’Eseka qui avait fait plus de 500 victimes, Intercity veut de nouveau reprendre possession du chemin de fer sur ligne Yaoundé- Douala. Même si l’entreprise refuse de s’exprimer sur le sujet, des images des nouvelles locomotives parées aux couleurs nationales, récemment acquises par la Cameroon Railway (Camrail) qui inondent les réseaux sociaux en disent long sur la reprise des activités d’Intercity. D’ailleurs des indiscrétions annonçaient la reprise du service pour le mois d’avril dernier. Mais des sources de l’entreprise indiquent que cette date a été reportée à cause de la pandémie du coronavirus que traverse le pays depuis le 6 mars dernier. Elles notent néanmoins que tout est fin prêt pour la relance de la liaison Yaoundé- Douala mais que l’entreprise n’attend plus que l’autorisation du gouvernement notamment celui du ministre des Transports. « Tout est fin prêt pour qu’Intercity reprenne ses activités. Nous n’attendons que l’aval du gouvernement. Nous vous informerons de la suite au moment opportun », confie notre source.

 RENFORCEMENT DU PARC AUTOMOBILE

Dans le cadre du 2e plan quinquennal d’investissements ferroviaires par l’Etat du Cameroun du matériel roulant destiné à la relance des activités voyageurs, Camrail avait déboursé près de 12,3 milliards de francs CFA pour l’acquisition de cinq nouveaux engins d’une puissance de 3 000 CV chez l’American General Electric. « Nous sommes engagés dans une vaste opération d’acquisition de nouvelles locomotives qui sont arrivés au Port de Douala le 4 janvier dernier et les opérations de débarquement sont terminés. On va engager la phase des tests puis elles vont être mises en service », avait fait savoir le directeur du transport ferroviaire au ministère des Transports, Claude Misse Ntonye, le 14 janvier lors de la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés de ce département ministériel.

Afriland First Bank : un total bilan de 1 150 milliards en 2019

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A la fin 2019, la banque camerounaise Afriland First Bank a réalisé un total bilan de 1 150 milliards de francs CFA, soit une hausse de plus de 39 milliards de francs CFA par rapport aux 1 011 milliards enregistrés au 30 juin 2018. A en croire un document du ministère des Finances, ce chiffre représente les 25 % du total bilan réalisé par l’ensemble des banques en activités au Cameroun au 30 décembre 2019, soit un montant de 6 472,40 milliards de francs CFA.

D’après l’établissement de crédit du milliardaire Paul Fokam Kenmogne, cette embellie est la preuve d’une grande solidité financière grâce à la technicité de plus de 800 employés qui gèrent au quotidien les particuliers, les professionnels, les Petites et Moyennes Entreprises, les grandes entreprises et les institutions. Grâce à cette performance, Afriland First Bank se revendique leadership du secteur bancaire au Cameroun avec 1/5e des parts du marché constitué de 15 banques. Notons qu’au 30 juin 2018, la banque avait accordé des crédits à hauteur de 618 milliards de francs CFA. Elle figurait aussi parmi les cinq banques ayant octroyé 3 321,1 milliards de crédits bancaires en 2017 au Cameroun. Après avoir affiché un total bilan au dessus de 1 000 milliards à cette période, la direction générale de cette institution bancaire indiquait que cette performance est à mettre à l’actif des méthodes managériales mises en place notamment l’extension de son réseau, l’innovation à travers une stratégie visant le changement du système financier du pays dans l’ensemble et le secteur bancaire en particulier. Le directeur général d’Afriland First Bank Alphonse Nafack avait à cet effet signifié que malgré la rude concurrence avec la montée en puissance des filiales locales appartenant à deux multinationales françaises, la banque compte rester au sommet et continuer d’innover sur le marché.

La First Bank compte aujourd’hui 45 agences. Elle vient d’ailleurs d’ouvrir deux nouvelles agences dans la ville de Yaoundé à Melen et à Olembe. La banque totalise 126 Guichets Automatiques des Billets et 241Terminaux de paiement électronique.

Affaire Wazizi : Flou sur la disparition du journaliste

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Assassinat du journaliste Samuel Wazizi - Communiqués de Reporters sans Frontières (France) la fédération internationale des journalistes (Suisse), Committee to Protect Journalists (États-Unis), le Syndicat national des journalistes du Cameroun et du Cameroon Association of English speaking journalists (Cameroun)
Le journaliste Samuel Wazizi

Quand et comment Samuel Wazizi est-il mort ? Quelques jours après l’annonce de son décès par la chaîne de télévision privée Equinoxe TV, plusieurs zones d’ombres existent encore sur la date et les circonstances ayant conduit à la mort du journaliste. Selon le communiqué signé par le colonel Cyrille Serge Atonfack, chef de division de la communication au ministère de la Défense, Samuel Wazizi a été arrêté le 02 août 2019, à Ekona dans le Sud-Ouest. Après son arrestation, il a été transféré pour exploitation au Service Central de Recherche Judiciaire (Scrj) de Yaoundé. Le communiqué précise qu’à son arrivée, Samuel Wazizi présentait un état fébrile. Conduit à l’hôpital, il est mort le 17 août 2019, affirme le colonel Cyrille Atonfack. Le certificat de genre de mort délivré par l’hôpital militaire indique que l’homme de 35 ans est décédé, des suites « d’une sepsis sévère », et dément la version d’une mort par « torture ou sévices corporels». Le chef de division de la communication au ministère de la Défense soutient que Samuel Wazizi était « resté en contact étroit avec sa famille de Buea, à Yaoundé, et que même de son lit de malade, il avait régulièrement échangé avec plusieurs de ses proches. Une fois son décès constaté, sa dépouille a été mise à la morgue de l’hôpital militaire sis au Centre de Formation Technique des Armés ( Cfta), et aussitôt sa famille informée ». Le porte-parole de l’armée regrette que « depuis plus de 10 mois, sa famille n’a engagé aucune diligence pour les obsèques ». Il se dit ensuite déçu que « 10 mois plus tard, certains médias et organisations non gouvernementales nationales et internationales de lignes éditoriales et d’obédiences bien connues, s’offusquent en cœur d’une pseudo disparition qui n’en est pas une à la vérité

Un tissu de mensonges

Le Syndicat National des Journaliste du Cameroun (Snjc) et l’Association Camerounaise des Journalistes d’Expression Anglaise (Camasej) , ont rejeté cette version des faits, dénonçant un tissu de mensonges et d’incohérences. Denis Nkwebo, président du Snjc a affirmé que « ceux qui ont enlevé Samuel Wazizi en août 2019, ont trouvé les mots qui les arrangent pour nier sa disparition tragique. Samuel Wazizi n’a pas été arrêté au cours d’une opération militaire comme cela est dit. Samuel Wazizi que nous avons rencontré dans les cellules de la police avait été appelé par un correspondant inconnu, qui l’avait invité à le retrouver dans son lieu de service. Il est parti de sa maison à la rencontre de celui qui l’a appelé. C’est là qu’il a été arrêté et conduit dans les locaux de la police. Nous disons que le communiqué du gouvernement est un tissu de mensonges. Parce que même si par extraordinaire, Samuel Wazizi était mort, on aurait répondu à son avocat lors de l’introduction de sa procédure en demande de liberté provisoire, que la personne dont il demandait la liberté provisoire était décédée ». Le communiqué conjoint, publié par les deux syndicats de journalistes maintient que Samuel Wazizi a été assassiné. Son avocat Emmanuel Nkea, surpris par l’annonce de cette disparition a précisé que l’affaire suivait toujours son cours en justice. « Si on savait que Wazizi était mort, on ne serait pas allé en justice. On a eu plusieurs audiences, 14 au total, et on a patienté tout ce temps. On a dépensé notre argent, notre temps, nos efforts et maintenant on nous donne ce genre de nouvelle. Non pas qu’il est mort hier, mais qu’il est mort au mois d’août quand on avait déjà saisi la justice ». L’un des frères du journaliste a confirmé à Reporters Sans Frontières (RSF) que la famille n’avait jamais eu le moindre contact avec Samuel Wazizi, ajoutant que son frère avait plutôt été arrêté le 07 août 2019, et que la famille n’était pas au courant de son décès. Il a également précisé que Wazizi était en parfait état de santé au moment de son arrestation.

Justice pour Wazizi

La famille du journaliste a indiqué par la voix de son avocat que « si Wazizi est mort de cette manière, personne d’autre ne doit mourir ainsi… C’est pourquoi, nous voulons que tous ceux qui sont responsables, rendent des comptes. La famille ne veut pas qu’on lâche le dossier. Donc à partir de mardi, on va déposer une requête formelle pour demander une enquête indépendante afin de connaitre les causes de sa mort ». A leur tour, les syndicats des journalistes constitués autour du collectif « Justice for Wazizi », « exigent la constitution d’une commission d’enquête nationale pour faire toute la lumière sur cette affaire et demandent que soient communiqués à la famille, le lieu, la date exacte, l’endroit où se trouve la dépouille, ainsi que les circonstances du décès du journaliste ». L’ONG Reporters Sans Frontières a elle aussi pensé que cette affaire « mérite une enquête impartiale et indépendante impliquant une autopsie de son corps … Compte tenu des nombreuses zones d’ombres, des explications tardives et très peu crédibles, fournies jusqu’à présent, seules des investigations supplémentaires et transparentes permettront de connaitre la vérité ».

Par Joseph Essama

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