« L’oiseau a vu le caillou ». Jamais au Cameroun, une révision constitution elle ou une modification de l’ordre protocolaire de l’E tat , n’auront suscité autant de débats , de polémiques de querelles ; créé autant d’émois , de frustration s , de bagarres . Que cache cette fièvre comparable à celle du covid 19 dont la température explose les th ermomètres politiques ?
La fièvre de la révision constitutionnelle .
Ils n’en mourront pas tous, mais tous Le s
camerounais sont atteints de la fièvre de la succession de Paul Biya, dans les
bars on suppute , dans les partis ,la tension monte d’un cran , on se surveille
, dans l’ armée, on observe en guettant la moindre faille pour prendre l es
responsabilités , dans les clan s , on scrute tous les gestes de potentiels
concurent s Franckiste , ngongohistes, marafiste, sadiiste, motaziste,
kamtoiste, Essoistes, Nguteistes, kabrilistes s’affrontent verbalement, «
mbeuliquement »
par réseaux interposé s .
Le Coronavirus , tueur à large spectre , est relégué
au rang de grippe béni g ne de saison, par rapport au débat populaire sur une
possible ou effective révision de la constitution.
Politiciens de tou s bord s , experts en »
coeurelogie » , politicards de bas vol , intellectuels de haute et basse
voltige des plateaux , sans oublier les aboyeurs publics de la diaspora.
Tout le monde grelotte de
fièvre, pas celle du covid – 19. Mais du fait d e l’ annonce d’un projet de loi
qui parle, pêle – mêle, d’une révision à la baisse de l’âge limite des
candidats à une élec tion présidentielle au Cameroun ; qui pour rait être
ramené à 65 ans (je vois déjà la charrette gouvernementale , remplie de recalés
), de la mise en place d’un poste de vice – président de la République , de la
relecture de la durée et du nombre de mandats au palais .
J’entends des murmures, des allusions et des
commérages sur l’état de santé et les capacités du Président de la République . Est
– ce qui pourrait justifier une révision de la constitution de la République ? Je n e suis pas si sû r .
Cest vrai que je n’ai p a s prticule de « Pr » ni « Dr » devant mon nom pour
parler avec autorité , alors qui suis – je ? Peut – être un nouveau fou atteint
de diarrhée verbale ou de constipation mentale qui s’interroge.
Dites – moi chers
camarades, si l’ état de santé déclinant, une incapacité ré elle ou soupçonnée
du chef de l’Etat actuelle pourront – ils justifier un débat si houleux, puis,
plus tard justifier une révision effective de la constitution du ? T hat is the
question
Pour moi, tout ceci ne pourrait être qu’une
agitation de surface sournoise, dont je ne connais pas encore ni l’épicentre,
ni l’amplitude ni les acteurs encore moins les objectifs secrets.
L’opportunité d’une révision constitutionnelle : un élément majeur
Une révision constitutionnelle est un grand
moment de la vie politique, sociale et économique de la République , elle doit
être motivée par une raison grave ayant un impa ct et un caractère aussi grave
dans la vi e de la nation. Autant dire aux uns et aux autres, qu ’il ne s’agit
pas d’ un jeu d e foire , de chahut politique. A moins que l’on m’impose ou, au
moins, qu’on me présente les causes évidentes et fortement déterminantes qui
peuvent justifier une révision de la constitution actuelle du Cameroun . Comme
le souhaitait le Président Barack Oba ma : « des institutions fortes » . ,
Pauvre Saint Eloi Bidoung » , me dira – t – on « si on t’explique le
Cameroun e t que tu l’as compris…c’est qu’on t’a ma expliqué » .
Selon certains illuminés, le chef de l’Etat,
Paul Biya, serait très malade en son palais et on nous le cacherait. La rue
publique en parle d’ailleurs , u n célèbre avocat au barreau du Cameroun,
ancien bâtonnier connu pour ses effets de manches lors de la défense de s
leaders de l’opposition et de la société civile, attirait encore l’atten tion
en fin de semaine dernière, sur (selon lui) « l’état de santé de Paul
Biya, de Chantal Biya et de …Brenda Biya » . Pauvre Franck Biya , Voilà toute sa famille
décimée par la rumeur et Les réseaux sociaux .
L e débat e nfle , à savo ir :
serait – il donc normal ou non, que l’aîné, l’héritier prenne les choses de la
famille en main ? J’ai été offusqué ce week – end d’entendre une chose de la bouche
d’une « créature » qui m’a fait froid au dos . Un membre influent de l’élite du
pays organi sateur, tête pleine, les pieds sur terre et les mains chargées
d’une fortune mal acquise ; nous vanter la paix et prospérité qui règne nt en
République sœur et voisine de Guinée Equatoriale. Et pour cause : Téodorino, le
fils aîné, est vice – président de la République, aux côtés de Teodoro, le
père, président de la République depuis bientôt une quarantai ne d’années.
Cette haute personnalité originaire du pays organisateur fait partie du club
des « Franckistes », un cercle de dérangés et de flagorneurs qui manœuvrent les
esprits tout aussi dérangés afin de les enrôler dans une accession au trône de
Franck Biya par le biais du « Gré à Gré » .
Révision constitutionnelle : Quel électorat ?
Surtout pas le Congrès ou le passage en force,
je vous en supplie. Le Congrès est constitué du Senat et de l’Assemblée nationale.
Le Senat, avec 7 0 sénateurs plus ou moins élus et 3 0 nommés pa r le président
de la République. Bien que dite chambre haute, elle n’est pas assez haute pour
une opération de si haut vol et d’une telle gravité pour la vie de la nation.
En ce qui concerne la chambre basse, les grabataires qui la composent ont
encore de violentes querelles avec leurs propres consciences après les
tripatouillages, les actes révoltants de corruption et de trafics d’influence
qui ont permis leurs « élections » dans leurs circonscriptions de base.
A la voie populaire, on m’oppose ra la
désintégration de l’Etat du Cameroun du fait de la crise dans la zone
anglophone, les zones d’insécurité ailleurs dans la République « Boko haram au
nord et sel é ka à l ’ est » , les frais exorbitants de l’organisation d’un référendum
et les effets
de la pandémie ravageuse du Coronavirus
Pour quoi d onc agiter le
pays avec cette histoire de révision constitutionnelle ? Pourquoi sondent – ils
nos réactions ?
Pourtant le vrai le débat porte sur une solution à la crise anglophone par la redistribution des cartes, ou à un nouveau dessin de la carte du Cameroun .
Vice – président : Vice ou sévices ?
Pour moi un poste de Vice – Président est un
vice. Au moins un vice de forme, Puisqu’il en existe dé jà au moins un, très
influent qui dicte sa loi dans l’appareil de l’Etat et dans la vie de la nation
(suivez mon regard).
Sauf s’il s’agira de trancher entre les «
Franckistes », partisans du fils aîné du père (du premier lit) et les «
Ferdinandistes » adeptes très zélés , beau – frère du père (du deuxième l it).
Et pour cela, chaque camp affute ses armes lourdes.
La vice – présidence , c’est sans doute aussi
la présidence des sévices pour un pays croulant sous le poids d’une soixantaine
de « sinistres » pardon que dis – je , de ministres au Gouvernement. Des gens
vivant grâce aux impôts et taxes payé s par des jeunes diplômés de
l’enseignement supérieur contraints d’être vendeurs friperies , d’eau glacée ou
moto taximen.
Pourtant Paul Biya a tranché le debat sur sa
succésession dans une interview à France 24 en 2008 : « Dans
une démocratie qui f onctionne bien le mot dauphin rai sonne mal .les
camerounais sont assez mûrs et le moment venu, il y aura des candidats l ’ idée
de préparer quelqu ’ un, c ’ est des méthodes proche s de la monarchie ou de l
’ oligarchie » .
Qu’il pl a ise au conseil constitutionnel de
statuer en premier et dernier ressort en dé c larant la révision
constitutionnelle « inacceptable et irrecevable » le droit sera dit.