samedi, mai 9, 2026
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Cameroun-Guinée équatoriale : « On reste frères et solidaires »

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Biya et Ombaing Nguema se concertent autour du mur

Rien ne peut brouiller les relations de fraternité et de solidarité qui existent entre le Cameroun et la Guinée équatoriale. C’est en tout cas ce que l’on peut retenir de la visite d’amitié effectuée au Cameroun le 29 et 30 juin dernier par une délégation de la Guinée équatoriale que conduisait Leandro Bekale Nkogo, ministre de la Défense de ce pays. Au cours de la rencontre qui s’est tenu entre Joseph Beti Assomo, ministre camerounais délégué à la présidence chargé de la Défense et son homologue Leandro Bekale Nkogo, les deux hommes ont d’une même voix, rappelé que « les incompréhensions ne peuvent briser » les liens de sang sacrés entre le Cameroun et la Guinée équatoriale. Prenant la parole, l’émissaire du président equato-guinéen a insisté sur la profondeur des liens de solidarité entre Yaoundé et Malabo. « Personne ne peut s’attaquer au Cameroun en passant par la Guinée équatoriale », a-t-il déclaré pour confirmer l’existence d’excellentes relations historiques et culturelles entre les deux pays. Selon lui, « les ennemis veulent nous diviser, mais nos peuples et surtout nos chefs d’Etats sont attachés à la paix », a-t-il précisé. Le ministre équato-guinéen de l’intégration régionale qui l’accompagnait a lui aussi expliqué que les malentendus de part et d’autre de la frontière ne peuvent pas être le reflet de la qualité des relations entre le Cameroun et son voisin. Dans son propos, le ministre camerounais délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo a à son tour affirmé que, comme son homologue équato-guinéen, le président Paul Biya accorde une attention particulière à cette visite. Il a en outre expliqué qu’aucune « entrave à la paix intérieure et à la stabilité de la Guinée équatoriale ne peut prospérer avec la complicité du Cameroun », il a ainsi cité « l’opération courageuse des forces de défense camerounaise qui a conduit à la saisie d’un important stock d’armes à Kye-Ossi près de la frontière avec la Guinée équatoriale en décembre 2017 ». Une intervention qui avait permis de déjouer un coup d’Etat planifié contre le régime d’Obiang Nguema.

La réunion d’experts militaires de Malabo et de Yaoundé

Cette visite a aussi été une occasion pour réunir les experts militaires des deux pays. A l’hôtel Hilton de Yaoundé, les deux délégations ont échangé sur la nécessité de converger leurs efforts dans la lutte contre l’insécurité transfrontalière. Sous la coprésidence du général de division Hector Marie Tchemo , major général à l’Etat-Major des Armées et du général de brigade Candido Ncogo Engono, directeur de la coopération militaire au ministère de la Défense nationale de la Guinée équatoriale, les deux pays ont exprimé leurs visions. Pour le Cameroun, le général de division Hector Marie Tchemo a plaidé en faveur de la « recherche des solutions consensuelles aux problèmes récurrents de l’insécurité transfrontalière ». Un point de vue qu’a partagé son homologue, le général de brigade Candido Ncogo Engono, directeur de la coopération militaire au ministère de la Défense nationale de Guinée equatoriale, pour qui, un cadre « d’entente mutuelle entre les deux armées traduirait mieux la volonté des deux chefs d’Etat ».

Audience au Palais de l’Unité

Arrivée au Cameroun le 29 juin dernier, la délégation équato-guinéenne a d’abord été reçu en audience au Palais de l’Unité par Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République. Au sortir de cette rencontre, le chef de la delegation equato-guinéenne, a indiqué devant la presse que « notre mission ici au Cameroun consiste à œuvrer à la mise en place d’un cadre visant à renforcer la coopération et la collaboration entre l’armée de Guinée équatoriale et celle du Cameroun ».

Par Joseph Essama

Loi sur les associations culturelles : les réponses du Minac aux artistes

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Pour apaiser la colère des artistes qui s’opposent à ce projet de loi, le ministère des arts et de la culture a initié une rencontre le 2 juillet dernier, pour faire la lumière sur quelques griefs exprimés.

Depuis son dépôt auprès de la Commission des affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale, le projet de loi régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun a fait naître une vague de contestations sur les réseaux sociaux. Nombre d’associations, de promoteurs culturels et d’artistes s’opposent à son adoption. Ils disent n’avoir pas collaboré à la phase de conception de ce projet de loi qu’ils présentent comme « un sérieux recul par rapport aux questions de liberté d’association et une atteinte grave aux intérêts du secteur culturel ». Face à la colère des artistes réfractaires à ce document, le ministère des Arts et de la Culture (Minac) a organisé le 2 juillet dernier, une rencontre pour apporter des réponses aux craintes des acteurs placés sous sa tutelle.

Sur les pouvoirs du Minac

 Les griefs soulevés par le mouvement des artistes réfractaires au projet de loi régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun sont en effet nombreux. Mais c’est incontestablement l’intervention du ministère dans la vie de ces associations culturelles, la délivrance de l’agrément, ainsi que ses conditions de renouvellement qui constituent l’un des points de discorde, auquel ils ajoutent l’ingérence de la tutelle et de ses services centraux. Les artistes y voient « la prégnance et la prééminence quasi absolue du Minac dans les actes et activités qui rythment la vie des associations artistiques et culturelles, à tous les niveaux de regroupement et qui frisent une hypercentralisation, contraire à la décentralisation ». En réponse à cette inquiétude, le Minac présente le décret N° 2012/381 du 14 septembre 2012 portant organisation du ministère des Arts et de la Culture dans son article 1er alinéa 2 pour rappeler qu’il a la mission de promouvoir l’encadrement professionnel des artistes. A cet effet, l’encadrement juridique des associations culturelles est rendu nécessaire avec la modification souhaitée des dispositions de l’alinéa 4 de l’article 5 de la loi n°90/053 du 19 décembre 1990, relative à la liberté d’association. Ainsi donc, s’il est adopté, le projet de loi va contraindre toute association nationale ou étrangère qui souhaite accéder au statut d’association culturelle et artistique, à obtenir préalablement un agrément du Minac. Ceci pour rester dans le respect de la législation.

Sur les statuts des fédérations

Le projet de loi en examen à l’Assemblée nationale définit à cet effet les différents types d’associations artistiques et culturelles à placer sous la tutelle du Minac. Et pour les artistes, il s’agit d’une autre « incongruité » en ce sens que le Minac les priverait de leur liberté d’établir les statuts-types de leurs fédérations. Ces derniers se réfèrent notamment à l’article 22 qui dispose que : « L’organisation et le fonctionnement des fédérations des associations artistiques et culturelles obéissent aux dispositions des statuts-types rendus exécutoires par arrêté du ministre chargé de la Culture ». Les responsables du Minac répondent en évoquant à leur tour l’article 28 dudit projet de loi, qui précise en son alinéa 1 : « Les compagnies, unions, guildes et fédérations se créent librement », et en conséquence, ont l’indépendance pour ce qui est d’établir leurs statuts. Les «statuts-types » dont il est question renvoient, d’après le Minac, aux dispositions obligatoires qui sont des rappels d’ordre public à toutes les associations, afin d’effectuer un cadrage de leurs activités conformément au respect de la législation en vigueur. Par ce projet visant la création de fédérations, « le Minac se propose de structurer l’ensemble du paysage culturel et artistique national pour optimiser l’impact de son action et partant, la productivité artistique de notre pays. Il vient garantir la structuration du mouvement artistique et culturel, et l’organisation du sous-secteur Arts et Culture en fédération, dans le but de rassembler par discipline les professionnels en association pour l’accroissement qualitatif et quantitatif de la production artistique et culturelle du Cameroun », a expliqué le ministre Ismaël Bidoung Mkpatt au cours de son exposé le 1er juillet dernier aux députés.

Sur Le financement des associations culturelles

Les artistes craignent également qu’une fois adopté par le Parlement, le projet de loi régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun pourrait signer l’arrêt des financements internationaux, sans une formulation concrète de l’aide fournie par les pouvoirs publics. A ce sujet, l’alinéa 2- b de l’article 37 est évoqué par les représentants du Minac, pour rappeler que : « Les associations artistiques et culturelles […] ainsi que les fédérations peuvent : recevoir des dons et legs de toute nature, ainsi que des financements d’organismes nationaux ou internationaux dans le cadre de leurs activités, sous réserve de l’autorisation préalable du ministre chargé de l’Administration territoriale ». Et encore, se réfèrent-ils alinéa 2-c du même article qui précise que lesdites associations peuvent « recevoir des subventions des personnes morales de droit public » qui peuvent être l’Etat et toutes les Collectivités Territoriales Décentralisées en train d’être mises en place. Pour les représentants du ministère des Arts et de la Culture, ce projet de loi n’est donc ni anticonstitutionnel, ni liberticide, encore moins ambiguë. Au Minac, l’on rappelle à ce propos aux artistes que ledit projet de loi ne fixe qu’un cadre général, que des dispositions et textes particuliers (arrêté, décision…) de la tutelle peuvent venir compléter en cas de besoin.

Les dessous des négociations entre le pouvoir et les séparatistes

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Ayuk Tabe le leader séparatiste a annoncé l’ouverture des discussions avec les autorités de Yaoundé en vue d’un cessez-le-feu dans les régions anglophones.

C’est une nouvelle page qui vient de s’ouvrir dans le processus de résolution de la crise anglophone. Depuis jeudi dernier, les autorités camerounaises sont entrées en contact avec certains leaders de la contestation anglophone, question de mettre fin aux combats qui secouent les régions du Nord-Ouest du et Sud-Ouest « Neuf d’entre nous ont rencontré une équipe de la République du Cameroun, pour initier un cessez-le-feu suite à l’appel de l’ONU », a déclaré vendredi le principal leader séparatiste anglophone, Julius Ayuk Tabe, dans un message transmis à l’AFP par son avocat. « Les détails de ce cessez-le-feu sont toujours en cours de discussion et nous vous tiendrons informés lorsque des avancées significatives auront été faites», a-t-il précisé tout en réaffirmant son attachement à « l’indépendance » des deux régions anglophones. Les neuf leaders anglophones qui prennent part à ces assises, sont membres du « gouvernement intérimaire de l’Ambazonie », Etat utopique que veulent créer les séparatistes. Tous ont été arrêtés au Nigeria en 2018 et purgent une peine d’emprisonnement à vie depuis août 2019. Les Nations Unies ont appelé au cessez-le-feu depuis mars dernier pour mieux combattre l‘épidémie du nouveau coronavirus. Mais cet appel était resté lettre morte. Sur le terrain, les violences entre les forces de défense et les séparatistes se sont poursuivies, laissant sur le carreau plusieurs dizaines de morts. La suite des discussions en cours entre les leaders séparatistes et les autorités camerounaises pourra donc marquer une nouvelle étape dans ce conflit qui dure depuis 2016 et qui a déjà fait des milliers de morts.

Clash entre sécessionnistes

Aussitôt les discussions annoncées, d’autres leaders anglophones se sont désolidarisés du groupe qui mène les pourparlers avec les autorités camerounaises. Chris Anu, porte-parole du gouvernement intérimaire de « l’Ambazonie » a affirmé que « seulement Samuel Sako, président du gouvernement intérimaire de la «République Fédérale de l’Ambazonie » et une équipe désignée peuvent parler au nom de l’Amabazonie. Les prisonniers ne négocient pas pour libérer les gens. Ainsi toute la gymnastique de Yaoundé est nulle », a-t-il martelé sur tweeter. Lucas Ayaba Cho, un des leaders séparatistes a quant à lui estimé que la négociation doit se faire à l’international et dans les conditions de confiance et de franchise. Pourtant, dans un communiqué transmis à l’AFP, Ayuk Tabe a dit avoir avisé les autres leaders séparatistes de la tenue des discussions avec les autorités camerounaises. Il y a martelé son attachement à « l’indépendance » de son territoire et a rassuré son soutien aux « héros », pour leur “abnégation” et leur « sacrifice » sur le terrain. Dans le même communiqué, il a affirmé confiant « qu’une guerre ne s’est jamais finie sur un champ de bataille », et « qu’une paix durable et réelle ainsi que l’indépendance ne pouvaient s’obtenir qu‘à la table des négociations ».

Diplomatie : les ressorts de l’impuissance de la puissance camerounaise

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En finir au plus tôt avec la cacophonie !

Les 29 et 30 juin derniers s’est tenue à Yaoundé une réunion bilatérale entre les autorités camerounaises et équato-guinéennes. Cette assise intervient à la suite de multiples actes d’agression de la Guinée-Equatoriale contre le pays de Paul Biya, et dont le dernier acte le plus alarmant a été la construction d’une clôture à la frontière entre les deux pays, et qui empiétait largement sur le territoire camerounais. Bon nombre se sont alors interrogés sur ce qui pouvait justifier une telle « insolence » de la « toute petite » Guinée Equatoriale devant le mastodonte Camerounais. Il convient alors pour nous de revenir sur les ressorts de cette impuissance de la puissance du Cameroun qui semble de plus en plus malmené par ses voisins.

La diplomatie de l’absence de Paul Biya

C’est une constance qui a même le don d’agacer ses homologues : Paul Biya ne va presque jamais aux sommets régionaux et sous-régionaux. Ainsi, que ce soit les rencontres au sommet de la Cemac, de la Ceeac ou de l’Union africaine, le président Camerounais s’est très souvent fait représenter, et parfois à des niveaux les plus bas. Une absence quasi-systématique qui n’est pas sans effets sur la défense et la préservation des intérêts du Cameroun, car les personnalités souvent désignés pour représenter le Cameroun ne pouvant pas participer aux huis clos et autres concertations au sommet, car n’ayant la qualité de chef d’Etat. C’est ainsi que le Cameroun est souvent mangé à toutes les sauces, ce d’autant plus que les autres chefs d’Etat considèrent l’attitude de Paul Biya comme un signe de désinvolture de mépris envers eux. Ils n’hésitent pas alors de prendre des mesures de « rétorsion » comme cela a été observée lors de la mise sur pied de la bourse de la Cemac, où l’adversité du président gabonais d’alors, Omar Bongo, était en très grande partie due au fait qu’il ne pouvait concéder que le siège soit attribué à un pays « absent ».

La non-ingérence dans les affaires internes des autres pays

Cette diplomatie sous-régionale de l’absence de Paul Biya est complétée et aggravée par la doctrine de non-ingérence du Cameroun dans les affaires internes de ses voisins. Ainsi, le Cameroun s’est toujours donné comme ligne de conduite de ne jamais se prononcer sur les affaires internes des autres Etats, notamment de la sous-région. Une indifférence qui est largement interprétée comme une impuissance. Surtout si l’on considère le fait que de tout temps, la puissance d’un Etat est largement construite par la capacité à influer sur les affaires des autres nations. Aussi la « puissance » régionale d’un pays comme le Tchad est-elle très largement construite par son activisme militaire et sécuritaire qui l’a souvent conduit à intervenir au Mali, en RCA ou encore au Nigeria. Toute comme la « respectabilité » du Congo Brazzaville, tout petit pays de l’Afrique Equatoriale, est largement construite par l’activisme diplomatique de son président Denis Sassou Nguesso qui se prononce sur presque toutes les crises africaines, au point de d’abriter le conseil de haut niveau sur la …. Libye.

Le refus de la projection de puissance

Pendant très longtemps, la doctrine sécuritaire du Cameroun a été la non militarisation de ses frontières. Et depuis la réforme de 2001, la nouvelle doctrine de défense est celle de la « défense ferme aux frontière ». Dans les deux cas et quel qu’en soit la période, le Cameroun s’est toujours privé, volontairement de toute capacité de projection de puissance. C’est ainsi que le Cameroun est l’un des très rares pays au monde qui ne dispose pas d’un mécanisme clair de déclaration de guerre ou d’envoi de ses troupes à l’étranger, en dehors de contingents onusiens ou de l’Union africaine. Pire encore, le Cameroun s’interdit le droit de poursuite sur les territoires des pays voisins. Une option que les autorités auraient adoptée pour rassurer celles des Etats environnants, mais qui est largement interprétée comme un aveu d’impuissance. Alors que le pays dispose d’une des armées les plus performantes et les mieux formées du Continent comme cela a été démontré dans le lutte contre Boko Haram, où dans le cadre des forces de maintien de la paix en République Centrafricaine.

La non-application de La réciprocité

Le principe de la réciprocité en relations internationales voudrait que lorsqu’un pays ou ses citoyens sont victime d’un tort provenant d’un autre Etat, que les autorités du pays victime prennent toutes les mesures afin soit d’infliger un dommage équivalent soit imposer la réparation au pays auteur du mal. Mais au Cameroun, force est souvent de constater la passivité qui frise souvent la complicité des autorités camerounaises lorsque ses intérêts ou ses citoyens sont souvent piétinés dans les Etats voisins. Comme on a souvent eu à le constater lors des rapatriements massifs des Camerounais de la Guinée Equatoriale, ou la récurrente fermeture unilatérale des frontières par le pays d’Obiang Nguema. Cependant, dans ce domaine, les choses n’ont pas toujours été ainsi si l’on se fie aux témoignages du Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, qui était ambassadeur du Cameroun en Guinée Equatoriale entre 1970 et 1974 : « J’ai été pendant quatre ans ambassadeur du Cameroun en Guinée Equatoriale, entre 1970 et 1974. A cette époque, l’ambassadeur du Cameroun en Guinée Equatoriale était comme l’ambassadeur de France auprès des pays d’Afrique noire francophone avec tout ce que cela comporte comme rang et prérogatives protocolaires. Par ailleurs, ils étaient convaincus que je venais apporter une troisième étoile sur le drapeau du Cameroun, comme on les avait beaucoup aidés pour leur lutte d’indépendance. Et ça va me créer beaucoup de problèmes, bien que c’est nous qui les ravitaillions en tout. Le président Ahidjo m’avait facilité beaucoup de choses. Les avions militaires venaient deux fois par semaine en Guinée Equatoriale. Un jour je me réveille, je vois les militaires qui ont encerclé ma résidence. J’ai appelé le président Ahidjo pour l’en informer. Il a immédiatement ordonné que l’ambassade de Guinée-équatoriale à Yaoundé soit également encerclée, par mesure de réciprocité. Le lendemain, ils sont partis. Il faut dire que Macias Nguema était un grossier personnage. Vous invitiez un ministre à une réception, le lendemain, vous appreniez qu’on l’a égorgé. Il m’a traumatisé ! ».

La misère des populations camerounaises

S’il est une chose qui déteint largement sur le rayonnement et l’image de marque du Cameroun, c’est bel et bien la misère des populations camerounaise. En effet, faisant face à une grande pauvreté, les citoyens camerounaise sont de plus en plus obligés de prendre les sentiers de l’étranger. Arrivés dans ces pays, ils se livrent à divers petits métiers, donnant ainsi à voir l’image d’un Cameroun de misère. Les choses se gâtent véritablement lorsque ces Camerounais décident de s’adonner aux activités crapuleuses et scabreuses notamment la prostitution, le banditisme, la feymania, etc. C’est ainsi que le Cameroun, jadis réputé pour la vivacité de son agriculture, l’intelligence de ses enfants, l’avant-gardisme de ses autorités ou encore la grande richesse de sa culture, est de plus en plus cité et mis à l’index pour la basse moralité de ses citoyens, la corruption de ses gouvernants, son incapacité à recevoir des manifestations internationales tel que la Can, ou encore l’obscénité de ses chansons. Il revient alors tout autant aux autorités qu’aux simples citoyens de travailler pour redorer le blason du Cameroun qui reste et demeure le leader de l’Afrique Centrale.

Nord-ouest/Sud-ouest : Le gouvernement dément…les négociations

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« Le gouvernement de la république porte à la connaissance de l’opinion que l’information diffusée dans les réseaux sociaux sur la tenue le 02 juillet 2020 de négociations entre une délégation gouvernementale et des sécessionnistes en instance de jugement, n’est pas conforme à la réalité ». Une déclaration du ministre de la Communication (Mincom), porte-parole du gouvernement, qui sonne comme un démenti aux informations faisant état de l’ouverture de négociations entre Yaoundé et les leaders sécessionnistes en détention à la prison de Kondengui, sans l’être de façon catégorique. René Sadi ne se fait pas davantage plus clair quand il poursuit que « le gouvernement réaffirme sa disponibilité à rechercher des solutions pacifiques à la crise dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest, notamment par le dialogue». Indiquant qu’« il est par conséquent ouvert aux différents contacts, initiatives et propositions allant dans ce sens, dans le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Cameroun ».

Cela survient au moment où au sein de l’opinion, se poursuit un débat sur la réalité de la tenue de négociations entre les deux parties. Rencontre qui a eu lieu, insistent diverses sources pro-sécession. Entre temps, la personne de Sisiku Ayuk Tabe est contestée par d’autres leaders sécessionnistes. Les partisans de Samuel Sako ne reconnaissent plus Ayuk comme le président de la République fantôme d’Ambazonie, depuis que le tout premier leader autoproclamé de cet état virtuel a été arrêté au Nigeria et incarcéré à Yaoundé.

A en croire René Sadi, « le gouvernement lance de nouveau un appel aux groupes armés pour qu’ils cessent les atrocités contre les populations civiles ainsi que la destruction des infrastructures de développement et répondent favorablement à l’offre de paix du chef de l’Etat ». Cependant, le porte-parole du gouvernement assure que « les forces de défense et de sécurité, dans le respect des lois et règlements de la république, continueront à accomplir avec professionnalisme, leur devoir de protection des citoyens et de leurs biens»

Nord-ouest-Sud-Ouest : Biya négocie avec les sécessionnistes*

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Après avoir longtemps rejeté toute possibilité de « négocier avec les terroristes », le régime de Yaoundé a fini par se rebiffer et emprunter la voie à lui montrée depuis des lustres tant par des opposants que par des partenaires étrangers. A la faveur de la nuit du 2 au 3 juillet dernier, Ayuk Tabe et huit autres leaders séparatistes de l’ex Cameroun occidental ont été extraits de leurs cellules de la prison centrale de Yaoundé pour « une destination inconnue ». Laquelle s’avèrera être la résidence de l’Archevêque métropolitain de Yaoundé. L’Archevêque Jean Mbarga abrita donc les premiers pourparlers entre les sécessionnistes et le gouvernement. Selon des sources concordantes, Ayuk Tabe était accompagné entre autres de Mancho Bibixy, Me Blaise Shufai, Me Elias Ebai Eyambe, Pr Awasom, Conrad Tsi, Terence Penn, Richard Ngome et un certain Bush Hunter. Avec des incertitudes sur la présence de l’animateur radio Bibixy et de Penn. En face, les sources ne s’accordent pas toujours sur la composition de la délégation. Toujours est-il que Maxime Eko Eko le directeur général de la recherche extérieure (patron des renseignements généraux) serait le négociateur-en-chef, avec à ses côtés , le lieutenant-colonel Jacques Baudoin Misse Njone, juge d’instruction au Tribunal militaire. L’hôte des pourparlers devant jouer le rôle de facilitateur, avec le gage de la « neutralité » que lui présage sa fonction d’autorité morale. L’abbé Apollinaire Bertrand Ndzoumou Mendo, responsable de la communication de l’Archidiocèse de Yaoundé dément la tenue d’une quelconque rencontre chez l’Archevêque, les sources saisies persistent et signent sur le contraire.

Conditions préalables

Quoi qu’il en soit, il est clair que Yaoundé a initié des pourparlers avec les séparatistes. Si le sommet de l’Etat continue d’entretenir le flou sur la tenue de ces assises, les interlocuteurs ont tenu à ne pas évoluer dans la clandestinité. « Puisqu’aucune guerre n’a jamais été bouclée sur le champ de bataille, nos dirigeants présents étaient dirigés par le président Julius AyukTabe», admet Dabney Yerima, vice-président, vice-président de la République fédérale fantôme d’Ambazonie. Aussi, les séparatistes qui n’ont pas été avisés à l’avance de la tenue des négociations, ni même du lieu qu’ils auraient découvert une fois arrivés, après avoir été extraits sans avis de leurs cellule, n’ont pas divergé sur la conduite à tenir. Ainsi, Sisuku Ayuk Tabe et ses acolytes ont campé sur des conditions qu’ils avaient déjà émises à travers un communiqué rendu public le 29 juin dernier : « un cessez-le-feu suivi d’un retrait des forces de La république du Cameroun du Southern Cameroons ; la libération de tous nos citoyens détenus dans les prisons et centres de détention, dans le cadre du conflit actuel ; un engagement de La république du Cameroun qu’il n’orchestrera plus aucune violence ni toute autre forme de pression sur notre peuple ; un engagement sur la bonne foi de la république du Cameroun de la poursuite des négociations de sortie de crise en terrain neutre, à une date arrêtée de commun accord et avec un médiateur choisi de commun accord ».

Dans le communiqué de presse qu’il publie au sujet de l’ouverture des négociations, Dabney Yerima écrit que « la prise de conscience a fait comprendre au régime de Yaoundé que la guerre contre notre peuple est contre-productive et qu’une victoire du Cameroun français est franchement impossible». Pour autant, il n’est pas question de surfer sur cette évidence pour maintenir le statu-quo, mais attend de voir les premières réactions de Yaoundé pour suivre le pas : « Une fois que des progrès significatifs auront été réalisés, le gouvernement intérimaire d’Ambazonie avisera les Ambazoniens », indique-t-il. En clair, les combattants séparatistes ne feront pas le premier pas. Sachant qu’un retrait des troupes gouvernementales est un signe que Yaoundé renonce à sa souveraineté sur cette partie du territoire. Le peuple continuera de rester otage des deux parties en conflit. « Chers Ambazoniens, le chemin de la liberté et de l’indépendance est toujours difficile, mais malgré l’obscurité actuelle, je vois de l’espoir et un avenir radieux. Nos objectifs cardinaux sont la liberté et l’indépendance. Soyez rassurés que nous restons attachés à la restauration de l’indépendance de notre patrie », assure le vice-président de Sisuku Ayk Tabe.

« Le gouvernement ne négocie pas avec les terroristes»

C’est un pas que fait Paul Biya n’a jamais voulu esquisser. « Le gouvernement ne négocie pas avec les terroristes», ont régulièrement scandé les autorités gouvernementales. Après avoir opposé la violence à la violence, le chef suprême des Armées a révisé sa stratégie en proposant un « programme désarmement-démobilisation-réinsertion ». Lequel ne donne pas toujours les résultats escomptés. Yaoundé a relancé la guerre et a semblé prendre le dessus, avant de se raviser. Certaines victoires des forces de défense et de sécurité s’accompagnent d’exactions qui exposent le pays dans la ligne de mire des défenseurs des droits de l’homme. A la faveur de la pandémie du Covid-19, le secrétaire général des Nations unies a plaidé pour un cessez-le-feu sur tous les théâtres de guerres dans le monde.

Message suivi au Cameroun, même si les armes n’ont jamais cessé de crépiter. Outre les Nations unies, de nombreux partenaires du Cameroun ont appelé à un « dialogue inclusif », moins d’un an après la tenue du Grand dialogue national rejeté par Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et d’autres acteurs politiques et sociaux nationaux. Yaoundé ayant circonscrit le contenu à sa seule vision, et sans avoir satisfait la condition des combattants et d’autres forces vives de la nation, d’arrêter ses opérations militaires et d’associer les leaders séparatistes. C’est faute d’avoir pu réussir par la guerre que Paul Biya, la mort dans l’âme, consent à négocier avec les leaders autoproclamés de la fronde séparatiste dans le Nord-ouest et le Sud-ouest.

Source : La Nouvelle Expression
*La titraille a été modifiée

Nécrologie : John Ebong Ngole est mort

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John Ebong Ngole n’est plus. Le président du Conseil d’administration de la Société camerounaise de raffinage (Sonara) s’est éteint dans la nuit, des suites de maladie, à l’hôpital de la Cnps à Yaoundé. Maladie qui, ajoutée à l’affaire Metouck (Affaire Sonara) dans laquelle il avait été embarqué, l’avait éloigné des podiums de l’actualité. Après avoir vu son nom être retiré à la dernière minute sur les listes des candidats aux Sénatoriales en 2013, John Ebong Ngole s’est reclus dans un confinement que seules les audiences du tribunal pouvaient par moments rompre.

Né le 11 janvier 1940 à Enyandong dans le département du Kupe-Manenguba, John Ebong Ngole a, comme la plupart des citoyens de l’ex Cameroun occidental, fait ses études supérieures au Nigeria. Après ses études au Cameroon Protestant College Bali dans le Nord-ouest, ce fils de pasteur a pris le chemin du Nigeria pour les universités d’Enugu et du Nigeria où il se forme en Droit et en Relations internationales. Mais c’est à la préfectorale que l’homme revenu au Cameroun servir le Cameroun « réuni ». Le site camerlex.com remonte son cursus administratif.

En 1966, Ebong Ngole est nommé préfet du Bui (Kumbo), puis muté dans la Momo (Mbengwi), avant d’atterrir à la tête de la Mezam (Bamenda) le 24 mars 1972. La même année, l’homme est muté dans le Donga-Mantung en août, avant de retourner deux ans après dans le Bui. Deux ans après, l’homme quitte le Nord-ouest pour le Sud-ouest. Pour trois départements : le Fako (Limbé), la Manyu (Mamfé) et le Ndian (Mundemba). Les portes de la province du Sud-ouest lui sont ouvertes en 1989, pour deux ans. L’ancien préfet qui a administré plusieurs départements du Nord-ouest hérite des fonctions de gouverneur de la région qui vient de vivre la naissance du Social democratic front (Sdf) le 26 mai 1990. Arès avoir souffert le chaud et le froid des Villes mortes, John Ebong Ngole est rappelé à Yaoundé pour être nommé ministre chargé de missions à la présidence de la République.

Avec ce décès, John Ebong Ngole échappe à une humiliation à laquelle il était exposé. L’homme était embarqué dans l’affaire Charles Metouk. Après avoir été limogé de la direction générale de l’entreprise pétrolière en février 2013, Charles Metouk avait réussi à se glisser plusieurs fois dans son ancien bureau après la passation de documents avec son successeur. La nouvelle proie de l’opération Epervier avait présenté une lettre du PCA lui accordant l’autorisation d’accéder à son bureau pour « préparer la transmission des dossiers au nouveau directeur général». Depuis, John Ebong Ngole se bat à échapper à la prison. En 2019, l’homme a été débarqué de la présidence du Conseil d’administration (remplacé par Bertha Ndoh), afin de préparer librement sa défense. Lui qui comparaissait libre. Une nouvelle audience de l’affaire était d’ailleurs prévue ce jour au tribunal criminel spécial.

Insécurité : Une bombe artisanale explose à Yaoundé

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Ce qu'il reste de l'explosif de Damase

Yaoundé s’est couché hier la peur au ventre. A la suite d’une explosion au quartier Nsimeyong 2, lieu- dit Rond point Damase. Selon des sources concordantes, il s’est agi d’une bombe artisanale dissimulée derrière des étals de vente de médicaments. D’après les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux, la bombe était constituée d’une marmite en aluminium bourrée de morceaux de fer, des clous, d’une batterie de voiture et autres éléments non identifiables dont la forte détonation a semé la panique au sein de la population. « Les gens couraient dans tous les sens, apeurés. On ne savait pas si c’est un acte isolé ou plusieurs opérations qui allaient se poursuivre et où », rapporte une résidente du coin. Le bilan fait état de blessés dont deux graves, une femme et un jeune garçon. Aucun décès enregistré.

Les éléments de la police dont le poste se trouve à ce point carrefour, ont aussitôt organisé la sécurité sur le lieu, éloignant les curieux qui tenaient à en savoir davantage. Après s’être assurées que le dispositif était unique, les forces de défense et de sécurité ont bouclé le quartier pour organiser une rafle. « Plus personne n’entrait, ni ne sortait du quartier ; ils ont fouillé les maisons et même les passants », rapporte une source.

Cela arrive une semaine après le lancement par les patrons de la police et de la gendarmerie, des opérations spéciales de fouille de véhicules dans les axes routiers de la ville et les principales routes nationales du pays. Redoutant des actes de terrorisme, au lendemain d’une double explosion survenue dans la cité capitale. En fin de semaine dernière déjà, la battue des hommes en ténue dans certains quartiers de Yaoundé, ont permis l’interpellation de plusieurs dizaines de personnes en situation de défaut de Carte nationale d’identité. Notamment dans des quartiers réputés abriter de fortes colonies de ressortissants des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest comme Obili, Ngoa-Ekelle, mais aussi Etoudi, Mballa 2 et Tongolo, voisins du Palais présidentiel.

Ahmad Ahmad : « La CAF a consulté le Cameroun »

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La CAF a-t-elle reçu le feu vert ferme des autorités camerounaises, avant la décision du report du CHAN 2021 et de la CAN 2022 ?

J’ai toujours dit que je ne prendrai aucune décision, sans me référer aux parties prenantes. Jusqu’à présent, j’ai respecté cette démarche. Mon administration à travers le secrétaire général m’a aidé à consulter tous les partenaires notamment les partenaires commerciaux et gouvernementaux. Nous avons également consulté notre Commission concernée, pour pouvoir préparer un document de travail bien fourni dans la perspective de la réunion du Comité Exécutif qui s’est tenu. La partie camerounaise s’associe entièrement à cette décision.

La décision du report de la CAN n’a-t-elle pas outre la crise sanitaire, aussi été conditionnée par les autres compétitions internationales de la FIFA et surtout de l’UEFA ?

Il est difficile en effet pour certain de croire que lorsque nous prenons des décisions, c’est d’abord dans l’intérêt de l’Afrique. Beaucoup ne veulent pas croire que nous sommes une organisation autonome. Pourtant c’est le cas. Mais, nous sommes aussi une Confédération respectueuse, qui prend en considération tous les éléments nécessaires pour que notre compétition se déroule dans de bonnes compétitions. Il nous reste encore des matchs de qualification qui nécessitent une consultation avec la Fifa pour programmer ces quatre journées restantes, dans le calendrier international.

Vous avez annoncé la création d’une Ligue des championnes au moment où on a souvent l’impression que le football féminin reçoit généralement un traitement de paria. Y a-t-il une raison de croire que cela va changer ?

Nous travaillons en effet à trouver des moyens pour relever le niveau du football féminin. Et on ne peut pas y arriver au niveau national, si des efforts ne sont pas faits au niveau des clubs. C’est tout l’intérêt de la création d’une Ligue des champions destinée aux meilleurs clubs de football féminin du continent. C’est vrai que c’est un challenge à venir, mais il vaut mieux commencer à marquer le pas, que de ne pas le faire. La pratique du football féminin a pris du temps pour s’installer en Afrique. Il faut y aller et il faut rattraper le temps perdu.

Réalisée par Arthur Wandji

Seidou Mbombo Njoya : « sans le Covid-19, on serait prêt en 2021 »

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Comment avez-vous accueilli la nouvelle du report à 2021 et 2022, du CHAN et de la CAN initialement prévus en 2020 et 2021 ?

J’ai vraiment apprécié le fait que la CAF ait décidé de reporter d’un an chacun, le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) et la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) initialement prévus en 2020 et 2021, en raison de la pandémie du coronavirus. C’est une excellence nouvelle pour nous. J’ai également apprécié le fait que le Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) ait reconnu et félicité les efforts du gouvernement camerounais, résolument engagé dans les préparatifs liés à l’organisation de ces compétition. Nous remercions la CAF pour la confiance renouvelée au Cameroun. C’est une confiance totalement méritée pour notre pays, au regard des efforts incroyables qui ont été déployés par le gouvernement et l’ensemble des acteurs impliqués dans la préparation de ces compétitions. C’est l’occasion d’exprimer une fois encore au président de la République et à l’ensemble des pouvoirs publics, les remerciements de la Fécafoot pour les engagements tenus dans l’organisation des deux compétitions africaines. Je n’ai aucun doute que nous allons nous hisser à la hauteur du défi et le relever avec brio dans six mois pour le Chan et dans un an et demi pour la CAN.

A quoi faut-il s’attendre au niveau de la poursuite des travaux dans certains chantiers de la CAN ?

On fait tomber la pression ou on accélère plutôt la machine ? En réalité, il n’y a jamais eu de pression. Nous avons déjà des infrastructures disponibles. Nous avons dépassé les exigences de la CAF. Nous avons déjà 5 stades et il en faut 6. Il y a quelques petits recadrages à faire, mais qui ne sont pas de nature à remettre complètement en cause l’organisation de cette compétition. C’est impossible. Les Camerounais devraient être fiers aujourd’hui que cette compétition ne sera jamais annulée. On ne peut pas laisser un pays qui a investi autant dans les infrastructures. C’est important pour le football, pour le sport et pour la jeunesse. Le président de la CAF le sait et c’est pour cette raison qu’il a félicité notre gouvernement, pour les efforts consentis. Avoir deux grands stades de niveau international, des terrains d’entraînement disponibles dans chaque région du pays, c’est quelque chose d’exceptionnel. Il faut comprendre que nous devons être fiers parce que ces compétitions se dérouleront quel que soit le cas, au Cameroun. Le temps où on pouvait se poser des questions est révolu. Sans le Covid-19, on serait prêt en 2021. Le report nous donne juste l’opportunité de mieux se préparer encore.

Réalisée par Arthur Wandji

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