samedi, mai 9, 2026
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Engelbert Essomba Bengono : « L’assemblée nationale dispose d’un potentiel d’élus de grande qualité »

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La session parlementaire du mois de juin s’achève, quels commentaires pouvez-vous-faire au sortir des travaux ?

La session qui s’achève m’inspire un commentaire à double détente : une grande satisfaction puis une espérance. Satisfaction au regard du travail qui a été fait durant ces trente jours. Ma satisfaction est d’autant plus grande qu’à peine élus et investis de nos attributs, nous avons eu l’insigne honneur d’être convoqués en Congrès. Il y a ensuite l’espérance. Cette session a confirmé que l’Assemblée nationale dispose d’un potentiel d’élus de grande qualité. Tous se sont très rapidement accommodé des usages de la Chambre basse du Parlement. Ces hommes et femmes vont assurément et résolument se mettre au service des populations du pays.

Cette session s’est déroulée dans un contexte marqué par la pandémie de la covid-19, cette pandémie n’a-t-elle pas eu un négatif sur le déroulement des travaux ?

L’impact de la Covid-19 est indéniable. Ça se voit. Ça se vit. Ça s’entend. Il suffit d’être attentif pour se rendre compte de l’indiscutable impact de la pandémie. Les habitudes sociales ont radicalement changé. Désormais à l’Assemblée nationale, vous avez des équipements de prévention sanitaire installés, des agents de sécurité sanitaire un peu partout, des députés qui portent des masques, la distanciation physique qui s’impose, etc. Autant de choses qui n’existaient pas avant. L’impact est donc là. Cependant, je n’ai pas l’impression que tout cela a empêché de travailler. Au contraire, les élus ne se sont pas laissé abattre par la pandémie. Ils se sont attelés à travailler dans le respect strict des mesures barrières.

Quels ont été les temps forts de cette session parlementaire ?

Trois temps forts ont marqué la session, hors mis le Congrès que j’ai déjà cité plus haut. En ce qui me concerne, il y a ma nomination au Conseil Supérieur de la Magistrature par un décret du président de la République, Son excellence monsieur Paul Biya. D’autres collègues députés ont été nommés dans la même structure par le même texte. Cette journée du 15 juin 2020 restera comme un grand moment de ma vie d’élu de la nation. Il y a ensuite le jour de l’adoption par la Chambre entière du projet de loi portant ratification de l’ordonnance du 03 juin 2020 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi de Finances pour l’exercice 2020. La ratification de cette ordonnance présidentielle a, de mon point de vue, donné plus de ressources, plus d’assurance et plus de vigueur à la riposte gouvernementale contre la Covid-19. Il y a ensuite et enfin le débat d’orientation budgétaire à moyen terme, 2021-2023. Ce débat a porté sur les grandes lignes du cadrage budgétaire de l’exercice 2020 et le profil de politique économique et financière à moyen terme.

La rumeur sur projet de loi sur un nouveau code de la famille a circulé, finalement on n’a rien vu. En tant que député ne pensez- vous pas qu’un tel code est essentiel pour le Cameroun en ce moment précis ?

Je ne sais pas si un code de la famille a été annoncé. En tout cas, je puis vous dire qu’aucun projet de loi, ni aucune proposition de loi sur cette sur cette question n’a été reçu dans les formes prescrites par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Au demeurant, tous les projets de loi déposés dans les formes légales par le président de la République ont été déclarés recevables, examinés au fond par une commission dédiée et adoptés par la Chambre entière. Cela dit, la famille est la cellule de base de la société et même de la nation. Tous les Camerounais sont attachés à la famille qui est probablement une des valeurs sociétales parmi les plus sûres et les plus stables. On ne doit pas jouer avec la famille, ni céder à des effets de mode qui pourraient impacter durablement et négativement la conception que nous avons de la famille. Quand je lis ce que le dictionnaire français nous propose comme définition du mot « famille », je suis inquiet pour l’avenir de cette institution sociale ! Je puis vous assurer qu’en tant que député et vice-président de la Commission des Affaires Culturelles, Sociales et Familiales à l’Assemblée nationale, je serai très attentif à toutes les questions qui touchent à la famille au Cameroun.

Une nouvelle loi vivement contestée sur les associations culturelles a été votée. Pensez-vous que les griefs des artistes sont fondés ? N’était-il pas mieux de surseoir à ce vote et de proposer un projet de loi consensuel pour la prochaine fois ?

Le consensus n’est pas un mode obligatoire d’élaboration des textes de loi. Pourtant, le consensus social est indispensable pour la régulation par les lois de la société. Il faut que les lois servent les hommes, aussi doivent-elles refléter l’intérêt général pour obtenir un maximum d’adhésion. Le projet de loi régissant les associations culturelles et artistiques a déjà été adopté. Le Ministre des Arts et de la Culture qui défendait ce texte, au nom du gouvernement, a donné l’assurance que son élaboration est le résultat d’un travail participatif. Il a également donné la garantie que les artistes de tous bords seront associés lors de l’élaboration des textes d’application de cette loi. Rien n’est donc perdu pour ceux qui pensent avoir des idées dignes d’intérêt, pour l’amélioration du statut et de la situation des arts et de la culture de chez nous.

Avez-vous évoqué la crise anglophone lors des travaux ? Si non que pensez-vous des pourparlers avec le pouvoir de Yaoundé, annoncés par les leaders sécessionnistes.

Je n’ai aucune idée des négociations auxquelles vous faites référence. J’ai lu comme vous, je suppose, le communiqué du porte-parole du gouvernement, le Ministre René Emmanuel Sadi de la Communication, qui informe de la réalité des choses. Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont des parties, à part entière, du Cameroun. Elles ont mon soutien et ma sympathie sincères. Elles ont été évoquées lors du débat d’orientation budgétaire du triennat 2021-2023, relativement au plan de reconstruction élaboré par le président de la République, son excellence monsieur Paul Biya et dont le coordonnateur national, le ministre Paul Tassong, a lancé les fondations sur le terrain depuis plusieurs jours. Une somme de 90 milliards de francs CFA est déjà mobilisée pour ce plan de reconstruction.

La session parlementaire terminée, quelle est la suite pour le député que vous êtes ?

La session s’achève. Dans l’attente de la prochaine session en novembre prochain, la suite pour moi se déroulera à la permanence à Ngoumou, dès lundi, puis sur le terrain auprès des braves populations que je salue cordialement.

Réalisée par Joseph Essama

Kvo : ce transfert pourrait changer la carrière de Fabrice Ondoa

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C’est une bonne nouvelle. Une très bonne nouvelle même, pour Fabrice Ondoa. Longtemps numéro 2 dans la hiérarchie des gardiens de but du KV Ostende, l’international camerounais a désormais des chances d’être propulsé à la première place. Son grand rival, William Dutoît, gardien numéro un du club belge a quitté le navire. Arrivé au terme de son contrat avec le KVO, le gardien français de 31 ans s’est engagé pour trois saisons avec le KMSK Deinze, vainqueur de la First Amateur Division (D3 belge).
Le départ de Dutoît pourrait en effet faire les affaires de Fabrice Ondoa. Enfin, tant que le club ne recrute pas un gardien de but plus performant. Heureusement, le sujet n’est pas (encore ?) à l’ordre du jour chez les jaune, rouge et vert. Le champion d’Afrique 2017 doit forcément croiser les doigts pour que cela n’arrive pas. Lui qui n’a jamais réussi à s’imposer. Même du temps où il bénéficiait de la confiance d’Hugo Broos, entraîneur avec qui il a remporté la Coupe d’Afrique des Nations il y a trois ans. « Fabrice n’était pas très impliqué pour être gardien titulaire ; car il était trop sûr de jouer », avait expliqué Hugo Broos. « Son comportement n’était pas assez professionnel pour prétendre jouer, poursuit le technicien belge. Fabrice pensait que parce que j’étais directeur sportif, il serait sûr de jouer. Il a donc perdu la bataille contre l’autre gardien de but ». Cette saison ou jamais ?

Cette année (2019-2020), Fabrice Ondoa (24 ans) n’a disputé que 5 matches de championnat et deux rencontres de Coupe de Belgique. Et pourtant, la chance semble lui sourire avec le départ de son éternel rival Dutoît. «Je pense que Fabrice sait maintenant ce qu’il doit faire et je suis sûr qu’il jouera la saison prochaine, poursuit Hugo Broos. J’essaierai de le voir et de discuter avec lui pour lui donner la confiance car c’est un très bon gardien de but».

Par Arthur Wandji

Média : sport news africa rentre dans le jeu

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Un nouveau site internet de sports africain est né : www.sportnewsafrica. com. Officiellement inauguré le 3 juillet dernier, le média éponyme se présente comme la «référence de l’actualité sportive africaine». A l’occasion de ce lancement organisé au cours d’une conférence de presse en ligne, «la directrice générale Séné Ossebi, la rédactrice en chef Courani Diarra et le chroniqueur Abdoul Kaba ont pu présenter le site-web et les premiers contenus écrits et audiovisuels disponibles, tout en réaffirmant leur ambition de hisser Sport News Africa en média référent des actualités sportives et culturelles en Afrique», indique l’équipe de communication du média. Mis en ligne en mai 2020 avec plus de 30 000 visiteurs uniques dès le premier mois, SNA s’appuie sur une direction jeune et féminine ainsi que sur un réseau de journalistes correspondants répartis dans 16 pays d’Afrique. Notamment le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Congo, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, le Togo, le Bénin, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie, le Burkina Faso, Madagascar, le Burundi, la Gambie, le Niger et le Gabon. Constitué de «journalistes sportifs expérimentés, parfois spécialistes d’une discipline», les contributeurs de SNA participent à la promotion du sport africain en proposant chaque semaine plus de 60 brèves, 20 articles et de nombreux contenus audiovisuels tels que des interviews, des chroniques comme Sport Life, animée par Abdoul Kaba, ou encore des reportages. «Sport News Africa vise à promouvoir le sport et les cultures africaines dans le but de développer un modèle sportif et journalistique panafricain et fédérateur. Conscient de la précarité du métier de journaliste sur le continent, SNA est engagé à apporter de la stabilité à ses correspondants locaux tout en les formant pour une information vérifiée, fiable et de qualité. Nous sommes fiers de pouvoir présenter un média doté d’une telle ambition et sommes enthousiastes à l’idée de mener cette aventure», a déclaré la directrice générale Séné Ossebi.

Un média 100 % africain et 100 % sportif

«L’ensemble de nos correspondants sont sélectionnés dans le but de refléter l’esprit de Sport News Africa : un média 100 % africain et 100 % sportif, jeune, à l’image des populations et sociétés africaines. Nous voulons raconter l’histoire de nos sportifs africains et afrodescendants, les mettre en lumière avec nos propres mots et sommes heureux de constater la forte traction générée autour de nos premières publications», a ajouté la rédactrice en chef Courani Diarra. De plus, SNA propose également une rubrique «Feminine zone» dédiée aux sports féminins ainsi qu’une rubrique « E-sport » dédiée au «gaming » (ndlr. Jeux vidéo). Et enfin, une rubrique spéciale «portraits» permettra de mettre en valeur les sportifs contribuant au rayonnement du continent, à l’image de l’ancien international camerounais Samuel Eto’o. A ce titre, l’extrait d’une interview exclusive de l’ancien attaquant a été diffusé lors de la conférence de presse de SNA. Samuel Eto’o y apporte son soutien au projet, réaffirmant l’importance d’un média mettant en avant l’Afrique et ses sportifs par des productions de qualité.

Arthur Wandji, avec SNA

Champion’s league africaine : Le Cameroun se désiste

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Le Cameroun n’organisera pas la Final four de la Ligue des champions africaine de football. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) l’a clairement annoncé ce jour au cours d’un point de presse. Séidou Mbombo déclare que « le gouvernement n’a pas marqué son accord pour l’accueil des demi-finales et de la finale de cette prestigieuse compétition africaine en raison de risques sanitaires liés à la pandémie du Covid et les incertitudes sur l’évolution à court terme de cette pandémie ». Dans un courrier que le patron du football camerounais dit avoir adressé vendredi dernier à la Confédération africaine de football (CAF). En réponse à une sollicitation du Comité exécutif de l’instance faîtière du football camerounais qui s’est réuni le 30 juin dernier par vidéoconférence. Ahmad Ahmad et ses pairs ont requis du Cameroun sa disponibilité à abriter les deux dernières étapes de cette compétition bloquées par l’irruption de la pandémie du Covid-19. Le Cameroun ayant été retenu pour abriter la finale de la compétition en rodage du stade omnipsorts de Douala-Japoma nouvellement construit, à pour abriter la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et le Championnat d’Afrique des nations (CHAN).


Si le gouvernement est resté muet sur la question, sa réponse est évidente. Ce 10 juillet, le Premier ministre a décidé de reconduire les mesures édictées depuis le 17 mars et qui ont été allégées le 30 avril dernier. Lesquelles suspendent de fait les regroupements de plus de cinquante personnes. Avec pour corollaire la suspension des matchs officiels de football. Séidou Mbombo Njoya confirme ainsi une nouvelle qui n’était plus qu’un secret de polichinelle depuis le début du week-end dernier. Des fuites d’informations ayant permis à la presse d’ébruiter l’information destinée à la CAF. Le Cameroun n’aura donc plus la chance d’abriter la finale de la Ligue des champions. En revanche, le pays de Samuel Eto’o reste engagé à organiser le CHAN et la CAN à venir.

Can féminine 2020 : Après Aboudi Onguene, c’est la FIFA qui conteste

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gianni et fatma ne comprennent pas la dérive de la CAF

Après des footballeuses, c’est au sommet de la Fédération internationale de football association (FIFA) de protester contre la décision du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) d’annuler l’édition 2020 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine. « Le football féminin est une priorité absolue pour la FIFA. Nous ne devrions pas utiliser le coronavirus pour mettre de côté le football féminin. Au contraire, nous devons continuer à aider le football féminin car il a un bel avenir », a déclaré Gianni Infantino, président de la FIFA lors du World football summit vendredi dernier. « Mais c’est pas possible! Comment voulez-vous qu’un pays africain puisse se permettre le rêve de remporter une Coupe du monde avec ce genre de management“, s’est interrogé Fatma Samoura la secrétaire générale de l’instance faitière du football mondiale. Les patrons de la FIFA ont de quoi s’indigner tant il y a quelques semaines seulement, l’instance octroyait 500000 dollars à chaque association membre au profit du football féminin. La CAF a choisi de ralentir la montée en puissance du football féminin.

Onguene : «Non à la marginalisation… »

Un croc-en-jambe qu’Aboudi Onguene ne veut pas laisser aller plus loin. La capitaine des Lionnes indomptables ne s’est pas gardée de dénoncer ce manque de considération à l’endroit d’un pan du football pourtant en pleine expansion en Afrique. «C’est une décision très dure pour nous. Mes coéquipières et moi en avons parlé. La déception est générale. Nous nous attendions à un report de la CAN. Plusieurs jeunes sœurs attendent cette compétition avec impatience pour défendre les couleurs de notre pays. Cette compétition est également pour les footballeuses de se mettre en évidence de se mettre en évidence dans l’espoir d’arracher des contrats professionnels », a réagi Gabrielle Onguene. « Nous espérons que la CAF reverra sa décision et nous laissera jouer notre CAN en 2021, parce que c’est possible. Trois ans sans cette compétition c’est une énorme perte pour le football féminin africain», a pesté la joueuse du CSKA Moscou. «Non à la marginalisation du football féminin africain, avec l’annulation de la CAN féminine 2020. Nous méritions aussi de la considération», a-t-elle matérialisé son ressentiment sur une pancarte. Un combat relayé par d’autres stars du football africain telles les Lionnes indomptables Nchout Njoya Ajara et Marie Awona, et les Super Falcon Désiré Oparanozie et Asisat Oshoala.

Au cours d’une réunion tenue par vidéoconférence le 30 juin dernier, le comité exécutif de la CAF a décidé de réviser son calendrier de compétitions en raison de la persistance de la pandémie du Covid-19 qui sévit dans le monde. Si les dirigeants de la CAF ont reporté ou réajusté les formats de toutes les autres compétitions, ils ont purement et simplement annulé la CAN féminine 2020. « En raison des restrictions imposées par les Etats sur les déplacements internationaux, des incertitudes quant à l’évolution de la crise aux mois de septembre et d’octobre, et de la difficulté d’avoir un créneau en 2021, le Comité Exécutif a décidé d’annuler l’édition de la CAN Féminine 2020», s’est justifiée la CAF. Une pétition est en cours pour contraindre Ahmad Ahmad et ses pairs du Comité exécutif de faire marche arrière.

Assassinat de Florence Ayafor : Deux des présumés meurtriers aux arrêtés

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Les deux suspects déjà arrêtés

Le 10 juillet dernier, le ministère de la Défense (Mindef) a présenté à la presse Niba Innocent Akuma et Ngu Roger. Deux des présumés assassins de Florence Ayafor, la gardienne de prison qui a été assassinée fin septembre dernier dans la région du Nord-ouest. « Les deux premiers suspects de l’assassinat de dame Florence Ayafor présentés ce jour avaient déjà été formellement identifiés dans la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux présentant son exécution», apprend-on de la documentation du Mindef. Le renseignement a donc permis d’interpeller Niba Innocent Akuma. « Son exploitation a permis aux enquêteurs de la Division de la Sécurité Militaire, de pister et de mettre la main sur l’un de ses complices, le nommé Ngu Roger, dans la nuit du 24 juin 2020, au lieu-dit Ndombo, Bonaberi, dans la ville de Douala». A en croire la Division de la communication du Mindef, « au moment de son arrestation, le nommé Ngu Roger finalisait des opérations clandestines d’achat d’armes et de munitions à Douala».

La chasse n’est pas terminée, tant la moisson n’a donné que deux suspects sur les sept qui avaient été aperçues dans les vidéos, mutilant le corps de cette gardienne de prison. Le Mindef a cru devoir présenter ces deux premiers interpellés sur les sept recherchés. « Ces premières arrestations constituent une réalisation de la promesse faite le 18 octobre 2019 par le Gouverneur de la Région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, alors qu’il se trouvait dans le domicile de la famille de la victime à Bamenda pour leur présenter les condoléances et le message de réconfort du Chef de l’Etat, chef des Forces armées», justifie le Mindef. Cependant, la battue n’est pas terminée, rassure-t-on. « L’exploitation des données recueillies se poursuit, afin de retrouver dans la mesure du possible, les autres terroristes ayant participé à ce crime odieux », garantit le Mindef.

Florence Ayafor de son vivant


Repérée par des combattants sécessionnistes, Florence Ayafor avait été enlevée le 29 septembre 2019 du véhicule qui l’a ramenait des obsèques d’une proche à Pinyin, arrondissement de Santa, cette gardienne de prison sortie en 2004 de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap) de Buéa. Le lendemain, une vidéo virale avait montré l’assassinat et la mutilation du corps de cette dame de 46 ans. Suscitant l’indignation de l’opinion nationale.

Yaoundé : après l’explosion, la vie reprend au quartier Damase

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Ce qu'il reste de l'explosif de Damase

Rond-point Damas, dans le 3ème arrondissement de Yaoundé ! Plusieurs jours après l’explosion qui s’est produite dans ce quartier, la vie reprend petit à petit son cours. Certes la psychose règne encore dans ce bidonville situé à un taxi du centre-ville de la capitale, mais ses habitants ont recommencé à vaquer à leurs occupations au carrefour où le malheureux incident s’est produit le 2 juillet dernier. C’est sous le tout premier poteau électrique situé à l’entrée du petit marché qu’une bombe artisanale a explosé. Exactement à l’endroit de l’explosion, un nouveau comptoir y a été posé le lendemain de l’incident. Juste à côté, un boucher s’emploie à ranger la viande de porc sur son étalage. Un peu plus loin, une femme fait des tas de pastèques sur le sol. Juste en face, une autre femme dont la fille a été blessée pendant l’explosion est assise derrière son nouvel emplacement. Jusqu’au 2 juillet dernier, son comptoir se trouvait à côté du lieu où a explosé la bombe, après l’incident, elle a dû traverser la route pour s’installer en face. Elle est visiblement épuisée et n’arrête pas de penser à sa fille blessée. « Cette explosion a failli coûter la vie à ma fille, elle est blessée au pied et n’arrive pas à marcher. Depuis que l’incident s’est produit, j’ai peur de venir au marché, malheureusement, je n’ai pas de choix. Je dois non seulement m’occuper de la blessée, mais aussi de ses autres frères et soeurs. Heureusement que ce sont les vacances, j’ai envoyé certains en congé. Dans tous les cas, tout ce que Dieu fait est bon », confie-t-elle.

Comme elle, Ernest Waffo, vendeur à la sauvette est venu au marché pour la première fois après l’incident. « Si je ne viens pas, je vais faire comment ? Je viens même et je ne vends pas grand-chose. Regardez comment le carrefour qui était souvent plein s’est vidé. On nous a dit de faire très attention et de ne plus rester dans les endroits où il y’a plusieurs personnes et c’est pourquoi les gens ont peur de sortir. J’espère que ce mauvais temps va passer et que les populations vont vite oublier pour recommencer à venir au marché », espère-t-il.

De toutes les personnes rencontrées, très peu ont accepté de se confier à votre reporter. Plusieurs ont dit qu’elles ne pouvaient pas s’adresser aux inconnus, de peur de tomber sur un policier en civil et d’être embarqués par les patrouilles mixtes qui font la ronde de ce quartier depuis le jour de l’explosion. « Cet endroit est devenu très risqué, je ne parle plus avec les gens que je ne connais pas. Désolé je ne peux pas vous aider », lance un conducteur de moto sollicité par votre reporter.

Selon Laurent Nkollo, un des témoins dont la nièce a été touchée pendant l’explosion, la bombe artisanale a été déposée dans un sac. Il s’agissait de deux batteries de motos connectées à une marmite dans laquelle étaient remplis des morceaux de clous. Ce sac n’a pas attiré l’attention des vendeurs qui se trouvaient aux alentours jusqu’au moment de son explosion. Une explosion qui a fait deux blessés graves et plusieurs blessés légers. Parmi eux, un vendeur de chaussures qui s’est totalement brulé les bras et une partie du corps, et une adolescente, venue vendre du bâton de manioc. Depuis le jour de l’explosion, les rafles mixtes de gendarmerie et de polices se sont multipliés forçant plusieurs personnes à fuir le quartier.

Par Joseph Essama

Négociations : Guerre de leadership chez les sécessionnistes

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Ayuk Tabe et Samuel Sako se discutent le leadership dans le NOSO

Le débat sur la tenue de négociations entre le gouvernement et des leaders séparatistes a révélé des luttes de positionnement au sein des milieux séparatistes. En dehors du Southern Cameroons Civil Society Consortium (Consortium), ex Cameroon Anglophone civil society, qui ne focalise pas l’attention sur des personnes, le refrain repris par divers sécessionnistes et partisans, est : « Les prisonniers ne négocient pas pour des gens libres». Mieux, « dans aucune guerre au monde les prisonniers ne peuvent négocier pour des gens libres. C’est aux hommes libres de négocier la libération des prisonniers », précise Chris Anu, secrétaire à la communication du gouvernement provisoire de la république fantôme d’Ambazonie, proche de Samuel Sako. Déniant à Julius Sisiku Ayuk Tabe la légitimité du leadership des négociations pour un cessez-le-feu dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Au-delà, c’est la légitimité même du leader autoproclamé à la tête de l’Etat virtuel d’Ambazonie qui est contestée. « Sisiku ne contrôle rien sur le terrain. Le pouvoir l’a choisi parce qu’il est faible d’esprit», informe Michel Biem Tong, journaliste en exil et défenseur de la cause séparatiste. D’ailleurs « il a trahi ses camarades en créant un gouvernement en prison », dénonce celui qui a passé quelques mois en détention pour ses relations avec les leaders sécessionnistes, avant d’être libéré à la faveur de l’arrêt des poursuites décidé par le président de la République en décembre 2018.

Et pourtant, tous les mouvements séparatistes émettent les mêmes conditions préalables aux négociations de sortie de crise : la libération des prisonniers arrêtés dans le cadre de cette crise, des négociations en terrain neutre facilitées par un médiateur mutuellement accepté et la démilitarisation des régions en conflit. Y compris la faction contrôlée par Ayuk Tabe. Ce n’est pas tant la personne de celui qui eut le courage de prendre la tête de la contestation politique, qui dérange. Le choix est stratégique : Raoul Sumo comprend le choix du gouvernement en faveur de l’ex cadre de la Sonel : « Sisuku est accessible. Il jouit d’une certaine légitimité et surtout le gouvernement croit avoir de l’emprise sur lui et croit pouvoir négocier en position de force», analyse l’expert des questions de défense et de sécurité. Toujours est-il que « le vrai interlocuteur est celui qui réussira à mettre un terme au lock down», assure Raoul Sumo. Une énigme que ne pourra pas facilement résoudre le régime de Yaoundé. « On aurait pu engager ces négociations au moment où Ayuk Tabe jouissait de toute sa légitimité », soutient l’expert.

Crise anglophone : Yaoundé entre prudence et désir de souveraineté

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Dans un communiqué de presse publié ce 6 juillet 2020, le ministre de la Communication (Mincom), fait savoir que «l’information diffusée sur les réseaux sociaux, sur la tenue le 2 juillet 2020, de négociations entre une délégation gouvernementale et des sécessionnistes en instance de jugement, n’est pas conforme à la réalité ». Une sortie pour le moins ambiguë, tant elle ne dément pas formellement la tenue de cette rencontre. Mais il est clair qu’« il a confirmé l’existence de négociations mais dément la forme telle que présentée par Sisiku », analyse le Dr Raoul Sumo Tayo, chercheur en défense et sécurité. Pour le pensionnaire de l’Institut d’études politiques de l’Université de Lausanne en suisse, « René Sadi a un passif en termes de dénégations des faits qui se sont avérés être fondés par la suite». De quoi déduire que « sa parole n’est pas crédible ».

Mais au-delà de sa posture de porte-parole du gouvernement, « les membres du gouvernement n’ont pas le même niveau d’information sur la question », assure Raoul Sumo. De quoi accorder le bénéfice du doute au Mincom. Quoi qu’il en soit, depuis fin 2018, Yaoundé manie le bâton et la carotte. Après avoir échoué dans son option du « le gouvernement ne négocie pas avec les terroristes », Paul Biya a plusieurs fois appelé les combattants à déposer les armes sans condition. En leur proposant le programme « Désarmement Démobilisation Réinsertion ». Et René Sadi maintient la porte entrouverte par Paul Biya : « le gouvernement réaffirme sa disponibilité à rechercher des solutions pacifiques à la crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, notamment par le dialogue », indique-t-il. Non sans renouveler l’appel du gouvernement aux combattants et à toute personne intéressée, « dans le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Cameroun».

La Suisse vomie

Les séparatistes, eux, ne se voient pas astreints à la discrétion. Il faut prendre à témoin l’opinion publique : « Nous avons en mémoire les fausses promesses passées de la République du Cameroun et ses échecs à respecter le pacte politique originel depuis 1961, lequel permettrait aux citoyens du Southern Cameroons de gérer eux-mêmes leur territoire », rappelle le Southern Cameroons Civil Society Consortium (Consortium), ex Cameroon Anglophone. Alors, « le Consortium souligne qu’un cessez-le-feu durable entre les combattants de la liberté dans le Southern Cameroon et l’armée de la République du Cameroun n’est possible que s’il est fait dans la bonne foi et admet le monitoring et l’implémentation par des forces armées internationales », pose comme préalable l’organisation présidée par John Mbah Akuroh. Selon des sources introduites, ce ne serait pas la première fois que le gouvernement tente de prendre langue avec les leaders séparatistes. Notamment ceux qui résident à l’étranger. Par le passé, des chefs militaires camerounais seraient entrés en contact avec certains partisans de Julius Ayuk Tabe planqués en Europe et aux Etats- Unis. Objectif de l’opération, convaincre les leaders séparatistes de la diaspora à amener ceux qui mènent la lutte dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à déposer les armes. Même si les résultats semblent mitigés, les efforts pour mettre un terme à cette crise demeurent intacts.

Le 27 juin 2019 déjà, le Département fédéral des affaires étrangères (Dfae) de la Suisse avait annoncé que le pays européen avait obtenu de toutes les parties l’accord pour abriter les pourparlers. Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), une organisation non gouvernementale qui a la réputation d’avoir favorisé le retour à la paix dans une quarantaine de pays à travers le monde, est désigné pour conduire les pourparlers. Un choix redouté par nombre de leaders séparatistes pour la relation ombilicale qui lie Paul Biya à la Confédération helvétique. Du coup, les pourparlers n’avanceront pas. Quelques mois plus tard, c’est Yaoundé même qui tourne le dos à la Confédération helvétique. Le régime organise une campagne médiatique pour justifier son option interne. Soutenue dans cette option par la France. Les armes recommenceront à donner de la voix. Depuis plusieurs mois. C’est dans ce contexte que Yaoundé a décidé de relancer les négociations avec les leaders sécessionnistes. Autant les Nations unies que les Etats-Unis réclament un dialogue inclusif.

Joshua Osih favorable à la réciprocité

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Dans une tribune qu’il a publiée sur Facebook, le parlementaire a appelé le président de la République à prendre ses responsabilités en appliquant le principe diplomatique de la réciprocité. « En tant que Député de la Nation, j’en appelle au Président de la République de prendre ses responsabilités aux fins d’acter ou de faire acter le sacro-saint principe diplomatique de réciprocité vis-à-vis des pays de l’espace Schengen. Le Président de la République doit de ce fait prendre ses responsabilités et imposer notre souveraineté », a déclaré l’honorable Joshua Osih.

Le député SDF (Social democratic front) Wouri Centre pense qu’«en vertu du principe sacro-saint de réciprocité, aucun ressortissant des pays de l’espace Schengen ne doit également être autorisé d’entrer au Cameroun durant cette période d’interdiction, quel que soit son statut diplomatique ou sanitaire ». Pour lui, « nous ne pouvons pas être victimes d’un virus venant de l’espace Schengen et en payer le prix. Plus grave, ces pays se permettent de s’ériger en donneurs de leçons alors qu’ils auraient pu humblement se mettre en synergie avec nos différents acteurs locaux pour mieux gérer la crise du Covid19 afin de sauver des vies dans l’espace Schengen et au Cameroun. C’est inacceptable », s’est-il désolé. Il y’a quelques jours, les pays membres de l’espace Schengen avaient décidé d’interdire l’entrée sur leur territoire aux ressortissants de certains pays dont le Cameroun. Sur le communiqué y relatif, les 26 avaient mentionnés « que tous les 15 jours, cette liste pourrait être actualisée ». Même s’il juge que cette mesure est discriminatoire, le député du SDF soutient que « c’est leur (ces pays) droit le plus absolu de s’isoler ou de discriminer les ressortissants des pays pouvant se rendre sur leur territoire au motif qu’ils risquent, d’après eux, d’apporter une nouvelle vague de contamination du Covid-19 ».

Par Joseph Essama

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