mercredi, avril 1, 2026
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Cyber sécurité  en Afrique : La collaboration avec le secteur privé est une clé*

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Benoit Grunemwald, expert en cyber sécurité

Vingt années après les premiers pas de l’Internet en Afrique, la situation du continent se révèle globalement assez comparable à celle des autres régions du monde. Connectés au réseau mondial via des câbles terrestres ou des sous-marins, des satellites ou même des drones et des ballons, les Africains présentent un taux d’accès à Internet plutôt élevé. Si 25% de la population du Sud du Sahara dispose d’un accès, celui-ci concerne 60% des populations d’Afrique du Nord. À l’échelle mondiale, seulement 50,8% de la population est connectée…

Des menaces sérieuses sur la paix, la sécurité et la stabilité des pays

Cette « normalisation » relative va de pair avec une forte hausse de la cybercriminalité. Exponentielle à l’échelle mondiale, celle-ci se retrouve logiquement au sein du continent africain. Le récent rapport produit par Interpol sur la cybercriminalité africaine en atteste : les e-mails compromis en entreprise, le phishing, les ransomware, les « chevaux de Troie » bancaires, les extorsions en ligne ou encore le « crimeware as a service » (automatisation de la cybercriminalité) ont accusé un net bond en avant, sur fond de déploiement du télétravail suite à l’épidémie du Covid-19. Le 24 octobre dernier, alors qu’il accueillait le Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le président sénégalais Macky Sall le pointait : « les dérives du numérique constituent aujourd’hui l’une des menaces les plus sérieuses à la paix, à la sécurité et à la stabilité de nos pays ; menaces d’autant plus difficiles à combattre qu’elles sont diffuses et protéiformes ». Comment ne pas le croire lorsque l’on constate que les cyberattaques concernent tout le monde, touchant des structures aussi différentes que le régulateur des télécoms sénégalais, des hôpitaux ou encore des opérateurs en charge de la distribution d’eau, d’électricité ou d’énergie ?
Selon les experts, quelque 1 848 attaques concerneraient l’Afrique chaque semaine, contre 1 164 dans le monde en moyenne. Un chiffre qui en dit long sur la centralité stratégique du continent africain : à l’heure des réseaux mondialisés, sa protection est aussi une garantie de celle du monde tout entier.

Le Maroc : un point névralgique

Parmi les pays les plus concernés par les attaques, le Maroc apparaît comme une cible de choix pour les cybercriminels. Le rapport rédigé par le Bureau africain des opérations de lutte contre la cybercriminalité d’Interpol classe le Royaume comme celui le plus touché par les chevaux de Troie bancaires et Stealers. Le Maroc est également le deuxième pays le plus impacté par les rançongiciels du continent… Selon ce document, près de 19 000 détections de logiciels malveillants auraient été réalisées au sein du pays, loin devant l’Afrique du Sud (6 560 détections), le Nigéria (5 366 détections), le Cameroun (1 462 détections) et l’Algérie (691 détections). Il en va de même pour l’escroquerie et à l’extorsion en ligne, dont les spams sont respectivement géolocalisés en Afrique du Sud, au Maroc, au Kenya et en Tunisie.

Nous constatons à partir de ces éléments chiffrés combien l’Afrique se révèle au cœur des cyberattaques mondiales. Impossible aujourd’hui de considérer le continent comme étant isolé du reste de la planète, bien au contraire : il en est l’un des épicentres, et c’est bien pour cela qu’il mérite toute notre attention.

Dans ce contexte, nous constatons que dans la bataille qui est engagée – et désormais bien avancée – les éditeurs de solutions peuvent peser. Au sein de ce contexte rendu d’autant plus difficile que les cadres juridiques sont très disparates selon les pays, la collaboration avec le secteur privé est une clé. C’est grâce à elle que des réponses pourront être déployées, en lien avec des produits et services toujours plus professionnels et adaptés.
Par Benoît Grunemwald,

expert cyber sécurité chez ESET France et Afrique francophone

*Tribune libre

Salon du mobilier « Made in Cameroon » : Les enjeux de la 6ème édition présentés à la presse

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Une conférence organisée ce jeudi 25 mai 2023 par l’association « Artisan au féminin » a permis d’en savoir plus sur l’évènement qui va se tenir sur une dizaine de jours.

« Ecosystème de la transformation locale du bois : défis pour l’accélération de la croissance économique et contribution de la commande publique ». C’est le thème qui va meubler les travaux de la 6ème édition du Salon du mobilier « Made in Cameroun », prévu du 24 juin au 04 juillet 2023 au Palais des congrès de Yaoundé.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi 25 mai 2023 au Centre international de l’artisanat de Yaoundé, Hélène Mapoko Enoghe, présidente de l’association « Artisan au féminin » a indique que cette 6ème édition a pour objectif de contribuer au développement, à la maturation et à la compétitivité de la chaîne de valeur du bois au Cameroun.

« Cet objectif principal se décline en objectifs spécifiques qui visent à adresser des problématiques de la transformation locale du bois que sont : participer à la promotion, l’innovation, le développement et la compétitivité de la filière forêt-bois. Le Salon sera aussi l’occasion d’identifier les besoins en maturation des acteurs de la transformation du bois » a expliqué Hélène Mapoko Enoghe.

Selon les estimations de la promotrice de l’évènement, c’est plus de 200 exposants qui sont attendus pour cet évènement et 2 500 visiteurs par jour. « Nous attendons les artisans, les entreprises artisanales, les experts des ministères sectoriels de la filière, les experts des organismes nationaux et internationaux, les partenaires privés et publics au développement de la filière » a énuméré la présidente de l’association « Artisan au féminin ».

Initié en 2017 par l’association « Artisan au féminin », le Salon du mobilier Made in Cameroon a pour ambition de devenir fil des années, un évènement incontournable de la vie socioéconomique camerounaise. Le Salon du mobilier Made in Cameroon est une vitrine principalement destinée à la valorisation des entrepreneurs, des artisans et des entreprises engagée dans la 2ème et dans la 3ème transformation locale du bois au Cameroun.

Coopération Cameroun-Allemagne : Plus de 27 600 bénéficiaires de formations en gestion des services financiers

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Les chiffres ont été publiés lors d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes tenu à Yaoundé le 23 mai 2023.

Grâce à la coopération allemande, entre 2016 et 2023, plus de 26 000 producteurs de coton ont augmenté leurs rendements de 8% en moyenne, dont plus de 11 200 avec une augmentation de 13% ou plus.

Le Cameroun occupe la 5ème place des pays exportateurs de fibre de coton en Afrique et la 12ème au niveau international. Le coton procure des revenus à 2 millions de personnes (environ 30% de la population rurale), contribuant ainsi à la sécurité alimentaire, en plus des productions céréalières cultivées en rotation. Il faut préciser qu’actuellement, 95% de la production de coton est vendue sur les marchés internationaux, pour seulement 5% transformé localement par la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam).

Outre la production de coton, plus de 48 000 petits exploitants et plus de 1 200 acteurs de micros, petites et moyennes entreprises ont adopté des innovations dans leurs exploitations. Plus de 14 000 producteurs agricoles bénéficient de recommandations sur la fertilité et la protection des sols dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.

Atelier

Les chiffres ont été publiés mardi 23 mai 2023 à Yaoundé, lors d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes. Des échanges entre les hommes de médias et les responsables de la coopération allemande, l’on a également appris qu’entre 2016 et 2023, plus de 27 600 personnes ont développé leurs compétences en matière de gestion des services financiers adaptés ou éducation financière grâce à des formations.

« L’idée de cet atelier de formation était d’échanger sur les attentes des journalistes envers nous et de l’autre côté, informer les journalistes sur nos attentes et leur montrer comment travaille la coopération allemande au Cameroun. De façon générale, nous nous sommes rendu compte que nos projets, nos approches et nos succès ici au Cameroun, ne sont pas connus » a regretté Valentin Katzer, chef de la coopération.

Ce dernier a expliqué que les axes prioritaires de la coopération allemande au Cameroun sont conjointement définis entre les deux gouvernements sur quatre pôles prioritaires : la gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité, le développement rural et l’agriculture, la gouvernance-décentralisation-la cohésion sociale- la paix et enfin la santé, la politique démographique et One Health.

Pour mémoire, la coopération allemande est au Cameroun depuis plus de 60 ans et œuvre à l’accompagnement du développement durable dans le pays. Cette coopération est gérée par l’ambassade d’Allemagne et le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) et comprend 03 agences de mise en œuvre, à savoir l’agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ) l’établissement de crédit pour la reconstruction (KFW) et l’Institut fédéral des géosciences et des ressources naturelles de la République fédérale d’Allemagne (BGR).

Présidentielle 2025 : La jeunesse de l’Extrême-nord s’aligne derrière Paul Biya

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Une grande foule s’est retrouvée ce mercredi, 17 mai, au stade municipal de Mokolo, qui s’est avéré́ petit pour la contenir tout ce beau monde. De mémoire, l’événement est autant inédit qu’historique. Il s’agit, fait très rare, de ce qu’il est convenu d’appeler  »l’appel de la jeunesse de l’Extrême-Nord pour la candidature de Paul Biya en 2025 ». « Si le passé nous avait habitueé à ce type de messes politiques pompeusement baptisées « appels du peuple » organisées par quelques apparatchiks du parti confinant, au passage, les jeunes a des rôles protocolaires ; l’appel de Mokolo est à la fois inédit et historique en ce sens qu’il est l’émanation des jeunes eux-mêmes. Et, quoiqu’on dise, l’appel de la jeunesse de l’Extrême-Nord traduit la capa- cité de mobilisation d’un homme : le jeune ministre de la Santé publique Manaouda Malachie », a analysé un enseignant de l’université de Maroua, présent au rassemblement.

Mais plutôt qu’un événement d’une seule région, la rencontre s’est transformée en un rassemblement de tout le Septentrion. 50 000 jeunes sont venus des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême- Nord. « Je suis très heureux de vous accueillir à Mokolo, cette belle et généreuse ville, dans le cadre de ce grand rassemblement pour un mouvement historique naissant, qui, je le pressens, va envahir toute la jeunesse camerounaise dans son ensemble parce que la cause est bonne et juste. Il s’agit ici de soutenir un Grand Homme, de donner force à ses œuvres et ses idées pour un Cameroun qu’il a su maintenir en paix, un et indivisible, fort et respecté sur la scène internationale ; ce grand homme, vous l’avez deviné, c’est son Excellence Monsieur Paul Biya », a déclaré le Minsanté.

Dans la foulée, Jean Sawalda, militant Rdpc et membre du comité d’organisation de la manifestation a précisé l’objet de la rencontre : « Il s’agit pour nous de rassurer le président de la République qu’il est et reste le meilleur pari pour l’avenir du Cameroun au moment où une certaine opinion entretient l’idée sombre d’une succession inconstitutionnelle, nous, nous restons concentrés sur notre champion. Lui et lui seul constitue la garantie pour la stabilité et le développement de notre pays. Et donc, s’il venait à décider d’un renouvellement de son mandat auprès du peuple Camerounais, nous voulons lui dire ce jour en un mot comme en mille que c’est encore lui et personne d’autre notre candidat, voilà pourquoi nous avons initié cet appel », déclare Outre les invités de marque issus des rangs du Rdpc, l’Appel de la jeunesse de l’Extrême-Nord a séduit des milliers de jeunes d’autres partis politiques et autres associations qui ont joint leur voix au chorus. En bonne place de cette cérémonie populaire qui a cristallisé toutes les attentions dans la région, c’est que, indépendamment des bords politiques, d’obédiences religieuses ou d’appartenance géographique, les jeunes, dans leur immense majorité́ se sont retrouvés pour porter leur choix pour 2025 sur Paul Biya, 90 ans, avec 40 ans sans discontinuer de magistère. Mais le rassemblement de Mokolo n’était pas seulement réservé aux jeunes de l’Extrême-Nord encore moins à ceux du Grand-Nord ; car l’on a aperçu aux premières loges, parlementaires, chefs traditionnels, élus locaux, universitaires, dignitaires du parti, venus des quatre coins du pays Madame Aminatou Ahidjo.

Et même les partis alliés n’étaient pas en reste, à l’instar du Mouvement Démocratique pour la Défense de la République (MDR) dont le président transitoire, et non moins nouveau sénateur du parti, Me Paulin Djorwe et du Front pour le Salut National du Cameroun, présent à travers son député du Diamare, l’honorable Salmana Amadou Ali. Entre intermèdes musicaux et discours de circonstance, le ciel de Mokolo a pour sa part offerte toute son hospitalité à travers un temps clément, la ou la température frôlait par- fois les 40°C. Le président régional du conseil national de la jeunesse de l’Extrême-Nord dira que l’appel de la jeunesse de l’Extrême- Nord est une réponse légitime à une certaine opinion qui a tôt fait d’alimenter le débat sur la candidature ou non de Paul Biya en 2025.

Et pour Parfait Viamna Mininamou, la réponse de la jeunesse de l’Extrême- Nord est claire et sans appel : totale adhésion à la politique du renouveau incarne par Paul Biya. A travers banderoles et autres pancartes, les messages appelant à la candidature de Paul Biya étaient en vedette. Tout comme les différents orateurs qui se sont succédés à la tribune. Du maire de Mokolo, Dr Vohod Deguime, au ministre Manaouda Malachie en passant par les présidents régionaux du Cnjc du Nord, de l’Adamaoua et de l’Extrême- Nord, ainsi que ceux des six départements de la région, le message avait un seul dénominateur commun : la candidature de Paul Biya en 2025. Ecoutera-t-il ses jeunes compatriotes ?

Secteur bancaire : Afriland First Bank a injecté 1013 milliards dans l’économie à fin 2022

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Afriland First Bank a amorcé l’année 2023 avec des comptes au vert. En effet, la banque créée par Paul Kammogne Fokam affiche un total bilan, c’est-à-dire ensemble de ses actifs et passifs, de plus de 1 768 milliards de Fcfa, selon les chiffres de la structure. Soit une augmentation en de 18,31% en glissement annuel. Selon la même source, la banque a conclu l’année 2022 avec un encours de 1013 milliards de Fcfa de crédit injecté dans l’économie local. Cela correspond à une hausse de 14,20% par rapport à l’année 2021. Jamais, indiquent ses dirigeants, une autre banque n’a atteint une telle performance au Cameroun. Conséquemment, cette statistique confirme celles révélées antérieurement par le Comité national économique et financier (Cnef).

Selon cette dernière structure, entre le 31 décembre 2021 et le 30 juin 2022, Afriland First Bank occupe le premier rang des banques de crédits au Cameroun avec un encours de crédit de 913,4 milliards de Fcfa- des chiffres totalement dépassés aujourd’hui-, contrôlant ainsi 20,34% des parts de ce segment, devant Société générale Cameroun (SGC) 683,9 milliards de Fcfa [ 15,23% des parts] et la Banque internationale pour le commerce et le crédit du Cameroun (Bicec) qui revendique un encours crédit de 450,2 milliards de Fcfa, soit 10,03% des parts de marché. La banque, révèle-t-on également, est leader du marché du leasing au Cameroun depuis déjà trois ans, avec 56% de parts au 30 novembre 2022. Dans le même sens, son segment de dépôt affiche des performances records avec 1 319 milliards de ressources collectées à fin décembre 2022, soit une progression de 18,67% par rapport aux 1 173 milliards FCFA obtenus à la même période en 2021.

Par ailleurs, les états financiers de cette structure financière enregistrent un résultat net de 22,1 milliards FCFA en 2022. Ce bénéfice comparativement à celui de l’année dernière est en augmentation de 20,6%. Selon le document d’information relatif à la toute première émission des titres de créances négociables en Afrique centrale effectuée en mars 2023 [lequel document a été consulté par nos confrères d’Ecomatin], Afriland First Bank a réalisé un bénéfice de 18,4 milliards FCFA en 2021.

En glissement annuel, le résultat net de cette banque a donc progressé de 3,7 milliards de FCFA en 2022. Au cours des années 2020 et 2019, cette structure qui occupe sans contestation la place de premier créancier des Etats sur le marché des titres publics de la Beac [avec 305,7 contre 1855, 5 pour tous les autres créanciers des Etats], n’avait affiché que des bénéfices respectifs de 13,6 et 12,4 milliards FCFA. Indiquons que ces performances ne sont pas anodines. La structure a su s’implanter sur l’ensemble du terroir national grâce à un réseau de 59 agences. Sur le plan international, la structure est présente dans 9 pays africains et compte également trois bureaux de représentations à Pekin, Pointe noire et Paris.

Affaire Université de Douala : Bekolo Ebe acquitté après cinq ans de procès

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Le Tribunal criminel spécial (TCS) a acquitté le Pr Bruno Bekolo Ebe ce 24 mai 2023. Selon stopblablacam.com, citant l’hebdomadaire Kalara, « ses avocats ont toujours plaidé ‘’ l’invalidation de la procédure en ressortant les vices, les irrégularités, les incongruités, les imbroglios’’ de cette affaire ».

L’ancien recteur de l’Université de Douala était poursuivi pour un détournement de fonds publics en coaction, de l’ordre de 3,4 milliards de francs CFA. L’universitaire a toujours clamé son innocence dans cette affaire née de d’un rapport du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) sur la période 2005-2010, qui en a ressorti des fautes de gestion ayant eu une « incidence financière» sur le fonctionnement de l’institution, imputées au recteur et certains de ses collaborateurs.

Après cinq années de procédure, le TCS a acquitté le diplômé des sciences économiques de l’université de Paris I-Sorbonne. L’agrégé des sciences économiques et de gestion des universités qui a dirigé l’université de Yaoundé-II avant d’être muté à Douala, a peut-être l’occasion de poursuivre une carrière qui s’annonçait riche, avant d’être interrompue par cette affaire.

Drame : Des éléphants ôtent la vie à une jeune fille à l’Extrême-nord

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La localité de Balda dans la région de l’Extrême-nord est endeuillée par le décès de la jeune Bintou, victime d’une attaque d’éléphants le 23 mai 2023. La nouvelle a été officialisée par un communiqué du ministère des forêts et de la faune. En effet, il s’agit d’une opération de refoulement d’un groupe de quatre éléphants en divagation vers le Parc national de Waza, par des agents de la délégation régionale des forêts et de la faune de l’Extrême-nord, qui n’a pas été sans conséquence.

« Les services de la délégation régionale des forêts et de la faune de l’Extrême-nord ont engagé une opération de refoulement de ces pachydermes vers cette airée protégée. Cette opération a malheureusement buté à l’afflux important des populations curieuses, inconscientes du danger, qui ont obstrué le corridor. L’on déplore dans ces circonstances, dans la localité de Balda, le décès de la nommée Bintou, victime d’une charge d’éléphant », peut-on lire dans le communiqué signé du ministre des forêts et de la faune, Jules Doret Ndongo.

Les autorités déplorent l’obstruction régulière du corridor des éléphants, ce qui conduit souvent à leur divagation et à des attaques contre les humains. La troupe de quatre éléphants en a été victime, et a été désorientée durant la journée du 24 mai 2023 dans la ville de Maroua, semant la panique au sein des populations.

Grâce à l’intervention des forces de défense et de sécurité, ainsi que des agents du Minfof, les quatre pachydermes ont été redirigés vers le parc.

Redevance publicitaire : les maires rappelés à l’ordre

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Après la correspondance du ministre des Finances en fin d’année dernière, celui de la Décentralisation  vient de faire une sortie pour demander l’arrêt du prélèvement de cette redevance, donnant ainsi raison aux opérateurs économiques en conflit avec certaines municipalités.

 Le ministre de  la Décentralisation et du Développement Local se prononce à son tour sur le conflit qui oppose certaines collectivités territoriales décentralisées aux opérateurs économiques et régisseurs de publicité. Ces derniers contestent  le prélèvement d’une redevance publicitaire par certaines  communes et communautés urbaines à des montants se situant entre 20 et 23% (hors taxe) du montant global d’une campagne publicitaire.

Le ministre de la Décentralisation vient d’adresser une lettre aux collectivités Territoriales Décentralisées pour  leur rappeler le caractère « non conforme »  de cette taxe.  Il reprend en effet les termes de la correspondance que lui avait adressée le ministre des Finances en novembre 2022.  « Une collectivité territoriale ne peut percevoir un impôt, une taxe ou une redevance que s’il (elle) est créé (e) par la loi, votée par l’organe délibérant et approuvé (e) par l’autorité compétente. En conséquence, la législation en vigueur n’ayant pas prévu une redevance publicitaire applicable sur les opérations publicitaires des entreprises, et dont le recouvrement serait effectué par les CTD », avait écrit Louis Paul Motazeprécisant que seul le timbre sur la publicité peut être exigé aux entreprises.

 Mais, il se trouve que depuis lors, la collecte de cette redevance s’est poursuivie sur le terrain, renforçant le courroux des régisseurs. Dans la capitale économique, de nombreux cas de conflits ont été observés ces derniers mois entre des opérateurs économiques et la mairie de  la ville de Douala. La situation avait d’ailleurs abouti à la destruction des affiches publicitaires de certaines marques par les agents de la CUD.  Celle-ci a également désigné en début d’année 2023, une entreprise  comme régisseur exclusif dans la ville de Douala. L’information a été publiée dans une banderole affichée partout dans la ville.

Le ministre de la Décentralisation met en garde les magistrats municipaux. « Le maire de la ville ou maire qui ordonne le recouvrement d’une redevance publicitaire ou d’une autre imposition de même nature en violation de la loi,  s’expose à la mise en jeu de sa responsabilité personnelle ainsi que celle de la collectivité territoriale décentralisée dont il a la charge », indique Georges Elanga Obam.

 Pour des spécialistes en question de décentralisation, cette situation  rappelle l’urgence de finaliser la loi sur la fiscalité locale, afin que les collectivités puissent aisément mobiliser des ressources propres.

Makossa : orange soutient la sécurisation des fonds

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L’entreprise a offert ses services digitaux de paiement pour accompagner l’organisation de Kossa times, un évènement de promotion du makossa au Cameroun.

 Orange Cameroun a décidé de s’associer à l’organisation de la quatrième édition de kossa times, un concept de promotion du Makossa et de ses acteurs. Pour cet évènement qui se tient ce 25 mai 2023 à Douala, l’opérateur de télécommunications offre un coup de pouce dans la sécurisation des ressources financières. Il s’agit notamment des frais liés à l’achat des tickets de ce grand show qui mettra en scène plusieurs vedettes du Makossa tels que Ben Decca, Samy Diko, Claudia Dikosso. 

L’achat des tickets se fait exclusivement par Orange Money. Ce qui permet aux organisateurs et aux acteurs concernés par  le Kossa times de préserver les recettes et de pouvoir en faire une utilisation saine. A travers ce partenariat avec Orange Money Afrique, Orange affirme sa  volonté d’accompagner l’industrie culturelle et notamment la musique.  Robert Ekotto,  chef département sponsoring  chez Orange Cameroun détaille pas la stratégie : « dans le cadre de la musique, nous accompagnons le festival du Makossa et le festival du bikutsi. Cet accompagnement entre dans la logique du soutien des aires culturelles dont l’aire culturelle Fang beti avec le festival bikutsi, l’aire culturel Sawa à travers le festival du Makossa. Cette année nous avons élargi notre spectre d’actions et nous avons accompagné le festival du Sahel qui aura lieu en juin porté par la reine du Sahel. Nous sommes en train de travailler avec un partenaire pour le lancement du festival Grass Field qui aura lieu cette année donc ça va nous permettre de couvrir les quatre aires culturelles du Cameroun ».

C’est depuis plusieurs années que l’entreprise se tient aux côtés des artistes à travers diverses actions. En dehors des appuis financiers notamment des récompenses aux stars de la musique, Orange accorde plusieurs soutiens en fonction des problématiques exprimées. « Nous sommes une société qui fait dans la digitalisation et aujourd’hui la musique se vend à travers le digital. Il y a  de moins   en moins de spectacles ; donc il faut trouver des moyens de soutenir les artistes.  Grâce à notre partenariat, le festival Makossa aujourd’hui a une chaîne qui permet de monétiser leurs activités, pareil pour le festival du Bikutsi.  Nous avons par exemple fait des formations sur comment un article doit gérer sa carrière en intégrant les réseaux sociaux par ce qu’aujourd’hui on ne peut plus faire sans. On a également pu mettre à la disposition des artistes du Makossa des experts pour leur permettre d’avoir des photos officielles etc », précise Robert Ekotto.

Douala : vers une nouvelle relance de la SMID

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Une Assemblée Générale spéciale est annoncée en juin prochain sous la conduite d’un nouvel administrateur désigné il y a quelques  semaines.

C’est une nouvelle tournure que prend la Société métropolitaine d’investissement de Douala (SMID). Après  près de deux ans sous administration provisoire, un nouvel administrateur Directeur Général vient d’être désigné avec pour mission de rendre réellement opérationnelle cette société dont les investisseurs n’ont encore reçu aucun centime de dividendes depuis 2020.

Guillaume Moukete Ekoume, directeur des affaires juridiques et du contentieux à la Communauté urbaine de Douala,  assure désormais les fonctions de Directeur général et d’administrateur délégué de la Smid.  Il a été désigné le 28 mars 2023, au terme d’un conseil d’administration, en remplacement de Maurice François Njoh, administrateur provisoire   dont le mandat est arrivé à échéance. Le nouvel administrateur, magistrat de formation, a pour mission de proposer un plan de relance de la Smid  et de le  soumettre aux actionnaires. Consigne importante, ne plus solliciter des fonds des actionnaires qui sont toujours en attente du rendement de leurs placements. Guillaume Moukete Ekoume devra également organiser une assemblée générale spéciale pour désigner les représentants des actionnaires de catégorie C (secteur privé) et D (personnes physiques). Cela n’avait  pas été possible lors des deux précédentes assemblées générales qui ont été un échec. Dans un premier temps, le quorum n’avait pas été atteint et la seconde fois, ces deux catégories  qui constituent plus de 50% du capital n’étaient pas représentées.

Cette assemblée générale spéciale est donc très attendue. Car elle permettra peut-être de ramener les réticents à de meilleurs sentiments, afin que les activités de la SMID puissent se mettre en œuvre. Après environ 16 mois d’administration provisoire, le conseil d’administration de la Smid n’est constitué que des administrateurs des catégories A (mairie de la ville et communes d’arrondissements) et B ( entreprises du secteur public). Depuis son lancement en 2020, que des contestations et des batailles judiciaires. L’un des principaux conflits est celui opposant l’actuel exécutif de la Communauté urbaine de Douala qui représente la catégorie A des actionnaires et l’ancien Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala.  Fritz Ntone Ntone se revendique toujours Président du conseil d’administration de la Smid tandis qu’il n’est plus à la tête de la CUD.

La Smid SA, est doté d’un capital de 3 milliards de FCFA. La  CUD et les communes d’arrondissements détiennent 23% du capital,  les entreprises du secteur public 10%, le secteur privé et les associations 30% et les Personnes physiques 37%.  Plusieurs projets devraient être réalisés par la société. Il s’agit  notamment du projet de réhabilitation et l’extension du marché New-Deido,  la construction du parc de loisirs de la Besseke, le projet de construction d’un centre de conférence international, le projet de construction du marché de Bonamoussadi, la gare routière multimodale de Bonaberi.

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