samedi, juin 6, 2026
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Diplomatie : Le Nguon au patrimoine de l’humanité

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Rituel autour du pouvoir sacré royal

Ça y est ! Le Nguon est désormais un héritage non plus seulement du peuple Bamoun au Cameroun, mais de l’ensemble de l’humanité. Au terme d’une session du Comité intergouvernemental de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le Nguon a été inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité a été faite. Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, le ministre des Arts et de la culture, portait le dossier, avec à ses côtés le sultan Mforifoum-Nabil Njoya, sultan roi des Bamoun qui mieux que quiconque, pouvait représenter le terreau du Nguon, le pays Bamoun.

C’est l’aboutissement d’une bataille de longue haleine menée par les pouvoirs publics camerounais, portant un projet qui a tenu à cœur feu Ibrahim Mbombo Njoya, géniteur et prédécesseur de l’actuel roi. Le 19ème successeur de la dynastie de Nchare Yen peut marquer le dernier pas vers Allah, s’il n’y était pas encore parvenu. Lui qui y avait cru et travaillé à redonner à la fête traditionnelle du peuple Bamoun, une nouvelle dynamique depuis son accession au trône royal en 1992; et qui s’est longtemps battu pour la victoire que l’on célèbre aujourd’hui. Mais qui s’est éteint avant d’avoir vu le bout du tunnel. A peine un an que l’homme a engagé le voyage vers la félicité céleste, que son successeur vit la « terre promise ». A Kazane, en terre botswanaise.

Ibrahim Mbombo Njoya aura rêvé

Victoire

La victoire est d’autant plus retentissante que c’est le tout premier élément culturel camerounais qui franchit les frontières géographiques pour épouser l’immensité de l’universalité. «C’est un dénouement heureux d’un processus singulier, initié par SM le feu sultan Ibrahim Mbombo Njoya, avec le soutien du gouvernement camerounais. Son successeur, SM Muhammad-Nabil Mforifoum Mbombo Njoya s’est inscrit dans la continuité fructueuse et glorieuse, et a porté ce projet à bras le corps. Aujourd’hui, la communauté Bamoun est heureuse de voir l’une des facettes les plus fortes de sa culture et de sa tradition reconnue dans le monde. Le Nguon inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, est désormais au panthéon », salue Azize Mbohou, responsable de la communication du sultanat Bamoun. «C’est une fierté pour le Cameroun tout entier », souligne-t-il. C’est dire si la 550ème édition du festival fondé en 1394 par Nchare Yen, sera un moment exceptionnel pour le peuple camerounais en particulier et les Camerounais en général.

Fondé en 1394 par Nchare Yen, le Nguon est une fête traditionnelle organisée par le peuple Bamoun, sous la houlette de son roi. Au départ, c’était l’occasion de « régler les litiges fonciers», et au cours de laquelle « on sollicitait la sagesse des esprits pour résoudre les conflits et ramener la cohésion entre les divers groupes sociaux», selon petitfute.com. A l’occasion, outre des rituels autour du pouvoir sacré du roi, le monarque est mis sur le grill d’une justice coutumière, au sujet de sa gouvernance. Question pour son peuple de lui renouveler sa confiance.

Fabien Assigana : « Ce qui me fait courir, c’est créer une structure qui va battre le Rdpc» 

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Vous avez participé à votre première réunion du NEC ; comment s’est passé l’accueil, pour vois qui venez d’adhérer au parti ?

J’ai été bien accueilli, comme j’ai été bien accueilli déjà au Congrès. D’abord j’étais même surpris parce que ça fait deux à trois jours que j’ai appris que je suis ministre dans le Shadow cabinet, en charge des Travaux publics et des Transports. Il fallait déjà que je comprenne comment ça va se passer, qu’est-ce qu’on attend exactement de moi, bref que j’en aie quand même une pette idée. On nous a mis contre le mur car il faut qu’à la prochaine réunion du NEC (National executive comittee), on ait déjà une ébauche de ce qu’on veut faire. En revenant sur la question, vraiment, c’est très organisé. Il n’y a rien à voir avec ni le Morep (Mouvement républicain, parti dont il est le fondateur, Ndlr), ni là où j’étais à un moment donné (le MRC, Ndlr). C’est bien organisé, très structuré. Tout se passe bien et il n’y a pas de manipulation ; parce qu’il y a beaucoup de partis où vous êtes, quand ils ont déjà décidé de quelque chose, on vous donne la parole, c’est ‘’oui, oui ! D’accord !’’ Vraiment ils sont très bien structurés, il y a un grand respect de tout le monde. J’ai apprécié ça.

Vous arrivez à peine dans le parti, et on vous bombarde au Shadow cabinet, et pour qui sait ce que vaut le Shadow cabinet au SDF, c’est une reconnaissance qu’il vous a manqué ailleurs ?

Je ne pense pas que c’est quelque chose que j’avais ailleurs ou pas. Même si je ne suis pas député ou conseiller quelque part, je suis depuis un bout de temps en politique ; donc on me connaît suffisamment. Et puis quand je me suis ptrésenté, j’ai dit que je suis surpris qu’on dise il y a deux jours que je suis ministre des Travaux publics et des Transports ; j’ai dit : ‘’vous ne me connaissez pas, mais j’ai quand même une petite idée’’. Je leur ai dit en me présentant : ’’je suis Fabien Assigana, ingénieur en Génie mécanique, sorti de Liverpool university, je suis pilote de ligne. Et après quand j’ai terminé, j’ai laissé tout ça là, j’ai fait l’université de Baltimore, j’ai fait un MBA (Master of business affairs), et je crois que c’est quand même un background qui me permet de m’adapter très rapidement’’. Même là où je suis, je n’ai pas fait Travaux publics, mais en tant qu’ingénieur, j’ai quand même une manière et une méthode d’appréhender ma tâche. Et je pense que je serai à la hauteur.

D’aucuns diraient que vous avez été parachuté au sommet d’un parti qui a fait ses preuves avec certaines personnes qui auraient dû être à votre place. Qu’en dites-vous ?

Non, je n’ai pas entendu cela, mais apparemment au sein du parti, il y en a qui ont demandé que le Dr Louis Marie Kakdeu vient d’arriver et il est 2ème vice-président, je viens d’arriver il y a à peine un mois ou un peu plus, mais ils ne savent pas que le Chairman était encore vivant, dans cette résidence, l’honorable Joshua m’a emmené, il m’a présenté au Chairman Ni John Fru Ndi. Nous avons discuté. Et comme je vous ai dit, j’hésitais encore, comme il y avait les bruits au sein du parti. Ils connaissent mon background, ils savent qui je suis, qu’est-ce que j’ai fait dans la vie, de quoi je suis capable. Donc ils savaient déjà qui je suis, ils me connaissent parfaitement. Evidemment les autres ne me connaissent pas, ils savent qu’il a fait le Morep, ils disent ‘’ il a fait ceci, il a fait cela, il monte, il descend’’. Mais ils me connaissent parfaitement et je pense qu’ils n’ont pas fait un mauvais choix. Le nouveau Chairman veut être président de la République, donc il fait très attention à qui il emmène pour travailler avec lui. Donc tout le monde peut constater qu’il a fait le bon choix.

Vous avez créé le Morep, puis vous l’avez abandonné pour rejoindre le MRC, et aujourd’hui vous atterrissez au SDF. Qu’est-ce qui vous fait courir ?

Ce qui me fait courir c’est créer une structure qui va battre le Rdpc. J’ai créé moi-même mon Morep, j’ai refusé de devenir un petit parti de la Lékié, parce qu’avec le Morep, aux prochaines législatives, je suis capable d’être député dans la Lékié. Je n’ai pas besoin de changer de parti pour le faire ; mais je peux être un petit député qui n’a qu’une seule voix à l’Assemblée, et ce n’est pas bon. Je veux une structure parce que je suis pour l’alternance et l’alternative. Il faut qu’il y ait changement, soit par voie de transition systémique, soit par voie d’élection. Donc je pense que le SDF est un endroit, un lieu, un parti où je suis convaincu qu’on peut y parvenir, puisque quand j’ai causé avec le président Joshua, je lui ai dit que mon objectif pour entrer au SDF est qu’aux prochaines législatives, on ait 90 députés plus un. C’est ça qu’on appelle majorité absolue. Et tout seul je n’étais pas capable de le faire. Je peux être un député seul, de temps en temps, je parle mais ça ne mène nulle part. Je veux le changement pour ce pays ; c’est pour ça que je le fais.

Et dans cet objectif de 90+1, vous avez une ambition personnelle donc ?

Oui, je serai candidat. Je serai candidat aux municipales, mais pour passer la main à quelqu’un d’autre parce que je n’ai pas envie d’être maire ; je rappelle que je suis de la Lékié, et je suis de l’arrondissement de Sa’a. Je suis suffisamment puissant là-bas. Je vais être candidat, je vais être tête de liste pour les municipales, mais je ne veux pas être maire. Dès que ça passe, je cède la place à mon suivant, mais je vais être député. La circonscription Lékié-Est a trois députés, et je vais faire la liste. La Lékié Ouest a deux députés, et nous allons faire la liste.

Bonne chance dans votre nouvelle aventure

Je vous remercie.

SDF : le premier gouvernement de Joshua Osih

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Prise de contact du nouveau SDF post Fru Ndi

La veille de la première réunion du National executive comittee (NEC) du Social democratic front (SDF) tenue le 2 décembre dernier, Joshua Osih a procédé aux nominations au sein du Shadow cabinet, le gouvernement de l’ombre du parti. C’est une équipe de 18 ministres et autant d’adjoints, un mélange de vieux et de neuf, d’anciens et de nouveaux, d’hommes et de femmes ; mais avec une marge plus importante d’Anglophones, une incursion dans le Septentrion. Et surtout une coloration technocrate. Ainsi, on aura comme ministre des sports l’ancien international de volleyball Charlie Tchikanda, l’architecte Fobi Nchinda au Développement urbain et Habitat, le Dr Henry Joko à la Santé,…

Joshua Osih a récompensé les partisans de l’ancienne école qui lui sont restés fidèles, au moment où nombre d’anciens cadres suivaient Jean Michel Nitcheu et Jean Tsomelou dans le G27+, ces cadres qui ont fait défection dans le cadre de la crise de renouvellement des organes dirigeants du parti. Ainsi, un vieux routier de la trame du professeur Jean Takoungang qui a fait ses classes dans la communication du parti, et la traduction, avant de prendre du recul du fait de maladie, rebondit cette fois-ci comme ministre de l’Intérieur. « C’est notre Atanga Nji !», a-t-on d’ores et déjà rebaptisé cet inconditionnel du parti, qui, lors de la difficile équation électorale à la tête du parti, plaidait déjà pour « un diable qu’on connaît, [plutôt] qu’un ange qu’on ignore ». Mettant en exergue le bilinguisme du candidat Joshua car « On ne peut plus tolérer aujourd’hui un président qui ne soit pas bilingue à la tête du SDF». Un argument qui plaidait en la seule faveur de l’ancien premier vice-président.

Challenges

Les nominations qui viennent remplacer celels faites par le feu Chairman Ni John Fru Ndi en mai 2022, se sont faites à la discrétrion des concernés, et de son nouvel exécutif dont les membres ne se faisaient connaissance qu’à l’occasion de cette première réunion de l’exécutif du parti, tenue à Nkolfoulou, à la résidence yaoundéenne du défunt fondateur du Parti de la balance. « Je ne m’y attendais pas ; je l’ai appris par quelqu’un d’autre que le président», assure Fabien Assigana, la nouvelle recrue du parti, nommée ministre des Travaux publics, ingénieur de son état. « J’ai découvert mon adjoint durant les présentations», témoigne un autre ministre de Joshua Osih.

Cette nouvelle équipe s’est d’ores et déjà mise au travail depuis la prise de contact du 2 décembre 2023. « Nous n’avons plus de temps à perdre car 2025 c’est demain», a déjà compris un c adre du parti. Et « si nous voulons gagner une élection, nous devons avoir l’esprit d’équipe», a lancé le nouveau président du SDF. Le défi de l’homme est de redonner au SDF sa place de leader incontesté de l’opposition camerounaise, à défaut de remporter la présidentielle, comme l’ont souhaité les pères-fondateurs du parti du 26 mai 1990, sans y parvenir 33 ans après. Entre temps, la classe politique est en train de se renouveler, avec un leadership de plus en plus contesté en face du pouvoir, avec notamment Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et Cabral Libi’i du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn). La mort et le 8.2 ont décimé l’ossature du parti auteur du slogan « Suffer don finish». La nouvelle équipe devra tenter de sauver ce qu’il en reste.

Le gouvernement complet

Coopération : Paul Biya va recevoir le président de transition du Gabon

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Brice-Clotaire-Oligui-Nguema

Oligui Nguéma arrive au Cameroun ce mercredi 6 décembre 2023. L’information n’est pas encore officielle au Cameroun. Le Cabinet civil de la présidence de la République qui généralement en fait l’annonce. Mais l’ambassade du Gabon au Cameroun a déjà commis un communiqué invitant les ressortissants gabonais à Yaoundé à s’organiser pour résetrver un accueil chalereux et populaire à son nouveau guide. Aussi, sur l’axe qui mène à la présidence de la République, depuis l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, des manifestations initialement programmées ont été reportées, au motif de « la visite du président de la Transition gabonaise », a-t-on appris de sources informelle. Un tête-à-tête au menu de l’audience que le locataire du Palais de l’Unité accordera à son visiteur.

Il est clair que les signes montrent l’arrivée imminente de Brice Oligui Nguéma à Yaoundé. Une visite longtemps attendue, tant le président de la Transition gabonaise a engagé une tournée sous-régionale, qui l’a déjà conduit en République centrafricaine, en Guinée équatoriale, au Rwanda, En RD Congo, au Tchad et au Congo. Yaoundé reste une destination qui compte dans la sous-région. Paul Biya étant le doyen des chefs d’Etat, mais aussi, une voix qui compte et dont l’absence est souvent parlante. On se souvient que Michel Djotodia qui, après son coup d’Etat contre François Bozize, s’était fait adouber par tous les chefs d’Etat de l’Afrique centrale, avait fini par capituler. Le leader des Anti-Balaka n’avait pas été le bienvenu dans le cercle par Paul Biya.

C’est dire si la venue d’Oligui Nguéma est une onction que Biya donne (enfin) au nouvel homme fort de Libreville. Lui que l’on savait « protecteur » d’Ali Bongo, fils de l’ex Chef de l’Etat gabonais Omar Bongo. L’homme arrivé au pouvoir dans un contexte marqué par une crise successorale dans laquelle la France de Nicolas Sarkhozi était accusée par l’opposition gabonaise d’avoir joué sa partition pour l’installation au palais du Bord de mer du fils de son père, jadis allié inconditionnel de l’ancienne puissance coloniale. Dans ce contexte trouble où Jean Ping revendiquait sa victoire, Ali Bongo avait effectué une visite éclair à Yaoundé, avant même d’avoir prêté serment. Paul Biya a donc certainement admis le coup d’Etat qui a évincé Ali Bongo du pouvoir le 30 août 2023.

Pour autant, certaines sources indiquent que l’ancien patron de la Garde présidentielle gabonaise qui ne quitte jamais son treillis, ne rencontrera pas Paul Biya dans sa ténue privilégiée. Une exigence de Yaoundé à laquelle le demandeur ne pouvait ne pas se soumettre.

Le top 5  des banques les plus digitalisées pour les entreprises

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Selon une enquête du cabinet Cible, Afriland First Bank et Société Générale sont en tête en matière de services en ligne avec un taux d’utilisation estimé autour  de 40% tandis que BGFI Bank et la CCA Bank font cependant des progrès remarquables.

En 2023, le  taux de diffusion de la digitalisation des banques dans les entreprises a chuté de 7 points. De 93% en 2022, il est passé à 86%  cette année selon une étude réalisée par le cabinet Cible et Conseil. Dans son baromètre sur la pénétration des services bancaires au sein des entreprises camerounaises, Cible fait tout de même remarquer que  le service de banque en  ligne reste le plus utilisé par les entreprises. 74% des entreprises utilisent les services de banque en ligne contre 66% pour la monétique et 57% pour l’application mobile des banques.

Cette enquête réalisée auprès de 400 entreprises toutes tailles confondues, révèle une forte concurrence des banques pour offrir des services digitaux à ce segment de leur clientèle.  Afriland First Bank et Société Générale sont deux principaux challengers qui dominent ce marché. Afriland First Bank reste leader en matière de services de banque en ligne, avec 41% de ses clients entreprises qui utilisent ces services. La présence de ses services en ligne est particulièrement marquée chez les petites entreprises, avec un taux de 54%, suivi des moyennes entreprises  à 44%, et des grandes entreprises  à 30%.  Ses clients, en particulier les PME,  accordent une confiance «  aux solutions de banque en ligne d’Afriland First Bank pour gérer leurs opérations financières de manière efficace et pratique », commente l’enquête.

 Malgré son leadership, Afriland fait face à une rude concurrence de Société Générale Cameroun. La filiale locale du groupe français constitue un challenger sérieux pour la banque  camerounaise dans le domaine des services de banque en ligne. Tandis qu’Afriland First Bank affiche un taux de 41%, SGC le talonne avec 40% de ses entreprises clientes recourant aux services de banque en ligne.  On observe ici une forte utilisation chez les grandes entreprises, avec un taux de 45%, tandis que les PME affichent un taux de 14% pour les petites entreprises et 37% pour les moyennes entreprises.   Après Afriland  et SGC, UBA vient en troisième position  avec un taux de 35% suivie par BGFI Bank Cameroun (30%) et BICEC qui referme le quinté avec 26%.

 Dans cet environnement où on note l’évolution rapide du secteur bancaire vers la transformation numérique, l’étude dévoile l’avancée de  certaines banques qui se démarquent par leurs innovations. UBA  par exemple est le principal challenger d’Afriland First Bank sur le marché de la digitalisation des PME. BGFI Bank et  CCA Bank ont particulièrement amélioré leur degré de diffusion de la digitalisation dans les entreprises selon l’enquête. « La BGFI Bank et la CCA Bank ont démontré une capacité à renforcer leur offre numérique pour mieux répondre aux besoins des entreprises clientes. En revanche, les banques les plus présentes sur le marché, telles qu’Afriland, la SGC et la BICEC, ont maintenu une stabilité relative dans ce domaine, indiquant qu’elles ont pu maintenir leur position de confiance tout en poursuivant leur engagement envers la digitalisation pour accompagner leurs clients dans l’ère numérique en évolution constante » souligne Cible.

Affaire Danpullo/ MTN : le Gicam dénonce la saisie des comptes mobile money

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 L’organisation patronale se dit préoccupée par un risque de mécontentement des utilisateurs de monnaie électronique et appelle les autorités judiciaires à  respecter la loi qui stipule que ces fonds sont insaisissables.

 Après la BEAC et la Caisse de dépôts et Consignations, le Groupement Inter patronal du Cameroun (Gicam) se prononce lui aussi sur ce qui porte désormais le nom de l’affaire Danpullo / MTN. Comme pour les précédents intervenants, le Gicam  plaide en faveur de la filiale locale du groupe sud-africain.  Célestin Tawamba dit son inquiétude à la suite d’une décision rendue  le 16 novembre  dernier par le juge du contentieux de l’exécution au tribunal  de première  instance de Douala Bonanjo. Cette décision, relève le président du Gicam «  ordonne à Afriland First Bank de cantonner dans ses livres des sommes d’argent logées dans le compte intitulé  Mobile money pool acount ».  Ce, alors que  les comptes bancaires abritant ces fonds sont insaisissables aux termes de plusieurs textes  des autorités bancaires de la sous région.

 Dans un communiqué daté du 1er décembre dernier, le Gicam exprime sa  «  très vive préoccupation » face à cette décision de justice en déphasage avec les règles édictées  par le régulateur  bancaire de la Cemac. «  Les fonds qui transitent sur les plateformes numériques  des opérateurs  de réseau  et télécommunications  appartiennent aux titulaires  des comptes  de monnaie électronique dans les livres de ces opérateurs et sont loin d’en être  leur propriété », rappelle le Gicam.  Le patronat  appelle les autorités judiciaires à s’en tenir à la stricte application du droit, surtout que cette décision de justice fait peser  de grands périls sur la cohésion et la paix sociale. 

Le Gouverneur de la BEAC avait déjà interpellé le ministre des Finances il y a quelques mois pour la même cause. Abbas Mahamat Tolli disait avoir été saisi par l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam). Cette dernière s’insurgeait contre diverses ordonnances judiciaires assorties d’astreintes journalières très élevées à l’encontre de sept établissements de crédits. Des ordonnances visant à les contraindre à transférer  au greffe du tribunal de grande instance de Bonanjo, des fonds cantonnés inscrits sur le « compte mobile money pool account » appartenant aux clients mobile money. Le gouverneur avait indiqué que les clients mobile money au sens de la loi  sont «  protégés contre tout recours d’autres créanciers de l’établissement de paiement, y compris en cas de procédure d’exécution ou de procédure collective  d’apurement de passif ouverte contre l’établissement de paiement ».

En rappel,  MTN Cameroon s’est retrouvé impliqué dans un litige entre la holding de Baba Danpullo Bestinver et son banquier sud-africain First National Bank (FNB), filiale de FirstRand Bank (FRB). À  cause de plusieurs défauts, la banque a obtenu la saisie et la vente de plusieurs biens immobiliers placés en hypothèques par le milliardaire camerounais.  Pour recouvrer lesdits actifs,  son conseil a sollicité et obtenu du TPI de Douala-Bonanjo des saisies conservatoires des comptes bancaires des entreprises sud-africaines dont MTN Cameroon et Chococam, au motif que leurs maisons mères et FRB ont tous Public Investment Corporate (PIC) comme actionnaire.

Afriland First Bank, banque préférée des entreprises

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  Dans un contexte où 78% d’entreprises ont plus d’une banque, Afriland se présente comme  le prémier choix de 400 entreprises interrogées  dans le cadre d’une enquête du cabinet cible, avec une présence estimée à  60% et plus marquée sur le segment PME.

  Selon une étude que vient de publier le groupe cible sur la pénétration des services bancaires au  Cameroun,  78% d’entreprises ont plus d’une banque.  Le niveau de multi bancarisation des entreprises a progressé de 17 points entre 2022 et 2023 et les grandes entreprises (GE) sont les plus multi-bancarisées.  A partir d’un échantillon de banques, l’étude dévoile également des données sur  la présence de leurs produits et services, la valeur de la présence de leurs produits et services et la satisfaction des clients. 400 entreprises ont  été interrogées à raison de 250 à Douala et 150 à Yaoundé. 20% relèvant du secteur du commerce et 18% de l’industrie. Des  sondages, il ressort que dans un environnement de multi bancarisation, le groupe Afriland First Bank  ainsi que ses produits et services occupent la  première place auprès des entreprises.  

En effet, au niveau de la pénétration, Afriland First Bank reste sur le marché bancaire Camerounais, la banque la plus présente dans les entreprises. Plus d’une entreprise sur deux (55%), a Afriland First Bank comme banque. Cette présence a progressé de 7 points par rapport à 2022, note Cible.  Avec cette position  Afriland confirme sa place de leader du marché bancaire national et se positionne comme la première banque de ses clients entreprises. Environ 6 entreprises sur 10  soit 60%  expriment cette réalité.  Cette présence en tant que première banque de ses clients est  cependant concentrée sur le segment des petites et moyennes entreprises (PME) selon l’étude. CCA Bank quant à elle est la seconde banque de ses clients. Près de 50% des clients de la banque, la considèrent comme leur seconde banque. Elle est présente comme deuxième banque à part égale entre les grandes entreprises et les petites et moyennes entreprises. Cette deuxème place est aussi celle occupée par la Régionale avec  un taux de 45%.Cette dernière et CCA Bank  « représentent ainsi une option de confiance pour près d’une entreprise sur deux », commente l’étude. SCB est la troisième banque de ses clients entreprises pour environ 3 entreprises sur 10 (30%).  Seulement, cette présence en tant que troisième banque de ses clients est plus importante pour la catégorie des grandes entreprises que de celle des PME.

Sur la perception, l’étude révèle qu’ Afriland First Bank se distingue nettement en termes d’image moderne et positive auprès des entreprises. Elle occupe la première place avec 34% des entreprises qui la perçoivent ainsi. Les clients lui reconnaissent une «  approche innovante et dynamique qui s’aligne parfaitement avec les besoins et les attentes du marché ».   Le groupe cible ajoute que  « la banque dégage une image de modernité par le biais de ses technologies de pointe, de ses services bancaires innovants, et de sa capacité à s’adapter aux nouvelles tendances du secteurCette image moderne, associée à une impression globalement positive, renforce la confiance des entreprises envers Afriland First Bank et les incite à envisager un partenariat solide et durable avec cette institution bancaire ».

Dans les données mises en évidence par le Cabinet Cible Etudes & Conseil, on voit  que malgré sa forte présence estimée à 6O%, Afriland First Bank reste confrontée à une concurrence solide. La CBC avec un taux de 44%, suivie  par UBA, BICEC et SGC, sont ses principaux concurrents. L’étude fait remarquer que malgré l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché,  Afriland consolide sa présence. Comparativement aux chiffres de 2022, la banque a  augmenté sa présence au sein des entreprises. Cette  progression  est en augmentation de 7 points de pourcentage  et maintient Afriland First Bank au sommet du classement en tant que la banque  préférée et la plus choisie par les entreprises.

Réaction

 Théodoret Marie FANSI, PDG groupe Cible

«  Nous avons des indicateurs pour mesurer les performances commerciales des banques »

 « Au Cameroun comme partout dans le monde, le phénomène de multi bancarisation à savoir que les banques se partagent les mêmes clients, est une réalité de l’écosystème économique. L’industrie bancaire, malgré la forte réglementation en vigueur, est caractérisée par sa situation d’oligopole qui se rencontre lorsqu’il y a, sur un marché, un nombre réduit d’offreurs (banquiers/vendeurs) disposant d’un certain pouvoir de marché et un nombre important de, demandeurs (clients). En situation d’oligopole chaque banque occupe une position particulière car elle a un réel pouvoir de marché, elle est price maker. Toutes les banques ont le même objectif : augmenter toujours plus leur part de marché tout en réduisant l’impact de la concurrence, et à cet effet, elles mettent en œuvre différentes stratégies sous la contrainte du respect de la réglementation en vigueur. L’environnement des banques au Cameroun est de plus en plus concurrentiel et les actions marketing des banques sont de plus en plus visibles. Sur le plan commercial, plusieurs d’entre-elles ont construit en interne des indicateurs pour mesurer et suivre leurs performances commerciales. De notre point de vue, sur le plan commercial, les indicateurs les plus significatifs sont : la pénétration de la banque, de ses produits et services dans l’entreprise ; la consommation effective des produits et services de la banque comparée à ceux des autres banques et la satisfaction dans la relation avec la banque et/ou des produits et services consommés. Pour une banque, mesurer et suivre ses performances en interne, est appréciable, mais c’est mieux quand cet exercice est fait tout en permettant de faire des comparaisons entre les banques présentes au sein d’une entreprise commune ou en partage. »

Max it: les innovations de la super application d’Orange

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Services financiers, e-commerce, billetterie digitale, des fonctionnalités adaptées aux  spécificités locales… La nouvelle application  s’impose sur le marché par sa diversification et vise près de  45 millions  d’utilisateurs sur le continent à l’horizon 2025.

  Dans un environnement  dominé par le numérique, le groupe Orange renforce son offre de services digitaux  pour s’arroger davantage des parts de marché en Afrique et au Moyen orient.  L’opérateur vient de créer une super-app dénommée Max it. Elle se présente comme un tout en un, car intègre les précédentes applications du groupe, notamment My Orange et Orange Money.  

C’est un portail qui offre une diversité de services. Notamment les services de télécommunications habituels pour gérer le mobile ou le fixe mais aussi des services financiers tels qu’  Orange money. Ce qui permet à l’utilisateur d’effectuer à la fois des transferts d’argent  au niveau local et international, de paiements marchands, de virements  bancaires,  de crédit  et d’épargne.  L’application  comporte également un univers de e-commerce proposant  des contenus digitaux  tels que les jeux en ligne, de la musique, de  télévision… A cela s’ajoute un service de billetterie  permettant  aux clients d’acheter des tickets  de concert ou de transport entre autres. Orange money  a  été intégré comme base pour le les paiements mais accepte également  d’autres moyens pour le règlement  des achats. D’ailleurs, l’application est accessible même aux personnes qui ne sont pas des abonnés Orange.

Max it  a été développé par les équipes d’Orange en Afrique pour les clients africains. Les innovations  apportées par cette super application tiennent  donc  également  compte des  spécificités locales pour davantage  d’inclusion. «  Il y a là  l’importance  de travailler marché  par marché  pour s’adapter aux besoins des clients. L’application  est déjà par exemple disponible  en 3 langues. Français,  anglais et arabe  et on pense aux langues locales. Actuellement, le Sénégal  travaille à intégrer  le Wolof dans L’application »,  souligne Jérôme Henique, CEO d’Orange Afrique et Moyen-Orient.

Déjà  plusieurs millions de personnes  utilisent  cette application  panafricaine qui a été lancée le 24 novembre dernier à Douala.  Sa première version est disponible dans cinq pays : le Cameroun, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Botswana.  Elle pourra être progressivement étendue à 12 autres où le groupe est présent en Afrique et au Moyen Orient.  Par son approche de marché, le groupe  Orange projette  d’atteindre environ  45 millions  d’utilisateurs  actifs de max it  d’ici 2025.  « Le potentiel  d’attractivité  de max it est important  dans une zone du monde où le smartphone est la porte d’entrée à la vie numérique  du quotidien avec un taux d’adoption en forte croissance  qui devrait  atteindre 61% de clients connectés  en 2025 », indique l’entreprise.

Réactions

  Christel HEYDEMANN, DG  du groupe Orange

 « Cette application  marque une étape cruciale dans le digital chez Orange en Afrique »

«  Le Cameroun  a été choisi pour le lancement  panafricain de notre super app max it parce que c’est l’un des pays les plus dynamiques  en termes de croissance. Comme vous le savez, notre plan stratégique  à Orange intègre  à part entière l’Afrique  et le Moyen Orient. La croissance sur le continent passe par  l’accélération  du digital et l’approche multiservices. Et c’est avec une immense joie que nous présentons cette application  qui marque une étape cruciale dans le digital chez Orange en Afrique. Le Cameroun reflète  parfaitement la jeunesse africaine passionnée, courageuse et innovante qui œuvre sans relâche pour façonner son avenir. La jeunesse camerounaise est dynamique. Le Cameroun est un pays porteur pour les services digitaux. C’est une terre de création  locale avec un écosystème foisonnant. C’est donc tout naturellement  que nous avons choisi d’organiser le lancement  de max it ici, au cœur de l’Afrique.  Avec cette application, nous accélérons la transformation  de nos solutions en diversifiant notre offre de services afin d’apporter le meilleur du numérique  à chacune et à chacun. »

Patrick BENON, DG Orange Cameroun

« Max it va permettre  aux  camerounais de monétiser leurs contenus numériques »

« Un avantage  important offert par cette application,  c’est l’ouverture de max it. Max it va permettre  aux  camerounais de publier et de monétiser leurs contenus numériques.  Et aujourd’hui  c’est un problème  qu’on a au Cameroun et même  partout  en Afrique. La commercialisation des œuvres digitales pour les créateurs de contenus. Donc c’est un problème  qui va trouver une solution  avec max it. Ils auront  la possibilité avec max it d’exposer leurs contenus et de monétiser via les moyens de paiement  qui sont mis à leur disposition. Avec max it, on pense qu’on pourra contribuer à l’accélération de l’économie numérique  au Cameroun.  Exposer son contenu, ce n’est pas seulement pour le marché camerounais. Celui qui expose son contenu  sur max it pourrait avoir des possibilités  pour accéder au marché  africain.  Il y a en fait 22 millions de personnes aujourd’hui  qui utilisent  les applications Orange donc c’est tous ces marchés qui pourraient être accessibles aux camerounais.  »

Finances publiques : risque modéré selon fitch

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 Malgré les pressions sur la trésorerie du fait des menaces sécuritaires, Fitch fait remarquer que tous les arriérés extérieurs du Cameroun ont été apurés à fin septembre 2023.

Les obligations impayées  de l’Etat du Cameroun sont passées de 2,5 % à fin 2022 à 1,6 % du PIB, relève l’agence de notation américaine Fitch Ratings.  Elle soutient que le pays respecte ses engagements malgré des pressions importantes sur sa liquidité. Si certaines agences de notation ont pris en considération le retard de paiement de sa dette pour abaisser la note du Cameroun, Fitch démontre que cela n’a pas été pris en compte dans sa récente évaluation.

 L’agence fait observer que le Cameroun a bel et bien accusé des retards de paiement de la dette extérieure au mois de  juillet dernier.   Mais, cela a été résolu en 18 jours.  « Nous n’avons pas traité cela comme un défaut car nous avons appliqué un délai de grâce réputé de 30 jours, étant donné que nous comprenons que le prêt la documentation ne précise pas de délai de grâce explicite pour les paiements du service de la dette ».

 Pour Ftich,cette attitude des autorités camerounaises, démontrent de leur volonté à tenir leurs engagements.  Et on note une évolution sur le paiement de la dette. Le Cameroun a accumulé des arriérés extérieurs à hauteur de 0,1% du PIB en 2022, et 0,2% du PIB au premier semestre 2023.  Mais, tous les arriérés extérieurs ont été apurés à fin septembre 2023, souligne Fitch.Selon les prévisions de Fich, le risque budgétaire reste modéré pour l’Etat du Cameroun malgré des subventions,  des dépenses de sécurité et d’arriérés intérieurs de 261,6 milliards FCFA. Soit 0,9% du PIB à fin août 2023. « Un déficit budgétaire modéré de 1,3% du PIB en 2023 et de 1,4% en 2024 en termes de trésorerie. Les besoins bruts de financement budgétaire s’élèveront en moyenne à 4,8 % du PIB en 2024-2025 avec amortissement de l’eurobond seulement 0,1% du PIB par an ».Cependant, Fitch considère les options de financement commelimitées, compte tenu de la faible profondeur et de la concurrence accrue dans le lien régionalmarché international et le coût prohibitif de l’émission sur le marché international.L’Etat devrait compter sur le programme avec le FMI.  « Fitch s’attend à l’achèvement de la cinquième revue dans le cadre du programme du FMI en décembre, conduisant à un décaissement équivalent à 0,2% du PIB. Ceci est important pour le plan de financement du Cameroun en tant qu’autre créancier officiel les décaissements (0,3% du PIB en 2023) sont liés au programme. Fitch suppose que le gouvernement prolongera ou renouvellera son programme avec le FMI qui se termine en juin 2024, ce qui pourrait soutenir d’autres afflux de financements officiels de donateurs ». Desrisques budgétaires  demeurent cependant quant aux dépenses de sécurité liées; alors que l’élection présidentielle de 2025 pourrait empêcher la suppression progressive des subventions et des exonérations fiscales. Mais les prévisions de Fitch restent positives. « Nous prévoyons le déficit budgétaire sur une base d’engagement devrait se réduire à 0,8 % en 2023, contre 1,1 % du PIB en 2022. Nous nous attendons à ce qu’elle restent globalement stables à 0,7 % du PIB en 2024 et 0,8 % en 2025 ».

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