mercredi, mai 20, 2026
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Golfe de Guinée : le temps de l’économie bleue

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Ils seront une cinquantaine de participants, aux profils les plus divers : représentants des États membres et d’organisations régionales, partenaires, opérateurs privés, experts nationaux, continentaux et internationaux, membres d’associations civiles. Ils vont disséquer pour le compte de la CGG, ce concept contemporain ‘’d’économie bleue’’ qui, au-delà de la pêche et des ressources halieutiques, englobe l’exploitation durable de toutes les activités qui se déroulent dans les océans et les alentours : pétrole, gaz, mines, transports, recherche, énergies renouvelables, tourisme, etc.

L’on perçoit les enjeux pour la prospérité des États et le bien-être des populations, ainsi que les questions de sécurité maritime et terrestre qui s’y greffent. La région du Golfe de Guinée est d’autant plus concernée que, d’après des estimations fiables, elle regorge d’importantes réserves de pétrole qui représentent environ 35 % des réserves mondiales totales, ainsi que d’autres minéraux précieux tels que le diamant, l’étain, la bauxite, le manganèse, le cobalt. En outre, cette zone subit avec rudesse les effets de la pêche dite INN (‘’Illicite, Non déclarée et Non réglementée’’), orchestrée principalement par des flottes étrangères hautement modernes (ayant parfois à bord des armes lourdes).

 L’ACTE DU 03 JUILLET 2021

Pour mutualiser leurs efforts et sauvegarder d’urgence leurs intérêts communs, quelques pays de la région ont pris les devants. Ce qui a débouché sur la signature le 03 juillet 2021 à Libreville (Gabon), du Traité instituant la Commission du Golfe de Guinée (CGG). Cinq États apposèrent leur signature sur cet acte constitutif : Angola, Congo, Gabon, Nigéria, Sao Tomé-et-Principe. Luanda fut choisi comme siège. Entre 2008 et 2017, quatre autres pays ont rejoint l’institution : Cameroun, République Démocratique du Congo, Ghana, Guinée Équatoriale. D’après les échos du Secrétariat Exécutif, les négociations sont prometteuses pour l’adhésion des dix autres nations (Bénin, CapVert, Côte d’Ivoire, Libéria, Gambie, Guinée Bissau, République de Guinée, Sénégal, Sierra Leone, Togo).

Ce mécanisme de coopération politique couvre finalement une partie de trois régions d’intégration en Afrique constituées de pays riverains : CEEAC (Afrique Centrale), CEDEAO (Afrique de l’Ouest), SADC (Afrique de l’Est et australe). Les représentants de tous les dix-neuf pays sont d’ailleurs invités à l’atelier de fin mai à Luanda. Ils présenteront chacun l’état de développement de l’économie bleue dans le pays.

« PLAN D’ACTION CONJOINT »

Ces contributions seront associées à celles des divers experts et autorités invités, pour constituer le socle d’un ‘’Plan d’action conjoint de l’économie bleue dans la région du Golfe de Guinée’’. Ce document sera consolidé et peaufiné, et soumis prochainement à l’examen de la Conférence des Ministres, puis à la sanction du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CGG (dont la présidence tournante est assurée actuellement par le Ghana). Le précédent Sommet s’est tenu à Accra le 6 août 2024, sous le thème : « Construire une région du Golfe de Guinée sûre, sécurisée et prospère pour un développement durable ». Il avait marqué son soutien à la redéfinition des priorités pour articuler les stratégies de la CGG sur des actions fortes et transversales : sauvegarde et sécurité́ ; développement durable ; protection de l’environnement. En outre, d’autres propositions aux ministres et chefs d’État concerneront la diversification des sources de financement de la CGG, qui pour l’instant proviennent uniquement des États membres – dont les contraintes sont multiples, entrainant de nombreux arriérés et retards de paiement.

Par André NAOUSSI, envoyé spécial

Cameroun-Tchad : Sotel-Tchad acte un plan d’échelonnement pour régler sa dette envers Camtel

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À Yaoundé, capitale politique du Cameroun, les discussions, selon une source proche du dossier, ont été techniques, franches et parfois tendues, mais toujours constructives. Menées entre la délégation tchadienne, conduite par le Dr Boukar Michel, ministre des Télécommunications, de l’Économie Numérique et de la Digitalisation de l’Administration, et celle du Cameroun, dirigée par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, ces échanges marquent une avancée stratégique dans la coopération numérique entre les deux pays. Notamment, l’interconnexion des réseaux, la stabilisation des fréquences, le roaming, et la sécurité des fibres transfrontalières entre autres. Après des années de tensions larvées, la coopération numérique entre le Cameroun et le Tchad connaît enfin un tournant majeur.

Lors de cette visite de travail, les opérateurs nationaux Cameroon Telecommunications (Camtel) et la Société de télécommunications du Tchad (SOTEL-Tchad), appuyés par leurs régulateurs respectifs – l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) côté camerounais et l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (Arcep), côté tchadien – ont eu une série de rencontres techniques à Yaoundé, avec pour objectif de restaurer une interconnexion fiable et de relancer le roaming transfrontalier, à l’arrêt depuis plusieurs mois.

En toile de fond de ces discussions, une dette colossale de plusieurs milliards de FCFA contractée par la société de télécommunications du Tchad (Sotel) auprès de Cameroon and Telecommunication (Camtel) continue de peser sur les négociations. Bien que les montants exacts ne soient pas précisés par les deux parties, en avril 2019, à l’issue d’une réunion de crise, le gouvernement avait estimé l’endettement de la Société de télécommunications du Tchad (SOTEL-Tchad) à plus de 40 milliards de FCFA. Toutefois, la part exacte de CAMTEL dans cette somme demeure non spécifiée.

En 2023, cette ardoise avait conduit l’opérateur camerounais à suspendre l’accès Internet au Tchad, provoquant un choc sans précédent dans les échanges numériques régionaux. La rupture avait exacerbé les tensions économiques et politiques entre les deux pays, tout en pénalisant lourdement les usagers : connexions instables, services interrompus, chaînes logistiques ralenties. À ces blocages financiers se sont ajoutées des défaillances techniques : interférences persistantes sur les fréquences frontalières, ruptures de fibre sur les tronçons critiques, difficultés de coordination dans la gestion des équipements partagés. Autant de facteurs qui ont mis à mal la connectivité dans une zone où les réseaux télécoms constituent pourtant une artère vitale pour les échanges commerciaux, la mobilité des populations et la souveraineté numérique.

Michel Boukar, ministre des Postes, Télécommunications et Économie Numérique du Tchad, a insisté sur « la résolution de ces tensions est une priorité pour garantir un accès équitable aux services numériques pour tous les citoyens tchadiens et camerounais. Cette reprise de dialogue technique et politique est un signe fort d’engagement », lance-t-il. Face à ce constat alarmant, la reprise du dialogue entre Yaoundé et N’Djamena apparaît comme une avancée stratégique. Si les obstacles restent nombreux, les engagements pris par les deux parties marquent une volonté claire de tourner la page des blocages pour bâtir une coopération plus structurée, tournée vers la résilience des infrastructures et l’intégration numérique régionale. Il s’agit du règlement des créances et la continuité du service qui impliquent la mise en place d’un échéancier de paiement par le Groupe Sotel Tchad à Camtel, ainsi que la définition des conditions nécessaires au rétablissement des services suspendus. Cette démarche se fait en coordination avec le Ministère des Finances tchadien afin d’assurer une gestion efficace des engagements financiers et une reprise stable des prestations.

L’audit approfondi des infrastructures numériques afin d’améliorer la connectivité transfrontalière entre le Cameroun et le Tchad a permis d’évaluer la performance du backbone, de réduire la latence des transmissions, de résoudre les interférences entre fréquences et d’établir de nouvelles règles pour le partage du trafic et la facturation. « Les discussions ont permis d’aplanir les divergences liées aux obligations contractuelles et financières entre les opérateurs historiques, tout en réaffirmant l’importance de 5 garantir la continuité du service Internet transfrontalier. Un consensus s’est dégagé en faveur d’un assainissement progressif des relations contractuelles, assorti de mécanismes de suivi adaptés. Dans cet esprit, des engagements réciproques ont été envisagés, tant en matière de règlement des créances que de redéfinition du cadre contractuel, dans le respect des obligations des parties et avec l’implication des autorités de tutelle », a précisé Minette Libom Li Likeng.

Le directeur général de l’Arcep Tchad, Dr Haliki Choua Mahamat, a exprimé son impatience, soulignant l’urgence de solutions concrètes pour les citoyens : « Nos citoyens ont trop souffert de ces interruptions, et nous attendons des solutions concrètes rapidement. », dit-il. De son côté, le Pr Philémon Zoo Zame, DG de l’ART Cameroun, a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée afin d’assurer un service numérique stable et fiable au bénéfice des usagers des deux pays.

Virginie Dago : « En 2024, nous avons engagé un peu plus de 100 milliards FCFA »

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VIRGINIE DAGO, Directrice de l'Agence Française de Développement (AFD) au Cameroun

Quels sont les principaux axes de financement que vous privilégiez pour soutenir le développement au Cameroun ?

Alors, nos centres d’intérêt en général sont le développement territorial et urbain, le développement rural, l’entreprise rurale et l’employabilité. En 2024, concrètement, nous avons eu un très gros projet que nous avons octroyé et que nous prévoyons de signer bientôt : un prêt aux villes de Yaoundé et de Douala de 150 millions d’euros pour lutter contre les inondations. C’est le gros bloc. Ensuite, il y a eu un financement pour l’entrepreneuriat en zone septentrionale et dans l’Est, qui accompagne un projet initié par le ministère des Petites Et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa) et ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat).

Alors, dites-nous, en ce qui concerne le Cameroun, on parle d’une enveloppe de plus d’un milliard d’euros. Concrètement, à quoi peut-on s’attendre en 2025 ?

Un milliard d’euros, c’est le volume de notre portefeuille. C’est l’ensemble des projets qui ne sont pas encore terminés, qui sont en cours d’exécution et de décaissement. En 2024, nous avons engagé, donc autorisé, un peu plus de 100 milliards de FCFA. Pour 2025, nous préparons des projets d’infrastructure, notamment un projet de réhabilitation de la route nationale Yaoundé-Douala. Nous préparons également des projets déjà identifiés sur le C2D, dont un appui budgétaire au ministère de l’Éducation, un appui budgétaire au ministère de la Santé, ainsi qu’un projet d’appui au ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel) pour soutenir la décentralisation.

Qu’est-ce qui justifie le fait que les projets financés par l’AFD au Cameroun concentrent 34 % des financements en Afrique centrale ?

Oui, effectivement, nous sommes à un peu plus d’un tiers. Le Cameroun représente plus de 34 % des projets financés par l’AFD dans les cinq pays d’Afrique centrale. Je pense que cela reflète l’importance économique du Cameroun. On sait que le Cameroun est le moteur de l’Afrique centrale, ce qui justifie cet engagement. C’est un pays stratégique dont le développement économique rayonne sur l’ensemble de la région.

Madame, cela représente tout de même une somme considérable, plus d’un milliard d’euros. Comment vous assurez-vous que cet argent sera réellement investi dans ces projets ?

Nous sommes redevables de la bonne utilisation des fonds, aussi bien vis-à-vis du ministère qui nous encadre, du gouvernement français, que des bénéficiaires. Il est essentiel d’éviter toute perte de fonds. Nous avons plusieurs mécanismes pour garantir leur bon usage. Tout d’abord, nous avons des conventions strictes encadrant l’utilisation des fonds. Ensuite, nous menons des audits réguliers et effectuons des visites de terrain. Chaque année, nous avons une trentaine de missions qui se déplacent pour vérifier l’avancement des projets. Je me rends moi-même sur le terrain, même si mon regard est moins technique. J’ai déjà visité 9 des 10 régions du Cameroun. À l’issue des audits, nous vérifions que les dépenses correspondent aux engagements pris. Si certaines ne sont pas conformes, nous demandons parfois des remboursements. De plus, chaque fois qu’une plainte est déposée concernant une éventuelle mauvaise utilisation des fonds, nous l’étudions avec attention, nous y répondons et nous documentons les conclusions. Nous sommes extrêmement vigilants sur ce point, car c’est une préoccupation majeure. En tant qu’établissement bancaire, nous sommes audités régulièrement. Un élément supplémentaire à souligner est que, sauf dans le cas d’une aide budgétaire destinée à soutenir directement le budget d’un ministère, chaque projet financé entraîne l’ouverture d’un compte spécifique. Cela nous permet de tracer les fonds depuis la France jusqu’à leur affectation finale, au bénéfice réel des projets concernés.

Projets Structurants : L’AFD a injecté plus de 787 milliards FCFA au Cameroun en 5 ans

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En 2024, le Cameroun s’est imposé comme l’un des principaux bénéficiaires des investissements de l’Agence française de développement (AFD) en Afrique centrale. Sur les 467, 5 milliards FCFA (712,7 millions d’euros) engagés par le groupe pour la seule année, le pays a capté à lui seul 34 % du portefeuille actif, de 787, 1 milliards FCFA (soit 1,2 milliard d’euros). Une dynamique qui confirme la place stratégique du Cameroun, considéré comme la locomotive économique de la sous-région, dans la vision de développement portée par l’AFD. L’ambition est claire : accompagner les priorités nationales en matière de services essentiels, de résilience climatique, de mobilité urbaine et de transition énergétique.

 À Yaoundé et Douala, la lutte contre les inondations est l’un des grands chantiers de l’année. Doté d’un financement de 98, 3 milliards de FCFA (150 millions d’euros), le Projet de Lutte contre les Inondations (PLIDY) vise à protéger plus de deux millions d’habitants des crues récurrentes. Il allie infrastructures classiques (canalisations, bassins, voiries) et solutions fondées sur la nature, avec la création d’équipements sociaux (centres communautaires, infrastructures sportives) et un appui renforcé aux capacités des autorités locales. Objectif : inscrire la résilience au cœur de l’aménagement urbain. Côté énergie, l’année 2024 marque également un tournant. Après plusieurs années de travaux, le barrage hydroélectrique de Nachtigal est désormais achevé. D’une capacité installée de 420 MW, cette infrastructure stratégique doit couvrir environ 30 % des besoins nationaux en électricité. L’AFD y a investi près de 60 milliards de FCFA soit 90 millions d’euros, complétés par 39,3 milliards de FCFA soit 60 millions via sa filiale Proparco, avec un soutien technique d’EDF. Ce projet phare illustre l’engagement du Cameroun dans la transition bas-carbone et la sécurisation de son approvisionnement énergétique.

Sur le front urbain, l’AFD soutient également la modernisation des infrastructures dans cinq capitales régionales, grâce au programme éponyme financé par le C2D (Contrat de Désendettement et de Développement). L’initiative vise à désengorger Yaoundé, améliorer la qualité de vie dans les villes secondaires et promouvoir un développement plus équilibré du territoire. Elle est complétée par le programme Sporcap, qui renforce les équipements sportifs de proximité et place le sport au service de la cohésion sociale et de l’inclusion.

Cette approche intégrée s’inscrit dans une stratégie régionale plus large. Si l’ancrage camerounais reste prioritaire, l’AFD déploie également ses efforts au Gabon, au Congo ou encore à travers des corridors de transport transfrontaliers. Elle s’appuie sur la synergie de ses trois entités : l’AFD pour le financement public, Proparco pour le secteur privé et Expertise France pour l’assistance technique. Ensemble, elles œuvrent à construire un avenir plus résilient, plus connecté et durable en Afrique centrale.

Olam Agri célèbre ses 30 ans de présence au Cameroun

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La multinationale qui célèbre aussi le 10e anniversaire de sa minoterie Grains Business, réitère son engagement à lutter contre l’insécurité alimentaire et à promouvoir le développement durable.

 1995-2025. Trente ans que le groupe alimentaire indien Olam est implanté au Cameroun. D’année en année, le groupe a été visible sur le champ de l’approvisionnement et l’exportation de produits agroalimentaires, en particulier le cacao et le café, et surtout l’importation de riz. C’est ce rôle joué au fil du temps dans la chaine alimentaire du pays que l’entreprise célèbre.

« D’abord le cacao, puis le café, nous avons exploré beaucoup d’autres lignes de produits, avant de commencer, à partir de 2015, une unité de production de farine de blé. Aujourd’hui nous célébrons la présence de 30 ans d’Olam au Cameroun et 10 ans qui correspondent à la dixième année d’exploitation de notre usine de farine », explique le Directeur national des ventes, céréales Nathan Djomou Djomou.

 La coupure du gâteau d’anniversaire a eu lieu le 17 mai dernier à Douala, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. Il a d’ailleurs salué le rôle d’Olam Agri dans la filière blé « avec une usine hautement automatisée produisant des farines de qualité, adaptées aux exigences du marché local ».

Pour Olam Agri, ces trois décennies au Cameroun marquent trente années de contribution à la lutte contre la vie chère, donnant accès aux aliments sains et à des prix abordables.  L’entreprise se félicite aussi d’un partenariat stratégique avec les pouvoirs publics pour améliorer les systèmes alimentaires et stimuler la croissance agricole. Olam Agri réitère également son engagement à faire du développement durable sa priorité. « Nous nous engageons à assurer un avenir durable en soutenant des actions qui favorisent l’agriculture régénératrice, préservant la santé de la nature et des écosystèmes et en luttant contre les effets du changement climatique », a indiqué la multinationale.

L’année dernière et cette année, le groupe  a obtenu la prestigieuse certification « Top Employer» décernée par le Top Employers Institute, une autorité mondiale pour des pratiques relatives à la gestion des ressources humaines.

Réactions

Veeresh Mallikarjun Hiremath, Directeur pays Olam Agri Cameroun

 « Nous sommes très fiers de répondre aux besoins de sécurité alimentaire du pays »

 « Comme vous le savez, nous avons 30 ans d’existence et distribuons du riz au Cameroun depuis plus de 28 ans. Nous sommes très fiers de répondre aux besoins de sécurité alimentaire du pays. En tant que plus grand importateur, nous estimons avoir fait du bon travail et avoir été présents tout au long de la chaîne. Nos engagements clés auprès de tous nos clients, transporteurs et agences de presse qui promeuvent notre riz ont contribué à la promotion de nos marques. Nous sommes les premiers à introduire le riz enrichi dans le pays, ce qui répond aux besoins nutritionnels des consommateurs camerounais. Nous sommes présents dans tout le pays, pas seulement dans une région, mais aussi de Douala jusqu’au nord, et nous en sommes très fiers. Nous avons de nombreux clients qui ont joué un rôle déterminant dans la diffusion de nos marques phares, riz Bijou et riz Meme, qui sont devenues des références auprès des consommateurs. Je suis donc très heureux et fier qu’Olam Agri fasse partie de cette aventure au Cameroun. »

Nathan DJOMOU DJOMOU, directeur national des ventes céréales

 « Nous avons clôturé 2024 avec un chiffre d’affaires de 120 milliards »

« Quand nous entrions sur ce marché, nous avions un objectif particulier en ligne avec notre modèle économique sur le plan mondial : accompagner le gouvernement dans l’approvisionnement du marché en produits de bonne qualité et à disponibilité avérée. Pour cela, la stratégie a consisté pour Nous à scruter le marché pour comprendre ce que le marché demande. Nous nous positionnons comme des vendeurs de solutions. Nous nous remettons constamment en question nous nous assurons que pour les matières premières nous allons vers les meilleures origines pour nous assurer que le produit final mis à la disposition des consommateurs soient des meilleurs produits. Un boulanger n’achète pas en réalité de la farine. Son problème est de vendre du pain et pour cela il a besoin du produit qui va lui permettre d’avoir bon pain. Dans cette optique, nous nous assurons qu’à chaque fois que nous mettons sur le marché nos farines, nous les avons produits dans un cadre optimal de sécurité alimentaire.  En matière d’investissement de notre minoterie, c’est une quarantaine de milliards de FCFA d’investissement, ça c’est seulement sur notre activité farine de blé, transformation et distribution de la farine de blé. Mais nous avons commencé il y a 30 ans avec un chiffre d’affaires de 200 millions, nous avons clôturé 2024 avec un chiffre d’affaires de 120 milliards, cela donne une claire indication du parcours réalisé jusqu’ici. »

port de Douala: Solange Flore Yango à la tête du terminal bois

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  Jusque-là directrice adjointe de cette filiale de AGL, elle remplace à ce poste le français Jean-Luc Pallix, qui a pris d’autres fonctions au sein du groupe.

C’est une première depuis la création du terminal Bois de Douala en 1999 qu’une figure camerounaise va diriger cette structure.  Solange Flore Yango entre désormais dans l’histoire. Elle a été désignée le 15 mai dernier par le Conseil d’administration pour prendre la Direction générale de l’entreprise.

Mais elle était déjà à la haute hiérarchie du terminal bois, car occupait jusque-là le poste de Directrice adjointe de cette structure, filiale du groupe AGL. Sa nomination intervient après le départ du français Jean-Luc Pallix, qui a été muté au sein du groupe AGL.  

Solange Flore Yango totalise une solide expérience dans le secteur portuaire et logistique.   Avant 2017, date à laquelle elle a pris fonction en tant que Directrice générale adjointe du Terminal Bois, elle a été Directrice commerciale & projets chez bolloré africa logistics pendant près de 10 ans. Ceci après son passage comme Chef service commercial chez Saga Cameroun.

Solange Flore Yango est titulaire d’un Master Professionnel en management des organisations obtenu à l’Ecole supérieure de sciences économiques et commerciales (ESSEC) de Douala.  Elle a également suivi une formation au leadership organisationnel auprès du Chatered institute of Logistics and transport de Londres, de même qu’un coaching professionnel et PNL au CFCI Canada. 

Avec cette nomination, le management du terminal bois du port autonome de Douala prend entièrement une coloration camerounaise. La présidence du conseil d’administration est assurée par l’homme politique Amadou Sali, ancien PDG de Douala International Terminal (DIT), et PCA de Camrail de 2009 à 2017.  Il a été nommé en 2024 pour un mandat de deux ans.

Le BIEP mise sur le plaisir d’apprendre l’anglais pendant les vacances

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Alors que les cours de vacances traditionnels sont souvent perçus comme une corvée par les enfants, le Buea Intensive English Program (BIEP) propose une approche radicalement différente pour l’édition 2025 de ses « Holiday English Classes » à Yaoundé. Loin des salles de classe et des manuels scolaires, ce programme mise sur l’immersion ludique, la confiance en soi et le plaisir d’apprendre.

« Les enfants ont besoin de se détendre, de s’amuser comme des fous pendant les vacances, pas de revivre les mêmes frustrations qu’en classe », lance Ning Ningamai Elijah.  C’est tout le pari du BIEP, qui propose une alternative aux traditionnels cours de vacances : créer un espace d’interaction naturelle entre francophones et anglophones, où l’anglais devient une langue vécue plutôt qu’enseignée. Car ici, pas question de réciter des leçons. Le BIEP mise sur « l’acquisition et l’usage » naturel de la langue. Un peu comme lorsqu’un enfant apprend à parler sa langue maternelle, sans grammaire, ni dictée. Loin de la pédagogie classique, l’équipe adapte son programme aux âges, aux rythmes et même aux réalités personnelles de chaque participant.

 Et les résultats sont là. « Les enfants gagnent en assurance, deviennent plus sociables, n’ont plus peur de parler anglais même avec des fautes. Ils comprennent que faire des erreurs, c’est aussi apprendre », témoigne Ning Ningamai Elijah. Au-delà de la langue, le programme développe des compétences comme l’art oratoire, la confiance en soi, l’autonomie numérique ou encore la prise de parole en public — autant d’outils utiles bien au-delà de la salle de classe. La méthode repose sur des activités centrées sur la vie réelle : jeux de rôles, cinéma, chants, sport, débats, discussions libres. Aucun élève n’est réduit à une moyenne ou un exercice, chacun est considéré comme une personne avec ses propres blocages, son histoire avec l’anglais, ses talents cachés.

 Pour l’édition 2025, les Holiday English Classes s’ouvriront du 2 juin au 30 août à Yaoundé (Odza, Poste centrale, Bastos, Nkolbisson) et en ligne pour les enfants de 10 à 16 ans. Les familles peuvent choisir des formules flexibles (de 3 à 5 séances par semaine sur 4 à 12 semaines). Au menu : anglais vivant, encadrement bienveillant, attestations finales et une grande cérémonie de clôture. Pour les parents soucieux d’un apprentissage utile et agréable, les Holiday Classes du BIEP apparaissent comme une option à la fois moderne, humaine et redoutablement efficace.

Finances publiques : le Minfi renforce le dialogue avec la société civile pour plus de justice sociale et de finance climatique

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Face aux défis économiques, sociaux et environnementaux actuels, le forum s’est fixé un objectif clair : faire des finances publiques un levier pour une société plus équitable et résiliente. Un engagement réaffirmé dans le discours du ministre des Finances, Louis Paul Motaze : « Ce thème est au cœur des préoccupations de notre nation. Il met en lumière notre aspiration commune à construire un système financier plus transparent et résolument tourné vers la durabilité de notre planète. »  Signe de la montée en puissance de ce partenariat État-société civile, cette édition 2025 du Forum MINFI-Société Civile sur les finances publiques, s’inscrit dans la continuité de deux premières rencontres jugées « éclatantes de succès » par le ministre, grâce à des recommandations concrètes, certaines déjà traduites dans les textes. À l’instar de l’adoption en décembre 2024 de la loi sur la fiscalité locale, fruit direct du précédent forum.

Le renforcement de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des finances publiques est en effet un axe central du Code de Transparence et de Bonne Gouvernance de 2018. Ce texte consacre notamment la participation citoyenne à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation du budget de l’État. Pour le MINFI, ce forum est aussi une vitrine de cette ouverture progressive du cycle budgétaire à la société civile. Concrètement, la troisième édition a été l’occasion d’explorer deux grandes composantes transversales : la justice sociale et la finance climatique, à travers huit thématiques clés, notamment la santé, la fiscalité, la dette, les infrastructures inclusives, l’agriculture durable, la décentralisation, le genre et l’éducation. Autant de domaines scrutés par les OSC à travers une série d’analyses regroupées dans le rapport annuel Citizens’ Report, véritable socle du dialogue actuel.

« Nos actions de veille citoyenne visent à ancrer la gestion des finances publiques dans les réalités vécues des populations », a rappelé Christine Andela, coordonnatrice du du Groupe de Référence de la société civile pour la transparence des finances publiques, soulignant l’appui de la coopération allemande (GIZ) à ces initiatives. Les campagnes autour du budget citoyen, les ateliers de vulgarisation dans les quartiers et villages, ou encore les plaidoyers thématiques démontrent une volonté de faire descendre la discussion budgétaire à la base.

Une gouvernance budgétaire en mutation

Côté gouvernemental, les réformes engagées depuis 2018 — avec notamment le nouveau régime financier de l’État — ont permis de rénover les outils de gouvernance et d’impliquer davantage les acteurs non étatiques dans les mécanismes de programmation, de suivi et d’évaluation. « La résilience de nos finances publiques face aux chocs multiples, de la pandémie de Covid-19 aux tensions géopolitiques et sécuritaires, témoigne de la robustesse du cadre réformé », a déclaré Louis Paul Motaze. Mais les attentes restent fortes. Le forum a ainsi été l’occasion de rouvrir des dossiers sensibles comme la dette intérieure, l’efficacité de la décentralisation ou l’intégration du genre dans les budgets. À ce propos, le ministre a annoncé que des réflexions étaient en cours sur la création d’un centre d’excellence sur le genre, une autre recommandation issue du précédent forum. Si le dialogue progresse, les OSC appellent à aller plus loin dans la coproduction des politiques publiques. Pour Christine Andela, « l’enjeu aujourd’hui est d’aligner le contenu des réformes sur les aspirations concrètes des populations. » Une ambition qui suppose, selon elle, de renforcer les mécanismes d’accès à l’information, de transparence des dépenses et de reddition de comptes, notamment au niveau local.

Ce troisième forum apparaît comme un pas supplémentaire vers une gouvernance budgétaire plus ouverte et équitable, dans un contexte où la confiance entre institutions et citoyens reste une denrée précieuse. À l’heure des bouleversements climatiques et des inégalités croissantes, la justice sociale et la finance durable s’imposent comme des priorités indissociables de la gestion des deniers publics.

Fête Nationale : Le Ministre des Finances salue les performances de la Douane camerounaise

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Repas de Corps Minfi Douanes 20 mai 2025 www.newsducamer.com
Repas de Corps Minfi Douanes 20 mai 2025 www.newsducamer.com

Dans une ambiance empreinte de fierté républicaine et de communion institutionnelle, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit de l’Administration des Douanes camerounaises. C’était à l’occasion du traditionnel Repas de Corps organisé ce 20 mai à la salle des banquets de la Croix-Rouge camerounaise, dans le cadre des festivités marquant la 53ᵉ édition de la Fête Nationale de l’Unité.

Peu après le défilé devant le chef de l’État et les Corps constitués nationaux, défilé marqué par une participation inédite de la Douane, notamment par la présence remarquée d’un carré exclusivement féminin à Yaoundé, l’heure était à la reconnaissance du travail accompli. « Nous avons été témoins, ce matin, d’un moment d’histoire : la première participation d’un carré exclusivement féminin des Douanes au défilé du 20 mai. Ce fut, à n’en point douter, l’un des faits marquants de cette journée », a salué le ministre Louis Paul Motaze, visiblement ému par la symbolique de cet engagement.

Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, n’a pas caché son émotion face à l’exploit réalisé par ses équipes. « Vous êtes entrées dans l’histoire », a-t-il lancé à l’endroit des agentes ayant pris part au défilé, avant de poursuivre : « Par votre discipline et votre force de caractère, vous avez relevé le défi avec professionnalisme, porté haut les couleurs de la Douane, et prouvé que la réussite ne connaît pas de genre lorsqu’elle est portée par la volonté. »

Le ministre des Finances, pour sa part, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de toute l’institution douanière, saluant tant les innovations que les résultats. « Je tiens à féliciter l’ensemble du personnel de la Douane pour son engagement constant, son efficacité sur le terrain, et surtout pour sa capacité à se réinventer dans l’action républicaine », a-t-il déclaré. Il a également transmis les félicitations du Chef de l’État, Paul Biya, pour la qualité du défilé et l’image positive renvoyée à la Nation.

Au-delà du cérémonial, la célébration a été l’occasion pour le Directeur Général des Douanes de dresser un rapide bilan des efforts menés sur l’ensemble du territoire. Pas moins de 1 640 personnels ont été mobilisés pour les défilés dans 45 sites à travers les dix régions du pays. À cette performance logistique s’ajoutent la participation de l’Administration à la Foire des Armées, une prestation médiatisée sur la CRTV dans « L’Unité Nationale en fanfare », ainsi qu’une implication active dans les activités sportives et de cohésion avec les autres corps de défense.

Signe de son engagement de proximité, Fongod Edwin Nuvaga a, dans les semaines précédant la fête nationale, effectué un tour d’horizon dans plusieurs régions du pays pour galvaniser les troupes et superviser les préparatifs. « Ce tour m’a permis de constater, partout où je suis passé, le sens du devoir et la rigueur avec lesquels nos agents se préparaient à cette célébration. Leur mobilisation force l’admiration », a-t-il souligné.

Le Repas de Corps, moment de fraternité militaire et institutionnelle, a clos cette journée symbolique dans la joie et la fierté du devoir accompli. Le visage de la Douane camerounaise, tel que présenté ce 20 mai, est celui d’une administration mobilisée, patriote et résolument tournée vers l’excellence.

Encadré

Les faits d’armes de la Douane soulignés par le ministre des Finances

Dans son allocution du 20 mai 2025 face aux douaniers, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, n’a pas manqué de souligner les performances remarquables de l’Administration des Douanes, qu’il a qualifiée de « pilier stratégique de la mobilisation des ressources internes ». Il a salué les résultats obtenus en matière de recouvrement des recettes, de lutte contre la fraude et de soutien au tissu économique national.

Parmi les faits d’armes notables cités par le ministre, figure la mobilisation exceptionnelle de plus de 1 000 milliards de FCFA de recettes douanières au cours de l’exercice budgétaire écoulé, malgré un contexte marqué par des tensions économiques régionales et internationales. Il a également mis en exergue les saisies record de marchandises prohibées et de produits de contrebande, obtenues grâce à un maillage renforcé du territoire et à la digitalisation croissante des procédures douanières.

Louis Paul Motaze a par ailleurs salué l’esprit d’innovation de l’institution, avec notamment la mise en œuvre de solutions technologiques de suivi des marchandises et d’analyse de risque, permettant d’optimiser le ciblage des contrôles tout en facilitant les opérations des opérateurs économiques de bonne foi.

Enfin, le ministre a félicité la Douane pour son engagement dans la sécurisation des frontières, sa participation active à la lutte contre les trafics illicites transfrontaliers, et son appui à la consolidation de la paix dans les zones sensibles. « Vous êtes aux avant-postes de la souveraineté économique et sécuritaire du Cameroun », a-t-il déclaré à l’endroit du Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga.

Orange Cameroun lance #ForGoodConnectionsDay pour sensibiliser à l’utilisation responsable du digital

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ForGoodConnectionsDay www.newsducamer.com
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Confirmant son engagement en faveur d’un monde numérique plus sûr, Orange Cameroun de concert avec les autres filiales du groupe, a lancé ce lundi 19 mai 2025 au stade de Bonamoussadi à Douala, le #ForGoodConnections Day, une initiative visant à sensibiliser les jeunes et leurs parents sur l’adoption d’habitudes digitales saines et des comportements responsables.
« En partenariat avec l’ANAFOOT (Académie Nationale de Football), cet évènement propose sur un même site, dans la même journée, des activités sportives, des ateliers éducatifs et discussions animés par des personnalités inspirantes tel que l’international Salomon Olembe, et Annette Ngo Ndom, gardienne des Lionnes Indomptables, et des jeux interactifs conçus pour rassembler enfants âgés de 10 à 15 ans, parents et salariés bénévoles de l’entreprise afin de créer des expériences impactantees, favoriser le dialogue au sein de la cellule familiale et encourager la pratique de bonnes habitudes.


La finalité est de sensibiliser à grande échelle sur l’importance de la protection des enfants en ligne, informer sur les droits de ces derniers et les politiques de protection adoptées, les services et offres pour une enfance numérique protégée et mettre en lumière les initiatives d’Orange Cameroun dans ce sens. Nous espérons que les participants repartiront édifiés et tireront avantage des conseils pratiques essentiels à l’adoption d’un mode de vie numérique sain, reflétant la mission d’Orange » précisera M. Charles MBASSI, Chef de département Relations Institutionnelles & sécurité, représentant du Directeur des Affaires Institutionnelles et RSE.
Le programme #ForGoodConnections ambitionne de sensibiliser sur les enjeux sociétaux liés au numérique en s’attaquant aux défis cruciaux qui touchent les jeunes à savoir :
• Le cyberharcèlement ;
• L’accès à des contenus inappropriés ;
• Et le temps d’écran excessif (addiction aux écrans).
Après le succès de la précédente édition tenue en 2024, le #ForGoodConnections Day de 2025 marque le début d’une campagne de sensibilisation qui ira jusqu’au mois de juillet dans 25 pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique, avec pour objectif d’atteindre environ 16 000 enfants et leurs parents.

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