Outre les tracasseries policières régulières, du fait de leur appartenance au secteur informel, les professionnels de la vidange n’ont pas accès aux grands contrats ou aux crédits bancaires.
Selon l’Association des professionnels de la vidange de Douala, environ 95% des acteurs exercent encore de façon informelle. C’est ce qui ressort de la session de sensibilisation et de renforcement des capacités organisée au cercle municipal de la ville de Douala, capitale économique du Cameroun par Fédération des acteurs de l’assainissement du Cameroun (Faac), avec l’appui de l’Association des professionnels de la vidange de Douala (Aproval).
Le métier comporte des risques souvent méconnus par les acteurs. Ils ont été formés sur comment partir du secteur informel vers le secteur formel à travers la structuration et la transformation de leur activité ; l’hygiène et la sécurité des opérateurs de la vidange ; la maintenance des camions hydrocureurs et leur système de pompe.
Dans la ville de Yaoundé par exemple, l’on compte plus de 3 millions d’habitants mais l’assainissement y est essentiellement autonome et les services de vidange, assurés par le secteur privé, sont rendus difficiles par la vétusté des camions et l’absence de site de traitement. Les boues de vidange sont ainsi déversées sans traitement, à l’extérieur de la ville ou dans les « bas-fonds », zones basses inondables.
« C’est une opportunité pour nous de rassembler les opérateurs de vidange afin de pouvoir les former et les entretenir. Ces professionnels sont l’avant-garde de l’économie de la ville mais c’est malheureusement quelque chose de très négligé » a indiqué Bertrand Tidang Nogho, président de l’Association des professionnels de la vidange de Douala.






