Marché Des Capitaux : la BAD a besoin de 67 milliards pour « nourrir l’Afrique » 

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Ces fonds qui proviendront d’un seul investisseur japonais vont permettre à accroître la production alimentaire en Afrique.

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La Banque Africaine de Développement (BAD) a émis le 14 septembre 2022, une obligation thématique d’un montant de 100 millions de dollars américains, soit environ 67,697 milliards de F CFA. L’obligation qui arrivera à échéance en septembre 2029, avec une maturité de 7 ans, est destinée à l’une de ses cinq grandes priorités opérationnelles, « Nourrir l’Afrique ».

La nouvelle émission a été arrangée par l’entreprise fi nancière américaine (Citigroup Global Markets Limited) et vendue sous forme de placement privé à un seul investisseur japonais, (Norinchukin Bank), qui soutient activement les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la foresterie. Notée Aaa/AAA/AAA/AAA par les plus grandes agences mondiales de notation (Moody’s/S&P/Fitch/Japan Credit Rating) avec, perspectives stables, la BAD veut réduire la pauvreté en Afrique, mettre un terme à la faim et à la malnutrition d’ici à 2025. Mais également, faire de l’Afrique un exportateur net de denrées alimentaires et porter le continent au sommet des chaînes de valeur orientées vers l’exportation, dans lesquelles elle possède un avantage comparatif. « Cette obligation thématique est liée aux cinq priorités opérationnelles de notre stratégie décennale appelées le (Top 5) ou (high5) en anglais. L’objectif étant de financer des projets liés à chacune des (Top 5) », apprend-on du communiqué qui annonce l’action. 

257 millions d’africains souffrent de la faim 

Toutefois, les statistiques des Nations Unies liées à des situations de sous-alimentation ne sont pas nouvelles dans les « pays plus pauvres à déficit vivrier » d’Afrique. Selon les nouvelles données présentées dans un rapport élaboré conjointement par le Bureau régional de la FAO pour l’Afrique et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), intitulé « Aperçu régional de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique », la faim en Afrique continue sa progression après plusieurs années de déclin. Ce, hypothéquant les efforts d’éradication déployés pour atteindre les objectifs de Malabo 2025 et le Programme de développement durable 2030, en particulier l’Objectif de développement durable 2 (ODD 2). Le rapport montre que sur les 257 millions de personnes qui souffrent de la faim en Afrique, 237 millions vivent en Afrique subsaharienne et 20 millions en Afrique du Nord.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) indique que par rapport à 2015, on compte 34,5 mil lions de personnes sous-alimentées de plus en Afrique, dont 32,6 millions en Afrique subsaharienne et 1,9 million en Afrique du Nord. Près de la moitié de l’augmentation est due à l’accroissement du nombre de personnes sous-alimentées en Afrique de l’Ouest, tandis qu’un tiers se trouve en Afrique orientale. Des données qui n’ont plus besoin d’être évoquées par des chroniqueurs spécialisés car, l’accord sur la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (Zlecaf) offre la possibilité d’accélérer la croissance et le développement durable en stimulant les échanges commerciaux, y compris le commerce des produits agricoles. Malheureusement, bien que les exportations agricoles intra-africaines soient passées de 2 milliards de dollars en 2000 à 13,7 milliards de dollars en 2013, elles restent relativement modestes et souvent informelles. 

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