Le Cameroun célèbre la 35ème journée mondiale de lutte contre le VIH-sida

Lancée en 1988, la Journée mondiale de lutte contre le sida a été la première journée internationale dédiée à la santé au niveau mondial. Chaque année, les gouvernements et la société civile s’unissent pour mettre en avant des aspects spécifiques au VIH.

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Alors que 75 % des adultes vivant avec le VIH sont sous traitement dans le monde, seuls 52 % des 1,7 million d’enfants de 0 à 14 ans sont traités d’après les données de l’ONU SIDA. Cette triste statistique tombe à 35 % en Afrique de l’Ouest et du centre (AOC).

Selon Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, « aucun autre jour n’est plus approprié pour lancer cet appel qu’aujourd’hui, 1er décembre, jour au cours duquel nous nous joignons chaque année au reste de la communauté mondiale pour observer la Journée mondiale de lutte contre le sida. Nous apportons un appui aux personnes vivant avec le VIH et rendons hommage par la même occasion aux personnes qui ont perdu la vie à cause du sida. Le thème retenu pour l’édition de cette année, « Égalité maintenant », nous enjoint à agir toutes et tous contre les inégalités qui alimentent l’épidémie et freinent les progrès pour mettre fin au sida ».

Le GICAM sensibilise

Selon Célestin K. TAWAMBA, Président du Groupement Inter-patronal du Cameroun (GICAM), « Malgré les apparences, cette pandémie demeure un problème majeur de santé publique dans le pays. Le VIH-sida a la particularité de toucher principalement la population en âge actif (35-39 ans), c’est-à-dire la force productive des Entreprises et du pays. Nous ne devons donc pas baisser la garde ».

A cet effet, les Unités Mobiles des Groupes Techniques Régionaux de lutte contre le Sida, l’Hôpital Laquintinie de Douala et le Programme VCT@WORK du Bureau international du Travail ont manifesté leur disponibilité pour apporter un appui technique aux Entreprises qui le souhaitent dans l’organisation de campagnes de dépistage volontaire et gratuit au profit des personnels et de leurs familles.

En fait, le top manager des entreprises camerounaise indique, relancer la dynamique de mobilisation face à ce fléau. Elle pourra se faire à travers l’organisation des activités de sensibilisation et de dépistage qui restent les facteurs clés pour le succès de la lutte contre cette maladie. « Les effets néfastes de la pandémie du VIH-sida sur nos Entreprises et sur nos populations ne sont pas une fatalité » ajoute l’entrepreneur.

Il faut rappeler que l’augmentation du financement de la riposte au sida, la sensibilisation accrue concernant l’impact du VIH sur la vie des personnes, l’éradication des stigmatisations et discriminations, mais aussi l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH restent essentiels.

 L’Initiative contre le VIH pédiatrique via les projets

L’année 2022 s’est voulue une année de prise de conscience et de lancement d’actions collectives en faveur du VIH pédiatrique.Cette année L’Initiative a participé, organisé et soutenu différents événements sur le sujet : Webinaire de Sidaction et du réseau Grandir Ensemble, 6ème séminaire régional sur le VIH pédiatrique organisé par le réseau EVA, Table ronde sur le VIH pédiatrique à l’AFRAVIH 2022, Réunion régionale organisée par l’Institut de la société civile pour le VIH et la santé en Afrique de l’ouest et du centre organisé au Cap Vert.

Entre 2018 et 2021, 31 projets ont été engagés avec une composante VIH/sida représentant un budget engagé sur la période de 28,7 millions d’euros.Sur le Canal Projets, les efforts de L’Initiative se concentrent principalement dans les régions du Grand Sahel (27 % des projets avec une composante sur le VIH/sida engagés entre 2018 et 2021) ainsi que l’Afrique de l’Est, le Golfe de Guinée et Trois Océans (respectivement 13 % des projets). Plus de 23 % des projets luttant contre le VIH/sida sont portés par des ONG internationales.

En plus d’un meilleur accès aux traitements pédiatriques, un effort est nécessaire en matière de prévention de la transmission verticale du VIH (prévention transmission de la mère à l’enfant (PTME).

En 2021, 40 % des femmes enceintes vivant avec le VIH n’ont pas été traitées au cours de leur grossesse en AOC (versus 19 % à l’échelle mondiale). L’absence de traitement au cours de la grossesse et de l’allaitement a pesé pour 2 nouvelles infections verticales sur 3 en AOC en 2021.

C’est ainsi que 55 000 enfants sont nés avec le virus dans cette zone en 2021, contre 156 000 à l’échelle mondiale, et les lacunes dans le dépistage des nourrissons impliquent que plus de deux cinquièmes des enfants vivant avec le VIH ne sont pas diagnostiqués.

Les porteurs de projets sont essentiellement des acteurs de la société civile (OSC) dont majoritairement des ONG locales et des organisations à base communautaire (58 % des projets). Un tiers des projets (29 %) est porté par les ONG internationales et des fondations. Le reste des projets de lutte contre le VIH/sida (13 %) sont portés par des instituts de recherche, et des universités.

Alors que 75 % des adultes vivant avec le VIH sont sous traitement dans le monde, seuls 52 % des 1,7 million d’enfants de 0 à 14 ans sont traités d’après les données de l’ONU SIDA. Cette triste statistique tombe à 35 % en Afrique de l’Ouest et du centre (AOC).

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