Cameroun – compétitivité : les PME s’arriment aux normes

Une rencontre entre les acteurs des Petites et moyennes Entreprises (PME) et les responsables de l’agence des normes et de la qualité (Anor) s’est tenue à Yaoundé le 21 juillet 2022.

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Les microentreprises et l’Anor ont organisé jeudi dernier, un atelier de sensibilisation dans le cadre du développement d’un secteur privé productif à même de favoriser la compétitivité des entreprises nationales dans la dynamique du développement des PME manufacturières. Une étape primordiale dans la mise en œuvre de la politique du « mix import-substitution et la promotion des exportations ». En effet, l’enjeu de cette journée portait sur l’amélioration de la compétitivité des produits camerounais de grande consommation et d’inverser la tendance à l’importation massive des produits similaires. « Spécifiquement, il s’agit de présenter les mécanismes mis en place pour réduire les coûts d’acquisition des normes et des prix préférentiels pour les Petites Entreprises (PE). Mais aussi de présenter le catalogue des normes existantes pour les produits issus des filières prioritaires choisies », a déclaré Stéphane Junior Ond, directeur des PME au ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

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D’après les termes de référence desdits travaux de réflexion, l’objectif de la rencontre visait le recensement des nouveaux produits pour lesquels le besoin de l’accompagnement à l’acquisition des normes s’impose notamment le primaire, le secondaire et le tertiaire. L’atelier a vu la participation des responsables du Minpmeesa, du Minepat, du Mincommerce, de l’Anor et d’une vingtaine d’entreprises. A en croire les experts de la normalisation, 2 732 normes ont déjà été établies. « Dans les centres de formalité de création d’entreprises, 15 591 PME ont pu être créées sur l’étendue du territoire avec une croissance de 45,96 % en 2021, dont une prépondérance chez les promoteurs de tranche d’âge qui varie entre 35 et 45 ans », a dévoilé Achille Bassilekin III, patron du Minpmeesa au sortir des échanges.

Transformation de L’économie
Selon la boussole du gouvernement (SND 30), la vision du secteur industriel à l’horizon 2030 est de faire du Cameroun le commutateur (fournisseur d’énergie électrique), le nourricier (fournisseurs des produits agro-industriels) et l’équipementier (fournisseur de biens d’équipement notamment les meubles) de la Ceeac et du Nigeria. Pour le développement de ce secteur, deux principales orientations sont retenues, à savoir : la promotion de l’industrie manufacturière et le rattrapage technologique. Ces orientations permettront d’une part de faciliter l’insertion économique mondiale du Cameroun et d’autre part d’accélérer l’import/substitution. En termes d’objectifs, il s’agira de : porter la part du secteur secondaire dans le PIB à 36,8% à l’horizon 2030 ; porter la Valeur Ajoutée Manufacturière (VAM) de 14,5 % en 2017 à 25 % en 2030 ; et porter la part des exportations des produits manufacturiers à 54,5 %. Ce modèle de croissance économique tirée par l’industrie manufacturière exige de faire passer la productivité totale des facteurs d’une contribution moyenne de 5 à 16 % ces dernières années à une cible de 30 à 40 % du taux de croissance du PIB à moyen et long terme. Pour atteindre ces objectifs, les priorités du Gouvernement porteront sur : l’industrie de l’énergie, l’agro-industrie, le numérique, les filières bois, textile confection-cuir, mines- métallurgie-sidérurgie…

Par Axel Abanda

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